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vendredi 10 décembre 2010

Élégie à quelques ordinateurs

Je m'étais dit comme ça que je pouvais sortir de chez moi, je suis donc allé passer le pont du 11 novembre à 500 km de chez moi. En revenant, mon ordinateur portable a refusé catégoriquement de se rallumer. Il n'aimait visiblement pas voyager, c'est ballot.

Je m'étais dit comme ça que je pouvais sortir de chez moi, je suis donc allé aux rencontres Wikimedia sur les GLAM, deux semaines après. En partant de chez moi, mon ordinateur fixe a refusé catégoriquement de s'allumer. Il n'aimait visiblement pas rester à la maison, c'est ballot.

Et je me suis retrouvé sans ordinateur. J'ai bien essayé de crier dans le modem, des fois que quelqu'un m'entende, mais ça n'a servi à rien (quand j'étais gamin, je criais dans les boîtes aux lettres des magasins, en rentrant de l'école, ça faisait sortir les commerçants).

Bref, à cause de ces machines capricieuses, j'ai fait une expérience survivialiste d'une semaine, j'ai médité sur Wikimedia et les GLAMs (sans arriver à en tirer des conclusions révolutionnaires), j'ai ouvert 4 ou 5 livres en papier dont j'avais oublié jusqu'à l'existence, j'ai pelleté de la neige, je me suis promené à 2 heures du matin…

Et puis, comme ça allait bien comme ça, j'ai renouvelé mon matériel, et me voila de retour, alive and kicking, avec toute une liste de trucs à faire :
  • trier quelques centaines de photos, les retoucher, les mettre sur Commons ;
  • vérifier des tonnes de mots bizarres sur le Wiktionnaire ;
  • créer quelques articles sur Wikipédia ;
  • relire un bouquin de la BnF sur Wikisource ;
  • fixer des rendez-vous improbables ;
  • raconter tout ça ici…

Bref, je suis de retour.

samedi 17 avril 2010

Pendant ce temps, à des années-lumière…

Et voila, il suffit que j'aie des obligations dans la vraie vie pendant une semaine pour que je sois complètement coulé ici (enfin, ici et là aussi).

Je me retrouve avec une liste d'une vingtaine de billets à lire dans divers blogs, ça va me prendre une demi-journée. Et puis il y a les projets Wikimedia. Une prise de décision sur un projet à 12 participants, un message embêtant auquel il va falloir que je prenne le temps de faire une réponse sensée (je ne vais pas pouvoir me défiler en expliquant que j'ai été violé par des extra-terrestres et que ce n'est pas de ma faute). Je n'ai pas encore jeté un œil sur le bulletin des administrateurs pour savoir dans quel sens ululer et qui mordre pour faire plaisir à tous les autres (oui, ça marche comme ça, on part et en revenant on met les pieds dans le plat et tout le monde est content — ou pas). Et puis il me reste quelques listes de suivis à regarder en travers pour constater que les sujets qui me passionnent n'intéressent absolument personne.

Mais pendant qu'une armée de fous furieux se fichaient sur la gueule en pensant sauver la civilisation occidentale sur un site internet, j'ai dû faire (contraint et forcé, croyez-le bien) une lecture instructive autant qu'édifiante :
[…] les travaux relatifs à la reconstruction d'établissements pénitentiaires après mutinerie sont […] dispensés de toute formalité au titre du code de l'urbanisme […]

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je trouve ça passionnant.

Je me demande même si c'est mentionné dans les articles [[Droit de l'urbanisme en France]], [[Permis de construire]], [[Déclaration préalable]], [[Permis d'aménager]], [[Mutinerie]] ou bien [[Établissement pénitentiaire]]…

jeudi 15 octobre 2009

Retour...

Le « wikibreak » fonctionne un peu comme une piqûre de rappel. On se souvient qu'il n'y a pas que Wikipédia dans la vie, qu'on a aussi des obligations plus ou moins alimentaires et très certainement chronophages, qu'internet ne va pas sans le dire, que même le téléphone ne passe pas partout… Que « de quoi sont les pieds ? » « les pieds sont l'objet du plus grand soin. » (ce sont aussi de très bons supports d'ampoules), que « qu'est-ce qui joue plus faux qu'une flûte ? » « deux flûtes. », etc.1 J'aime pas les piqûres.

