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mardi 31 décembre 2013

in extremis

Pendant que tout le monde avait le nez dans la grande bouffe et les petits cadeaux, j'ai regardé le calendrier : 31 décembre 2013…

31 décembre 13…

Amis nerds, ne cherchez pas, c'est pas un palindrome, c'est autre chose.

Le 31 décembre 1913 (il y a cent ans jour pour jour, donc) était promulguée la loi dite loi de 1913 sur les monuments historiques. Le législateur, dans sa grande sagesse, lui a donné un titre qui, à défaut d'être poétique, est assez descriptif.

J'étais certain qu'on avait le texte de ladite loi quelque part sur Wikisource, donc par curiosité calendaire, je suis allé la rechercher, histoire de la relire.

Quelle ne fut pas ma déception quand je ne l'ai pas trouvée ! J'ai cherché, recherché, fouillé, recommencé… rien.
Elle est bien mentionnée sur Wikipédia, dans l'article [[Monument historique (France)]], il y a même un joli scan de la première page (dans ma grande bonté, je le mets ici) du texte conservé aux archives nationales.

J'ai un peu cherché (un peu, ça veut dire que j'ai laissé tomber avant de trouver), puis je me suis dit qu'il fallait demander aux archives un scan complet, j'ai même commencé à écrire un mail, et puis je me suis souvenu que je connais des gens qui, quand ils cherchent un peu, trouvent. Il s'avère que Gallica a, dans ses immenses collections de scans, le Journal officiel de la République française dans lequel la sus-nommée loi a été publiée (merci Pyb, toi qui ne lâches pas l'affaire en page 3 de google). Donc j'ai arrêté d'écrire mon mail, et on s'est mis au travail sur Wikisource.

Et on a réussi à transcrire la loi en entier assez tôt pour ne pas rater complètement le centenaire (on a raté le matin et l'après-midi, mais on a le soir, et c'est une victoire) :

Pour mémoire, le projet monuments historiques existe sur Wikipédia, sur Commons et aussi sur Wikisource (et j'ai comme l'impression que personne ne le savait).
Sur ce, bonne lecture et bonne année.

vendredi 25 février 2011

Le Retour de la 3e dimension

En fouillant sur mon disque dur, j'ai retrouvé une petite douzaine de photos d'une petite église des bords de Loire.

Le genre d'église oubliée de tous, perdue dans la brume, attachée à un cyprès et classée monument historique. La Belle au bois dormant, version église.

En regardant mes photos, je me suis rendu compte que je pouvais essayer le coup de la stéréoscopie.



J'avais déjà parlé de ça il y a quelques mois, et ce qui marche avec les montagnes n'a pas de raison de ne pas marcher avec les monuments historiques.

C'est donc (à ma connaissance) la première vue stéréoscopique de monument historique sur Commons.

Au plaisir de vous voir loucher, donc…

Edit : évidemment il y en avait déjà (j'en reparlerai demain), mais comment voulez-vous que je les trouve si elles ne sont pas catégorisées a minima.

mardi 14 décembre 2010

GLAMWIKI, retour d'expérience

Quand on va à un raout comme ça, le moins qu'on puisse faire c'est un retour d'expérience.

Personnellement, je ne suis pas GLAM-GLAM, ni GLAM-pro, ni je ne sais quoi (éventuellement pro-GLAM, si tant est que ça veuille dire quelque chose).
Je trouve chouette que la culture soit librement à disposition, qu'on puisse se renseigner sur ceci ou cela sans avoir à sortir de chez soi (je suis assez cavernicole, à titre personnel), qu'on ait accès aux grandes considérations générales et à des points particulier (on peut parler de l'histoire de l'art en général ou d'un tableau en particulier, les deux sont importants).
Je suis donc également content quand je vois que Deutsches Bundesarchiv ou le studio Harcourt trouvent l'intérêt et le temps de charger des photos sur Commons.

Cela dit, sur l'organisation des Rencontres Wikimédia 2010, je suis d'accord avec ce que dit guillom ici, je ne vais pas répéter.

Je me suis gratté la tête quelques jours pour trouver quelque chose d'autre à en dire, qui me tienne à cœur. Voici quelques notes :

Usage commercial vs. usage non commercial

La doctrine actuelle de l'administration centrale en matière de libération de données se résume à :
On veut bien ouvrir nos données, mais seulement pour les usages non commerciaux.
À chaque fois qu'elle a été exprimé, la réponse est venue de la salle, en anglais et sans concessions (comme quoi la barrière de la langue peut avoir l'avantage de la franchise). Je cite de mémoire.
  • Le vendredi, c'est Gerard Meijssen qui a demandé de façon assez abrupte comment il se faisait qu'on vienne tenir un tel discours à des rencontres organisées par Wikimédia.
  • Le lendemain, c'est Erik Moeller qui a fait un rappel net sur la nécessité d'autoriser les usages commerciaux et le côté illusoire de la distinction.
Une manière de dire « Oh, les mecs ! redescendez sur terre ! vous êtes ridiculement français, il y a un monde, dehors, qui ne vous attendra pas. »

Bons moments

La « table ronde » juridique Wikipédia, Wikimédia et les licences libres était remarquablement intelligible. J'ai peut-être de mauvaises expériences en la matière, mais pour un domaine où il est tellement facile de se répandre en jargon et en numéros d'articles de codes divers, les intervenants ont fait un remarquable travail de synthèse et de vulgarisation.

