dimanche 4 décembre 2011

Quelques plugins pour Gimp

Amis bricoleurs de photos qui ne voulez pas payer Lightroom, Photoshop, DxO et consorts, voici quelques plugins que j'utilise à l'occasion dans Gimp, ou que j'ai envie de tester.

Avant
Shadow and Highlights, qui permet de déboucher une photo sousex ou de dé-griller les surex (dans la mesure où il reste des données). Ça étale les deux extrémités de l'histogramme, et ça permet d'adoucir un tirage (pour ceux qui ont mis les pieds dans un labo photo).
Après
Ça demande des valeurs sans donner d'aperçu, il faut entrer n'importe quoi (ou laisser tel quel), ensuite ça calcule tout seul, et ça pond deux calques dont on règle l'opacité pour ajuster l'effet.
Bien sûr, ça ne fait pas de miracles dans les hautes lumières et ça fait ressortir le bruit des sombres, mais ça permet d'améliorer certaines choses dans certains cas.
À essayer, et à avoir dans sa trousse à outils.


Pour le bruit, justement, j'utilise Wavelet denoise, qui permet de choisir précisément les paramètres du débruitage de chrominance par canal et de luminance (jeter un œil aux illustrations de [[bruit numérique]]), autrement dit, de garder ou non le grain et de virer les machins colorés dégoûtants sans tout flouter indistinctement.
On m'a dit que ça ne marche pas sous mac.


J'aime bien utiliser mes photos en fond d'écran, toujours est-il que cette photo me plaît bien (il y avait un clochard qui m'a poursuivi en m'appelant « chef » pendant une demi-journée, ça a une valeur sentimentale que vous n'êtes pas forcés de partager).
Sur Commons, dans les catégories Green objects et Green background.
Mais mon appareil photo n'a pas les mêmes proportions que mon écran. Et je ne veux pas de bandes noires sur le côté de mes fonds d'écran. Et si je recadre la photo pour l'écran, j'ai le choix entre couper la tête et couper les genoux (or j'aime j'aime j'aime j'aime ses genoux), j'ai pas envie de copier des branches se sapin pour remplir les bords, et étirer la fille verte en largeur n'est pas une option.
Bref, pour ça il y a Liquid Rescale (voir le site pour les tutoriels), qui permet de changer les proportions d'une image sans toucher le sujet, c'est à dire que le fond est déformé là où ça ne se voit pas trop.
La même, redimensionnée joliment pour mon fond d'écran.
Pas vraiment le genre de fonction que j'utilise pour les photos que je mets sur Commons, mais très bien pour ajuster mon fond d'écran. Ça demande un peu de pratique.


Un autre truc visiblement pratique, que je viens de découvrir sans avoir eu le temps de tester (et qui a juste un an), c'est GimpLensfun (voir le site, en anglais).
Comme Lightroom ou DxO, ça s'appuie sur le couple boîtier/objectif et les données EXIF pour corriger la distorsion, l'aberration chromatique et le vignettage des photos. Ça marche pour les compacts et pour les reflex. Visiblement il est possible de calibrer sois-même le machin pour son matériel, s'il n'est pas déjà dans la liste, ceci-dit ça a l'air compliqué et ça utilise hugin (héhéhé).
C'est le genre de corrections qui améliorent la qualité des photos, et qui devraient (dans un monde parfait et selon moi) être faites directement dans l'appareil photo et dont on ne devrait pas entendre parler.


Si au contraire, on cherche à empirer des photos ratées (ça peut toujours être un moyen de les rattraper), il faut chercher du côté de Lomo Script with Old Style Colors, pour faire des fausses lomographies (c'est de la photo avec un toy-appareil-photo à pellicule qui ne peut prendre que des photos ratées, mais il y en a à qui ça plaît).
À utiliser de préférence avec un reflex neuf, gros, cher et un objectif de même, histoire de faire de la photo bien ratée, bien moche et bien chère. Size matters, comme disait l'autre.
Pas testé, mais ça a l'air d'être joliment atroce.

lundi 14 novembre 2011

Les dessous de tout, sur tout, en dessous de tout, surtout sens-dessus-dessous

Je suis tombé sur un article de Wikipedia en anglais qui m'a soudain fait comprendre à quel point on nous ment.

Jusque là, je croyais que les Américains avaient fait la guerre en Irak pour occuper leur jeunesse, pour relancer le business des marchands de canons, pour se débarrasser d'un type qui les dérangeaient et accessoirement pour récupérer le pétrole. C'est plus ou moins ce que j'avais compris des explications confuses que j'avais lues d'un œil distrait.

Ben en fait non, pas du tout.

En lisant ça, je me rends compte que c'était bien plus vicieux. Saddam Hussein avait en fait toute l'attention de la CIA et en sous-main des éditeurs de papreback américains qui sentaient le coup fumant depuis qu'il avait commencé à éditer des romans.
La CIA (qui n'a pas vu venir les avions de septembre) a eu le temps de faire une analyse desdits livres et de voir que plusieurs nègres avaient travaillé sur le truc.
Vraisemblablement, donc, ils sont allés pendre le type qui avait juste pris les moyens d'écrire ses bouquins et de les vendre (un peu comme King Jong-il qui fait du cinéma) dans l'idée de récupérer les droits et d'exploiter cette production de qualité (j'ai pas lu, mais franchement pour faire un tel cirque, les Américains devaient être persuadés que ça valait le coup) peinards.

Visiblement le truc a marché. De ce que je comprends, l'éditeur américain détient le copyright de Zabibah and the King sans rien avoir payé à l'auteur. Je n'ai pas les chiffres de vente, mais une adaptation cinématographique est post-production et doit sortir au printemps prochain, avec Ben Kingsley dans le rôle du dictateur (lui qui avait incarné Gandhi), Anna Faris (de Scary Movie) et Megan Fox (la madone des Transformers) en cameo. Et tout ça, bien sûr (un malheur n'arrive jamais seul) réalisé par Sacha Baron Cohen (auteur de Borat).

Ça valait le coup, bravo les mecs.