Par contre, il y a des constantes. Il y a toujours des trolls de plus ou moins haut vol pour se prendre au sérieux et poser des questions qui montrent qu'ils n'écoutent pas ce qu'on vient de leur dire. Il y a les gens à qui il faut passer la moitié de son temps à expliquer ce qu'on fait, pourquoi, comment au lieu de faire. Et il y a la satisfaction de constater qu'en fin de compte, tous ces gens qui n'en ont rien à faire2 ont à peu près compris ce qu'on leur a dit3.

Je n'annonce pas mes wikibreaks. Ça évite les psychodrames du genre4 :
Tu fais ch.er, tu vas pas nous claquer dans les doigts comme ça ! -- machin (d)
J'ai pas mieux à rajouter. -- truc (d)
Pareil. Amitiés. -- chose (d)
Prend du recul si tu en as besoin. Reviens vite. À bientôt. -- bidule (d)
Merci pour le boulot déjà fait ici et porte toi bien quoique tu fasses ! À très vite ;) -- machinchose (d)
En espérant que ce ne soit qu'un coup de tête, bonne pause :) Cdlt, truc-bidule (d)
ad lib.
Et les effusions (de camomille) au retour.

Tout ça pour dire, monsieur Fernand, que le pastis perd chaque jour de l'adhérent5.

Quand on s'est mis des cloques aux trotignolles et la goutte au tarin, quand on a à peine roupillé ce qu'il faut pour tenir sur ses quilles, et qu'on rentre dans sa cambuse, on commence par écraser. Puis on expédie les affaires courantes (frigo vide, vaisselle sale, etc.) Enfin, on regarde l'ordinateur…
Et là, on sent un truc bizarre : on est partagé entre le plaisir de voir que c'est bien organisé6 et par l'angoisse de tous les machins qu'il va falloir lire avant de pouvoir faire quoi que ce soit.

On commence par les blogs… vous écrivez trop !
Puis le bulletin des administrateurs (pour savoir dans quel sens crier pour hurler avec les loups7). C'est assez déprimant, je dois admettre. À croire qu'il n'y a que des problèmes.
Et puis la page de discussion. Là, vous êtes vachards. Venir me poser des questions compliquées auxquelles il faudrait que je réponde sérieusement…

Conclusion, la prochaine fois que je pars en wikibreak sans prévenir, vous serez assez sympa d'arrêter de vivre. J'ai du mal à reprendre le fil, moi !

Notes
1. Je sais, ça doit être assez hermétique à la lecture, mais à défaut d'être un résumé, on dira que c'est une évocation assez satisfaisante de mon wikibreak. De mon point de vue.
2. Soyons réalistes, c'est à peu près tout le monde (sauf moi). Ma maman, qui est polie, dit que ça l'intéresse.
3. L'équivalent de ça sur Wikipédia, c'est quand on va voir le compteur de visite des articles et qu'il y a 8 visites quotidiennes (en moyenne) sur un article de 2 lignes créé trois ans auparavant. Sur Commons, c'est quand on voit qu'une photo de mairie (dans une commune de moins de 50 habitants) est utilisée sur un obscur article de Wikipedia en moldo-valaque. Sur Wiktionnaire, c'est quand on voit qu'un bot est passé pour ajouter un lien interwiki à l'article qu'on a créé et qu'on réalise que l'article qui est au bout de l'interwiki a été entièrement écrit par un robot (un autre robot). Sur Wikiquote, c'est quand l'article qu'on a créé a enfin été vandalisé (preuve que quelqu'un est tombé dessus). Etc.
4. Ci-après, de vrais messages après un claquement de porte.
5. Ou pas. J'ai casé ma petite citation des Tontons flingueurs, que d'après google je suis le seul à connaître — sûrement un paradigme de l'aspect subjectif du Crowning Moment of Awesome. Ceci est donc un bon billet, il ne reste plus qu'à trouver un truc intéressant à dire.
6. Voir ce précédent billet pour la méthode de rangement.
7. Qui pisse contre le vent mouille sa chemise.