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mercredi 4 avril 2012

{{LargeImage}}

Aujourd'hui, un robot est passé sur Commons par la photo de mon vélo pour mettre un avertissement rose.
Photo de mon vélo.

L'avertissement rose dit :
Certains navigateurs peuvent avoir des difficultés à afficher cette image à sa résolution complète : elle possède un nombre de pixels singulièrement élevé et peut ne pas se charger correctement ou faire planter votre navigateur.

C'est sans doute la faute à mon vélo : s'il m'a déjà planté, il peut planter votre navigateur (je suis aussi un très bon navigateur, personnellement, et même sans GPS — j'ai des témoins). Faites gaffe. Rigolez pas avec ça.

En même temps, ça pourrait être pire.

Avertissement rouge :
Si votre navigateur n'a pas encore planté, c'est que votre connexion merde grave. Allez prendre un café et passez à autre chose, votre ordinateur a fait un infarctus du myocarde en comptant des pixels.
Avertissement écarlate :
Votre navigateur est complètement débordé, vous allez retrouver des morceaux de jpeg sur votre bureau. D'ailleurs votre carte graphique vient de griller. C'est une chance que vous ayez un lecteur d'écran et des haut-parleur
Avertissement noir :
Vous regardez une image tellement massive qu'un trou noir devrait se former au centre de votre écran. Dans cinq seconde le monde va être aspiré dedans. Arrêtez de jouer au con, ré-activez le javascript, que je débranche votre ordinateur à distance avant qu'il ne soit trop tard : je ne veux pas mourir.

mardi 15 février 2011

Quelques trucs pratiques

Un truc qui fait que le wiktionary (en anglais) a plus de pages que le wiktionnaire (en français), ce n'est pas tant qu'il y a un robot qui conjugue les verbes tchèques (enfin, peut-être), c'est qu'il y a une foultitude de bidules qui aident l'édition.

Traduction 1

J'avais parlé il y a quelques mois (ça commence à faire une paye) du truc qui permet d'ajouter une traduction (ou plusieurs) dans la langue qu'on veut (voire même dans plusieurs langues), sans même savoir qu'il y a un bouton modifier en haut de la page. Ce bidule est assez logique : dans le paragraphe dévolu aux traductions, il y a deux champs de saisie qui attendent qu'on mette quelque chose dedans, on tape le code ISO 639 de la langue (ça fait peur quand on le dit comme ça, mais pour le français, c'est simplement fr) qu'on connaît dans le premier champ, puis on tape la traduction dans l'autre, en fonction de la langue on a le choix entre les genres et les nombres. On prévisualise avec le bouton Preview translation. À partir de là, on peut ajouter une autre traduction, ou bien on peut sauver en cliquant sur le bouton Save qui est apparu en haut à gauche de la fenêtre.

Il n'y a pas de surprise, on n'a pas à se poser de questions, on ajoute juste la traduction directement avec les traductions. Logique.

Traduction 2

J'ai remarqué celui-ci plus récemment.
Admettons que je traîne sur wiktionary parce que le mot anglais que je cherche n'existe pas encore sur la version francophone. Puisque je parle l'anglais comme une vache espagnole, je n'aime pas deviner les définitions, et comme j'ai une tendinite, je ne vais pas sortir mon dico papier… par contre, je assez enclin à partager la connaissance (surtout celle des autres).

Prenons un exemple biaisé (le principe des exemples n'est pas de vérifier les conditions de départ, mais d'illustrer la démonstration in fine) : fire.

Il y a une petite dizaine de définitions, avec plein de mots en anglais. Ça me fatigue déjà. [bâillement, étirage de bras]
Heureusement, il y a déjà un paragraphe traduction, avec plus ou moins une boîte déroulable (ou enroulable, ça dépend comment c'est selon) par sens. Et comme j'ai bien choisi mon exemple, il y a des tripotées de traductions dans des langues dont je n'ai jamais entendu parler (et qui par conséquent ne vont pas me servir à grand'chose) ; l'idée est donc de n'afficher que ce qui m'intéresse (en l’occurrence, parce qu'il y a occurrence, le français).

Il y a, dans chaque boîte, un petit lien (en haut au milieu) qui dit Select targeted languages (sélection de targettes en gage). Cliquez là-dessus.
Ça change les puces devant chaque nom de langue en une petite étoile blanche. Trouvez la langue qui vous intéresse (français s'écrit French en anglais), cliquez sur l'étoile associée, qui devient bleue.
Le Select targeted languages est devenu entre temps Save preferences (enregistrer les préférences), cliquez dessus.