Enfin, je dis ça, je dis rien. D'ailleurs je dis n'importe quoi.

mercredi 9 novembre 2011

Message de service

Quelqu'un qui s'y connait m'a dit un jour que le blog n'était pas la meilleure plateforme pour publier des tutoriels.
C'est sans doute vrai, mais d'une part chercher la plateforme idoine ne me fait pas me relever la nuit, et d'autre part j'ai ce blog où je publie ce que j'ai à dire au moment où ça me prend. Et puis, je vois ça plus comme une occasion de raconter une histoire (on peut raconter sa vie en partant d'une photo qu'on n'a pas prise, non ?) que pour donner un cours magistral (même si ça peut y ressembler en fin de compte).

Donc puisque ça me convient personnellement, je pense que je vais continuer comme ça, à semer ma zone ici (avec des billets sur la retouche photo ici quand j'ai l'inspiration, entrecoupés par des billets qui n'ont rien à voir). C'est chez moi après tout.

Cela dit, je me rends bien compte que tout le monde n'habite pas dans ma tête et n'a pas forcément envie/besoin de corriger des perspectives ou de régler des niveaux quand ça me prend d'expliquer comment.
Et que d'autre part, quand l'envie de faire vous prend, vous pouvez avoir du mal à retrouver le billet qui vous intéresse dans le label retouche photo (flux RSS) où j'essaye de ranger tout ça.

 Donc, je mets en place une sorte d'index des billets dont vous trouverez le lien en haut de la « colonne latérale »  sous ma cocotte en papier, avec un titre que j'espère vous comprendrez : Retouche photo.

Et puisque je vous aime bien, je vous offre un cri Wilhelm (article, page de description) pour la route.

Améliorer une photo « grisouille »

Aujourd'hui, dans la série je bricole mes photos en espérant que ça va les améliorer :
Ma photo fait un peu « grisouille », comment régler ça ?

Prenons donc au hasard une photo d'Ingrid Bergman.
Image de départ.
Disons que le hasard est avec moi, que la photo est un bon exemple de ce que je veux montrer (elle est bien grisouille), et qu'elle est en noir et blanc (ça fait longtemps que je voulais parler couleurs, je vais donc essayer de commencer par le commencement avec la luminosité peut-être pendant quelques billets et, si je ne m'épuise pas en route, j'en arriverai à la couleur).
Pour les besoins de la démonstration, j'ai viré le cadre noir de la photo qui est sur Commons.

J'ouvre la photo dans GIMP (ça marche exactement pareil sous Photoshop) et j'affiche l'histogramme. S'il n'y est pas déjà, on peut le récupérer dans Fenêtres>Fenêtres ancrables>Histogramme.
Histogramme d'Ingrid Bergman.

En abscisse on a la luminosité (où le 0 représente le noir à gauche et le 255 représente le blanc à droite) et en ordonnée la quantité de pixels. Ce que montre l'histogramme d'Ingrid Bergman, c'est que le pixel le plus noir est gris et que le pixel le plus blanc est gris aussi, mais plus clair. Pour aller vite, le machin noir ne touche pas les bords.
Disons qu'une photo a idéalement cet histogramme en cloche à fromage, où l'essentiel est au milieu de l'histogramme et où le pixel le plus clair est blanc et le plus sombre est noir.
Histogramme théorique.

C'est très théorique, mais c'est l'idée. Si la photo est sombre, le gros de l'histogramme va se retrouver à gauche et si elle est claire, c'est à droite.
Niveaux.
Maintenant, voyons comment faire toucher les bords à l'histogramme d'Ingrid Bergman (pour le logiciel, ça va s'appeler « régler les niveaux » de l'image).
Ça se passe dans Couleurs>Niveaux (il y a une petite icône d'histogramme à gauche et un raccourci clavier sur la droite, pour ceux qui veulent avoir l'air sérieux la prochaine fois). Ça ouvre la fenêtre ci-dessous qui reprend l'histogramme, avec tout le matériel pour faire les réglages.

On ne va pas se servir de tout, on va juste commencer par la méthode dite « méthode bûcheron », qui a l'avantage d'être simple. On va se servir des trois petites flèches sous l'histogramme, celles sous lesquelles il y a des valeurs numériques (0 ; 1,00 ; 255).
La flèche noire qui est à 0 sert à régler le point noir et la blanche à droite, qui est à 255 fait la même chose pour le blanc. On peut entrer des valeurs au clavier si on veut jouer au warrior, sinon on peut glisser les flèches de droite à gauche à la souris.

Réglage du point noir.

Je ramène donc la flèche noire jusqu'à ce qu'elle indique le premier pixel noir de l'histogramme.

Je mets sur la capture d'écran la photo en haut à gauche (GIMP affiche les réglages, tant qu'on a coché la case « aperçu », ça donne une bonne idée de ce qu'on fait), la fenêtre Niveaux (où l'on fait les réglages) à droite et l'histogramme sous la photo (l'histogramme de la photo est en gris, tandis que l'histogramme de l'aperçu est mis à jour en noir, c'est pratique).

En pratique, j'ai assombri l'image dans l'ensemble, le pixel le plus sombre est maintenant noir. Du même coup, le pixel le plus clair (qui était gris) s'est aussi assombri. L'histogramme est réparti régulièrement entre la flèche blanche et la noire.

Réglage du point blanc.

Même chose avec la flèche de droite, mais de l'autre côté.
Maintenant, le pixel le plus sombre est noir et le pixel le plus clair est blanc.

On peut s'arrêter là, mais comme je trouve que la photo est bien sombre, je tente un dernier truc.
Si on descend encore le blanc (vous pouvez essayer), on va éclairer encore la photo, mais plus ça va, plus les parties claires vont être « brûlées » (irrémédiablement blanches, sans aucune donnée).


Donc j'essaye la flèche grise du milieu, qui fait la correction gamma comme montré sur l'image de droite (comme d'habitude, je ne comprends rien à Wikipédia qui compare les émulsions photographiques aux tubes cathodiques – qui utilise encore ça, sérieusement ?)

En pratique, la flèche marque le gris moyen (128) dans l'histogramme, donc si on la déplace vers la gauche, on augmente la portion d'historique à droite et on éclaircit l'image. De même si on pousse la flèche à droite, on assombrit l'image. Et tout cela en gardant le blanc blanc et le noir noir.

Une dernière remarque : c'est très pratique, mais il vaut mieux ne pas avoir la main lourde avec le gamma, parce que l'image devient assez vite funcky (comprendre vraiment pas top). Si j'ai un conseil, c'est de rester aux alentours de 1.