J'ai aussi apprécié le résumé de la chronologie des différentes démarches auprès des institutions qui ont abouti ou non, qu'à fait David Monniaux. C'est le genre de rappels utiles à faire de temps en temps pour les communautés Wikimedia, qui ne fonctionnent pas sur le même rythme.
Inversement, on devrait aussi pouvoir expliquer aux interlocuteurs institutionnels le rythme des projets (ce qu'a esquissé Benoît Evellin à propos du projet monuments historiques (slides), sans que ce soit vraiment le but de sa présentation). Quand on arrive à enthousiasmer sur un sujet une poignée de contributeurs, ils peuvent abattre un boulot considérable. J'espère qu'on ne m'a pas attendu pour ça, d'ailleurs.

Et je ne pouvais pas finir autrement que par la question qui a laissé tout le monde sur le flanc :
Et si tous les câbles fondent, est-ce qu'on a pensé à avoir Wikipédia par satellite ?
Et la réponse de Liam Wyatt :
Wikipédia n'est pas une encyclopédie sur internet, c'est un moyen de partager de la connaissance, donc si les câbles fondent, on enverra des pigeons voyageurs.

vendredi 29 octobre 2010

Guerre aux démolisseurs

Je viens de finir de relire Guerre aux démolisseurs (paru dans la Revue des deux Mondes en 1832) de Victor Hugo sur Wikisource, la bibliothèque libre. L'occasion de faire une petite fiche de lecture.

L’auteur


L’auteur, donc…
Grand moment de solitude, on va passer sur tout ce que tout le monde sait déjà, et qui en grande partie est ultérieur à ce pamphlet. On est loin de l'Art d'être grand-père.
J'ouvre Le Patrimoine en questions de Françoise Choay, qui présente des extraits de Guerre aux démolisseurs.

En 1832, Victor Hugo est un romantique de 30 ans, précurseur de la défense de l'art gothique (Notre-Dame de Paris est publié en 1831). Il fait partie, avec Cousin, Vitet, Mérimée, le baron Taylor, etc. du Comité des arts (institué en 1830 par Guizot, et qui sera remplacée en 1837 par la commission des monuments historiques) chargé d'inventorier les monuments à protéger.

Il a par ailleurs écrit en 1825 (et publié en 1829 dans la Revue de Paris) une première partie de Guerre aux démolisseurs. C'est de la seconde partie (publiée en 1832) dont je parle. Joie de la chronologie.

Le pamphlet


C'est un pamphlet, donc ça virule, ça ratatine, ça ridiculise et ça vitupère.

Tout va mal
Après une brève mise en situation (histoire de rappeler qu'on a déjà écrit sur le même sujet et sous le même titre), on en vient au fait : depuis la démocratie, on est gouvernés par des illettrés.
Dans beaucoup d’endroits, le pouvoir local, l’influence municipale, la curatelle communale a passé des gentilshommes qui ne savaient pas écrire aux paysans qui ne savent pas lire. On est tombé d’un cran. En attendant que ces braves gens sachent épeler, ils gouvernent.
Et comme la gesticulation généraliste reste somme toute généraliste, il n'y a qu'à prendre un cas particulier : la destruction de la tour de Louis d’Outremer de Laon. Et pour faire encore plus vrai, il cite une lettre qu'« on » lui a envoyé.
Je passe sur la paraphrase (qui est pourtant succulente).
Et la tour a été démolie ! et cela s’est fait ! et la ville a payé pour cela ! on lui a volé sa couronne, et elle a payé le voleur !


C'est partout pareil
Et ça va mieux en multipliant les exemples :
  • le jubé de Fécamp
  • la cathédrale d'Angers qu'on était « en train de gratter du haut en bas » (note perso : tellement bien grattée, qu'on y a retrouvé des peintures du XIIIe siècle en parfait état derrière les lambris du XVIIIe ; voir là)
  • l'abbaye Saint-Bertin (note : qui a effectivement servi de carrière de pierre pour la construction de l'hôtel de ville de Saint-Omer, tellement réussi qu'il est surnommé « moulin à café » (voir la photo ci-dessous). Les restes ont été classés monument historique en 1840 pour arrêter la manœuvre. Ledit moulin a café a finalement été classé… ah non, inscrit monument historique — seulement — dans les années 1970. Et tout ça n'a pas empêché les restes de l'abbaye de continuer à s'effondrer tranquillement pendant près de 170 ans)
[…] si vous êtes des administrateurs tellement médiocres, des cerveaux tellement stériles, qu’en présence des routes à ferrer, des canaux à creuser, des rues à macadamiser, des ports à curer, des landes à défricher, des écoles à bâtir, vous ne sachiez que faire de vos ouvriers, du moins ne leur jetez pas comme une proie nos édifices nationaux à démolir, ne leur dites pas de se faire du pain avec ces pierres ; partagez-les plutôt, ces ouvriers, en deux bandes, que toutes deux creusent un grand trou, et que chacune ensuite comble le sien avec la terre de l’autre. Et puis payez-leur ce travail. Voilà une idée. J’aime mieux l’inutile que le nuisible.
Ça ne vous fait pas penser au sapeur Camember ?

Mais… à qui la faute ?
À l'ordre établi, pardi !
Le vandalisme a ses journaux, ses coteries, ses écoles, ses chaires, son public, ses raisons. Le vandalisme a pour lui les bourgeois. Il est bien nourri, bien renté, bouffi d’orgueil, presque savant, très classique, bon logicien, fort théoricien, joyeux, puissant, affable au besoin, beau parleur, et content de lui. Il tranche du Mécène. Il protège les jeunes talens. Il est professeur. Il donne de grand prix d’architecture. Il envoie des élèves Rome.
… avec une pique toute particulière pour l'école des beaux-arts (qui organisait annuellement le grand prix de Rome, dont les lauréats partaient étudier les ruines antiques à Rome pendant trois ans, et revenaient en France avec la certitude d'avoir accès à la commande publique).

