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mardi 25 novembre 2014

Plomberie

L'autre soir, je ferme le robinet de l'évier, quand ça fait un grand PSCHHHHHHHHHHHHHHHHT comme ça. Sans prévenir. J'avais pas la cocotte minute sur le feu, c'était pas ça, mais c'était quand même bruyant. Et puis j'ai eu le pied mouillé. Même carrément mouillé. Disons trempé. Je suis aventureux, mais faut pas pousser mémère dans les orties, j'ai coupé l'eau, et j'ai épongé.
Puis j'ai démonté le placard, vu que c'est le flexible qui fuyait comme un taré. Bon. Pas d'eau ce soir-là.
Le lendemain j'ai commencé à rassembler mes outils, naturellement dans ce genre de cas-là, on n'a jamais ce dont on a besoin, ça a été toute une histoire pour tout rassembler. J'ai découvert qu'il existe des clés à pipe qui marchent mieux que d'autres, et que d'ailleurs on ne les appelle pas pareil, et que en plus, on n'avait pas de photos sur Wikipédia.
Ah oui, mais du coup, c'était le week-end. Pas de bol, Wikimédia France est fermé le week-end, et conséquemment le mini-studio photo est inaccessible. Donc il a fallu attendre lundi.
Donc j'ai attendu lundi pour faire visiter Wikimédia France à mes bouts de tuyau, mes clés à pipe.
La relève de la tuyauterie percée.

Clés à pipe, prenant la pause comme un boyzband.

Clé à tube de marque.
 Bref, tout ça, c'est sur Commons, amusez-vous bien avec et soyez sages pendant que je redécouvre ce luxe qu'est l'eau courante sur l'évier.

mercredi 6 mars 2013

Physique amusante

Des fois, on sait des trucs depuis des années, on ne sait pas bien ce qu'on pourrait en faire, mais on ne les oublie pas.
Et quand je parle de trucs, je pense aux trucs du genre faire la différence entre un œuf frais et un œuf dur (en admettant qu'on ait intentionnellement rangé les premiers au milieu des seconds et qu'on soit prévenus de la blague, ce qui, tous comptes faits, est assez peu probable si on y réfléchit un tout petit peu). Depuis que je suis gamin, je sais faire ça et je n'en ai jamais eu besoin, à tel point que j'avais oublié que je le savais.

Toujours est-il que j'étais tombé sur la rotation de l'œuf dur sur Wikipédia il y a quelques temps (je ne sais plus qui a mis le lien sur twitter), et que ça m'a fait remonter mes vieux souvenirs de mettre un œuf frais au milieu des œufs durs… Mais plutôt que de gaspiller le plateau d'œufs de mes potes, je me suis dit que je pouvais essayer (toutes choses étant égales par ailleurs) de faire de mon savoir incongru un usage tant soit peu productif.
Donc j'ai attrapé mon appareil photo (qui n'a pas de petit nom, mais qui sait faire des vidéos), j'ai acheté un plateau d'œuf, j'ai monopolisé le mini-studio photo de Wikimédia France, et entre deux photos de cintre à falzar fabriqué au Bangladesh, j'ai fait cuire un œuf dur.
Puisque j'en parle, voila.
Et puis, quand il a bien refroidi, je l'ai mis dans le studio, avec la ferme intention de faire un truc cool à moindre effort.

Et c'est là que tout est parti en sucette.

Figurez-vous qu'un œuf, c'est suprêmement crétin : ça ne tient pas en place, ça sort tout le temps du champs, ça se cogne dès que ça peut, et ça ne veut pas tourner comme il faut.
Je sais, j'ai essayé.
J'étais parti en me disant que je temps de tout sortir, de tout préparer, de filmer et de ranger, ça serait plié en un quart d'heure grand maximum… et bien j'ai passé plus d'une heure à regarder un œuf de faire la malle de toutes les façons possibles et inimaginables.
C'est têtu, un œuf.
Mais j'ai la tête plus dure encore. Et je me suis arrêté quand l'œuf s'est suicidé dans un coin du studio, en se fracassant la coquille.
Finalement, j'ai réussi à tirer de ma centaine d'essais à peu près ce que j'en attendais.

Et voila le travail !

Edit : On me fait remarquer qu'à la fin de l'histoire on ne sait toujours pas quel œuf il faut manger. J'ai donc fait une version avec la légende directement dans la vidéo (c'est en français, j'hésite à faire d'autres versions linguistiques par peur de la faute de traduction, donc si vous voulez une version en tamoul, donnez-moi le texte à copier-coller).