Réglage du gamma.
Pour en arriver à une valeur de 1,20, j'ai essayé jusqu'à ce que ça me plaise bien (il n'y a pas de recette miracle). Si j'allais plus loin, les parties sombres devenaient grises, si j'allais moins loin, la photo restait très sombre, c'est un compromis à trouver.

La photo comporte beaucoup de parties sombres, et sans surprise, le sommet de l'histogramme est déporté sur la gauche.

La même image, après réglages.
En voyant ce résultat, on peut se demander s'il n'aurait pas fallu rendre les machins derrière Ingrid Bergman carrément noir au lieu de les laisser dans les gris (il aurait fallu monter le point noir au-delà de 42 et sous-exposer la photo). Je m'en suis tenu au réglage « minimal » pour la démonstration. C'est une décision qu'il faut prendre au moment de faire les réglages.

Pendant tout ce temps, on a juste cherché à rendre la photo plus agréable à regarder. On n'a pas ajouté de données. À voir la tête de l'histogramme en fin de compte, on est même sûr d'en avoir perdu. Donc ce genre de réglage peut être utile (parce qu'en fin de compte, les illustrations sont faites pour qu'on les regarde, pas pour jouer au plus malin avec les données), mais il vaut mieux ne pas faire son réglage 250 fois, parce qu'au bout d'un moment la perte de données va finir par se voir.

mardi 1 novembre 2011

Dial 9-1-1!

DIAL 9-1-1!
Dans combien de films américain a-t-on vu cette scène ?
Ce qui n'est pas dans les films, c'est la suite du coup de téléphone, parce que ça peut prendre une tournure assez cocasse si 9-1-1 est passé sur liste rouge, comme sur cet enregistrement (page de description) sur Commons.

lundi 31 octobre 2011

Bart l'ours

Bart l'ours (en anglais: Bart the Bear) est un ours kodiak, né le 19 janvier 1977 à Baltimore, Maryland, États-Unis, mort le 10 mai 2000 à Park City, Utah, États-Unis. Cet ours a figuré à l'affiche de nombreux films d'Hollywood.

Biographie

Né dans une famille d'artistes, Bart l'ours a appris très tôt le métier d'acteur auprès de sa mère, qui avait dû manger un producteur et sa femme pour obtenir des rôles mineurs dans des films d'horreur comme Grizzly (1976) ou Days of the Animals (1977). Au cours de sa carrière, Bart a donné la réplique à John Candy, Dan Aykroyd, Annette Bening, Ethan Hawke, Steven Seagal, Gregory Peck, Tchéky Karyo, Brad Pitt, Alec Baldwin et Anthony Hopkins (deux fois).

Ses démêlés avec la Writers Guild of America, qui ont jusqu'à sa mort refusé de lui donner des dialogues intelligibles, ont failli aboutir à une grève des scénaristes et dialoguistes animaliers, terrorisés par les grognements plaintifs de l'animal. À noter que Bart, en signe de protestation contre l'attitude incompréhensive des studios à son endroit, n'est pas venu recevoir son Grizzly Award à Bear Head Lake.

Atteint d'un cancer qu'il combattait avec courage depuis plusieurs mois, Bart s'est éteint à l'âge de 23 ans dans son bungallow de Heber City, Utah. Son ami Brad Pitt était à son chevet.

Filmographie

Liens externes



L'article était un peu pauvre, je me suis dit qu'une petite biographie ferait joli au milieu, mais comme je n'y connais rien, j'ai tout inventé.

lundi 24 octobre 2011

Les Trois Mousquetaires

Est-ce la pleine lune ou la sortie d'un film en 3D ? Toujours est-il que je me suis retrouvé dans la catégorie des adaptations des Trois Mousquetaires.

J'en connaissais quelques uns, et des pas piqués des hannetons, comme The Three Musqueteers avec Douglas Fairbanks, que je me suis promis de regarder en entier sur Internet Archive (un jour, si j'ai le moral et deux heures devant moi), L'Étroit Mousquetaire, qu'on pouvait voir jusqu'il y a quelques temps sur internet, visiblement les ayant-droits ont fait le ménage), le film de 1993, avec Kiefer Sutherland (à ce propos, ne lisez pas ce précédent billet) assez imprévu dans le rôle d'Athos, ou La Fille de d'Artagnan de Bertrand Tavernier, et avec plein d'acteurs que ça me fait toujours plaisir de voir.

Bref, j'étais au courant que Dumas avait inspiré des trucs étranges.
On m'a chaudement recommandé au passage L'Homme au masque de fer comme un summum du pire, il faudra que j'y jette un coup d'œil (pour le plaisir).
Et… je suis tombé en arrêt sur ce titre : Barbie et les Trois Mousquetaires.

[Je mets un blanc ici pour vous laisser apprécier ma découverte.]

Après un petit tour sur google, il y a la bande annonce sur YouTube (vous me pardonnerez de ne pas coller ça ici, j'ai un vieux reste de dignité).

Barbie est donc la fille de d'Artagnan (et comme il n'y a pas de poupée d'Artagnan chez Mattel, il n'est pas dans le film, c'est plus simple), elle fiche un bazar monstre dans la grange en prétendant s'entraîner, parce qu'elle veut être mousquetaire, comme papa. D'ailleurs, comme elle sait à peu près faire la roue (je ne m'étais pas rendu compte que ça pouvait servir à tirer au mousquet, mais je manque sans doute de documentation), elle va à Paris (jusqu'à ce moment, je croyais connaître Paris, mais ça doit être dans une réalité alternative, parce que les maisons ressemblent à celles de Nosferatu le vampire, et au fond il y a une sorte de château Disney assez raté), où elle fait rigoler tout le monde. Donc, elle se retrouve au chômage. Mais ça dure à peu près 15 secondes, parce qu'elle est tout de suite embauchée pour passer la wassingue et la panosse dans le château Disney (c'est une fille, et les filles, ça serpille).

Tout ça, et surtout l'image de synthèse, donne l'impression de voir un remake pas drôle de Shrek, et mal fichu. En plus Barbie ressemble à la princesse Fiona, mais c'est pas un ogre (et c'est bien dommage). À la réflexion, il est assez satisfaisant de voir qu'il s'est trouvé quelqu'un pour financer un film qui a donné du boulot à tous les stagiaires et wannabes de l'image de synthèse, qu'on retrouve quelques années plus tard chez Pixar ou Dreamworks à faire des trucs qui ont de la gueule avec des moyens.