Et Victor Hugo reprend des exemples à la pelle, je ne vais pas tout détailler, mais il présente avec le même degré d'indignation des destructions « Quelquefois […] il démolit Saint-Landry pour construire sur l’emplacement de cette simple et belle église une grande laide maison qui ne se loue pas. » avec des réutilisations « Quelquefois il se fait greffier, et il encombre de paperasses la Sainte-Chapelle ».
Dans un cas, le dossier est clos, mais dans l'autre, et c'est peut-être paradoxal, c'est grâce à des réutilisations hasardeuses qu'on a encore le mont Saint-Michel (utilisée comme prison, ce qu'Hugo a dénoncé), le château de Blois (utilisé comme caserne, comme le déplore Hugo), l'abbaye de Fontevraud (prison jusque dans les années 1960), etc. Du fait de leur utilisation, les bâtiments sont entretenus un minimum et perdurent mieux que si on les laissait se ruiner ou qu'on s'en servait comme carrière de matériaux de construction (comme ça s'est beaucoup fait à partir de 1793, voir par exemple Cluny).

Et insensiblement, d'exemple en exemple, il change de sujet.

Place aux jeunes !
Et on tombe dans le « c'était mieux avant », le « nous vivons une époque décadente », le « on ne sait plus construire », etc.

C'est drôle, d'ailleurs, tous les ouvrages théoriques sur l'architecture qui me sont tombés entre les mains de la Révolution à nos jours reprennent ce type de discours, régulièrement, et régulièrement, la limite de l'acceptable est située entre 50 ans et un siècle en arrière de la date où l'ouvrage est écrit. À croire que finalement c'est pas si gave, qu'on n'ait plus aucun goût : dans 50 ans tout il n'y paraîtra plus.

Et donc Victor Hugo se met à taper autant qu'il peut sur ce qu'on appelle actuellement le néo-classicisme. Tout y passe : les barrières d'octroi de Ledoux, la chapelle axiale de Saint-Sulpice de Servandoni et De Wailly, la chapelle expiatoire de Fontaine, la bourse de Brongniart.
Que nous importent les trois ou quatre petites églises cubiques que vous bâtissez piteusement çà-et-là ?
C'est juste un conflit de générations, les romantiques néo-gothicisants qui succèdent aux néo-classiques anticisants.

La solution
Oui, parce qu'au bout d'un moment ça va bien, de flinguer tout ce qui bouge, mais il faudrait proposer quelque chose.
Faites réparer ces beaux et graves édifices. Faites-les réparer avec soin, avec intelligence, avec sobriété. Vous avez autour de vous des hommes de science et de goût qui vous éclaireront dans ce travail. Surtout que l’architecte-restaurateur soit frugal de ses propres imaginations ; qu’il étudie curieusement le caractère de chaque édifice, selon chaque siècle et chaque climat. Qu’il se pénètre de la ligne générale et de la ligne particulière du monument qu’on lui met entre les mains ; et qu’il sache habilement souder son génie au génie de l’architecte ancien.
Un programme comme ça, c'est beau comme l'antique, on signe des deux mains, c'est sûr. C'est d'ailleurs ce qu'a fait et prôné Viollet-le-Duc (je sais que ça fa faire bondir ceux qui n'en ont qu'entendu parler, mais renseignez vous un peu), j'y reviendrai peut-être un jour.

Oui, mais… en pratique ?
Il faut arrêter le marteau qui mutile la face du pays. Une loi suffirait. Qu’on la fasse. Quels que soient les droits de la propriété, la destruction d’un édifice historique et monumental ne doit pas être permise à ces ignobles spéculateurs que leur intérêt aveugle sur leur honneur ; misérables hommes, et si imbécilles qu’ils ne comprennent même pas qu’ils sont des barbares ! Il y a deux choses dans un édifice : son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde, à vous, à moi, à nous tous. Donc, le détruire c’est dépasser son droit.

La loi sur les monuments historiques est votée le 31 décembre 1913 (voir le texte), soit un bon moment après.

Pour conclure


Aux considérations esthético-générationnelles près, ce pamphlet est très actuel. En particulier quand je fais des lectures de ce genre (le style en moins).

Quand aux plaintes sur la législation compulsive… c'est Victor Hugo qui le dit :
Comment ! nous avons quarante-quatre mille lois dont nous ne savons que faire, quarante-quatre mille lois sur lesquelles il y en a à peine dix de bonnes. Tous les ans, quand les chambres sont en chaleur, elles en pondent par centaines, et, dans la couvée, il y en a tout au plus deux ou trois qui naissent viables. On fait des lois sur tout, pour tout, contre tout, à propos de tout. Pour transporter les cartons de tel ministère d’un côté de la rue de Grenelle l’autre, on fait une loi. Et une loi pour les monumens, une loi pour l’art, une loi pour la nationalité de la France, une loi pour les souvenirs, une loi pour les cathédrales, une loi pour les plus grands produits de l’intelligence humaine, une loi pour l’œuvre collective de nos pères, une loi pour l’histoire, une loi pour l’irréparable qu’on détruit, une loi pour ce qu’une nation a de plus sacré après l’avenir, une loi pour le passé, cette loi juste, bonne, excellente, sainte, utile, nécessaire, indispensable, urgente, on n’a pas le temps, on ne la fera pas !

lundi 30 août 2010

On ne se méfie jamais assez.