Maintenant, vous pouvez fermer les boîtes déroulantes (il y a un truc à cliquer dans la colonne de gauche), la traduction en français est affichée dans l'en-tête de la boîte.

On peut changer de préférences quand on veut, on peut même choisir plusieurs langues, ça s'affiche à la suite.

On n'a plus besoin de lire le tatar de Crimée pour trouver une traduction anglais-français.

Flexions

Il ne s'agit pas de gymnastique suédoise, désolé.
C'est un gadget bien pratique (WiktAccFormCreation.js) dont la doc est ici et qui sert à créer rapidement (deux clics) les flexions (par exemple le pluriel d'un substantif).

En pratique, quand le chose est activé et qu'on arrive sur la page (bien sûr, je cherche et je ne trouve pas, et si je trouve, le premier qui va essayer va tout fiche en l'air pour les suivants, donc pas d'exemples), disons d'un nom commun dont le pluriel (comprendre son entrée dans wiktionary) n'a pas été créé, mais qui utilise le modèle idoine qui affiche le pluriel (ça commence à faire pas mal de conditions…)
Le lien rouge vers le pluriel est vert (ça fait bizarre, pourtant c'est comme ça). Et quand on clique dessus, ça ouvre la page du pluriel en mode édition (&action=edit&redlink=1) avec tout ce qu'il faut dedans. Il n'y a qu'à sauver.

J'ai vu ça sur en.wiktionary.org et sur simple.wiktionary.org

Le javascript dépend des modèles qui donnent les flexions (appelés les modèles avec accélération), ce qui veut dire que c'est un authentique vrai bazar véritable à mettre en place.
Mais ça va toujours plus vite que de taper à la main le modèle {{nouveau-pluriel}} (qui n'est pas si mal) avec tous ses petits paramètres recopiés à la main avec abnégation, faire une faute de frappe, recommencer, etc.

dimanche 13 février 2011

Avez-vous l'heure ?

Je viens de tomber sur un truc qui m'a fait penser à ma rubrique des modèles qui ne servent à rien.

C'est un modèle qui s'appelle {{horloge analogique}} et qui affiche le cadran d'une horloge à l'heure.

Il y a plein de paramètres sympas qui font des tas de trucs qui ne servent pas vraiment le but encyclopédiste de Wikipédia, mais qui sont toujours utiles pour avoir l'heure (au cas où on n'aurait pas l'heure sur son PC ou son smartphone). On me glisse à l'oreille que ça permet de décorer les infobox fuseaux horaires comme les lobbies des grands hôtels de bande dessinée des années 1930.

Quand on va voir sous le capot, on réalise que c'est fait avec la méthode la plus barbare qui soit : il y a 720 fichiers, avec les 720 heures du tour de cadran (60 × 12, si je ne me trompe). Pas question de calculer à la volée l'angle des aiguilles pour les afficher (ou comment faire grimper le nombre de fichiers).

Mais c'est tout en SVG, donc c'est bien (je ne sais pas bien pourquoi, mais c'est ce qu'il faut dire, enfin on m'a dit ça…)

Pour ceux qui ont perdu leur montre et qui traînent sur Wikimedia Commons, il y a le même modèle : {{horloge analogique}}.

Vous n'avez plus aucune excuse pour être en retard.

vendredi 11 février 2011

Simplification par la complication

La méthode peut surprendre, de prime abord : régler un problème en le rendant inextricable.

L'Alexandre de service s'est planté au niveau du nœud gordien, il n'a pas tranché où il fallait et maintenant le projet est mené tambour battant par une armée de poulets sans tête qui se cognent immanquablement dans les murs.

Ça a commencé comme ça… Comment se décider quand et pourquoi utiliser les modèles {{vieux}}, {{désuet}}, {{archaïque}}, {{ancien}} et {{vieilli}}, et surtout comment retrouver les entrées dans toutes les catégories associées ?

Rappel des arguments.

Posée en janvier 2006, déjà, la question obtenait une réponse complète et inutilisable en pratique de Michelet en avril :
  • Vieux = ici, contraire de actuel / moderne. C'est donc un terme dont l'emploi dénote une culture passée, qui n'est plus actuelle. C'est l'argot "jeune branché" de nos (grand-) parents. Un terme "vieux" est certes connoté, mais continue à être utilisé par une partie de la communauté.
  • Désuet = littéralement, qui n'est plus usité. C'est donc un terme qui n'apparaîtra pas dans un texte "normal" mais que l'on peut trouver dans un texte rédigé autrefois (par exemple le futur de choir : la bobinette cherra). Cependant, un terme désuet reste compréhensible pour un locuteur (raisonablement) cultivé. C'est par exemple le langage populaire employé par V. Hugo dans les Misérables, certaines formulations de J. Vernes...
  • Archaïque = forme ancienne (de la langue), qui n'est plus compréhsenible à l'usage moderne, soit parce que le mot s'est perdu, soit parce son sens a tellement dérivé qu'il en est devenu étranger. C'est l'argot de Villon : "le temps de ma jeunesse, où j'ai plus que tout autre galé" (??? Kèsako...ah oui, PPrésent= galant, on dirait maintenant "dragué"...).
  • Les deux autres termes n'apportent pas de nuance intéressantes pour un dictionnaire. Ancien est intermédiaire entre vieux et archaïque; vieilli est pratiquement synonyme de vieux (vieilli tend vers vieux sans l'avoir tout à fait atteint).