… Je reprends. Donc, Barbie (qui s'appelle Corine) fait le ménage avec Viveca, Aramina et Renée (ne me demandez pas d'où sortent ces noms, je m'interroge encore), qui veulent secrètement être mousquetaires, et qui ont des talents très martiaux (faire de la couture, danser, cherchez pas : le scénariste était pas net). Je passe des épisodes, parce que bon, un quart d'heure de plumeau, bon, donc il y a un complot pour tuer le prince (qui aimerait mieux faire de l'aérostation que d'être roi, tentative du scénariste du côté du steampunk qui reste à l'état de tentative) pendant le bal masqué (l'histoire pas téléphonée du tout). Donc les quatre soubrettes, qui entre temps ont été virées (encore au chômage), décident de sauver le prince parce qu'elles veulent être mousquetaires (à partir de ce moment là, je pense que le scénariste était vexé qu'on n'ait pas retenu sa proposition steampunk, du coup il a abandonné toute logique). Donc, pour ne pas se faire reconnaître, Barbie et ses copines se déguisent en robes de Barbie rose bonbon, et elles maravent les méchants à coups d'éventail en leur jetant des boucles d'oreilles dans les yeux.
Comme elles ont gagné, le prince devient roi, il les nomme mousquetaires, et au moment où il commence à faire des avances à Barbie, elle lui fiche un vent spectaculaire parce qu'elle a mieux à faire de sa vie que d'aller au bal avec le roi, et que d'ailleurs on la prévient qu'il y a un autre complot.

Je vais prendre un aspirine, et je reviens.

Voila. L'article de Wikipédia raconte bien le film, à peu près tout y est, dans le style approprié (chiant et illisible comme il convient), mais le truc qu'il faut absolument lire, c'est la section Autour du film, qui explique toutes les incohérences historiques du film en oubliant l'essentiel : la princesse Fiona, même déguisée en poupée Barbie n'a jamais été mousquetaire.

Une dernière remarque. Si vous avez des vieilles poupées Barbies (avec les accessoires) qui traînent dans le coffre à jouets, au fond du grenier à la campagne, sous une épaisse couche de poussière, ressortez-les et prenez des photos, la catégorie sur Commons est plutôt pauvre.
Barbie nudism, par Gilberto Santa Rosa (de flickr) [CC-BY-2.0]
Une mention spéciale pour la photo ci-dessus : bien tenté, c'est la plus rigolote du lot.

samedi 8 octobre 2011

Comment dire…

— Chef, Chef !
— Oui ?
— Vous vous savez, le petit panneau qui sert de portillon au bout du quai ?
— Non.
— Le bidule qui empêche les voyageurs de descendre dans le tunnel, dans toutes les stations de métro…
— Hum…
— Ben on en a trouvé un en trop, ce matin.
— Et ?
— On a trouvé où le ranger.
— Où ça ?
— Venez voir… On l'a mis là.
Entrée du métro Porte de Versailles.


Et on l'a mis sur Commons aussi.

mercredi 5 octobre 2011

Trois films

C'est la révolution sur Wikipédia en italien (si ça vous intéresse, lisez le résumé chez Alexander Doria), donc je vais parler d'autre chose.


Le chapter suédois de Wikimedia a produit trois courts-métrages pour le salon du livre de Göteborg pour inciter trois groupes à participer à la rédaction de Wikipedia.

Une bande son devrait être ajoutée, la version muette en très haute définition actuellement sur youtube (sous licence cc-by) a été projetée pendant le salon.

Sources : Wikipedia Signpost, Three Wikipedia films.

Les bibliothécaires


Quand vous vérifiez une information pour quelqu'un, ajoutez-la aussi à Wikipédia.
La prochaine fois, c'est vous qui gagnerez du temps.
Bien sûr, les bibliothécaires cherchent toujours des informations à la 5e ligne de la page 47 d'un livre de photos de roulements à billes.
Ou de la recherche en bibliothèque.

Les enseignants


Wikipédia est un bon moyen de d'apprendre d'où vient l'information et comment citer ses sources.
Pour ne plus vous désespérer à chaque fois que vos élèves recopient Wikipédia, expliquez-leur comment contribuer. Le raisonnement à double détente est particulièrement vicieux, parce qu'effectivement, quand on a mis les mains sous le capot, on comprend pourquoi la recopie c'est mal.

Les retraités


Partagez ce que vous connaissez, Wikipédia est lue par des centaines de milliers de personnes tous les jours .... et vos petits-enfants en font partie !
La bonne raison pour les retraités de fréquenter Wikipédia, c'est qu'ils n'ont pas assez de petits-enfants à ennuyer le dimanche après midi, tout occupés qu'ils sont à lire des livres en papier et à jouer à des jeux électroniques.

samedi 10 septembre 2011

Moment de solitude

J'ai pris des photos, comme il y avait du monde devant moi, j'ai doublé en me disant que j'allais refaire le coup du parterre de Latone. Puis je suis rentré, j'ai sorti la carte de l'appareil, je l'ai mise dans le mange-disque, et j'ai ouvert hugin.

Et là, c'est parti en couille.

Qui c'est qu'a bigné ma façade ?

Franchement, je ne vois ni comment ni pourquoi. Intense moment de solitude.

Un instant, j'ai pensé cabosser un peu mon écran pour voir la photo droite, et éventuellement proposer de cabosser vos écrans aussi pour que vous puissiez la voir bien.

Et puis j'ai adopté une autre méthode.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai d'abord redressé les deux photos indépendamment avec hugin, puis j'ai fait de savants découpages avec GIMP (je ferai peut-être bientôt un billet entier dessus).

Finalement… c'est bon pour Commons.
Plus qu'à compléter l'article sur Wikipédia, avis aux amateurs.

Tout ça pour dire que je n'y arrive pas toujours du premier coup.

vendredi 9 septembre 2011

Retouche photo III

J'ai parlé d'une méthode de warrior (ici, et pour les détails) pour redresser la perspective d'une photo.
C'est une méthode de warrior parce que d'une part il faut cliquer plein de fois sur un tas de trucs (ça fait peur), et d'autre part parce que ça marche à tous les coups.