Et voila le travail ! (bis)

mardi 20 novembre 2012

Cafetières et agrafeuses

Cet été, j'ai emprunté le mini-studio photo de Wikimédia France, je l'ai emporté à la campagne, en me disant : c'est cool, la campagne, il y a plein de trucs et de machins qui ne sont pas forcément d'une utilité flagrante, mais qu'on garde quand même parce que c'est nos trucs et nos machins, ça tombe bien, je vais prendre ça en photo.

Le seul problème, c'est la quantité de trucs et de machins : j'ai passé une semaine avec le studio, j'ai pioché dans la cuisine et dans le tiroir à crayons, j'ai vidé tous les jours la batterie de l'appareil au point qu'il s'éteignait de fatigue, je suis revenu avec des centaines de photos de trucs, je me suis assis devant l'ordinateur et j'ai commencé à trier/traiter mes photos, à les charger sur Commons.

Et c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas tiré d'affaire.

Sérieusement. J'ai passé de début août à début novembre (quatre mois, quand même) à faire le fond blanc du studio blanc sur les photos, à virer des poussières, à recadrer, etc. Quatre mois sur des photos de cafetières et d'agrafeuses. C'est pas le le sujet m'insupporte plus qu'autre chose, mais il ne faut pas exagérer non plus : je commence à en avoir ma claque. Je m'étais dit que je finissais la série avant de passer au traitement des photos que j'ai prises ensuite (parce que j'avais des cafetières jusque dans mon lit, mais je continuais à prendre des photos à tour de bras, inconscient que j'étais), dans l'ordre chronologique (qui est un fétichisme comme un autre).

Du coup, j'en avais tellement marre des photos de cafetières, que j'ai jeté les deux dernières séries de photos que j'avais prises, deux cafetières SEB, une série D 9 dL et une série Z 6 dL (et si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous n'avez qu'à écrire un article dessus dans Wikipédia, on a bien un article par modèle de voiture), on verra si l'an prochain je refais une expédition pour la suite des trucs et des machins.

Donc, débarrassé de mes cafetière, j'ai commencé par charger des champignons verts sur fond blanc à peine cueillis (pris sous la lampe de la cuisine, sur une feuille de papier-machine).

Et j'ai attaqué la fête de Ganesh (qui charge gentiment à l'heure où j'écris).

Je me suis aperçu que j'ai fait une fixation sur les gens qui prenaient des photos : j'ai plusieurs centaines de photos de mecs cachés derrière leur appareil photo dans les positions les plus invraisemblables.

Après, il y a une demi-journée au Père-Lachaise qui remonte à septembre, avec de grands panoramiques, des photos de numéros de concession et d'anges aux ailes cassées.

Ah, pour ceux qui n'ont pas vu passé l'info, Pyb et moi entretenons Au Père-Lachaise, un tumblr avec les photos de Commons.

samedi 28 juillet 2012

Le Mini-Studio : récit d'aventures

Puisque Jastrow le demande, que j'ai essayé d'esquiver et que j'ai échoué, voici un compte-rendu. Pas envie de me prendre des baffes, moi.

Bon, Wikimédia France a acheté un mini-studio photo (BIG ready-to-go). Ça a duré à peu près un an, mais comme ce n'est pas moi qui m'en suis occupé, ça ne sera pas dans mon compte rendu. Toujours est-il que le studio en question est arrivé dans les locaux de WMFR il y a quelques jours.
Ce sera donc un compte rendu de mini-studio photo. Accrochez vos ceintures : premières impressions.

Donc, je suis allé l'emprunter, pour l'essayer. Alors déjà, il pleuvait. Bon, je passe les détails qui n'intéressent que moi et mon parapluie.
Ça se présente sous la forme d'une « valisette » (dimensions : 76 × 62 × 14 cm). Je n'ai pas pensé à peser le machin, mais ça se porte. Et il y a une poignée.
C'est déjà de la bonne valisette, ça, patron.
C'est en toile synthétique noire, ça ferme avec une fermeture éclair et il n'y a pas de mode d'emploi.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 01
Ouvert, ça ressemble à ça.
Quand c'est pas fermé, ça s'ouvre (le petit côté fait charnière), la valise devient le fond du studio (c'est à dire le truc de couleur unie sans angles) noir ou blanc (il y a une feuille de plastique de chaque couleur).