La seule avancée, c'est qu'on était un peu cons de se poser la question pour {{ancien}} et {{vieilli}}.

Et… c'est là que je désespère. En août 2009 s'ouvre une velléité de vote sur les définitions, démontrant s'il en était besoin que la nuance n'est pas compréhensible (si tant est qu'il y en ait une) par un rédacteur du wiktionnaire. Je désespère, non pas pour la solution qui consiste à abandonner toute logique au profit d'un vote par sms, mais parce que pour résumer un bazar pareil…
Je propose de voter maintenant pour les différentes solutions envisagées :
  1. On ne change rien au système de 5 temps actuel : {{arch}} > {{désuet}} > {{vieilli}} > (normal) > {{néol}}, et on l'écrit sur chacun de ces modèles.
  2. On change légèrement pour {{arch}} > {{vieux}} > {{désuet}} > (normal) > {{néol}}.
  3. On change légèrement pour {{arch}} > {{désuet}} > {{vieilli}} > (normal) > {{néol}}.
  4. On change moyennement en utilisant des quasi-synonymes ({{arriéré}}, {{démodé}}, {{obsolète}}, {{passé}}, {{périmé}}, {{suranné}},{{vétuste}}, {{vieillot}} ; {{à la mode}}, {{courant}}, {{dernier cri}}, {{habituel}}, {{moderne}}, {{usuel}}).
  5. On change complètement en classant les termes par siècle d'abandon (donc si vides ils sont encore utilisés à présent).
  6. On change complètement en classant les termes par fourchette de siècle, éventuellement en affichant une frise de couleur. Nous pourrions même superposer ces frises en classant les termes par époque, dans une annexe, en utilisant pour le modèle de frise (ex : w:fr:Modèle:Tableau_Histoire_Hominines_années_1980).
    JackPotte 31 août 2009 à 01:13 (UTC)

Donc finalement, il n'est plus question de lexicographie ni d'usage, mais de classement par âge (ce qui est sans doute plus simple, mais qui ne répond pas à la question posée).
Étrangement, la discussion s'est à peu près arrêtée sur cet acmé.

Et en novembre, rebelote.
Cependant dans le parmi des solutions aberrantes, il s'en trouve pour garder un peu de bon sens :
Une règle de classification objective me parait utopique car c'est assez subjectif. Mais mieux vaut avoir des indicateurs compréhensibles, et pas 3 indicateurs équivalents comme aujourd'hui (archaïque, vieux et désuet), ni en rajouter d'autres comme (Usage ancien).

Ou de désespoir (impression de relire les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio) :

Faites ce que vous voulez, personnellement cela ne me semble pas du tout clair et j’espère que vous ferez une page d’explication (sinon, je plains le pauvre lecteur qui comme moi ne verra pas de différence entre ces quasi-synonymes). Cdlt, VIGNERON * discut. 26 novembre 2009 à 18:35 (UTC)

Je me suis attelé à rédiger un argumentaire sur ce sujet, en l'alimentant avec toutes vos remarques. Je ne désespère pas de vous le montrer un jour ^^ Stephane8888 Discuter 27 novembre 2009 à 00:27 (UTC)

@Stéphane Tu me dis « Ton modèle (Usage ancien) se réfère à l'usage de la chose. J'ai cru que tu parlais de l'usage du mot (!) ».
Il est bien évident que je parle de l'usage du mot et non de la chose. Tout le monde l'avait compris.
D'où te viens cette interprétation alors que l'on parle de l'emploi de (Archaïque), (Vieux) et (Vieilli) ?
C'est comme si tu interprétais (Rare) comme s'appliquant à l'existence de la chose et non à l'usage du mot. --Béotien lambda 27 novembre 2009 à 06:30 (UTC)


ad lib.

Le sujet n'est d'ailleurs toujours pas clos.