Il existe d'autres méthodes.
Zil a parlé de la façon sauvage (avec GIMP), ici, que je ne pratique pas parce qu'il faut gérer à la main (et à l'œil) le rapport hauteur/largeur (ça vient de GIMP, dans photoshop il y a une case à cocher pour tripoter la perspective en conservant les proportions). Et ça m'énerve de faire à la main ce que l'automatisme devrait savoir gérer.

Il existe aussi SchiftN.
C'est un petit logiciel où tout est automatique (pratique !). On met la photo dedans, ça corrige les verticales et ça enregistre tout seul les corrections.
Il y a un mode d'emploi en français, que je ne vais pas paraphraser, lisez-le.

Dans les cas simples, ça marche bien.
Mais comme toutes les solutions simples, il y a les cas qui ne sont pas couverts :
  • SchiftN ne corrige pas les horizontales,
  • il peut se laisser tromper par des murs à fruit, à ventre, etc. (qui ne sont pas verticaux), dans ce cas, attention les yeux ! ça peut donner des résultats assez funky,
  • on ne maîtrise pas le recadrage, penser à laisser de la marge autour du sujet lors de la prise de vue.
Sachant cela, ça vaut toujours la peine d'essayer, c'est vraiment simple et ce n'est pas un gros investissement en temps/énergie (d'autant plus qu'on peut faire du traitement par lots).

mardi 6 septembre 2011

Je me suis assis et j'ai beaucoup réfléchi.

Je me suis assis et j'ai beaucoup réfléchi.
Et je me suis dit que ça serait chouette si tout était bien. Partout. Tout le temps.
S'il n'y avait pas de problèmes. Jamais.
Pouvoir juste faire ce qu'on a à faire. Sans avoir à parer au plus pressé. Sans avoir à faire de choix cornéliens.
Tout simplement. Prendre le temps de faire bien ce qu'on a à faire. Puis être satisfait du travail bien fait.
J'avais bien pensé, j'étais assez content de moi. Et satisfait de ma réflexion.

Et le réveil a sonné.
Plus de café.

samedi 27 août 2011

Retouche photo II

Il semble que je suis passé un peu vite sur le redressement de perspective en renvoyant sur un tutoriel antédiluvien (actualisé en 2008) en anglais (on trouve encore plus vieux en français : 2003), d'autant que le logiciel évolue.
En fait, je trouve rigolo de vous avoir laissés tout seuls comme des grands pendant deux jours, donc je relève les copies et je vais me marrer à les corriger. Et comme je suis sympa dans le fond, je vous donne le corrigé. Mais comme j'ai une bonne couche de vice au-dessus, je continue de m'acharner sur la photo d'Erdrokan (si vous voulez suivre la manœuvre).
Mairie de Souprosse, par Erdrokan (Travail personnel) [GFDL (www.gnu.org/copyleft/fdl.html) ou CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0 (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons.

Il faut savoir que hugin est un logiciel qui sait faire du panorama par assemblage de plusieurs photos (il est prévu pour ça, l'interface et les automatismes sont prévus pour ça), et qu'on va lui faire faire des trucs qui lui servent quand il fait un pano, mais d'une façon un peu détournée. Du coup, c'est rigolo.

Pour commencer : on lance hugin (parce qu'on l'a déjà installé, je ne vais pas non plus vous materner).
Puis on met la photo dedans soit en la glissant depuis un explorateur, soit en tapant sur [charger des images].
Dans ce cas précis, ça se passe bien. Toutefois il se peut qu'hugin se pose des questions existentielles sur le « champ de vision » et la nature de l'objectif s'il ne trouve pas ce qu'il aime dans les métadonnées EXIF (en particulier si vous travaillez avec l'aperçu affiché par Commons), auquel cas il faut juste lui dire de lâcher l'affaire, ce n'est pas vital pour ce qu'on a à faire aujourd'hui (cliquez abandonner).
La photo est chargée dans Hugin.

Points de contrôle

Maintenant on commence le seriouz bizness.
L'idée est de dire à hugin où sont les verticales et les horizontales sur la photo.

Dans un plan, il existe une unique droite passant par deux points distincts, vous avez tous appris ça en primaire. Donc on a besoin de lui donner des paires de points qui donneront soit une verticale soit une horizontale.

Pour une photo prise avec une bonne optique [c'est-à-dire qui ne fait pas de distorsion en barillet ou en coussinet] (je pars du principe que pour la photo de cette semaine ça va), on a besoin de donner deux verticales et deux horizontales, et tant qu'à faire éloignées deux à deux. Si on lui donne moins, il fait un truc (des fois c'est bon, des fois non), si on lui donne plus ça marche, mais ça fait plus de travail pour nous.
Digression : pour soigner la distortion, il faut donner au moins trois horizontales et trois verticales « judicieusement » placées.

Ça se passe dans l'onglet « Points de contrôle ». Tant que j'y suis, je lie vers tout un tas de trucs dans le manuel (même si je n'y ai jamais rien compris), des fois que ça vous inspire.
Dans l'onglet « Points de contrôle »…
 L'interface est prévue pour trouver les points qui se correspondent entre deux photos, c'est pour ça que la fenêtre est coupée en deux. Comme on n'a qu'une photo, elle est affichée deux fois. Le but du jeu est de faire les lignes horizontales et verticales.
On clique sur un point dans l'aperçu de gauche, ça crée un point, et on clique à l'autre bout de la ligne dans l'autre aperçu, et ça fait un point (normalement), donc on a une ligne. Les points sont repérés par un numéro dans chacun des aperçus et dans la liste des points en-dessous, avec ses coordonnées, son alignement et une distance :

  • les coordonnées, ça se passe de commentaire ;
  • pour l'alignement, on a le choix entre normal, ligne horizontale et ligne verticale. Ici, on ne se sert pas de normal, par contre si on se trompe entre vertical et horizontal, ça ne va pas marcher ;
  • la distance, on ne s'en occupe pas pour l'instant.
Il faut aussi se méfier des trois cases à cocher en bas à droite : ça sert à trouver des

