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mardi 19 janvier 2016

Collectage en Espagne

Je suis tombé sur ce truc hier ou avant-hier. Ou la veille. Enfin y'a pas longtemps. Par hasard. Enfin, presque, mais c'est une autre histoire... Wikimedia Espagne aidé la Fundación Joaquín Díaz à charger une montagne de fichiers sur Commons, avec le soutien de la Wikimedia Fondation, si j'ai bien tout compris.

Commençons par le commencement, la Fundación Joaquín Díaz, c'est une fondation, j'imagine (à ce stade, je crois qu'il faut un tout petit peu préciser que je ne comprends pas l'espagnol, mais alors pas du tout du tout), qui d'une part a un article un-peu-court-jeune-homme sur Wikipédia en français, et pas tellement plus développé en espagnol, et qui a pour principal intérêt de faire du collectage dans la province de Valladolid (c'est en Espagne, je dis ça, parce qu'il a fallu que je regarde que ça n'était pas la société qui fait de la synthèse vocale au Japon, oui-oui. Mais c'est en Espagne, c'est une certitude), si j'ai bien compris.

Le collectage, en l’occurrence, ça consiste à attraper les vieux qui savent jouer d'un biniou quelconque, qui connaissent des histoires, etc., et de leur coller un magnéto sous le nez jusqu'à tant qu'ils aient essoré leur répertoire. C'est pas une grande innovation, bien sûr, mais c'est un moyen de fixer la tradition orale. Et après, si on veut, on peut théoriser dessus si on est porté sur l'ethnomusicologie, on peut l'exploiter jusqu'à la moelle (tiens, les Danses hongroises de Brahms sont en fait des danses tziganes qui ont été collectées — à l'époque, il n'y avait pas de magnéto, mais l'idée est la même), ou simplement les écouter pour le kif (je vais personnellement m'en tenir à ça).

Et ils ont mis tout ça sur Commons, avec une licence cc-by-sa. C'est cool, on peut l'écouter, on peut s'en servir, on peut le partager, on peut le redistribuer autant qu'on veut tant qu'on cite les auteurs et qu'on le laisse sous sa licence (non, vous ne rêvez pas, sous vos yeux éberlués, je viens de vous re-raconter la licence cc-by-sa, dans toute sa coolitude. Ne me remerciez pas).

Ça fait 926 disques (c'est rangé ici), enregistrés entre les années 1950 et 2010 (voir là), le tout bien rangé, avec des métadonnées lisibles (au moins pour un être humain) dans les pages de description. Et là, on arrive au moment où j'aimerais bien faire comme si d'une part je savais de quoi je parle, et d'autre part faire comme si je comprenais de quoi ça parle. Donc maintenant, l'instant en roue libre, le moment où l'on fait semblant que j'ai trouvé les 3 ou 4 trucs intéressants dans le parmi des 21 371 fichiers dont je ne comprends pas la langue :
Mettons, donc… mes découvertes, en 10 minutes :

une dame de 75 ans, qui visiblement raconte une histoire de fille perdue :

un flamenco par le fils de Teresa López et Juan de la Cruz :

une marche pour une procession (je dois être doué pour les langues, finalement) :

un pasodoble, par Aurelio :

une rumba (qu'est-ce que je peux en dire, à part "Lola, la, la, lo, la" ?) :

Mais très vite, on réalise que Commons est peut-être plus ou moins adapté à héberger les photos de Wikipédia (je sais pas, en fait, c'est peut-être que j'ai l'habitude, après tout…), mais c'est pas du tout adapté à écouter de la musique (ou regarder de la vidéo, d'ailleurs), il n'y a pas de playlist, donc à la fin de chaque fichier, il faut passer au suivant à la main, et là, on a deux choix : ou bien on écoute un autre fichier de la catégorie où l'on est (en supposant qu'on se serve des catégories) mais on n'a pas accès aux métadonnées (il faut se contenter du nom du fichier), ou bien il faut charger la page de description.

J'ai bien essayé de faire une wikiradio (c'est un truc sympa, bien qu'un peu rudimentaire) avec tous les 21 371 fichiers, mais bien sûr, c'est trop pour la machine, qui fait une indigestion, bref, ça marche pas.