Enfin, et j'ai pensé que ça allait vous intéresser, voici un sujet de réflexion libre (je ramasse les copies dans une heure) :

Sur un projet de dictionnaire où les définitions sont le résultat de votes auxquels prennent part des poulets sans tête, comment justifier l'emploi et l'ordre des modèles catégorisants {{rare}}, {{très rare}}, {{extrêmement rare}} et {{plus rare}}.
Dissertez sur le choix de critères objectifs et exogènes, sans séparer le fond de la forme.

mardi 12 octobre 2010

Les robots parlent aux humains

Tout vient à point à qui sait attendre, il semble que le wiktionnaire ait finalement pris le difficile chemin du humain-friendly.

J'avais fait des commentaires il y a quelques mois (mâtin ! ça fait plus d'un an !) sur l'extrême facilité d'édition de ce projet à base de modèles abscons et abstrus.

Et bien bonne nouvelle, ma liste de suivi est pourrie par une armée de robots (qui grincent, qui ont les phares de 2CV dans les yeux et dont les articulation perdent de l'huile) qui remplacent les modèles intitulés avec des abréviations de 5 lettres par des modèles intitulés avec des vrais mots compréhensibles.
Ainsi, plus possible de se méprendre entre {{arch}} (pour archaïque) et {{archi}} (pour architecture) : il faut maintenant se fader tous les diacritiques dans les modèles (mon préféré restera toujours {{maconnerie}}), heureusement que personne n'a eu la lubie des macrons sur ce projet.

Bref, toujours autant de modèles, mais des modèles en français.
Et comme de bien entendu, la transition est assurée… par les bots.

mardi 25 mai 2010

Où l'on reparle des Wiktionaries

Ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé du wiktionnaire, bien que j'y passe pas mal de temps.

{{note}}1 je bricole principalement sur le wiktionary francophone que nous appellerons donc wiktionnaire, mais ça ne m'empêche pas de faire des sauts de puce sur les projets dont j'arrive à lire la langue.

Le truc drôle à faire, c'est les flexions. Prenez un mot quelconque, il y a de fortes chances qu'on puisse le mettre au au parfait du subjonctif, à l'ablatif, au dual, ou au féminin (on peut même mélanger), et à chaque fois, ça s'écrit différemment donc ça fait une nouvelle entrée (c'est bon pour l'editcount), et on peut en faire autant sur tous les projets.
Bon, dit comme ça, c'est pas très sexy (quoique, pour les maniaques de la déclinaison forte, peut-être…)
Sur le wiktionary anglophone, il y a un truc en javascript qui crée tout seul les flexions (pour peu que le mot comporte le modèle idoine correctement rempli).
J'aime bien : clic, ctrl-alt-S et c'est fait.

À part ça, ils ont installé l'extension LiquidThread (toujours chez les anglophones). Rassurez-vous, ce n'est pas une extension de film de science-fiction qui menace de liquéfaction votre ordinateur2, c'est une usine à gaz qui fait passer les pages de discussions du stade notepad de base au niveau forum.
J'ai pas encore essayé (de toutes façons je ne suis pas sur le wiktionary pour parler à des gens : j'ai déjà un téléphone pour ça3).

Et puis il y a le javascript dont j'avais déjà parlé il y a quelques mois4 qui permet d'ajouter des tas de traductions dans à peu près toutes les langues sans avoir à se soucier de connaître les modèles et leurs paramètres.

Pendant ce temps-là, à des milliers de kilomètres…
La rédaction par modèles pas documentés est toujours d'actualité sur le wiktionnaire. Ça a un côté sport, c'est certain. Et pas un javascript d'aide à la rédaction5.

{{-note-|s=s}}

  1. ↑Bon, ben on va attaquer tout de suite les hostilités. Comme ça vous constaterez que le système de rédaction par modèles du wiktionnaire n'est pas totalement dénué d'une certaine logique.
    Prévoir tout de même deux bonnes heures dans un bon fauteuil pour assimiler tout ça.

  2. ↑Je n'ai pas déposé cette idée géniale. Je devrais sans doute…

  3. ↑Sinon je vais acheter un truc chez ma boulangère qui est conne comme une valise sans poignée, et ça me divertit à chaque fois.

  4. ↑Ici — j'aime bien faire des notes avec des liens : c'est tout sauf pratique6.