  • ajustement précis automatique, /!\ attention /!\ ça cherche des similarités entre les points sur les deux aperçus et ça déplace quand ça juge nécessaire un des points (du coup, ça peut tout faire foirer assez facilement) ;
  • ajout automatique, ajoute automatiquement le point, sans laisser le temps de l'ajuster a priori (on peut toujours le faire après) ;
  • estimation automatique, on n'en fiche, ça ne marche pas (ça retrouve le point similaire sur la seconde photo quant on lui donne un point sur la première, mais comme on n'en a qu'une…)
Et si on me demande comment je mettrais les contrôles, je les mettrai plus ou moins comme ça :
Emplacement des contrôles.
Cas cauchemardesque.
Dans le principe, j'essaye de m'attacher à ce que je sais être vertical ou horizontal (assises de maçonnerie, bandeaux, corniche, angles, redents…) et je me méfie de ce que je sais ne pas l'être (sol, gouttières, colonnes galbées…). Et je vérifie que ça correspond (il y a des cas où on n'a pas de référence fiable, voir ci-contre) sur la photo.
Ici, je me méfie en particulier des angles du bâtiment, parce que visiblement mur change de nu au niveau du bandeau (l'étage est plus renfoncé de quelques centimètres que le rez-de-chaussée) et des zingueries du toit (le genre de truc qui peut se gondoler facilement).
Murs ventrus (pas verticaux)
les menuiseries sont verticales.

Il faut se méfier des murs, qui ne sont pas toujours verticaux (par construction ou par déformation). Par contre les fenêtres le sont plus souvent (sinon ça ne s'ouvre plus et on la remplace), a fortiori les fenêtres des parties privatives (allez vous mettre d'accord avec vos copropriétaires pour changer la fenêtre de deuxième étage de l'escalier de service).

C'est l'étape où il faut être attentif.

J'estime que vous avez eu le temps de mettre tous vos points pendant que je parlais, je passe à la suite.

Optimisation

Arrivés là, on a presque fini, le plus dur est derrière nous. Courage !

Tout de suite, on va régler la projection, pour éviter de se retrouver avec un machin tout déformé où les droites ne le sont pas.
On va dans l'onglet « Assemblage », juste pour changer la projection. C'est par défaut sur équirectangulaire, il faut mettre rectilinéaire (c'est la façon de dire des infographistes pouet-pouet et ignares pour la projection conique sur un plan telle qu'on la connaît depuis Brunelleschi en 1415 et qu'on appelle perspective conique, rien de neuf sous le soleil, mais c'est ça qu'on veut).
Ne lisez pas le paragraphe ci-dessus, faites comme ça.
 Ça, c'est fait.

Maintenant on va dans l'onglet « Optimisation ».
Là, normalement, il n'y a qu'à tout laisser tel quel et cliquer sur optimiser. Ça calcule un peu et ça demande si on est content. Si on a bon, les valeurs sont proches de zéro.
Résultat numérique de l'optimisation.

Répondre que oui.

Digression : Si vous avez des problèmes de barillet ou de coussinet, j'espère pour vous que vous avez lu la digression précédente et que vous l'avez appliquée. Ici, dans la liste de choix, choisissez « les positions et la distorsion en barillet (y, p, r, b) », ça devrait faire la blague.

Sortir le fichier de la machine

Bon, là, il n'y a plus moyen de se planter.
Tapez sur le bouton au-dessus des onglets qui ressemble à une colline verdoyante, et qui a « GL » écrit dessus, c'est l'aperçu rapide.
Cool, je vois rien sur l'aperçu !
Maintenant, onglet Projection, cliquer sur « remplir », normalement ça marche, je ne mets plus de capture d'écran.

Ensuite, si le noir qui est autour de votre photo vous gêne, allez dans l'onglet recadrage, essayez le recadrage automatique, modifiez si vous voulez (il y a 2 jours, j'avais préféré faire mon recadrage à la main).

Fermez la fenêtre d'aperçu, revenez dans l'onglet « Assemblage », faites vos petits réglages :
  • je tape sur Taille du canevas : … [calculer la taille optimale], ça fait que la taille (en pixels) du fichier de sortie est en rapport avec celle du fichier d'entrée ;
  • dans format, je demande un JPEG, et je mets la qualité à 97 (c'est la qualité du fichier d'entrée) ;
  • et je laisse tout le reste tel quel.
[Enregistrez et envoyez au traitement par lot], puis flèche verte.
Ou bien [Assemblez maintenant].
Résultat (je remets celui de la dernière fois).

Bonus

Je me suis planté, j'ai trop essayé d'optimiser dans tous les sens, je veux recommencer sans remettre les points un par un, comment je fais ?
Onglet « Images », sélectionner l'image dans la liste, et taper sur « valeurs par défaut ». Ça dés-optimise.

Et merci Erdrokan d'avoir essayé et de m'avoir montré comment ça pouvait foirer, j'ai essayé de tout couvrir, s'il y a des manques, on fera des patch.

vendredi 26 août 2011

On sait où on commence…

Je rentre chez moi. Il est 22 heures. J'allume le PC, j'allume Firefox, j'ouvre ma liste de suivi sur Wikipédia.
Au milieu d'un fatras de trucs et d'autres, une modification m'attire l'œil :
    ! 19:44  Flatulence‎ (diff | hist) . . (+165) . . Alexmordacq (discuter | contributions | bloquer) (Liens externes : )
Tiens, j'ai ça en liste de suivi, moi ?

C'est assez surprenant pour que j'ouvre l'article. Je lis en diagonale (enfin, je survole les illustrations, parce que oui, c'est illustré… enfin un peu).

L'illustration en question.
Et là, je suis assailli par une question bête : où ce truc-là est-il utilisé ?
Réponse en bas de la page de description. Pas mal utilisée, la plaisanterie, quand même.

Tiens, c'est même sur fr.wikiversity.org , le projet que j'ai jamais compris (mais bon, on n'est pas forcé de tout comprendre dans la vie). Sur une page au titre cryptique :
Recherche:Culture fr.wikipedia
Une page d'un projet Wikimedia qui commence par dire « Bonjour. », moi, ça me fait un choc. Pas habitué à ça.
[C'est un] travail de recherche ethnographique effectué sur l'espace francophone de Wikipédia. Ce travail est destiné à être rendu le 16 août en version papier comme mémoire de fin d'études d'un master en anthropologie à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve.

Rigolo, comme quoi en partant d'à peu près nulle part, on peut trouver les choses les plus improbables à lire, comme une étude ethnographique sur soi (entre autres).
On sait où on commence, on ne sait jamais où on va finir.

jeudi 25 août 2011

Retouche photo I

J'étais le week-end dernier en Suisse, pour assister à la conf' GLAM organisée par WikimediaCH et (surtout peut-être) pour prendre l'apéro près du lac.