Pleins de bonne volonté, vous visitez un monument historique, appareil photo autour du cou, pour passer pour un héros auprès du projet dédié. Finalement, c'est les vacances, et c'est le meilleur moyen que vous avez trouvé pour attraper un coup de soleil.

Lancez 1d2.
  • Si c'est pile, ajoutez 3 de chance et 5 d'agilité. Retenez 3, multipliez par 2, commandez des pizzas et allez chercher une calculette, on va en avoir besoin.
  • Si c'est face, vous êtes victime d'une chute et d'un accident, puis vous êtes mordus par un enfant.


  • Sérieusement, ces pizzas, ça vient ?

    mardi 17 août 2010

    Remplir les ébauches

    En lisant le dernier billet (brillant) de l'ami Poulpy, sur la rédaction à vide, je me dis qu'avec des illustrations, on peut faire illusion.

    Un exemple : l'église Saint-Pierre d'Airvault, que je ne connais pas. Enfin, que je connais wikipédiennement parlant, vu qu'on m'a signalé une discussion, que ça aurait été bien que j'écrive un article sur l'église parce qu'il fallait sauver la liste des abbés.
    Paraît-il.
    Enfin, c'est ce que j'ai compris, parce que la discussion était trop longue : j'ai pas lu.
    Bon, Poulpy s'y est finalement collé (je suis cossard). Pour le remercier d'être allé au charbon, je n'ai même pas lu l'article. Enfin, pas tout de suite.
    Bref, quand je suis arrivé dessus, ça ressemblait à ça. Tout à fait la coquille vide avec des flèches « Éditez ici », avec un début de velléité d'historique qui demanderait à être (un peu) étayé.
    Le bon point de l'article, c'est qu'il y a un plan et des photos.
    Donc, une fois qu'on a mis le plan en texte, on a gagné en accessibilité (d'une part) et on a gagné en sérieux (le sérieux d'un article se mesure au poids, là, on a gagné plus de 2 kilos, et le texte descend en-dessous de la photo — sur mon écran du moins).
    Bon, en relisant l'article, on devrait pouvoir expliquer comment une abbatiale s'est retrouvée en paroissiale. De quoi faire un joli paragraphe.

    Un autre moyen de faire illusion (mais c'est pas donné à tout le monde), c'est de connaître un tant soit peu le sujet (disons, d'y être allé). Bon, déjà, ça permet de faire soi-même les illustrations (photos, etc.)
    Et pour le texte, ben c'est là. Grosso modo, c'est de la description de photo.

    Note : en regardant la carte d'état major (genre TOP25), on peut se faire un petit paragraphe sur la localisation sans trop se cassez la binette.

    jeudi 5 août 2010

    Chassé-croisé

    Les juillettistes sont revenus, les aoûtiens sont partis1.

    Les juillettistes commencent à charger leurs photos de vacances2 et à rédiger des articles à toute vitesse3 pour griller la politesse aux aoutiens qui n'ont pas de connexion au camping des flots bleus4.

    Bref, La Guerre de l'edicount5 bat son plein.

    Notes
    1. ↑Oui, je donne dans les évidences. Et alors ? Ça ne fait pas de mal de le dire, non. Le coup prochain, je vous fais la météo…
      ou pas.
    2. ↑Tout le monde ne passe pas ses vacances avec un bob Ricard vissé sur le crâne (parce que oui, ça se visse, un bob Ricard) à se faire une collection de boutanches vides devant le barbecue. Il y en a qui font des tours et des détours pour ramener des photos de trucs qui ne servent plus à rien depuis des siècles6.
      J'en parle d'autant plus à l'aise que je ne suis pas le pire des pires dans le domaine.
    3. ↑Tiens, là je balance (hop et hop), sans parler de la production semi-industrielle poulpique (jeter aussi un coup d'œil dans cette sous-catégorie).
      Comme quoi on n'est pas forcé de passer par la mythique étape de cinq mots pour dire qu'on a lancé une ébauche et que qui veut l'améliorera. On peut mettre une infobox, des titres de section, et des photos.
    4. ↑Salut les cap-nordistes !
    5. ↑J'ai un peu hésité entre La Guerre du feu et La Guerre des boutons.
      D'ailleurs j'hésite encore.
    6. ↑7 Ne pas se méprendre, je parle du projet monuments historiques (sur Commons et Wikipédia), qui me tient quand même à cœur.
    7. ↑Ça, c'est un truc que je n'arrive pas à faire sous MediaWiki, appeler une note dans une autre. Alors que pourtant quand même, ça peut être utile.
      Cela dit, si c'est utile, je ne vois ni à qui ni à quoi. M'enfin…

    vendredi 25 juin 2010

    Promenade du jeudi

    Maintenant, c'est l'été1. Jeudi matin, j'avais des affaires à régler du côté de la rue de Buci. Et comme c'est l'été, j'avais un peu plus d'une heure d'avance2. Bref, une heure à tuer dans un quartier où le café coûte le prix d'un repas. Je suis donc allé me promener3. J'ai commencé par aller visiter le château d'Anet4, mais on a beau essayer de ne pas se presser, ça n'occupe pas une heure pleine. Donc j'ai poussé un peu plus loin, et je suis arrivé5 au square Gabriel-Pierné6.