  5. ↑On n'en a pas besoin, le wiktionnaire étant le premier projet WikiMedia en terme de nombre de pages, CQFD

  6. ↑Oui, je ricane. De toutes façons c'est officiel : « je ricane », c'est même paru dans le journal.


vendredi 9 avril 2010

Monuments historiques et modèles

Il m'est apparu récemment que les choses ne sont pas claires. On se prend à discuter de choses et d'autres dans des sous-pages de discussion absolument perdues, et on se rend compte qu'en fait on parle de créer des choses qui existent déjà et qu'on n'arrive pas à trouver.
Voici donc les modèles de Wikipédia en français (du moins ceux que je connais) qui servent à sourcer un monument historique (en France) avec des liens vers les bases de données du Ministère de la Culture (Mérimée et Palissy).

Tout d'abord, les deux modèles {{Mérimée}} et {{Palissy}}, qui font un lien vers la base, avec une requête à un argument (par défaut c'est un identifiant de fiche, mais on peut faire une recherche sur une commune par exemple). Ces deux modèles fonctionnent avec le méta-modèle {{Base Culture}}, qui est aussi utilisé par les modèles {{Mémoire}}, {{Léonore}}, {{Muséofile}}, {{Joconde}} et {{Archim}}.
Très flexibles, très pratiques, ils donnent le lien externe et le nom de la base (éventuellement avec un lien interne vers l'article de la base — s'il existe), on peut les mettre dans une note.

On a ensuite une série de 4 modèles : {{Inscrit monument historique (France)}}, {{Classé monument historique (France)}}, {{Inscrit monument historique (France)/nocat}}, {{Classé monument historique (France)/nocat}}.
Ça fait une phrase, ça donne un lien dans une note en bas de page, ça catégorise ou pas (selon le modèle). En revanche, c'est un peu l'artillerie lourde (ou comment tirer sa poudre aux moineaux), il faut quatre modèles pour couvrir toutes les possibilités, et on ne peut pas lier le mobilier (exit la catégorie des bateaux ou la collection Schlumpf, par exemple). Et en plus c'est ces modèles qui ont introduit cette magnifique faute d'orthographe (en plus du fait que c'est tellement approximativement jargonneux que l'intitulé devient incompréhensible ou à peu près) : [[Catégorie:Classé monuments historique (France)]] (comptez les pluriels, les singuliers, multipliez par deux, ajoutez une pincée de sel, comptez jusqu'à trois, servez avec une paille).
Bref, je déconseille.

Enfin on a le modèle qui fait les choses correctement : {{Monument historique (France)}}.
Il fait une phrase, il fait une note de bas de page avec le lien externe, il catégorise selon le paramétrage, il a le potentiel pour catégoriser selon la date de protection, il fonctionne avec les bases Mérimée et Palissy selon le paramétrage, il fait la différence entre les inscrits et les classés. Tout juste s'il ne grille pas le pain.
On peut lui reprocher son nom un peu long (ça fait beaucoup de lettres à taper avec nos doigts gourds et boudinés).
Bref, je recommande vivement.

Pour finir, un petit rappel. Je sais bien que la recherche sur les bases Culture ne sont pas de première simplicité (j'ai parfois du mal à m'y retrouver). Je m'étais essayé à la rédaction d'un mode d'emploi pour le projet monuments historiques français de Commons, il faudra que je fasse quelque chose de plus détaillé (un de ces jours, peut-être).

vendredi 1 janvier 2010

L'année modèle ou le modèle de l'année

Puisque ça a l'air de vous intéresser, je vais parler modèles. Et comme c'est férié, je vais parler de modèles qui ne servent à rien : faut pas déconner, on est en vacances.

{{User:Docu/clock}}

Ça se passe sur Commons, et c'est tellement inutile que c'est en sous-page personnelle.
Ça sert à quoi ? ça donne l'heure. Avec des photos, bien sûr. Et à la minute près !
Ah, tiens, j'ai oublié ma montre, et je dois prendre le train de 18 h 12. Vite, je trouve un cyber-café, qu'est-ce que j'ai fait de ma monnaie ? je me connecte à Commons, heureusement que j'ai mis ce modèle qui donne l'heure avec des photos sur ma page utilisateur ! Ouah ! Mais elle est carrément super, cette photo de 18 h 14 ! Ouh là là, il y a de bons photographes sur Commons ! Tiens, j'ai raté le train...
Et tout ça grâce à un travail de fou furieux de catégorisation des photos d'horloges... par heure (ça fait juste 720 catégories pour un tour de cadran), trouvaille de Jean-Fred.
Bref, vous qui manquez d'idées pour 2010, prenez votre coucou suisse en photo toutes les minutes pendant 12 heures...

{{CalendrierRépublicain}}

C'est sur Wikipédia, et c'est destiné à donner la date d'aujourd'hui aux nostalgiques du 18 brumaire (souvenez-vous, c'était un octidi).
D'ailleurs, l'article [[calendrier républicain]] est une mine d'or en matière de gadgets : on y trouve aussi {{DateRépu}}, qui fait la même chose, mais en plus facile à insérer dans un texte, et {{Calendrier Républicain}} qui fait calendrier des postes.
2010 commence le duodi 12 Nivôse an CCXVIII.