Bien sûr, on peut télécharger des chansons à la main, ou bien, puisqu'il y a une catégorie par disque (depuis tout à l'heure, je dis disque, parce que quand j'étais petit, la musique venait sur des disques, et même quand c'était sur des cassettes, c'était des disques, faites pas chier, et maintenant que je vieillis et j'écoute des disques en ogg.), il y a l'indispensable outil de l'excellent Poulpy qui sert (l'outil, pas Poulpy, qui sert…) à télécharger tous les fichiers d'une catégorie : catdownload (et non, c'est pas un truc pour télécharger des chats… quoique…) Donc, tant que Tools Labs fonctionne, on a ça.

J'imagine qu'il doit être possible de bricoler un truc de manière à ce que le schmilblic se goupille correctement sans avoir recours à la papsouille à turole d'admission et sans remplir complètement son disque dur de fichiers qui ont perdu toutes leurs métadonnées dans l'opération (c'est un peu dommage…)
Donc, voici (emplâtre sur jambe de bois ou pétard mouillé ?) une playlist à recopier dans un fichier texte avec une extension m3u, lequel fichier est à donner à manger à votre biniou-à-jouer-ces-fichiers-là (VLC, Winamp ou AmaroK, ou autre, on est en 2016, débrouillez-vous).
Naturellement, le truc est trop gros pour que ça tienne sur une seule page, on dépasse allègrement la limite de la page trop grosse de Commons, donc j'ai coupé en deux par le milieu :

Il me reste juste à vous dire comment j'en suis arrivé là (chut, c'est mon blog, je dis ce que je veux et dans le désordre que je veux) : les anglophones ont fait un truc similaire pour la wikiradio classique (wikiradio, liste des fichiers et playlist à recopier), vu que ma wikiradio ne fonctionne pas, il fallait essayer ça. Mais autant je veux bien récupérer l'url du fichier à la main pour une vingtaine de fichiers, autant pour 21 371, je renonce, il me faut un maître jedi du script. Heureusement, je connais Poulpy, qui est juste ça, et à qui il n'a fallu que 3 jours pour faire le travail (oui, quand même). Ensuite, il a fallu trouver un endroit où mettre tout ça. On a fait planter nos navigateurs à essayer de le mettre sur Commons (même le copier-coller est périlleux, on se croirait 25 ans en arrière, tiens…), qui de toutes façons nous a jetés comme des malpropres :
Erreur : Le texte que vous avez soumis fait 2 681 Kio, ce qui dépasse la limite fixée à 2 048 Kio. Il ne peut pas être sauvegardé. 
 Ouais, comme ça, en rouge cerise.
L'occasion d'essayer le service dégooglisé de framasoft, framadrive ?
Le nombre maximum de comptes disponibles (2600) a été atteint. Les inscriptions sont closes pour le moment
C'est clairement pas la journée…
D'où la solution à la tronçonneuse (10685 lignes de chaque côté, ça devrait me tenir l'hiver).

Donc voila, amusez-vous bien avec ça, et personnellement, si j'ai un truc à demander au père Noël, ça serait un système pratique et qui marche pour qu'on puisse écouter simplement les fichiers audio de Commons, comme si on était en 2016 (et pareil pour les vidéos), sans laisser les métadonnées dans les pages de description (on pourrait peut-être les attacher aux fichiers, je sais pas ?, histoire que j'y aie accès depuis mon VLC, par exemple…).
Ah oui, Noël c'est fini… Bon. 