Au cours de la conférence, Erdrokan a exprimé ses angoisses de publier ses photos face à des « cadors de la photo », dans le cadre de « commandes » d'organismes partenaires des associations Wikimedia (il a repris son argumentaire sur le choix du cahos).
Qu'est-ce que tu veux faire face aux cadors de la photo ?
Après avoir passé pas mal de temps à faire de la catégorisation sur Wikimedia Commons, je me suis rendu compte que pas mal de photos sorties directement de l'appareil ne demanderaient pas un travail considérable pour avoir vraiment de la gueule et « faire sérieux ».

Une première note, déjà, c'est pas parce que j'ai le dernier reflex très cher que je fais de meilleures photos que toi, petit scarabée, qui n'as qu'un compact pourri. Bien sûr, dans certains cas particuliers il faut du matériel spécifique, mais le plus souvent on n'a pas besoin de se ruiner en matériel (voir ici), d'autant qu'une petite retouche avec des logiciels pas forcément ruineux peut récupérer pas mal de défauts du matériel.

Je vais donc essayer de montrer comment se faire passer pour un cador à moindre frais.
Prenons donc une photo (au hasard une photo d'Erdrokan) prise avec un compact.
Mairie de Souprosse dans le département des Landes, par User:Erdrokan (Travail personnel) [GFDL (www.gnu.org/copyleft/fdl.html) ou CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0 (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons.
Redresser la perspective.
Première chose, je redresse la perspective avec hugin (on peut faire ça aussi avec GIMP, mais il y a le risque de perdre le rapport hauteur/largeur). Si vous cherchez à faire ça, le tutoriel (assez vieux et en anglais) est ici.

Ça prend 3 minutes.


Comme le bas du bâtiment est près du bord, je recadre un peu large (je garde des « trous » sur les bords, de façon à pouvoir « laisser respirer » le bâtiment et à ne pas me retrouver coincé par le recadrage automatique).

Recadrer.
Là, j'allume GIMP et je commence par recadrer pour enlever les trous.

30 secondes (en comptant le temps de lancement).

C'est à ça que ressemblera la photo retouchée.
Je vois encore deux petits réglages à faire (mais soyons honnêtes, c'est de la coquetterie) :
  • le soleil est un peu fort, ce qui fait que les ombres sont très marquées, on peut aussi les adoucir.
  • quand on le regarde à pleine résolution, le ciel est grenu (lire ce billet chez Jastrow, si vous ne savez pas d'où ça vient), il va falloir enlever ce bruit,
Histogramme
Pour les ombres, voyons l'histogramme des valeurs (c'est un graphique qui donne en abscisse les 256 valeurs du noir (à gauche) au blanc (à droite) et en ordonnée la quantité de pixels.
Déjà, on voit que le photo est plutôt bien exposée : ni sur-exposée (l'histogramme s'envolerait sur la droite) ni sous-exposée (il y aurait une grosse masse à gauche et quasi-rien à droite).

Le truc que je voudrais changer, c'est juste le dernier petit pic à gauche, qui est trop marqué et un peu loin du bord (un peu trop grisouille).
Je fais ça avec les courbes (documentation).
Réglage de la courbe des valeurs.

Ça prend 30 secondes, le temps de faire trois essais.

Pour l'instant, on en est là, au niveau de la photo (je mets en regard l'histogramme, parce que c'est avec ça qu'on contrôle en allant la qualité des retouches, voyez au passage qu'on a un pâté discontinu dans le sombre, ça fait ressortir le bruit) :
Après réglage de la courbe des valeurs.

Arrivé là, on se désespère en se disant qu'on a ajouté du bruit au bruit, qu'on ne s'entend plus et que ça ne ressemble à rien.
Il y a du bruit dans le ciel (échelle : 100 %)

Mais il existe des plugins pour GIMP qui permet de réduire le bruit (ça n'est pas inclus dans la distribution de base). Personnellement, j'utilise wavelet denoise (pour l'installer, il faut placer le fichier au bon endroit dans l'arborescence, avec les autres plugins), qui permet de traiter indépendamment le bruit de luminance (en argentique, on appelait ça le grain, et il vaut mieux le garder que d'avoir une photo floue) et le bruit de chrominance (jamais très agréable à regarder).

Une minute.

Après débruitage.
On note que les discontinuités à gauche de l'histogramme ont disparu.

Arrivé à ce niveau-là, on peut s'arrêter et mettre ça sur Wikimedia Commons.
Résultat
Je ne dis pas qu'on a fait la photo du siècle, mais
  • il n'y a pas de raison que les verticales ne le soient pas (sauf à vouloir faire une contre-plongée de malade, mais pour dire quoi ?), pour les horizontales c'est moins grave, mais tant qu'on y est, ça ne coûte rien ;
  • même si les réglages (histogramme et débruitage) ont perdu des données, ils ont rendu l'image plus agréable à l'œil, et c'est encore à l'œil qu'on juge une photo.
C'est le genre de traitements que je fais subir à mes photos avant de les partager sur Commons (parce que je ne vois pas l'intérêt d'avoir un objectif à décentrement qui corrige la perspective à la prise de vue et qui nécessite un trépied et un quart d'heure de réglages, quand je fais ça en 3 minutes et sans me faire mal au dos).

Si je fais les comptes,ça prend 5 minutes de post-traitement (avec un peu d'entraînement, mais l'entraînement vient en essayant).

Si ça vous intéresse, je peux continuer à faire des retouches ici, pour montrer à quel point c'est facile de devenir un cador.

mercredi 17 août 2011

→ Wikipedia

Je regardais tranquillement le générique de début de Chérie, j'ai rétréci les gosses (c'était ça ou Le Flic de Beverly Hills), quand j'ai été frappé par le nom Sutherland.

[Note : vous avez sans doute remarqué que je lie vers wikipedia en anglais, simplement parce qu'il y a un peu de contenu, contrairement à la version en français. Si ça vous amuse de traduire, ne vous gênez pas.]