{{Calendrier annuel}}

Logiquement, c'est le modèle des royalistes. Il donne le calendrier d'une année — c'est dire s'il prend de la place sur une page — avec un lien cliquable par jour. Bizarrement il n'est utilisé que sur les pages de cet acabit, où il tient toute la place.
Comme quoi Wikipédia se défend pas si mal que ça en matière de modèles tordus face qu Wiktionnaire et ses 11 000 modèles (pour lesquels je garde une admiration sans bornes).

Maintenant que vous avez l'heure et la date en toutes circonstances, je crois que vous pouvez passer une bonne année 2010.

lundi 28 décembre 2009

Typographie automatique

La langue française est carrément merdique du point de vue de la typographie, d'autant plus quand on la voit du point de vue de l'informatique — qui est conçue par et principalement pour les anglophones, quoi qu'on essaye de faire. Du coup, sur Wikipédia, dès qu'on essaye d'écrire quoi que ce soit, on se retrouve en butte à l'inadéquation de la langue au médium (ou inversement).

Alors on contourne, on bricole et on s'arrange — parfois au détriment de la lisibilité du code des articles et au risque de perdre en route les nouveaux contributeurs — bref, on fait des modèles.

Voici quelques uns de ces bricolages :

{{formatnum:}}

Magic Word ajouté au logiciel MediaWiki depuis sa version 1.7 (du 7 juillet 2006). Il sert à poser le séparateur décimal dans les nombres et à gérer les séparateur des milliers selon la langue du wiki (respectivement en français la virgule et l'espace insécable, ou en anglais le point et la virgule). Le seul inconvénient du truc — du point de vue de l'utilisateur francophone — c'est qu'il faut utiliser le point comme séparateur décimal pour afficher une virgule.
{{formatnum:1234567.89}} → 1 234 567,89

{{Unité}}

Modèle assez ancien, qui commence à être assez répandu, qui sert principalement à mettre une espace insécable entre le nombre et son unité pour éviter les renvois à la ligne malheureux. Il sait gérer plusieurs unités à la fois, éventuellement assorties d'exposants, et les puissances de 10. Comme il utilise {{formatnum:}}, il faut faut utiliser le point comme séparateur décimal (voir ci-dessus).
{{Unité|1.23456|e=9|J|2|K|3|s|-1}} → 1,23456×109 J2⋅K3⋅s-1

Bref, un modèle assez puissant, mais pas toujours utilisé au maximum de sa capacité.

{{Numéro}} et {{Numéros}}

Ces modèles, plus confidentiels, servent à remplacer les « n°6 », « nos.5-6 », etc. par la forme correcte (avec le o en exposant et l'espace insécable). De plus, il ajoute une bulle d'information contextuelle (tooltip) qui donne la traduction en français lisible de l'abréviation. Ce modèle est en particulier utilisé par le modèle {{article}}, qui sert à formater les références bibliographiques.
Pas très rentable en terme de nombre de caractères dans les articles, à moins d'utiliser les alias {{nº}} ou {{n°}} pour le singulier et {{nos}} pour le pluriel.
{{numéro|12}} → no 12

{{p.}} et {{pp.}}

Dans le même ordre d'idées, ce modèle sert à donner le numéro de page dans les références bibliographiques selon le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale. Pour corser les choses, en France on doit utiliser {{p.}} qui donne « p. », l'abréviation de « page(s) » (au singulier et au pluriel), alors qu'en Suisse et au Canada on peut utiliser {{pp.}} qui donne « pp. » pour le pluriel. Je crois bien que le français n'est pas fait pour être écrit, ou alors de manière très confidentielle.
{{p.|12-19}} ou {{p.}}12-19 → p. 12-19
On peut citer aussi {{folio}}/{{folios}}, {{vol}}, {{tome}}, {{chap.}}, {{art.}} et {{vv.}}, qui servent aux références bibliographiques et qui sont principalement utilisés dans des modèles plus complexes comme {{ouvrage}}, {{chapitre}} ou {{article}}.
Partout, la typo correcte, l'espace insécable qui va bien et le tooltip — il paraît que c'est bon pour l'accessibilité, je n'y connais rien mais j'en parle quand même.