    Pour situer les choses, le square en question est à l'ombre7 de la chapelle du Collège des Quatre-Nations. C'est tout petit, mais il y a assez de place pour quelques arbres, une haie approximative, une demi-douzaine de bancs, deux poubelles, une fontaine et une statue. À force d'entendre Poulpy annoncer qu'il va voir des œuvres d'art improbables dans des lieux incongrus, je suis allé voir. Les deux.

    En revenant, j'ai fait la sieste8, puis j'ai constaté que ce n'était pas sur la liste des œuvres publiques du 6e arrondissement de Paris. Chouette, je vais rentabiliser ma matinée !

    Bilan :
    Matinée productive, après la sieste10. Tout bénef pour le projet MH et pour le projet art public.

    Il reste juste que comme je n'avais pas mon appareil photo11, il va falloir que j'y retourne.

    Notes12
    1. ↑Oui, je donne dans les évidences. Et alors ? Ça ne fait pas de mal de le dire, non.
    2. ↑C'est l'été, donc je déconnecte de pas mal de choses. Ça peut donner des résultats assez étranges par moments. Enfin, passons.
    3. ↑Je fais des économies.
    4. ↑Pas besoin de pratiquer la téléportation pour ça, il y a un bout de la façade dans la cour des Beaux-Arts.
    5. ↑J'en arrive aussi à ce que je voulais dire.

    6. ↑Pour fêter ça, je passe à la ligne.
    7. ↑À ce détail près que le soleil, ce con, est du mauvais côté. Une paille.
    8. ↑Qu'est-ce que vous croyez ? Ça fatigue, de regarder une statue et une fontaine si tôt le matin.
    9. ↑Je ne pouvais pas savoir, ce n'est pas écrit dessus.
    10. ↑Ça vous dérange vraiment, si je m'envoie des fleurs ?
    11. ↑Comment je pouvais prévoir, moi, que j'aurais une heure d'avance ?
    12. ↑Pour te faire plaisir, ~Pyb.

    vendredi 9 avril 2010

    Monuments historiques et modèles

    Il m'est apparu récemment que les choses ne sont pas claires. On se prend à discuter de choses et d'autres dans des sous-pages de discussion absolument perdues, et on se rend compte qu'en fait on parle de créer des choses qui existent déjà et qu'on n'arrive pas à trouver.
    Voici donc les modèles de Wikipédia en français (du moins ceux que je connais) qui servent à sourcer un monument historique (en France) avec des liens vers les bases de données du Ministère de la Culture (Mérimée et Palissy).

    Tout d'abord, les deux modèles {{Mérimée}} et {{Palissy}}, qui font un lien vers la base, avec une requête à un argument (par défaut c'est un identifiant de fiche, mais on peut faire une recherche sur une commune par exemple). Ces deux modèles fonctionnent avec le méta-modèle {{Base Culture}}, qui est aussi utilisé par les modèles {{Mémoire}}, {{Léonore}}, {{Muséofile}}, {{Joconde}} et {{Archim}}.
    Très flexibles, très pratiques, ils donnent le lien externe et le nom de la base (éventuellement avec un lien interne vers l'article de la base — s'il existe), on peut les mettre dans une note.

    On a ensuite une série de 4 modèles : {{Inscrit monument historique (France)}}, {{Classé monument historique (France)}}, {{Inscrit monument historique (France)/nocat}}, {{Classé monument historique (France)/nocat}}.
    Ça fait une phrase, ça donne un lien dans une note en bas de page, ça catégorise ou pas (selon le modèle). En revanche, c'est un peu l'artillerie lourde (ou comment tirer sa poudre aux moineaux), il faut quatre modèles pour couvrir toutes les possibilités, et on ne peut pas lier le mobilier (exit la catégorie des bateaux ou la collection Schlumpf, par exemple). Et en plus c'est ces modèles qui ont introduit cette magnifique faute d'orthographe (en plus du fait que c'est tellement approximativement jargonneux que l'intitulé devient incompréhensible ou à peu près) : [[Catégorie:Classé monuments historique (France)]] (comptez les pluriels, les singuliers, multipliez par deux, ajoutez une pincée de sel, comptez jusqu'à trois, servez avec une paille).
    Bref, je déconseille.

    Enfin on a le modèle qui fait les choses correctement : {{Monument historique (France)}}.
    Il fait une phrase, il fait une note de bas de page avec le lien externe, il catégorise selon le paramétrage, il a le potentiel pour catégoriser selon la date de protection, il fonctionne avec les bases Mérimée et Palissy selon le paramétrage, il fait la différence entre les inscrits et les classés. Tout juste s'il ne grille pas le pain.
    On peut lui reprocher son nom un peu long (ça fait beaucoup de lettres à taper avec nos doigts gourds et boudinés).
    Bref, je recommande vivement.

    Pour finir, un petit rappel. Je sais bien que la recherche sur les bases Culture ne sont pas de première simplicité (j'ai parfois du mal à m'y retrouver). Je m'étais essayé à la rédaction d'un mode d'emploi pour le projet monuments historiques français de Commons, il faudra que je fasse quelque chose de plus détaillé (un de ces jours, peut-être).

    jeudi 18 février 2010

    Je m'ennuyais un peu…

    Comme j'ai du temps à perdre, je fais des expériences.