Edit (29 janvier) : Ça m'avait échappé, mais on m'informe que la wikiradio fonctionne. Donc, pour écouter pendant des mois, sans remettre une thune dans le bastringue, c'est ici.

mardi 31 mars 2015

Au hasard — des bandes dessinées et des lettres

Donc… je traînais sur archive.org, juste pour voir si j'arrive à trouver des trucs par là sans utiliser le mot sérendipité (qui est moche comme tout).
Et donc cette fois-ci, j'ai trouvé le stock de mangas. Ne me demandez pas pas quel miracle tous ces trucs-là se retrouvent disponibles à cet endroit, et traduits en anglais (je n'ai pas trouvé de japonais, dans le lot) ni combien de temps ça va durer avant qu'un ayant-droit s'énerve. Visiblement ce sont des scans (propres pour ce que j'en ai vu) traduits en anglais (ou bien des versions américaine, mais je ne comprends pas comment ça se fait, et puis bon, il faut bien reconnaître que ce que je comprends ou ne comprends pas, on s'en tamponne le coquillart avec une pelle à gâteau, pour être honnête), désolé si vous les cherchez en japonais ou on occitant, je n'en ai pas trouvé dans ces langues-là.

Au passage, à propos de traduction de bande dessinée, David Revoy, l'auteur de Pepper & Carrot (c'est mignon comme tout, c'est sous licence libre — cc-by —  et c'est l'occasion de développer/promouvoir tout un tas de logiciels libres qui marchent),  fait de grandes expériences de bande dessinée et de traductions à base de svg — j'ai lu les explications en diagonale.

Bref, j'ai commencé à relire Blame!. Le site en version bêta est assez joli, ça change du truc ante-diluvien qui me faisait serrer les dents à chaque fois que je m'y retrouvais.
Et soudain, je me suis arrêté. J'étais en train de faire une fixette sur le lettrage, ces trucs visiblement écrits avec un ordinateur, mais qui font semblant d'être écrits à la main… bref, je me suis retrouvé sur des sites de polices de caractères…
Qu'est-ce que j’espérais trouver là-dessus ?... alors effectivement, il existe bien des flopées de polices de caractères qui disent je suis une police pour manga, qu'il ne faut pas confondre avec la flopée de polices qui disent je suis une police pour comics — visiblement il y a une différence —, et tout ça est perdu dans un océan de trucs ridicules et inutilisables à effet genre poster Wanted dans un western italien (avec les trous de balle savamment répartis entre les haut et les bas de casse) avec des acteurs américains blacklistés, allemands de l'Est ou italiens et des supplétifs de l'armée franquiste comme figurants.
De là, je me suis inexplicablement retrouvé sur Commons, à chercher des lettres. Et je suis tombé sur ça :
Ça sort d'un bouquin de Luca Pacioli dans lequel visiblement Léonard de Vinci a été impliqué à un moment où à un autre… Hein ? Léonard de… Et il n'y a pas d'article sur Wikipédia en français, ce bouquin ?…
On arrête tout, je vais faire un truc, je reviens.

Ouf, ça va mieux !
Je reprends, j'en étais où ?…
Ah oui, bon, tant que je suis là, le bouquin a été scanné et il est sur archive.org (comme par hasard, et parce que le monde est bien fait), j'imagine que ça aurait sa place sur Wikisource, mais l'italien et moi (et puis c'est pas comme si j'avais pas déjà des travaux titanesques en cours sur Wikisource, et qui m'attendent)…
Par contre, le truc énervant, c'est que l'alphabet de Pacioli (ça se prononce patchouli ?), qui n'a déjà que 23 lettres à la base, avait glorieusement 7 fichiers sur Commons (dont deux A).
Mais, le Metropolitain Museum (il faut être sérieux, la Renaissance a été inventée à New York, impossible de parler de l'un sans passer par l'autre) a scanné toutes les lettres, et c'est le Met, donc ils font ça bien : en bonne résolution, disponible, facile d'accès, bien décrit, utilisable, sans restrictions idiotes et indues. Bref, j'ai tout mis sur Commons ici.

