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mardi 31 mars 2015

Au hasard — des bandes dessinées et des lettres

Donc… je traînais sur archive.org, juste pour voir si j'arrive à trouver des trucs par là sans utiliser le mot sérendipité (qui est moche comme tout).
Et donc cette fois-ci, j'ai trouvé le stock de mangas. Ne me demandez pas pas quel miracle tous ces trucs-là se retrouvent disponibles à cet endroit, et traduits en anglais (je n'ai pas trouvé de japonais, dans le lot) ni combien de temps ça va durer avant qu'un ayant-droit s'énerve. Visiblement ce sont des scans (propres pour ce que j'en ai vu) traduits en anglais (ou bien des versions américaine, mais je ne comprends pas comment ça se fait, et puis bon, il faut bien reconnaître que ce que je comprends ou ne comprends pas, on s'en tamponne le coquillart avec une pelle à gâteau, pour être honnête), désolé si vous les cherchez en japonais ou on occitant, je n'en ai pas trouvé dans ces langues-là.

Au passage, à propos de traduction de bande dessinée, David Revoy, l'auteur de Pepper & Carrot (c'est mignon comme tout, c'est sous licence libre — cc-by —  et c'est l'occasion de développer/promouvoir tout un tas de logiciels libres qui marchent),  fait de grandes expériences de bande dessinée et de traductions à base de svg — j'ai lu les explications en diagonale.

Bref, j'ai commencé à relire Blame!. Le site en version bêta est assez joli, ça change du truc ante-diluvien qui me faisait serrer les dents à chaque fois que je m'y retrouvais.
Et soudain, je me suis arrêté. J'étais en train de faire une fixette sur le lettrage, ces trucs visiblement écrits avec un ordinateur, mais qui font semblant d'être écrits à la main… bref, je me suis retrouvé sur des sites de polices de caractères…
Qu'est-ce que j’espérais trouver là-dessus ?... alors effectivement, il existe bien des flopées de polices de caractères qui disent je suis une police pour manga, qu'il ne faut pas confondre avec la flopée de polices qui disent je suis une police pour comics — visiblement il y a une différence —, et tout ça est perdu dans un océan de trucs ridicules et inutilisables à effet genre poster Wanted dans un western italien (avec les trous de balle savamment répartis entre les haut et les bas de casse) avec des acteurs américains blacklistés, allemands de l'Est ou italiens et des supplétifs de l'armée franquiste comme figurants.
De là, je me suis inexplicablement retrouvé sur Commons, à chercher des lettres. Et je suis tombé sur ça :
Ça sort d'un bouquin de Luca Pacioli dans lequel visiblement Léonard de Vinci a été impliqué à un moment où à un autre… Hein ? Léonard de… Et il n'y a pas d'article sur Wikipédia en français, ce bouquin ?…
On arrête tout, je vais faire un truc, je reviens.

Ouf, ça va mieux !
Je reprends, j'en étais où ?…
Ah oui, bon, tant que je suis là, le bouquin a été scanné et il est sur archive.org (comme par hasard, et parce que le monde est bien fait), j'imagine que ça aurait sa place sur Wikisource, mais l'italien et moi (et puis c'est pas comme si j'avais pas déjà des travaux titanesques en cours sur Wikisource, et qui m'attendent)…
Par contre, le truc énervant, c'est que l'alphabet de Pacioli (ça se prononce patchouli ?), qui n'a déjà que 23 lettres à la base, avait glorieusement 7 fichiers sur Commons (dont deux A).
Mais, le Metropolitain Museum (il faut être sérieux, la Renaissance a été inventée à New York, impossible de parler de l'un sans passer par l'autre) a scanné toutes les lettres, et c'est le Met, donc ils font ça bien : en bonne résolution, disponible, facile d'accès, bien décrit, utilisable, sans restrictions idiotes et indues. Bref, j'ai tout mis sur Commons ici.

Au chapitre anecdotique, deux choses : d'une, c'est un alphabet avec deux O, et de deux, le logo du Met, c'est le M de Pacioli.

lundi 30 mars 2015

Au hasard — sous-titrage

Je traînais sur archive.org, juste pour voir si j'arrive à trouver des trucs par là sans utiliser le mot sérendipité (qui fait un peu cuistre, à force d'être expliqué à longueur dans les médias mainstream qui font tout le contraire).
Et j'ai trouvé un film avec Johnny Cash (le type que soudainement tout le monde avait prétendu connaître depuis les années 1960 quand le biopic est sorti, tu m'étonnes, après avoir lu le dossier de presse…), si ça vous amuse, c'est une série B sans prétentions, juste avec Johnny Cash dedans. J'ai créé l'article sur Wikipédia ici, avec pas grand'chose dedans, quelqu'un a importé le film sur Commons (visiblement le copyright n'a pas été renouvelé, donc c'est dans le domaine public aux États-Unis), et j'ai exaspéré toute la cabale à sous-titrer le bidule (en anglais, il faut bien commencer quelque-part, à l'heure où j'écris, il faudrait relire cette retranscription — il y a deux ou trois répliques un peu étranges —, et faire une traduction en français, si puis quelqu'un veut bien allumer la cafetière, ça sera parfait).

Parti sur ma lancée sous-titreuse, j'ai sous-titré (en français, cette fois, car je parle couramment cette langue) une porte de métro enregistrée par Litlok.
Juste parce que c'est possible. Elle est pas belle la vie ?

À l'époque où on a commencé à parler de vidéos sur Commons, il y a eu une vague de grandes idées, comme faire de Commons un site de montage vidéo collaboratif (ça a abouti à une page d'aide oubliée sur comment faire un diaporama de photos de chats, ne me demandez pas comment on en est arrivés là) ou sous-titrer des vidéos dans toutes les langues (ça, c'est très bien, ça rend les vidéos cherchables en texte, du point de vue accessibilité aussi on m'a dit que c'est cool), les gens de universal subtitle, qui avaient un combo logiciel + site 2.0 (user-generated-content/réseau social) de sous-titrage — internet est un bidule formidable — ont pondu une vague page d'aide sur leur solution, avec tutoriels vidéo (depuis leur projet a changé de nom, les tutoriels sont devenus complètement obsolètes, la page n'a jamais été mise à jour).

J'avais commencé à sous-titrer Johnny Cash là bas, leur bidule est assez pratique, un peu slick dans l'esthétique, mais pas trop, le problème c'est que ça ne marche pas avec des vidéos foirées. Parce que oui, ça, ça existe toujours aussi.
Donc, en toute logique, j'ai essayé de faire ça en local (le système où le fichier est stocké pas trop loin de l'écran, ça me rassure, allez savoir pourquoi…) avec SubtitleWorkshop, qui est beaucoup moins slick, qui a des raccourcis claviers dont je n'ai pas compris la logique, mais qui fait le boulot (et qui a un article vide sur Wikipédia en français) — pas avec les fichiers corrompus, cela dit. En passant, j'ai vu que ce logiciel est prévu pour traduire les sous-titres (il affiche les textes en VO d'un côté et la traduction de fait en regard).