    La dernière en date, c'est sur la place des Vosges (elle me passionne pour tout un tas de raisons plus ou moins objectives et plus ou moins personnelles, cette place, mais je ne vais pas faire un cours de places aujourd'hui : si ça vous amuse, relisez mon topo sur la place de la Concorde). Disons pour faire vite que tous les immeubles et même la place elle même sont classés monument historique (c'est dit très vite, si on rentre dans le détail c'est même complètement faux, d'ailleurs, mais on va faire comme si c'était simple, ça simplifiera les choses, et puis c'est un billet sur un blog que j'essaye de faire, pas une thèse de doctorat, si vous voulez arriver au bout arrêtez de m'interrompre tout le temps, parce que je vais me perdre dans mes parenthèses, moi).

    Du point de vue de Commons, et en particulier du projet monuments historiques français, c'est assez rigolo : tous les immeubles sont pareils (j'ai dit que je faisais comme si c'était simple, hein, je sais bien qu'il y a des différences, mais elles sont… oh, et puis je vais pas commencer à me justifier non plus, je suis chez moi, ici, je dis ce que je veux d'abord Poulpy a raison quand il dit des trucs comme ça, mais plagier c'est pas beau), alors pour relier telle photo à tel hôtel particulier, il faut se fier au sens des nuages. S'il y en a… Bon, j'ai trié les cas évidents (le pavillon du roi et le pavillon de la reine), mais il en reste encore des palanquées…

    Sur Wikipédia, il suffisait de chercher sur la base Mérimée. C'est un peu long et fastidieux, parce qu'il y a en tout 29 fiches à consulter (évidemment, il faut les trouver avant de les consulter). Ça fait un article sur une voie parisienne très, très, mais alors très sourcé (surtout si on compare à d'autres voies prises au hasard). Et c'est à ce moment là que je me suis dit que c'était absolument incompréhensible (oui, j'ai aussi des éclairs de lucidité. Pas toujours, mais parfois oui), et qu'il fallait un plan.

    Qui c'est qui fait des plans ? C'est OpenStreetMap (OSM). Ça tombe bien, j'ai aussi un compte là bas. Je l'avais ouvert il y a quelques mois en me disant que c'était un chouette projet, mais je n'avais pas trouvé quoi faire dessus. Donc j'ai commencé à éplucher les pages meta pour voir comment ça marchait (c'est la phase la plus angoissante, de rentrer dans un projet qu'on voit qu'il est bien mais qu'on sait pas comment qu'il marche). Autant le dire tout de suite, c'est pas simple. Il y a la carte du monde entier, et il y a un wiki avec les explications, avec tout ça, démerde-toi mon Coyau. On peut éditer la carte directement en cliquant sur l'onglet modifier (il faut être enregistré), jusque là je ne suis pas trop perdu, mais il y a aussi des éditeurs externes développés pour le projet, j'ai essayé JOSM.
    Il se trouve que ces dernières années (c'est tout récent en fait), le cadastre français a ouvert un site web où on peut consulter le plan cadastral gratuitement (je me souviens de l'époque où il fallait aller au service du cadastre pour acheter une photocopie du plan si on voulait voir à quoi il ressemble), et avec des conditions de réutilisations intéressantes : il faut citer la source (c'est relativement peu une surprise), et on peut l'utiliser à peu près comme on veut pourvu qu'on ne le redistribue pas tel quel (en gros, il faut faire un travail dérivé, c'est plus inhabituel quand on a l'habitude des licences Creative Commons, cela dit ça se comprend, si on veut l'original on va consulte le cadastre et si on en a besoin pour faire un truc avec, on peut), voir ici les échanges entre OSM et la DGI (qui gère le cadastre). Donc les gens d'OSM ont fait un plugin pour JOSM pour récupérer le cadastre et pour pouvoir le recopier, puisque c'est permis.
    Et je me suis mis à copier le plan de la place des Vosges, corps de bâtiment par corps de bâtiment. Dans la vraie vie, j'ai horreur de faire ça, ça me déprime terriblement, de recopier un plan, mais comme c'était pour la bonne cause… En plus on peut mettre tout un tas d'informations en plus, dans OSM, donc j'ai ajouté les noms des hôtels particuliers, les dates de classement, les références sur la base Mérimée sur les bâtiments concernés. Ça n'apparaît pas dans le rendu, mais les infos sont là.


    Et pour boucler la boucle, on peut exporter la carte dans tout un tas de formats, et vu que les données d'OSM sont sous cc-by-sa 2.0, c'est bonnard pour Commons, et par ricochet pour Wikipédia.

    mardi 9 février 2010

    Mais... Qu'est-ce qu'ils font ?

    J'étais tranquillement en train de compléter la [[liste des monuments historiques de 1840]] (sur Wikipédia) et j'en profitais pour travailler un peu pour le projet monuments historiques français (sur Wikimedia Commons). J'étais dans le Bas-Rhin, à l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Rosheim (si vous cherchez un article dessus, il faut lire l'allemand) quand soudain, je tombe sur cette photo :
    Stupeur et tout le tintouin !
    Mais qu'est-ce qu'ils font, ces deux-là ?

    D'aucuns pourraient penser qu'ils regardent le paysage. Pourquoi pas, après tout. Mais je n'arrêterai de m'interroger qu'une fois que j'aurais une réponse dûment sourcée.

    Et comme les réponses sourcées ne se trouvent pas sous le pas d'un cheval (de toutes façons je n'ai pas de cheval sous la main, ça résout le problème), je cherche sur les bases du ministère de la Culture qui doit s'y connaître.

    Ordoncques. Sur la fiche monument historique de l'église de Rosheim de la base Mérimée, je constate que je ne suis pas le seul à être fasciné par ce truc. Mais rien de plus au niveau de l'information.