Sans réfléchir, des Sutherland, j'en voyais bien deux. Un qui fait des seconds-rôles de gentil, l'autre qui fait des second rôles de méchant. Avec la même tête.
Donald, éternel sidekick des films de série B, au côté de Charles Bronson (Les Douze Salopards), Sean Connery (La Grande Attaque du train d'or), Matthew McConaughey (Le Droit de tuer ?), ou assis sur un banc dans JFK… Le type dont honnêtement personne ne se souvient (il y a même un trope là-dessus), mais qui a suffisamment travaillé pour avoir une filmographie séparée de sa biographie.
Kiefer, qui ne s'est pas marié à Julia Roberts parce qu'il jouait au billard avec une strip-teaseuse.

Bref, Kristine n'était pas dans ma liste personnelle de Sutherland.

Donc → Wikipedia.

Kristine Sutherland, donc.
Kristine Sutherland est née blablabla… et a joué la maman dans Buffy The Vampire Slayer (Ah oui, c'est vrai ! ça me disait quelque chose, mais je n'arrivais pas à savoir quoi, c'est ça : c'est la môman à Buffy.) blabla…

Jusqu'à cette phrase, qui m'a fait tomber de ma chaise :
Kristine Sutherland is not related to Donald Sutherland or his son Kiefer Sutherland. She was born Kristine Young, and changed her name because she was often confused with another similarly named actress. The last name "Sutherland" was after her cat, whom she named "Donald" after Donald Sutherland, who, incidentally, had a role in Buffy the Vampire Slayer, Whedon's first attempt to bring Buffy to audiences.
Alors effectivement, ça répond à la question que je me posais. Super.
Mais sérieusement, comment en arrive-t-on à écrire une phrase comme ça ?

Déjà, ne jamais définir par la négative. Kristine Sutherland n'est pas tout un tas de choses, à commencer par un boustrophédon ou une équation linéaire (tout ça, c'est purement vrai mais on n'en a rien à faire). C'est même interdit sur l'étiquetage de la boustifaille, de dire ce qu'il n'y a pas dedans. Le fan club en avait marre de répondre à cette unique question qu'on leur posait sans cesse, ils ont mis la réponse là ; depuis le téléphone ne sonne plus.

Et ensuite, c'est quoi cette idée d'appeler un chat Donald ?
Franchement !
Ça ne s'appelle pas Donald, un chat. À la limite, on peut appeler son chien Indiana. À la rigueur. Mais pas son chat Donald… Non.

Et puis cette histoire est tout à fait ridicule. Pour résumer : aucun lien de parenté, elle a juste nommé son chat d'après l'acteur qui a joué dans le film dont la série pour laquelle elle est connue est la reprise. Et elle a choisi le nom de son chat comme nom de scène.

Capillotracté.

Bon, du coup, maintenant que j'ai bien perdu mon temps sur le générique du début, je vais regarder le film en accéléré.

mardi 2 août 2011

3615MAVIE

Je me suis souvenu qu'il m'est arrivé de dessiner, dans ce blog.
Il y a longtemps.



Mais j'ai un peu perdu l'habitude. Je faisais ça sur un coin de feuille avec le premier stylo qui le tombait tous la main, je scannais ça à la va-vite et je mettais parfois un peu de gris pour faire joli.

Et puis mon scanner a mouru. du coup, c'était moins facile et j'ai perdu l'habitude.

Récemment, j'ai trouvé MyPaint et je me demandais comment l'essayer.
Bref, j'ai remplacé le papier et le stylo à encre par la tablette graphique.
Premier constat, j'ai quand même moins l'habitude, il va me falloir de la pratique.

Second constat, tout à fait indépendant, tout le monde met maintenant une légende sous les images, sur les blogs. J'ai trouvé ça vexant et j'ai passé la soirée à chercher dans l'aide de blogger, une sorte de Capharnaüm indescriptible où on ne trouve rien  (nettement pire que l'aide de Wikipédia, ce qui n'est pas peu dire), il a même fallu que j'aille ennuyer Pyb sur IRC pour savoir dans quel onglet de quelle page de paramètres il fallait cocher une case avec un texte sibyllin.
Du vrai travail.

Maintenant, je sais mettre une légende là.

Après, il a fallu que je me souvienne si je dessinais ou non des oreilles, puis je suis allé chercher du café : j'en avais plus.

Edit Vu le nombre consirédable de fautes de français et d'orthographe que j'ai faites dans ce texte, puis corrigées à l'arrache après publication, je me demande vraiment si je dois continuer à écrire…

Vacances…

J'ai trouvé un livre sur une étagère.
Je l'ai mis sur la table pour prendre la photo.
Vocabulaire de l'académie, 1832 01
Puis je l'ai ouvert.
Vocabulaire de l'académie, 1832 02
Et je l'ai remis sur l'étagère.
Les livres, faut pas trop y toucher.

lundi 1 août 2011

TINC

Threewisemonkey
Puisque j'ai trouvé cette image et qu'elle est particulièrement énervante, je lance officiellement ici la cabale des trois petits singes.

Statuts de la cabale des trois petits singes


Article 1
La cabale des trois petits singes (ci-après CTPS) n'existe pas.

Article 2
Pour rejoindre la CTPS, il faut trouver la voie. J'ai trouvé la voie, je vais vous couper la tête.

Article 3
Le premier tiers de la CTPS est sourd, le second tiers aveugle, le troisième muet et le quatrième n'a pas de chance.

Article 4
Article accessible aux membres dont la cotisation est à jour et enregistrée par le trésorier.

vendredi 29 juillet 2011

Les licences libres, la Culture, et la réalité

On se dit, comme ça, qu'on contribue au Savoir et à la Culture en publiant ses photos sous licence libre. C'est beau, c'est généreux, c'est grand.

Mais en fait…

En fait, les quelques photos que j'ai prises avec amour et publiées avec patience sur Wikimedia Commons sous licence libre et que je retrouve au hasard de mes promenades sur le web m'ont d'abord un peu surpris. Disons que je ne m'attendais pas à ça.

J'illustre donc un assureur, un machin indéterminé sur le Grand Paris, un marchand d'échafaudages et qu'est-ce que je sais encore ?

Et tout ça avec les photos les plus bêtes du monde, du genre de celles qui ne rentrent pas au musée :

ÉchafaudageBanc, square Claude-Nicolas-LedouxVoiture brulee

La conclusion s'impose d'elle-même : les photos à la con sont au moins aussi utiles que les photos scientifiques ou artistiques.