{{heure}}

Ce modèle me permet de formater les lecteurs de ce blog pour qu'ils soient à l'heure, remerciez-moi. Non, je déconne.
Ça sert aux durées en heures, minutes et/ou secondes. J'avais déjà parlé de cette faute courante il y a quelque temps. Ici encore, espaces insécables et depuis peu (depuis aujourd'hui, en fait) tooltips.
{{Heure|22|34|45}} → 22 h 34 min 45 s

{{température}}

J'ai gardé mon préféré pour la fin, parce qu'il est mastoc, celui-là. Il sert à formater les températures en degrés Celsius, on peut mettre dedans tout un tas d'autres unités de température (Celsius, Farhenheit, Kelvin, Réaumur, Delisle et Rankine) en Celsius — qu'il convertit —, et il donne par son tooltip la conversion en Farhenheit et en Kelvin. Le modèle sait gérer deux températures en même temps (dans la même unité, faut pas déconner non plus). L'inévitable {{formatnum:}} impose de faire attention au séparateur décimal.
Ce modèle a un alias, on gagnera de la place (et de l'usure du bout des doigts) en utilisant {{tmp}}.
{{tmp|100|°C}} → 100 °C
{{tmp|78|80|°F}} → 25,5 à 26,6 °C
J'ai découvert ce modèle la semaine dernière, je n'ai pas encore eu le temps de m'en servir.

mercredi 18 novembre 2009

Commons comme support de publicité

Wikimedia Commons est la base de données multimédia de Wikimedia1. Certes, mais pas seulement. C'est aussi un support promotionnel pour un certain nombre de logiciels, selon des critères qui m'échappent encore2.

Il y a des modèles spéciaux (il y a même une catégorie entière de modèles) à mettre sur les pages de description des images qui ne servent pas à décrire l'image, mais le logiciel qui a servi à créer l'image. Ces modèles catégorisent les images3.

Il y a GIMP, il y a Inkscape, il y a Scribus, il y a Hugin, il y a Qtpfsgui, il y a OpenOffice.org, il y a Adobe Illustrator, etc. Mais il n'y a pas Adobe Photoshop4.

On peut dire bien sûr que ça peut donner des idées de ce qu'il est possible de faire avec ces logiciels, que ça peut permettre (à terme) d'augmenter le nombre de fichiers de Commons, que ça fait plaisir aux concepteurs des logiciels en question5, etc.
Si on s'est levé de l'autre pied, on se dit qu'on n'en a rien à faire, de ces machins pas très jolis, que ce n'est pas pour ça que Commons a été créé, bref que la civilisation occidentale voit sa fin dans ces petits modèles jaunes.

Question d'humeur et de point de vue.

Mais il n'y a pas que ça, dans le genre bidule étrange. Il y a aussi le couple modèle/catégorie « Uploaded vith Commonist ». Il faut peut-être préciser que commonist est un logiciel qui permet de téléverser des séries de fichiers sur Commons (et autres wikis).
Ça résonne dans le soir comme le cri de désespoir du type qui en avait plus que marre de l'interface de téléversement.

Si vous vous ennuyez, venez vous aussi sur Commons créer des modèles qui démontrent à quel point c'est pas au point !
Venez décourager les nouveaux, c'est rigolo !6

Notes
1. Ça, c'est la phrase incompréhensible et plus ou moins convenue pour dire que c'est là qu'on laisse le plus souvent en vrac les photos qui pourraient servir sur les autres projets.
2. J'ai bien l'idée que ça se passe sur le principe du volontariat, comme tout ce qui se passe sur les projets Wikimedia, c'est-à-dire que si quelqu'un a voulu, il l'a fait.
3. Et quand on voit ce qui traîne dans les catégories (par exemple : GIMP), on se pose des questions.
4. On ne peut pas crier au sectarisme libriste, mais c'est tout juste.
5. Je crois bien que le wiki d'inkscape a un lien vers la catégorie de Commons.
6. Oui, je cherche des slogans pour la prochaine campagne de dénigrement avec des bandeaux énormes en haut de toutes les pages.

mercredi 9 septembre 2009

de l'élégance et du plaisir

J'ai déjà eu l'occasion de geindre sur la difficulté d'éditer le Wiktionnaire. On est tout de suite perdu au milieu de centaines de modèles qui régissent.

Cela ne va pas sans une certaine élégance, le code de la page de conjugaison du verbe aimer (à toutes les personnes de tous les temps de tous les modes, et avec la phonétique) tient en 37 octets :
{{fr-conj-1|aim|
'=oui|pron=ɛ|pc=m}}
On atteint un sommet de la jouissance geek. Pondre un modèle de 10 466 octets qui gère tout seul la conjugaison du premier groupe. J'en arrive à me demander comment on met autant de temps à apprendre les conjugaisons à l'école, quand ça se résume à 37 octets de code… Le cerveau des gamins doit être moins bien conçu, je ne vois que ça.