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 02
Le montage des côtés est simple.
Pour tenir ça ouvert, il y a les côtés, qui sont des plaques rigides en plastique (un côté noir, un côté blanc) qu'on pose sur les bords de la valise et qui ne vont pas tomber sur les côtés parce que la fermeture éclair les retient. Et il y a trois panneaux de façade qu'on assemble dans les côtés à tenon et mortaise (il y a même des goupilles pour fixer le tout) dans l'ordre qui nous arrange.

Le principe du studio étant qu'on ferme tout pour éliminer les lumières ambiantes qu'on ne contrôle pas (d'où le truc de la boite noire) et qu'à l'intérieur on a sa lumière bien constante et qui se réfléchit sur tous les côtés (pas d'ombres tranchées). La première fois que j'ai vu le studio en question, c'était au au truc des expositions de la porte de Versailles, où l'éclairage est dégoûtant, et la démonstration était assez convaincante : à chaque panneau qu'on ajoutait à la façade, la couleur de l'objet changeait à l'intérieur du studio.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 04
Trou au niveau du sol :
pour faire des vues de face.
Studio éteint.
Donc, on met son bidule dans la valoche dépliée, plus ou moins au milieu, on ferme la façade, et comme il y a un trou dans un des trois panneaux de façade, il faut le placer judicieusement (les trois panneaux sont interchangeables), par exemple entre le bidule et l'appareil photo, et on prend la photo.
En pratique, on peut placer le trou (et l'appareil, donc) relativement au niveau du sol du studio pour les prises de vues de face, ou on peut le mettre plus haut pour faire des vues de haut.

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 05
Studio allumé,
avec un seul panneau de façade.
Je ne sais pas si ça va vous passionner, mais pour avoir essayé, on peut passer le bras par le trou de la façade. Ah, aussi, si la façade est gênante, on peut ne pas la mettre pour prendre la photo (il n'y a pas de police de la façade qui vient vous arrêter et vous mettre en prison, au moins pas dans les 24 h), le seul truc, c'est que la lumière est moins contrôlée et que la température dépend plus de la lumière ambiante.

C'est éclairé par deux tubes fluo de 16 W qui visiblement ne rentrent pas dans les températures de lumière connues par mon appareil photo (attention la balance des blancs), ou alors je m'y prends comme un pied. Il y a deux tubes de rechange.
Ah oui, tant que j'en suis à parler électricité… donc il y a une prise secteur avec une terre, le câble n'est pas très long : selon comment on se débrouille un peu plus ou un peu moins de 2 m (le fil court à l'intérieur de la valise enfermé dans un truc à scratch entre les lampes et la charnière). Et il y a un interrupteur (une poire sur le câble).

Naturellement, j'ai pas trop l'habitude du studio, et il faut un peu ré-apprendre à faire ses réglages.

J'ai fait quelques essais (quand je dis essais, j'ai dû prendre 25 photos en tout avec le studio, je n'ai pas eu le temps de faire trois essais pour arriver à mes fins, d'habitude je parle des choses que je sais faire, là c'est l'aventure) :
Blue external USB hard drive 02
Disque dur externe vu de haut.
  • un disque dur externe neuf qui ne marche pas : il ne marche pas mieux après la photo ;
  • un appareil photo : les fabricants ont la drôle d'idée de faire ça noir du coup, j'ai été pris d'angoisses sur le fond blanc bien brûlé (bien sûr), du coup j'ai sous-ex et j'ai raté ma série (faudrait sérieusement que j'arrête les idées de génie intempestives dans ce genre-là) ;
  • un verre d'eau : bon, ça, c'est le fiasco total. C'est gris, on ne voit rien, il y a les lampes qui se reflètent dans le verre (par conte il y a un bout de feuille plastique blanc en rab et des machins pour la fixer qui doivent pouvoir servir à mettre entre les lampes et le sujet et diffuser la lumière, mais mon exploration ne s'est pas encore étendue jusque là), on voit des tas de poussières (nettoyez vos capteurs !).
Il va falloir travailler encore un peu avant d'avoir un verre d'eau…

Franchement (sauf à aller inventer de faire des photos d'objets invisibles) c'est simple à utiliser (on ouvre et c'est prêt, on ne passe pas 3 heures à monter le truc comme les étagères en kit), et on peut passer du temps sur sa photo bien placer les choses dans le studio, faire ses réglages, caler son trépied si on en utilise un, etc.