    Je poursuis en cherchant sur la base Palissy, où j'ai de bonnes chances de trouver des infos sur ce sommet de l'incongru. On trouve ça (première description qui colle à peu près) :
    Petit singe accroupi, soutenant la tête de ses mains ; à droite une bête à une tête et à deux corps surmontée d'un lion.
    C'est quand même pas tout à fait ça. Un singe accroupi, je veux bien : c'est poilu et c'est accroupi, on peut y voir un singe. Surmonté d'un lion, ça je vois assez bien. Reste le truc de la bête à droite (ça dépend de quel côté on se met), et puis le montre à deux corps, c'est un peu étrange vu la photo, d'autant que le singe ne soutient pas sa tête dans ses mains (sauf s'il a la tête dans la rotule). En cherchant plus loin on trouve la fiche globale sur l'ensemble de la sculpture monumentale de l'église qui renvoie sur une liste de 37 fiches… Encore de la lecture !

    Pour gagner du temps (je ne vais quand même pas tout lire non plus), on voit bien que la sculpture est en bas du pignon : c'est un acrotère — dans le sens de l'ornement architectural, pas dans le sens de la réglementation française sur les toits-terrasse (chacun ses bêtes noires) — donc je regarde les 5 fiches d'acrotères acrotères. Et on trouve cette fiche qui colle un peu mieux :
    Lion terrassant un personnage accroupi : n° 1 : homme imberbe, habillé, vêtement à plis ; n° 2 : homme imberbe, nu ; n° 3 : homme habillé, portant des chaussures ; n° 4 : homme nu, barbu ; lion à deux queues ; iconographie incertaine.
    Pas très poétique, mais ça colle.

    Là-dessus, je me souviens qu'il y avait une photo sur la première fiche que j'ai regardée. Allons voir ce qu'en dit la base Mémoire. Il faut éplucher les 70 photos, naturellement c'est tout à la fin (loi de Murphy)… Finalement, on trouve une description toute alimentaire :
    Sculpture extérieure : lion dévorant un homme
    Encore une description très prude, je suis déçu.

    Tout ça pour dire que le travail de sourçage n'est pas toujours d'une remarquable simplicité, même si c'est juste pour une photo.

    lundi 4 janvier 2010

    Comment contribuer au projet MH de Commons

    Il faudrait un tutoriel MH., histoire de piger ce qu'il faut faire.
    En même temps, j'ai jamais écrit de tutoriel de ma vie... Et quand je dis ça, je pense à il y a quelques mois, quand je me disais que je n'avais jamais écrit de blog...
    Bref, parlons un peu du projet monuments historiques français sur Commons.

    Le but du jeu est double, tout dépend de l'approche qu'on a de Commons :
    • répertorier toutes les photos de monuments historiques déjà chargées mais pas forcément identifiée en tant que tel,
    • ajouter des photos de monuments historiques qui ne sont as encore sur Commons.
    Évidemment, les deux ne sont pas contradictoires, on peut faire les deux simultanément, alternativement, successivement ou l'une à l'exclusion de l'autre ou encore autrement si on a un peu d'imagination.

    Le principal problème est d'identifier le monument historique, qui ne porte pas forcément sur sa façade le petit logo et le panneau qui explique tout ce qui est déjà sur Wikipédia.
    Pour ça, on a de la chance, le ministère de la culture a fait des bases de données qui ont le bon goût d'être en ligne et accessible (pour autant qu'on comprenne comment s'en servir) et qui recensent entre autre les monuments historiques : les bases Mérimée pour les bâtiments et Palissy pour les objets1.

    Les bases

    En général, on arrive par le site des bases de la DAPA. Il faut cliquer un peu partout pour arriver à tout un tas de façons de chercher pléthore de fiches sur les trucs les plus divers.

    Recherche par formulaire

    On peut aussi faire des recherches dans les bases par des formulaires : Mérimée et Palissy.

    La première façon de chercher — que ce soit en écumant les catégories sur Commons ou en préparant une expédition photo — est la recherche par localisation. Dans le champs qui s'appelle « localisation »2, on peut saisir un nom de région, un nom de département, un nom de commune, un code département ou un code de commune3.

    On obtient la liste des fiches qui correspondent à la requête. Elle peut avoir deux formes selon le nombre de réponses :
    • S'il y en a peu, on voit une photo4 (s'il y en a) et un extrait de la fiche avec sa localisation (région, département et commune), l'adresse ou le lieu-dit (si c'est sur la fiche), le titre5 — de la fiche —, une datation6 (s'il y en a), et (sur la base Mérimée, mais pas toujours) les éléments protégés MH pour les fiches MH ou les parties constituantes pour les fiches de l'Inventaire.
    • S'il y en a plus, on a une liste en condensé, avec une ligne par liste.
    Pour accéder à une fiche, il faut cliquer sur l'icône en forme de fiche.

    On peut affiner la requête en cherchant un type de bâtiment sur Mérimée (par exemple les église, ou les château) ou d'objet sur Palissy (par exemple voilier), etc.
    Voir les pages d'aide des formulaires de recherche de la base Mérimée et de la base Palissy.

    Attention, toutefois : le moteur de recherche est assez rigide sur l'orthographe7.

    Les fiches

    Une fois qu'on a trouvé ce qu'on cherchait, on se trouve face à une fiche assez aride.

    Il peut y avoir deux fiches sur le même sujet : une fiche Monuments historiques et une fiche Inventaire général du patrimoine culturel, ou l'une, ou l'autre. Les monuments historiques ont une fiche Monuments historiques, c'est de celles-là que je vais parler.