Avec les fichiers audio comme la porte de métro, ça a fait planter Subtitle Workshop.
Donc j'ai fait ça dans un éditeur de texte, j'imagine que vous en avez tous un ou deux, c'est pas super pratique, mais pour une dizaine de sous-titres, ça se gère plutôt bien (je n'essaierais pas comme ça pour un long-métrage d'un millier de sous-titres).
Tant que l'en suis là, il faut quand même que je dise que sous-titrer des fichiers son, ça se fait pour les bidules genre karaoké (ceux où il n'y a pas une vidéo risible en fond d'écran), et il existe des logiciels qui font ça, et que je n'ai pas eu le courage d'essayer, vu que le temps que j'aurais mis à retrouver le bidule sur internet, l'installer l'essayer, je l'ai mis à faire le sous-titrage.

Demain, le même billet qu'aujourd'hui, mais sans sous-titre et avec de la bande dessinée dedans.

mercredi 7 août 2013

Musique !

On rigole, on envoie des liens rouges à en se disant que quelqu'un aura le courage…
En fait, quand on pense à un truc, ça ne passionne pas souvent les autres. Et si on ne le fait pas, personne ne le fera1

Mais commençons par le commencement.
J'étais tombé sur la catégorie des bluegrass old timers sur Commons, et je me suis poilé pendant un moment à écouter du yodle, du fiddle, des polyphonies approximatives et de la guitare hawaïenne (on a les trips qu'on peut, certes), quand soudain (le côté soudain de la chose est tout relatif) je me suis arrêté sur Old MacDonald…
Je vous laisse écouter.
Outre l'aspect animalier, fort sympathique au demeurant, c'est le fait qu'il y avait un article sur la chanson sur Wikipedia en anglais. Donc, j'ai envoyé le lien à @Ideedarticles et je suis passé à autre chose.
Et quelques jours plus tard, je suis repassé par là, et ça m'a pris. J'ai donc traduit à la grosse l'article2.
Il y a la partition sur une image (en pdf ?_?) en 150 pixels de large, autant dire que ça peut à la limite servir d'alibi pour dire qu'on sait qu'il y a une musique à la chanson, mais guère plus.
C'est à ce moment précis que je me suis souvenu de ce vieux serpent de mer dont tout le monde s'est désintéressé au fil des années, l'extension score, qui avait fini par aboutir (mais c'était tellement merdique que tout le monde a mis son mouchoir dessus et a fait comme si ça n'existait pas3). Mais bon, maintenant on l'a, ça bugue comme un canard, ça marche quand ça a le temps, mais on l'a. Ça tourne avec une version du logiciel qui date de 3 ans, ça ne reconnaît pas la moitié du format, mais on l'a.
Arrêtez de vous plaindre.
Et ça permet de coder dans les articles des partitions (en dur, comme des sagouins) qui peuvent faire du bruit. Pour l'aspect farce, je dis pas, mais ça peut servir à ceux qui ont autre chose à faire que d'apprendre le solfège pour se faire une idée de la musique. Ça peut servir.

À ce moment de l'histoire, il faut que je vous explique que j'ai quatre tordus qui me racontent des trucs hilarants par-dessus l'épaule tandis que j'essaye de finir ce présent billet, et que c'est pas facile du tout d'avoir un minimum de suite dans les idées pour aller jusqu'au bout. En plus, ils me tannent pour que je fasse des notes de bas de page 4 !

J'ai donc essayé, étant bien entendu que j'ai tout au fond de moi l'âme d'un warrior qui s'ignore, tout près d'un intestin grêle, de coder en dur de la musique dans la fenêtre d'édition. J'ai essayé. Ça n'a pas trop marché.
D'abord, la notice de l'extension, où naïvement je m'attendais à trouver un début de doc, parle confusément de deux langages de codage dont quelqu'un qui s'y connaît (voir une note en bas de page, je sais plus laquelle) m'a dit que l'un d'eux est déprécié (même si c'est le plus récemment implémenté).
Ouh la la… C'est, à l'image de la doc, pas clair du tout.
Pour faire simple. L'extension s'appelait à l'origine LilyPond, du nom de LilyPond (allez lire, je vais pas répéter ce que je n'ai pas lu), puis il a fallu relire et corriger l'extension, et ça a saoulé tout le monde. C'est tombé aux oubliettes jusqu'à ce qu'une bonne âme reprenne le truc et ajoute le support pour la notation ABC (c'est elle qui est désuète5), du coup on a renommé l'extension en score (comme partition en anglais), et puis l'extension a été relue (je ne sais pas comment) et elle est sortie.

Donc, au début, je ne savais pas qu'il y avait une différence entre les deux (entre LilyPond et ABC, s'entend), j'ai essayé comme j'ai pu, ça n'a pas marché. Puis on m'a conseillé l'éditeur de trucs en LilyPond qui s'appelle Frescobaldi, qui n'est (pour l'avoir essayé) pas pratique du tout : il faut commencer par installer à la main LilyPond (sinon ça marche pas), puis on écrit dans un notepad, et il faut cliquer pour rafraîchir l'aperçu6, mais on a un truc qui joue la partition en midi7.
Et puis bon, j'ai ça, je fais avec. Je suis un warrior.

Naturellement le fichier bien organisé que ça fait n'est pas lu par l'extension score, du coup j'ai créé cette catégorie passionnante des trucs qui marchent pas même si on vous a dit qu'ils marchent, si on veut que ça marche en vrai, il faut aller à la hache dans le code LilyPond, virer tout un tas de trucs qui ne marchent pas du tout, et puis il reste ce qu'il reste (vous n'aurez pas la grille harmonique qui joue des accords en même temps que la mélodie, vous n'aurez pas d'indication de tempo, pas d'accompagnement, etc.8).

Arrivés à ce point, quand on sait ce qu'on sait, qu'on est qui on est et qu'on entend un piano synthétique, on se dit qu'il faut en mettre partout. On a quand même quelques articles (même si on pourrait en avoir tellement plus) sur des vieilles chansons. Donc fier de ma méthode qui marche à moitié pour faire marcher cette extension qui ne marche pas, j'ai continué avec Auprès de ma blonde, puis À la claire fontaine, et Chevaliers de la table ronde9.
On doit pouvoir faire les chansons révolutionnaires, genre la Marseillaise (on a déjà le texte de tous les couplets dans plus ou moins toutes les versions officielles, pourquoi pas une version de la musique aussi ? Ou le Chant du Départ (que je préfère nettement à la précédente), dont les paroles ont été écrites par Marie-Joseph Chénier (le frère du poète geignard et décapité), dont Gallica a une version de 1794 (mon regard se tourne irrésistiblement vers wikisource… où la situation est encore pire que sur Wikipédia : en pratique, l'édition des partition est impossible, même si l'extension est installée), etc.