Il n'en reste pas moins vrai que pour créer une page de conjugaison, je recommande une bonne dose d'aspirine pour éviter le mal de crâne du mode d'emploi.

D'un autre côté, le Wiktionary en anglais a un truc qui est vraiment pratique pour ajouter des traductions. C'est un bricolage en javascript. L'interface est moyennement jolie (là, c'est sûr, on perd en élégance), mais c'est plaisant à l'usage.
C'est un formulaire à deux cases et un bouton : on entre le code de la langue, la traduction et le bouton sert à spécifier un genre, on valide et on recommence autant de fois qu'on veut. Il y a un carré vert devant le logo du projet (en haut à gauche) avec un bouton valider pour enregistrer la modification.
On n'a qu'à s'occuper de remplir des cases sans se demander ce qu'il y a dans le code de la page.

Du coup, c'est un vrai plaisir, d'ajouter des traductions sur le projet anglophone, alors qu'il faut tout faire à la main en français.

lundi 17 août 2009

Wiktionnaire

Ça fait quelques mois que je passe à l'occasion sur le Wiktionnaire, comme je l'ai laissé entendre ici.
Un dictionnaire basé sur une copie systématique du dictionnaire de l'Académie française des années 1930 est forcément lacunaire dans les vocabulaires techniques. Bon, il reste du boulot de ce côté là, ouf !

Donc, à l'occasion, je crée une entrée, ou je précise une définition. Tout de suite, il faut séparer la forme et le fond : impossible d'en parler en même temps.

Donc sur le fond, sachant d'où vient le contenu, rien de surprenant : il manque des entrées, parfois des sens et quand ils sont traités, c'est pas toujours très exact et/ou très complet. Mais ce qui y est n'est pas faux comme ce que j'ai passé des heures et des heures à corriger sur Wikipédia il y a quelques années (avant de me décourager devant le monceau d'ébauches — litote — tellement parcellaires qu'elles en étaient carrément fausses ; il faut dire aussi que les choses ont été prises en main par quelqu'un sous IP qui a monté de toutes pièces le glossaire de l'architecture). Il y a du boulot, mais on ne fait pas une crise cardiaque à chaque fois qu'on passe à l'entrée suivante.

Sur la forme... J'ai envie de mettre un joker. C'est absolument infernal. C'est une rédaction à coups de modèles, intégralement (un projet optimisé pour l'édition par des robots). Pas le droit à la faute de frappe. Si on ne sait pas l'ensemble des modèles par cœur, on se perd dans des listes exhaustives. La méthode pour apprendre à contribuer sur ce projet-là, c'est un thème latin sans Gaffiot : avaler du vocabulaire, du vocabulaire, encore du vocabulaire, des déclinaisons (pour paramétrer les modèles), des conjugaisons (pour la phonétique) et la syntaxe, mais sans jamais faire la conversation. Cela dit, il y a le moment de jouissance intense des conjugaisons (au hasard, être), pour lequel il faut un bac+8 de Wiktionnaire pour comprendre le code (entre le modèle qui sort recta une page de Bécherelle et la phonétique, je lâche l'affaire).

Du point de vue du lecteur... Soyons franc, j'arrive pas (ou plus) à lire quoi que ce soit sur ce genre de projet sans être démangé du bouton modifier — cherchez pas, c'est moi qui ai rempli « coyau » en arrivant. Un peu difficile de prendre du recul. Bien sûr, ce que j'ai dit sur le fond plus haut est toujours vrai, c'est généraliste, les traductions sont vraiment pratiques.

Ce qui me fait bizarre, c'est de donner les orthographes classiques comme « Variantes orthographiques » de la réforme de 1990. Ce n'est peut-être qu'une maladresse des modèles, parce que la réciproque est aussi vraie : l'orthographe réformée est aussi « Variantes orthographiques » de l'orthographe classique.

Du point de vue de l'usage que j'en ai, j'ai aussi eu quelques surprises. Le plus souvent, j'arrive au Wiktionnaire en passant par une page d'homonymie de Wikipédia : pour les cas qui s'y prêtent, j'aime bien avoir un modèle {{Wiktionnaire}} pour ne pas avoir à copier une définition (et parce que pour la résolution d'homonymies WikipediaCleaner propose un lien vers le Wiktionnaire avec ce modèle). Bizarrement, l'entrée n'existe pas à tous les coups. Pour l'article de Wikipédia « Foune », j'ai dû créer l'entrée correspondante du Wiktionnaire — et la joie de voir une citation littéraire dans les 8 heures.