    Sur les fiches, on retrouve les informations de la liste dont j'ai parlé plus haut et quelques informations en plus, trois en particulier qui sont importantes pour le projet monuments historiques français :
    date protection MH : indique si le monument est inscrit au titre des monuments historiques ou classé au titre des monuments historiques, ou les deux8 et la ou les dates de protection.
    précisions : indique les parties inscrites et les parties classées, ainsi que les dates de protection de chaque élément.
    Référence : le numéro de la fiche.

    Que faire avec les fiches ?

    Une fois qu'on a trouvé la fiche qu'on cherchait, qu'on a la photo ou la catégorie sous la main, on ajoute le modèle {{Mérimée}} ou {{Palissy}} selon la base qu'on a consultée. On met le numéro de la ou des fiche(s), on indique si le monument est classé, inscrit ou les deux. On en profite pour catégoriser par département ou par ville et par type s'il y a lieu.

    Autres activités

    Si la pose de modèles constitue l'essentiel de l'activité du projet, on peut aussi ajouter des nouvelles photos de monuments historiques qui n'étaient pas encore représentés sur Commons, on peut charger de meilleures photos de monuments historiques que celles qui sont déjà là, on peut géolocaliser les photos, on peut présenter des photos de monuments historiques aux labels image remarquable, image de qualité ou image de valeur, on peut réfléchir à de nouvelles méthodes de catégorisation, chercher une méthode pour retrouver sur Commons une photo en connaissant le numéro de la fiche, on peut, on peut...

    Notes

    1. Je me suis fatigué à écrire ces articles dans Wikipédia avec le style imbitable qui la caractérise, je ne refais pas le topo théorique.
    2. Le monde est bien fait.
    3. Celui-la, personne ne le connaît, mais il est dans l'infobox des communes sur Wikipédia. C'est assez pratique pour éviter de récupérer les communes qui ont le même nom.
    4. Elle est plus ou moins représentative, elle vient de la base Mémoire.
    5. Les titres des fiches correspondent au nom du bâtiment ou de l'objet, il faut pourtant faire attention parce que ce n'est pas toujours le nom le plus usité.
    6. La datation est un peu à l'emporte-pièce, par siècle ou par quart de siècle, voire même par époque : « Moyen Âge », c'est vague.
    7. Ça change un peu des google et consorts.
    8. C'est à dire si le monument est en partie classé et en partie inscrit, un élément ne pouvant pas être inscrit et classé.

    mardi 15 décembre 2009

    Monuments historiques sur Commons

    Ça fait quelques temps que je me dis qu'il faut parler de ça ici, mais comme pour tous les trucs qu'il faut faire, je procrastine activement. Mais là, comme j'ai plein de choses super importantes et vitales à faire, je me lance. Je tape le premier qui dit que je ne sais pas hiérarchiser mes priorités.

    Depuis quelques mois (ou années, je ne sais plus), je catégorise les monuments historiques aussi bien sur Wikipédia que sur Commons. C'est un boulot à la con, il faut le reconnaître : créer les catégories et courir après les photos de chapelles de campagne et de châteaux forts en ruines pour remplir les susmentionnées catégories, caser une phrase bancale avec une source et une demi-douzaine de catégories dans un article où je ne reviendrai jamais.
    Mais ça passe le temps. Et ça fait voyager... oui, bon, pas autant que la soirée diapo que m'a promise Erdrokan...

    Et puis il y a quelques semaines, le projet monuments historiques français est parti.

    Pour faire vite, ça ressemble à une course d'escargots entre les participants du projet. Chacun a son gastéropode baveux à casaque aux couleurs d'un département, et que je te pousse la bestiole avec un petit bâton pour la faire avancer droit, et que je te colle des liens vers la base Mérimée avec le tout nouveau-tout beau modèle {{Mérimée}} (qui catégorise plus vite que son ombre), qui reprend le principe du modèle du même nom (qui ne catégorise pas, mais qui sert à sourcer) sur Wikipédia, en plus visible sur une page1. Et que je te géolocalise à tour de bras2 des flopées de photos d'églises de campagne...
    Et on surveille les progrès des uns et des autres sur Google Maps3.

    À quoi ça sert ? Ben à rien, pardi. C'est joli. On fait un peu de rangement dans l'album de photos de vacances des wikipédistes à plumes et à poils. On fait des scores, on vient de passer le millier utilisations du modèle {{Mérimée}} en à peine plus d'un mois avec 7 participants à l'heure actuelle.

    Pour répondre à un angoissé croisé hier sur IRC, sur une échelle de zéro à Trévoux, ça se porte bien, merci.

    Actuellement, le projet se concentre sur l'architecture en laissant de côté le mobilier. Avis aux campanologues, aux amateurs d'orgues, de voiliers, de locomotives à vapeur, de mobilier liturgique, de sculpture, de peinture et d'une manière générale de tout ce qui peut se trouver sur la base Palissy4.



    Notes
    1. Évidemment, le chose est plus flashy sur Commons, ce qui rend le lien d'autant plus visible (ça tombe bien, c'était le but de la manœuvre). Et puis ce modèle répand partout sur Commons des images que j'avais crées il y a quelques temps — le labyrinthe de la cathédrale de Reims.
    2. Et ça tourne, un bras ! C'est même connu pour ça.
    3. S'armer de patience, et persévérer tant la carte des États-Unis s'affiche : c'est bugué, Google est trop pressé et toolserver pas assez.
    4. Évidemment, on ne crachera pas sur les bonnes volontés castellologiques non plus, c'est promis.