Bref, si ça vous inspire, faites-vous plaisir.

Il y a une doc complète (pour ce que j'ai pu en juger) et en français sur le site de LilyPond, malheureusement dès que j'ai commencé à parler de ça sur twitter, le site est tombé en rade avec un joli message « Site currently down due to high traffic » (je veux bien croire que tout le monde s'intéresse à ce que j'ai à dire, mais je ne savais pas que j'avais l'envergure d'un tombeur de sites internet… la malchance sans doute).
Sinon, il y a un wikibook qui s'appelle Introduction à LilyPond, qui répond à pas mal de questions, sans être aussi exhaustif.

Notes10
  1. Sauf si on l'attache à une chaise jusqu'à 18 heures et qu'on le fait pointer.
  2. C'est tombé dans les 3 jours où je me mettais à l'éditeur visuel, donc je me suis amusé à faire ça à l'éditeur visuel, question de mode.
  3. Même les développeurs, c'est dire !
  4. Ils sont fous, ces tordus.
  5. D'après ce qu'on m'a dit. Je ne vais pas faire semblant : il y a deux jours, j'ignorais encore que tout ça existait. Je fais de mon mieux, mais si vous voulez des infos waterproof, allez voir ailleurs.
  6. Ça ne vous rappelle rien ?
  7. Le son est atroce, mais bon, c'est un peu comme les choses de synthèse vocale.
  8. Ça ne doit pas être dans le scope des devs de l'extension, ou un truc du genre.
  9. Quand même.
  10. Il faut ce qu'il faut.

jeudi 11 juillet 2013

Pigeon

Dans un certain milieu, je me suis fait une réputation de faire des photos de pigeons crevés. Ça m'est certes arrivé à l'occasion, mais la réputation est très surfaite (bref, c'est pas la peine de m'envoyer une photo à chaque fois que vous croisez un pigeon baignant dans ses viscères ; certes, j'aime bien qu'on pense à moi mais il y a une limite à tout).
Juste pour le plaisir des yeux, un pigeon crevé, pendu par les pieds.
Et puis il y a des gens qui sont encore plus frappés que moi, niveau pigeon.
Tiens, par exemple, sur Commons il y a quelqu'un qui s'appelle PigeonIP. Vraisemblablement, c'est pas un pigeon sous IP (quoique, allez savoir, avec toute la technologie, il a peut-être un port USB derrière la tête… je ne sais pas, on ne s'est jamais parlé), mais il fait un superbe boulot de catégorisation des photos de pigeons (comment aviez-vous deviné ?).

Personnellement, j'aime bien faire des photos d'un peu n'importe quoi (des agrafeuses, des portes, des cafetières…) et pourquoi pas des trucs dont je sais qu'il y a matière à en parler. Soyons réalistes, en général je garde ça pour les soirées arrosées, ça fait des sujets de conversation étranges entre gens qui ne peuvent pas aligner deux phrases (en fait, j'aimerais bien me rencontrer, pour savoir si c'est vraiment si rigolo que ça, des gens qui se fâchent sur la cuisson des briques avec les yeux qui se croisent). Et de temps en temps, quand j'ai assez de photos, j'écris un article sur mes sujets à la noix.
Par exemple, j'ai fait un truc sur les fissuromètres en revenant de Chartres. On avait fait une virée à quelques uns, on était entrés en meute dans le truc, et tout le monde a levé le nez et fait une photo de tous les vitraux (ça fait au moins une demi-douzaine de photos pour chaque vitrail). Comme j'avais un torticolis, j'ai regardé le mur : tout lézardé, du coup, j'ai pris ça en photo. Au retour, j'ai trouvé mes photos assez moches, donc j'ai écrit un article pour les mettre quelque part.

Pour en revenir au pigeons, hier je me suis souvenu que j'avais déjà fait des photos ridicules de machins anti-pigeons, que PigeonIP avait catégorisées (j'adore ce pseudo). Coup de bol, derrière la catégorie de Commons, il y avait un article sur Wikipedia en anglais, en allemand et en hébreu. Coup de bol pour moi, je lis vaguement l'anglais. Je me suis donc inspiré de leur article (pourquoi réinventer l'eau tiède ?) pour en écrire un en français.
Tout en l'écrivant, je cherchais sur Commons des photos pour l'illustrer (ça, c'est la version littéraire de la chose, en pratique je cherchais sur les photos des trucs malins à dire). Et je suis tombé sur trois photos de la même statue, prises sur une période de 6 ans par trois photographes différents, et qui mises ensemble, illustrent à peu près toute l'histoire :
  • Thbz, janvier 2006, la statue vêtue de fientes : Ouhouhou ! C'est saaaaale !
  • Harmonia Amanda, mars 2007, la même statues, avec un pigeon sur la tête : ah mais oui mais c'est bien sûr, ça venait de là…
  • Jebulon, juillet 2012, la statue toute propre, avec un filet et des piques : C'est comme ça qu'il faut faire (les piques, c'est cool, mais c'est pas partout adapté, par contre avec la bonne combinaison, c'est bien).
En sauvegardant l'article, J'ai eu ce sentiment d'être sur un sujet fabuleux où on fait des photos sans avoir idée de à quoi elles peuvent servir, et où parfois (il faut savoir comment chercher) on trouve des éléments tout à fait adaptés pour un article imprévu.

Bon, avec tout ça, j'ai perdu un sujet de conversation, moi…

Si vous vous demandez dans quels cas les piques ne sont pas adaptées, voilà :
Les poils pubiens anti-pigeons
… à éviter.
Pigeon […] tu es vraiment le plus agile.

mercredi 6 mars 2013

Physique amusante

Des fois, on sait des trucs depuis des années, on ne sait pas bien ce qu'on pourrait en faire, mais on ne les oublie pas.
Et quand je parle de trucs, je pense aux trucs du genre faire la différence entre un œuf frais et un œuf dur (en admettant qu'on ait intentionnellement rangé les premiers au milieu des seconds et qu'on soit prévenus de la blague, ce qui, tous comptes faits, est assez peu probable si on y réfléchit un tout petit peu). Depuis que je suis gamin, je sais faire ça et je n'en ai jamais eu besoin, à tel point que j'avais oublié que je le savais.

Toujours est-il que j'étais tombé sur la rotation de l'œuf dur sur Wikipédia il y a quelques temps (je ne sais plus qui a mis le lien sur twitter), et que ça m'a fait remonter mes vieux souvenirs de mettre un œuf frais au milieu des œufs durs… Mais plutôt que de gaspiller le plateau d'œufs de mes potes, je me suis dit que je pouvais essayer (toutes choses étant égales par ailleurs) de faire de mon savoir incongru un usage tant soit peu productif.
Donc j'ai attrapé mon appareil photo (qui n'a pas de petit nom, mais qui sait faire des vidéos), j'ai acheté un plateau d'œuf, j'ai monopolisé le mini-studio photo de Wikimédia France, et entre deux photos de cintre à falzar fabriqué au Bangladesh, j'ai fait cuire un œuf dur.
Puisque j'en parle, voila.
Et puis, quand il a bien refroidi, je l'ai mis dans le studio, avec la ferme intention de faire un truc cool à moindre effort.