Au chapitre anecdotique, deux choses : d'une, c'est un alphabet avec deux O, et de deux, le logo du Met, c'est le M de Pacioli.

lundi 30 mars 2015

Au hasard — sous-titrage

Je traînais sur archive.org, juste pour voir si j'arrive à trouver des trucs par là sans utiliser le mot sérendipité (qui fait un peu cuistre, à force d'être expliqué à longueur dans les médias mainstream qui font tout le contraire).
Et j'ai trouvé un film avec Johnny Cash (le type que soudainement tout le monde avait prétendu connaître depuis les années 1960 quand le biopic est sorti, tu m'étonnes, après avoir lu le dossier de presse…), si ça vous amuse, c'est une série B sans prétentions, juste avec Johnny Cash dedans. J'ai créé l'article sur Wikipédia ici, avec pas grand'chose dedans, quelqu'un a importé le film sur Commons (visiblement le copyright n'a pas été renouvelé, donc c'est dans le domaine public aux États-Unis), et j'ai exaspéré toute la cabale à sous-titrer le bidule (en anglais, il faut bien commencer quelque-part, à l'heure où j'écris, il faudrait relire cette retranscription — il y a deux ou trois répliques un peu étranges —, et faire une traduction en français, si puis quelqu'un veut bien allumer la cafetière, ça sera parfait).

Parti sur ma lancée sous-titreuse, j'ai sous-titré (en français, cette fois, car je parle couramment cette langue) une porte de métro enregistrée par Litlok.
Juste parce que c'est possible. Elle est pas belle la vie ?

À l'époque où on a commencé à parler de vidéos sur Commons, il y a eu une vague de grandes idées, comme faire de Commons un site de montage vidéo collaboratif (ça a abouti à une page d'aide oubliée sur comment faire un diaporama de photos de chats, ne me demandez pas comment on en est arrivés là) ou sous-titrer des vidéos dans toutes les langues (ça, c'est très bien, ça rend les vidéos cherchables en texte, du point de vue accessibilité aussi on m'a dit que c'est cool), les gens de universal subtitle, qui avaient un combo logiciel + site 2.0 (user-generated-content/réseau social) de sous-titrage — internet est un bidule formidable — ont pondu une vague page d'aide sur leur solution, avec tutoriels vidéo (depuis leur projet a changé de nom, les tutoriels sont devenus complètement obsolètes, la page n'a jamais été mise à jour).

J'avais commencé à sous-titrer Johnny Cash là bas, leur bidule est assez pratique, un peu slick dans l'esthétique, mais pas trop, le problème c'est que ça ne marche pas avec des vidéos foirées. Parce que oui, ça, ça existe toujours aussi.
Donc, en toute logique, j'ai essayé de faire ça en local (le système où le fichier est stocké pas trop loin de l'écran, ça me rassure, allez savoir pourquoi…) avec SubtitleWorkshop, qui est beaucoup moins slick, qui a des raccourcis claviers dont je n'ai pas compris la logique, mais qui fait le boulot (et qui a un article vide sur Wikipédia en français) — pas avec les fichiers corrompus, cela dit. En passant, j'ai vu que ce logiciel est prévu pour traduire les sous-titres (il affiche les textes en VO d'un côté et la traduction de fait en regard).

Avec les fichiers audio comme la porte de métro, ça a fait planter Subtitle Workshop.
Donc j'ai fait ça dans un éditeur de texte, j'imagine que vous en avez tous un ou deux, c'est pas super pratique, mais pour une dizaine de sous-titres, ça se gère plutôt bien (je n'essaierais pas comme ça pour un long-métrage d'un millier de sous-titres).
Tant que l'en suis là, il faut quand même que je dise que sous-titrer des fichiers son, ça se fait pour les bidules genre karaoké (ceux où il n'y a pas une vidéo risible en fond d'écran), et il existe des logiciels qui font ça, et que je n'ai pas eu le courage d'essayer, vu que le temps que j'aurais mis à retrouver le bidule sur internet, l'installer l'essayer, je l'ai mis à faire le sous-titrage.