Et c'est là que tout est parti en sucette.

Figurez-vous qu'un œuf, c'est suprêmement crétin : ça ne tient pas en place, ça sort tout le temps du champs, ça se cogne dès que ça peut, et ça ne veut pas tourner comme il faut.
Je sais, j'ai essayé.
J'étais parti en me disant que je temps de tout sortir, de tout préparer, de filmer et de ranger, ça serait plié en un quart d'heure grand maximum… et bien j'ai passé plus d'une heure à regarder un œuf de faire la malle de toutes les façons possibles et inimaginables.
C'est têtu, un œuf.
Mais j'ai la tête plus dure encore. Et je me suis arrêté quand l'œuf s'est suicidé dans un coin du studio, en se fracassant la coquille.
Finalement, j'ai réussi à tirer de ma centaine d'essais à peu près ce que j'en attendais.

Et voila le travail !

Edit : On me fait remarquer qu'à la fin de l'histoire on ne sait toujours pas quel œuf il faut manger. J'ai donc fait une version avec la légende directement dans la vidéo (c'est en français, j'hésite à faire d'autres versions linguistiques par peur de la faute de traduction, donc si vous voulez une version en tamoul, donnez-moi le texte à copier-coller).

Et voila le travail ! (bis)

mardi 9 octobre 2012

Auto-hypnose

J'ai tenté une expérience d'auto-hypnose. Il faut regarder sa calculette dans les yeux sans loucher jusqu'à ce qu'on soit léger-léger et que son rhume soit guéri.
Le truc difficile, c'est que la calculette a beaucoup plus d'yeux que moi.
Bref, ça n'a pas marché pour le rhume, mais j'ai réussi ça :
C'est cool, hein ?
Sans les mains !

De quoi je voulais parler, déjà ?

Ah oui. Donc, j'ai rangé ça bien à plat dans le tiroir des calculettes, sur Commons. Le tiroir s'appelle calculator, parce qu'en fait il y a des mecs qui ont essayé de croiser une calculatrice avec Terminator. Ça n'a pas fait un zébrule en chaussettes, ni un zébrâne des montagnes, ça a juste fait des histoires quand ils ont essayé de le mettre dans un tiroir. Du sang sur les murs. Mais c'est une autre histoire.

Et là, je me suis rendu compte qu'on avait quelques captures d'écran de KCalc et pas d'articles sur fr. Donc j'ai rempli une jolie infobox avec un logo et une capture d'écran et trois généralités. Bref, une calculette, quoi.

J'ai regardé mon article, et j'ai dit que cela était bien.

Et puis je me suis dit qu'en fait, la même ébauche pouvait marcher pour la calculette de Windows. Comme ça, avec la seule force de mon cerveau surdéveloppé. Donc j'ai copié-collé (pour ne pas me faire prendre, j'ai ajouté des fautes d'orthographe et retiré les images, comme quand j'étais à l'école).
Ça fait une ébauche un peu maigre, tout bien réfléchi (faire plus, ça serait faire de la promotion du truc).

En fait, le logiciel libre, c'est plus illustré. Faudrait juste un kamikaze de linux pour faire des captures d'écran de toutes les versions de KCalc dans toutes les langues.

Ça a vraiment trop d'yeux, une calculette.

jeudi 4 octobre 2012

La fin de l'été

On c'est que c'est la fin de l'été quand les hirondelles s'en vont et qu'on attrape un rhume.

Du coup, j'ai pris une vanne thermostatique en photo (winter is coming).
Et je suis allé faire un tour sur les statistiques de consultation de la vanne thermostatique.
Source.
L'article est plus lu depuis la 3e semaine de septembre… la fin de l'été.

jeudi 6 septembre 2012

Wild Bill Hickok et les monuments historiques

Je regardais les statistiques de consultation de quelques ébauches d'articles que j'ai créées.
Sur les 90 derniers jours :
  • Wild Bill Hickok Memorial — un buste des années 1930, qui n'a certainement pas révolutionné l'histoire de l'art, sur un carré de pelouse perdu dans l'Illinois : 110
  • Hôtel de ville de Rambervillers — un monument historique des Vosges, qui date de la Renaissance, et qui a visiblement survécu à quelques guerres assez destructives (surtout dans le coin) : 76
  • Salle du Sacre — une salle du château de Versailles (monument historique), par où passent tous les visiteurs, avec des tableaux de peintres qui sont dans tous les bouquins d'histoire de l'art : 545
De là, je constate que :
  • s'acharner à décrire le monument historique en bas de chez soi, pour distrayant que ça puisse être, n'intéresse pas vraiment les foules ;
  • le bidule à la gloire de l'Empereur des Français (avec majuscules), le mec qui a réussi à se faire détester par l'Europe entière (sans parler des colonies), par Jacques-Louis David (pas le coiffeur, l'autre : le « Premier peintre ») ne fait que cinq fois plus de visites que le truc à la mémoire du mec qui faisait du cheval pour le Pony Express, comme dans Lucky Luke.
En fait, il faudrait continuer à traduire des articles idiots sur les mythes fondateurs des États-Unis, ça a l'air d'intéresser pas mal les francophones (587). Et penser à organiser pour l'an prochain un Wiki Loves Wild Bill Hickok.

samedi 28 juillet 2012

SFR Connexion

Pour ceux qui, comme moi, ont un mal de chien à se connecter aux sites de Wikimedia depuis hier.
Au bout d'un moment, je suis allé voir si sur IRC quelqu'un savait ce qu'il se passait, et là quelqu'un a eu la bonne idée de me passer un lien… vers le bistro (c'est malin, tiens).
Bref, recopie ci-dessous du thread en question, pour ceux qui abandonneraient l'idée d'aller lire le bistro avec une connexion qui ne connecte pas :

Connexion à Wikipédia lente voire impossible

Impossible de me concerter à wikipedia ou commons chez moi depuis hier soir. Est ce la faute aux jo ou c'est SFR qui fait encore des problèmes ? a+ --Chatsam Cat Cabal logo.svg (coucou) 28 juillet 2012 à 09:07 (CEST)
Ouais, ça marche très mal chez moi aussi, mais je ne pense pas que ce soit lié à SFR, d'autres sites fonctionnent normalement. Oblomov2 (d) 28 juillet 2012 à 10:05 (CEST)
Pareil, pendant les trois minutes que met le chargement d'une page de WP (avec deux échecs pour trois tentatives), je navigue normalement sur d'autres sites. le sourcier 28 juillet 2012 à 11:47 (CEST)
Pouvez-vous plutôt nous indiquer si vous êtes chez SFR ? Car ce problème est déjà arrivé il y a quelques semaines (souci de DNS). Elfix ↝ discuter 28 juillet 2012 à 11:51 (CEST)
Ils commencent à me casser les noix, SFR. Ils sont jaloux du partenariat avec Orange ou quoi ? (Obligé de recharger deux fois la page pour laisser ce mot...) – Swa cwæð Ælfgar (d) 28 juillet 2012 à 11:55 (CEST)
Je suis connecté par SFR. Deux fois sur trois, après un chargement laborieux, les pages apparaissent sans habillage ou avec les modèles non interprétés. C'est dépaysant. le sourcier 28 juillet 2012 à 12:10 (CEST)
Je passe par SFR également. Toutefois, maintenant que j'y pense, j'ai aussi depuis quelques jours des problèmes d'habillage (css ?) avec certaines pages d'Amazon. Oblomov2 (d) 28 juillet 2012 à 12:55 (CEST)
Pas de problème de connexion chez moi depuis hier soir avec un autre FAI que SFR. GLec (d) 28 juillet 2012 à 13:07 (CEST)
On dirait que ce n'est pas un problème de DNS, l'adresse de fr.wikipedia.org est tout le temps résolue. C'est peut-être un problème de routage des paquets... Elfix ↝ discuter 28 juillet 2012 à 12:12 (CEST)
Je subis les mêmes problème sur Commons et sur Wikipédia depuis hier soir, avec SFR, mais comme les connexions vers les autres sites Internet ne posent aucun problème, est-ce que la situation ne serait pas propre aux applications Wikimédia ? Père Igor (d) 28 juillet 2012 à 12:54 (CEST)
Même problème pour moi, chez SFR aussi, mais contrairement à l'épisode d'il y a quelques semaines changer de serveur DNS n'arrange apparemment rien. --Fanfwah (d) 28 juillet 2012 à 13:07 (CEST)
Même problème chez moi, long à s'afficher, affichage parfois mauvais, pareil sur Commons, en revanche, les photographies se téléversent sans problèmes sur Commons. JÄNNICK Jérémy (d) 28 juillet 2012 à 13:36 (CEST)
N'hésitez pas à reporter ce problème ici tant que ce n'est pas réglé. Autrement j'ai l'impression que SFR va y passer à côté comme ils ont failli le faire lors des leurs derniers soucis de DNS... Elfix ↝ discuter 28 juillet 2012 à 13:52 (CEST)
Résumé :
C'est SFR qui est dans les choux. Allez rouspéter sur le thread dédié de leur forum.

dimanche 22 juillet 2012

Les Barbouzes au Bengale

Si vous n'êtes pas encore tombé dessus, il circule sur internet ces jours-ci un gag à propos des légendes des images sur Wikipédia. Les humoristes étant assez grégaires, le bidule est partout (cherchez "Ridiculous Wikipedia Picture Captions" sur n'importe quel moteur de recherche de troisième ordre, je ne vais pas mettre un lien là-dessus).
Ça a occupé les patrouilleurs de la Wikipédia anglophone, si j'en juge par les historiques (sans commentaire).

Bref. Mais c'était pas ça que je voulais dire, je m'égare.

Donc Pyb regarde la télé. Ça peut arriver à tout le monde. D'un coup, il constate que le Bengale est rempli de tigres, d'enfants des rues et de stéréotypes.
Seule réaction possible, je vais vérifier qu'on a bien un article sur le feu de Bengale.Certes, on en a un, mais il est vraiment minable. Mais il a une note en bas de page, et quelle note en bas de page !

Si vous ne savez pas ce qu'est un feu de Bengale, j'espère que vous connaissez les films de Lautner en détail, sinon vous êtes mal barrés. Ou alors apprenez l'allemand.

Perso, ça m'a fait mon fou-rire hebdomadaire.

mardi 17 juillet 2012

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,…

… et les mots pour le dire arrivent aisément.

J'ai toujours trouvé cette phrase idiote (désolé, Boileau) parce que c'est le genre de phrase toute-faite qu'on utilise pour te faire comprendre que tu es un abruti de la toute première espèce, et que tu n'es même pas fichu d'avoir la moyenne à ton devoir de français, et qu'en plus ne m'interromps pas quand je t'engueule, ça m'énerve.
Mais des fois…

Tout à l'heure, je lisais un article de Wikipédia en français qui parle de pronoms personnels japonais. J'avais déjà entendu Amélie Notomb se répandre sur la complication qu'il y a à parler japonais à des gens (oui, parce que parler tout seul, c'est à la portée de tout le monde) quand elle vendait son bouquin, je sais plus lequel… Donc bon, je savais que c'était compliqué, et comme je ne parle pas un mot de japonais, ça a l'attrait exotique des îles du grand large désertes, mouillées d'embruns et plantées de cocotiers.

Ma soirée d'explorateur linguistique aura somme toute été bien courte, parce que le gros du texte de l'article (où je m'attendais à trouver des explications détaillées sur tout un tas de trucs dont j'ignore jusqu'à l'existence, naïf que j'étais), après une vague liste des pronoms des deux premières personnes (dois-je conclure qu'il n'y a pas de troisième personne en japonais et qu'on ne peut parler que de la personne à qui l'on parle ?) est en forme de mise en garde :
À moins de parfaitement maîtriser le japonais, il est recommandé de ne pas employer les pronoms personnels de la deuxième personne. […]
Grosso-modo : c'est un truc vraiment trop compliqué pour toi, tu peux pas comprendre, ne l'utilise jamais-jamais sinon tu vas déclencher une catastrophe apocalyptique avec des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des tas de tsunamis, Tokyo va se faire bouffer par un lézard géant et tu vas te faire mordre par un rat. Et en plus, tu seras bien embêté, parce que tu vas te casser la binette et ta montre sera cassée. Déconne pas ! Fais jamais ça !

Sérieusement, les mecs… quand vous expliquez un truc sur Wikipédia, expliquez-le, c'est tout. Ne perdez pas votre temps (et le mien) à vous plaindre que c'est compliqué : tout le monde s'en fout et personne ne comprend rien.

mercredi 4 juillet 2012

[[Boson de Higgs]]

Aujourd'hui, conférence de presse au CERN, on annonce la découverte de l'article de Wikipédia sur le boson de Higgs.

Théorisé dans les années 1960, l'article a été créé en octobre 2004. Il a été développé gentiment tout au long de ses 360 edits par 171 éditeurs différents (à l'heure où nous mettons sous presse).

L'article tournait jusqu'à il y a trois jour entre les 400 et 500 pages vues par jour, mais à l'annonce de la future annonce le trafic a sensiblement augmenté, atteignant un pic de 8 241 hits hier.
Capture d'écran du compteur de visites de l'article [[boson de Higgs]], ce matin.
Il y a fort à parier que la découverte de cet article va se continuer dans les jours à venir, et que l'effet de longue traîne permettra à de nombreux internautes de se tenir informé des activités sub-lacustres de la région du Léman.

Edit : Le 4 juillet 2012, jour de l'annonce, le compteur a enregistré 84 049 visites.

mardi 29 mai 2012

Statistiques

Je m'étais dit qu'il fallait parler d'adverbes. J'avais noté ça, c'était important. Et puis en fait non, c'est comme les panaris, les adverbes : faut que ça mûrisse.
Et là, c'est pas mûr.

Je peux faire des statistiques sans les mains. Et l'avantage des statistiques sans les mains, c'est que ça ne peut pas faire de panaris, forcément.

Donc, les chiffres du mois d'avril, pour Wikipédia en français :

Anatoli Bugorski, le mec qui existe, qui a eu un proton dans le crâne, la tête dans l'accélérateur de particules et qui n'a pas d'article en français… Et bien, il n'a pas été vu en avril — et pour cause : il n'existe pas.

Fantasy Mission Force, le film qu'on aime regarder se décomposer, vague remake des 12 salopards, avec des amazones anthropophages et des clowns en kilt (moi aussi, j'ai renoncé à comprendre, mais j'ai bien rigolé), a été vu 114 fois en avril. Enfin, le film… l'article du film, je me comprends.

Meteor Apocalypse, le film dont la morale est qu'en cas de pluie de météores, il faut courir vers la droite sinon on meurt (ça doit être politique, comme message), a été vu 159 fois en avril.

Super Timor, le truc de 30 secondes qui ne se passe pas au Timor du tout, où trois mecs se filent des baffes sur un canapé, a été vu 253 fois en avril.

Barbie et les Trois mousquetaires, ce film, dont j'ai déjà parlé, et qui n'est pas un porno (comme je ne sais plus qui me disait que le titre laisse entendre), a été vu 364 fois.

Abraham Lincols, chasseur de vampires, le film que personne n'a vu parce qu'il n'est pas sorti (c'est prévu pour entre juin et août courant selon les pays) a été vu 1502 fois en avril.

Vous remarquerez que je garde ça concis, avec un petit échantillon représentatif (parce que ma calculette est en rade de piles) selon la méthode du doigt mouillé. Ça, ça fait une bonne note méthodologique.

Maintenant les conclusions.

Vous remarquerez que l'ordre alphabétique ou le classement par nombre de caractères dans le titre n'ont aucune incidence sur le nombre de vues. Ni dans un sens ni dans l'autre. Ni même dans les deux sens en même temps (oui, je sais, je suis très souple).

D'ailleurs le nombre de mots n'a non plus aucune influence. Ni dans un sens ni dans l'autre. Ni dans les deux sens en m… oui, oh bon, ça va, hein ! je vais pas le refaire à chaque fois non plus. Les contorsions, ça va un moment, et puis ça va bien !

Mais quand on compare l'intérêt et le nombre de visites, tout s'éclaire : plus c'est passionnant, plus les gens ne lisent pas. En même temps, je dis ça pour dire quelque chose, et plus je regarde mon classement par ordre d'intérêt, plus je me dis que je suis d'accord avec moi-même.

Faudra vraiment que je vous parle d'adverbes, c'est important...

Oui oui.

jeudi 12 avril 2012

Insomnie

Ça a commencé comme ça.
Je suis tombé sur l'article Nico la licorne. Impossible de me souvenir comment.  Et j'ai été pris d'une compassion aussi soudaine qu'inexplicable.
J'ai sorti le machin à faire des fiches cinéma d'Okki « tout en faisant gagner du temps ».
Puis j'ai cherché des interwikis (si vous êtes d'humeur anglophone, il y a tout une tartine de racontage d'histoire là, à laquelle je n'ai pas touché) et des catégories.

Et c'est à ce moment que tout a basculé. Il y a sur Wikipédia en français une catégorie pour les licornes de fiction. Pas les vraies, celles de fiction, les fausses, celles qu'on trouve dans les téléfilms canadiens des années 1990, celles qui s'appellent Nico ou Charlie.
Les vraies licornes ont leur catégories à elles, bien tranquilles. Faut pas mélanger.

Et puis le téléphone a sonné. C'était la Méchante Sorcière de l'Ouest, qui cherchait des chaussures.
En raccrochant, j'ai réalisé qu'on n'était plus dans le Kansas, et qu'il fallait faire quelque chose. Donc j'ai fait ce qu'il fallait.
A man's gotta do what a man's gotta do.
Puis j'ai appris que « dans Rio Bravo, John Wayne porte la même ceinture que sur la Rivière rouge. »

Et là, je suis tombé dans une faille spatio-temporelle.

Quand j'en suis sorti, j'étais devant Main Street. Enfin, pas l'article, parce qu'il n'existait pas encore, le film de 2010. L'autre film (en 2010, Colin Firth a fait The King's Speech, dont tout le monde a entendu parler, que tout le monde a vu et Main Street, que nous appellerons donc l'autre film, parce qu'on ne peut pas vraiment l'appeler autrement).
C'est un film qui ne raconte rien, avec Colin Firth qui vend des déchets toxiques en faisant des grimaces pour faire un accent texan douteux, et Orlando Bloom en uniforme de flic. Le tout en Caroline du Nord.

Comme il ne fallait pas que ça se perde, j'ai créé l'article vite fait, et je l'ai mis sur ma liste des films improbables dont je suis fier d'avoir créé l'article, et j'ai remonté la Caroline du Nord en tête de ma liste des endroits où ne pas aller.

Et j'ai réalisé que la nuit était finie.

Bonjour.

vendredi 16 mars 2012

La photo qui bouge toute seule.

En retombant sur IWDRM (tumblr dont j'ai renoncé à comprendre le titre, mais sur lequel je tombe tout à fait par hasard avec la précision d'un métronome tous les trois mois), [là, on va dire que j'ai une chute à ma phrase, vous allez être gentils. C'est d'autant plus con que ça partait bien, mais pour la seconde moitié, je sèche complètement. Tant pis.]

Bref, toujours est-il [parce qu'on ne va pas se laisser démonter par un raté au démarrage comme ça] que ça s'appelle (selon des gens mieux informés que moi) cinemagraph en anglais et en italique dans le texte. Un truc prétendument inventé pour vendre des robes très chères, toujours selon les gens informés. Personnellement, j'ai comme le sentiment que la technique a juste été re-pompée, bien re-packagée et déposée, mais je ne suis pas tellement bien informé, c'est juste un sentiment. C'est donc un GIF animé bien fichu avec un ™.
Mais avec un peut de travail, ça peut être poétique, amusant ou carrément flippant.

Côté Wikipédia, il y avait un article en roumain. Donc j'ai traduit l'article anglais en français. Sans ouvrir la version en castillan. [Je ne cherche même plus de logique, je fais juste du link-dropping, comme ça, vous avez un aperçu des interwikis. Faites comme si ça vous intéressait.]

Le truc cool, c'est qu'il y a une catégorie sur Commons, avec cinq fichiers dedans, d'intérêt variable.

Le plus fort, c'est que MediaWiki n'est toujours pas fichu de redimensionner un GIF et de l'animer. C'est vraiment bravo, après plus de 10 ans, voila.

Tout ça pour dire qu'il doit y avoir moyen de moyenner pour trouver une utilité à ce truc-là, et d'illustrer des articles avec ce genre de chose. [Vague impression d'essayer en vain de ré-inventer l'eau tiède.]
Donc bref, vous avez un appareil photo qui filme un peu (ou un téléphone), expérimentez, amusez-vous, faites-vous plaisir. Le modèle en papier est voué à la faillite, essayez de passer à autre chose. [Du coup, je suis affligé en lisant [[photographie numérique]] de constater que la seule finalité du truc pour les rédacteurs, c'est l'impression papier. Mais c'est une autre histoire. Ou pas.]

dimanche 22 janvier 2012

#WTF

Je survole des articles de Wikipédia (dont le sujet ne me fait pas forcément relever la nuit). Mais il arrive que j'aie l'œil accroché par une phrase plus ou moins absurde, dont je ne doute pas un seul instant qu'elle fait (ou faisait, sur le moment) sens pour celui qui l'a écrite.
Compilation.

André Sas Orchassal
André Sas Orchassal est cousin au 14e degré avec le généalogiste Pierre-Valéry Archassal.
Albert Kammerer
D'origine alsacienne et strasbourgeoise, d'une famille protestante, il épouse Élisabeth Hosemann en 1908 dont il aura trois enfants.
André Tubeuf
À quoi s'ajoutent d'innombrables conférences (dont sept à Salzbourg dans le cadre du Festival) et autant d'émissions radiophoniques.
Tour de poitrine
Faites vérifier vos mesures régulièrement chaque année, lors de changement de poids, allaitement, un premier soutien-gorge d'une adolescente, changement de modèle; par un(e) corsetier(ère) ou un(e) couturier(ère). Ce service est gratuit au Québec.
Claudia Schiffer
Son père est mort le mardi 24 juillet 2007 d'une crise cardiaque au golf de Bitche (Moselle).
Miss Ming
Miss Ming est née un 3 novembre 1990 et n'est pas autiste mais simplement différente.
Christophe Dechavanne
Christophe Dechavanne est daltonien, et il a une sœur.
 KoЯn
 Dans leur jeunesse, Fieldy était d'ailleurs assez méchant avec Jonathan : « Il me piquait mes T-shirts » a déclaré plus tard Davis.
Chimère (génétique)
[… ] les analyses effectuées sur un de ses fils montraient qu'elle ne pouvait être sa mère.
Cadran solaire à fibres optiques
…un monolithe de bronze…
Chronologie de Paris
C'est le grand retour du tramway à Paris, après une absence de près de 70 ans.
Aquarium du palais de la Porte Dorée
Des nautiles, sorte de mollusque céphalopode, étaient conservés dans un bac réfrigéré à 16 °C. Ils étaient avec la limule les représentants stars de cette partie.
YouPorn
[…] le site aurait été conçu et réalisé à l'origine par un Allemand.
 Je n'ai pas corrigé, je trouve plus drôle comme ça.

À part ça, j'ai rêvé que le bistrot à côté de chez moi contribuait à Wikipédia pendant les courses (il fait PMU aussi), pendant que sa femme regardait les clients avec les dents. Sur le coup, ça n'avait pas l'air aussi barré qu'en l'écrivant, mais ça m'a quand même fichu la frousse. Je me suis donc réveillé en sueur, j'ai attrapé mon cartable et je suis allé à l'école, où je me suis rendu compte qu'il y avait un problème quand la maîtresse essayait de faire des calculs sur un tableau triable et que Poulpy lui disait d'utiliser un tableur.
Et je me suis réveillé…

Je cherche toujours dans quel article  je pourrais ajouter ça.

lundi 14 novembre 2011

Les dessous de tout, sur tout, en dessous de tout, surtout sens-dessus-dessous

Je suis tombé sur un article de Wikipedia en anglais qui m'a soudain fait comprendre à quel point on nous ment.

Jusque là, je croyais que les Américains avaient fait la guerre en Irak pour occuper leur jeunesse, pour relancer le business des marchands de canons, pour se débarrasser d'un type qui les dérangeaient et accessoirement pour récupérer le pétrole. C'est plus ou moins ce que j'avais compris des explications confuses que j'avais lues d'un œil distrait.

Ben en fait non, pas du tout.

En lisant ça, je me rends compte que c'était bien plus vicieux. Saddam Hussein avait en fait toute l'attention de la CIA et en sous-main des éditeurs de papreback américains qui sentaient le coup fumant depuis qu'il avait commencé à éditer des romans.
La CIA (qui n'a pas vu venir les avions de septembre) a eu le temps de faire une analyse desdits livres et de voir que plusieurs nègres avaient travaillé sur le truc.
Vraisemblablement, donc, ils sont allés pendre le type qui avait juste pris les moyens d'écrire ses bouquins et de les vendre (un peu comme King Jong-il qui fait du cinéma) dans l'idée de récupérer les droits et d'exploiter cette production de qualité (j'ai pas lu, mais franchement pour faire un tel cirque, les Américains devaient être persuadés que ça valait le coup) peinards.

Visiblement le truc a marché. De ce que je comprends, l'éditeur américain détient le copyright de Zabibah and the King sans rien avoir payé à l'auteur. Je n'ai pas les chiffres de vente, mais une adaptation cinématographique est post-production et doit sortir au printemps prochain, avec Ben Kingsley dans le rôle du dictateur (lui qui avait incarné Gandhi), Anna Faris (de Scary Movie) et Megan Fox (la madone des Transformers) en cameo. Et tout ça, bien sûr (un malheur n'arrive jamais seul) réalisé par Sacha Baron Cohen (auteur de Borat).

Ça valait le coup, bravo les mecs.

Enfin, je dis ça, je dis rien. D'ailleurs je dis n'importe quoi.

lundi 31 octobre 2011

Bart l'ours

Bart l'ours (en anglais: Bart the Bear) est un ours kodiak, né le 19 janvier 1977 à Baltimore, Maryland, États-Unis, mort le 10 mai 2000 à Park City, Utah, États-Unis. Cet ours a figuré à l'affiche de nombreux films d'Hollywood.

Biographie

Né dans une famille d'artistes, Bart l'ours a appris très tôt le métier d'acteur auprès de sa mère, qui avait dû manger un producteur et sa femme pour obtenir des rôles mineurs dans des films d'horreur comme Grizzly (1976) ou Days of the Animals (1977). Au cours de sa carrière, Bart a donné la réplique à John Candy, Dan Aykroyd, Annette Bening, Ethan Hawke, Steven Seagal, Gregory Peck, Tchéky Karyo, Brad Pitt, Alec Baldwin et Anthony Hopkins (deux fois).

Ses démêlés avec la Writers Guild of America, qui ont jusqu'à sa mort refusé de lui donner des dialogues intelligibles, ont failli aboutir à une grève des scénaristes et dialoguistes animaliers, terrorisés par les grognements plaintifs de l'animal. À noter que Bart, en signe de protestation contre l'attitude incompréhensive des studios à son endroit, n'est pas venu recevoir son Grizzly Award à Bear Head Lake.

Atteint d'un cancer qu'il combattait avec courage depuis plusieurs mois, Bart s'est éteint à l'âge de 23 ans dans son bungallow de Heber City, Utah. Son ami Brad Pitt était à son chevet.

Filmographie

Liens externes



L'article était un peu pauvre, je me suis dit qu'une petite biographie ferait joli au milieu, mais comme je n'y connais rien, j'ai tout inventé.

lundi 24 octobre 2011

Les Trois Mousquetaires

Est-ce la pleine lune ou la sortie d'un film en 3D ? Toujours est-il que je me suis retrouvé dans la catégorie des adaptations des Trois Mousquetaires.

J'en connaissais quelques uns, et des pas piqués des hannetons, comme The Three Musqueteers avec Douglas Fairbanks, que je me suis promis de regarder en entier sur Internet Archive (un jour, si j'ai le moral et deux heures devant moi), L'Étroit Mousquetaire, qu'on pouvait voir jusqu'il y a quelques temps sur internet, visiblement les ayant-droits ont fait le ménage), le film de 1993, avec Kiefer Sutherland (à ce propos, ne lisez pas ce précédent billet) assez imprévu dans le rôle d'Athos, ou La Fille de d'Artagnan de Bertrand Tavernier, et avec plein d'acteurs que ça me fait toujours plaisir de voir.

Bref, j'étais au courant que Dumas avait inspiré des trucs étranges.
On m'a chaudement recommandé au passage L'Homme au masque de fer comme un summum du pire, il faudra que j'y jette un coup d'œil (pour le plaisir).
Et… je suis tombé en arrêt sur ce titre : Barbie et les Trois Mousquetaires.

[Je mets un blanc ici pour vous laisser apprécier ma découverte.]

Après un petit tour sur google, il y a la bande annonce sur YouTube (vous me pardonnerez de ne pas coller ça ici, j'ai un vieux reste de dignité).

Barbie est donc la fille de d'Artagnan (et comme il n'y a pas de poupée d'Artagnan chez Mattel, il n'est pas dans le film, c'est plus simple), elle fiche un bazar monstre dans la grange en prétendant s'entraîner, parce qu'elle veut être mousquetaire, comme papa. D'ailleurs, comme elle sait à peu près faire la roue (je ne m'étais pas rendu compte que ça pouvait servir à tirer au mousquet, mais je manque sans doute de documentation), elle va à Paris (jusqu'à ce moment, je croyais connaître Paris, mais ça doit être dans une réalité alternative, parce que les maisons ressemblent à celles de Nosferatu le vampire, et au fond il y a une sorte de château Disney assez raté), où elle fait rigoler tout le monde. Donc, elle se retrouve au chômage. Mais ça dure à peu près 15 secondes, parce qu'elle est tout de suite embauchée pour passer la wassingue et la panosse dans le château Disney (c'est une fille, et les filles, ça serpille).

Tout ça, et surtout l'image de synthèse, donne l'impression de voir un remake pas drôle de Shrek, et mal fichu. En plus Barbie ressemble à la princesse Fiona, mais c'est pas un ogre (et c'est bien dommage). À la réflexion, il est assez satisfaisant de voir qu'il s'est trouvé quelqu'un pour financer un film qui a donné du boulot à tous les stagiaires et wannabes de l'image de synthèse, qu'on retrouve quelques années plus tard chez Pixar ou Dreamworks à faire des trucs qui ont de la gueule avec des moyens.

… Je reprends. Donc, Barbie (qui s'appelle Corine) fait le ménage avec Viveca, Aramina et Renée (ne me demandez pas d'où sortent ces noms, je m'interroge encore), qui veulent secrètement être mousquetaires, et qui ont des talents très martiaux (faire de la couture, danser, cherchez pas : le scénariste était pas net). Je passe des épisodes, parce que bon, un quart d'heure de plumeau, bon, donc il y a un complot pour tuer le prince (qui aimerait mieux faire de l'aérostation que d'être roi, tentative du scénariste du côté du steampunk qui reste à l'état de tentative) pendant le bal masqué (l'histoire pas téléphonée du tout). Donc les quatre soubrettes, qui entre temps ont été virées (encore au chômage), décident de sauver le prince parce qu'elles veulent être mousquetaires (à partir de ce moment là, je pense que le scénariste était vexé qu'on n'ait pas retenu sa proposition steampunk, du coup il a abandonné toute logique). Donc, pour ne pas se faire reconnaître, Barbie et ses copines se déguisent en robes de Barbie rose bonbon, et elles maravent les méchants à coups d'éventail en leur jetant des boucles d'oreilles dans les yeux.
Comme elles ont gagné, le prince devient roi, il les nomme mousquetaires, et au moment où il commence à faire des avances à Barbie, elle lui fiche un vent spectaculaire parce qu'elle a mieux à faire de sa vie que d'aller au bal avec le roi, et que d'ailleurs on la prévient qu'il y a un autre complot.

Je vais prendre un aspirine, et je reviens.

Voila. L'article de Wikipédia raconte bien le film, à peu près tout y est, dans le style approprié (chiant et illisible comme il convient), mais le truc qu'il faut absolument lire, c'est la section Autour du film, qui explique toutes les incohérences historiques du film en oubliant l'essentiel : la princesse Fiona, même déguisée en poupée Barbie n'a jamais été mousquetaire.

Une dernière remarque. Si vous avez des vieilles poupées Barbies (avec les accessoires) qui traînent dans le coffre à jouets, au fond du grenier à la campagne, sous une épaisse couche de poussière, ressortez-les et prenez des photos, la catégorie sur Commons est plutôt pauvre.
Barbie nudism, par Gilberto Santa Rosa (de flickr) [CC-BY-2.0]
Une mention spéciale pour la photo ci-dessus : bien tenté, c'est la plus rigolote du lot.

mardi 6 septembre 2011

Je me suis assis et j'ai beaucoup réfléchi.

Je me suis assis et j'ai beaucoup réfléchi.
Et je me suis dit que ça serait chouette si tout était bien. Partout. Tout le temps.
S'il n'y avait pas de problèmes. Jamais.
Pouvoir juste faire ce qu'on a à faire. Sans avoir à parer au plus pressé. Sans avoir à faire de choix cornéliens.
Tout simplement. Prendre le temps de faire bien ce qu'on a à faire. Puis être satisfait du travail bien fait.
J'avais bien pensé, j'étais assez content de moi. Et satisfait de ma réflexion.

Et le réveil a sonné.
Plus de café.