Demain, le même billet qu'aujourd'hui, mais sans sous-titre et avec de la bande dessinée dedans.

mardi 25 novembre 2014

Plomberie

L'autre soir, je ferme le robinet de l'évier, quand ça fait un grand PSCHHHHHHHHHHHHHHHHT comme ça. Sans prévenir. J'avais pas la cocotte minute sur le feu, c'était pas ça, mais c'était quand même bruyant. Et puis j'ai eu le pied mouillé. Même carrément mouillé. Disons trempé. Je suis aventureux, mais faut pas pousser mémère dans les orties, j'ai coupé l'eau, et j'ai épongé.
Puis j'ai démonté le placard, vu que c'est le flexible qui fuyait comme un taré. Bon. Pas d'eau ce soir-là.
Le lendemain j'ai commencé à rassembler mes outils, naturellement dans ce genre de cas-là, on n'a jamais ce dont on a besoin, ça a été toute une histoire pour tout rassembler. J'ai découvert qu'il existe des clés à pipe qui marchent mieux que d'autres, et que d'ailleurs on ne les appelle pas pareil, et que en plus, on n'avait pas de photos sur Wikipédia.
Ah oui, mais du coup, c'était le week-end. Pas de bol, Wikimédia France est fermé le week-end, et conséquemment le mini-studio photo est inaccessible. Donc il a fallu attendre lundi.
Donc j'ai attendu lundi pour faire visiter Wikimédia France à mes bouts de tuyau, mes clés à pipe.
La relève de la tuyauterie percée.

Clés à pipe, prenant la pause comme un boyzband.

Clé à tube de marque.
 Bref, tout ça, c'est sur Commons, amusez-vous bien avec et soyez sages pendant que je redécouvre ce luxe qu'est l'eau courante sur l'évier.

dimanche 8 septembre 2013

Introduction à Wikidata

J'ai dit il y a quelques temps qu'il fallait que je me décide à expliquer ce que je savais sur Wikidata, mais que j'avais la flemme.
Ça aurait pu en rester là (d'ailleurs c'était parti pour en rester là), et puis Sylvain m'a demandé entre deux bières de faire une présentation pour une formation. Il était tard, j'avais de la bière dans le gosier, j'ai pas dit non…

Donc, j'ai passé une bonne semaine à me gratter l'arrière du crâne en me demandant comment faire le tour d'un truc aussi énorme que Wikidata, qui évolue en permanence comme Wikidata évolue, et que je ne connais que pour y avoir passé du temps (ce que je sais de la théorie des bases de données et du web sémantique, je l'ai lu sur Wikipédia, c'est dire…).
Puis j'ai passé une grosse journée à rassembler des captures d'écran pour expliquer ceci ou cela et à faire des dias avec des boulettes, des points, des flèches et tout un tas de trucs absolument (pas) passionnants.

Bref, une trentaine de slides (un peu denses) qui montrent ce qu'on a à savoir pour contribuer à Wikidata par l'interface web.
2013-09 Introduction à Wikidata
Bref, vous pouvez potasser ça, j'ai mis plein de liens vers les pages d'aide, vers des exemples, j'ai essayé de faire ça comme dans l'esprit des tutoriels que je fais ici de temps en temps (les bon mots sont prévus pour être essentiellement à l'oral, en fonction du degré d'endormissement de l'audience — si ça roupille complètement, sauter 3 diapos, ça va nettement plus vite).

Les dias peuvent être réutilisées telles quelles, ou elles peuvent servir d'inspiration à ceux qui veulent faire les leurs.
Vu que Wikidata est en cours de développement, que les fonctions arrivent quand elles sont prêtes, j'ai mis en gris les trucs/fonctions/développements/etc. prévus dont j'ai entendu parler (en espérant que la présentation pourra servir pendant un peu plus d'une semaine).

jeudi 15 août 2013

Une petite retouche photo en passant.

Aujourd'hui, une note rapide, pour se délasser de la musique de cow-boys de la dernière fois.


Aujourd'hui (bon, ok, j'ai commencé hier), je remplis comme un œuf les trucs (je trouve pas le mot, et je ne vois pas l'intérêt de chercher) des tableaux de Delacroix (il est mort il y a 150 ans et 2 jours, bon anniversaire !) sur Wikidata.
C'est amusant, ça se fait ligne par ligne, on peut écouter la radio en même temps, il faudrait sans doute que j'en parle plus en détail (de Wikidata), mais j'ai la flemme. Aujourd'hui, c'est férié et je m'amuse.

Bref.

La première étape, c'est de chercher toutes les entrées qui parlent des tableaux de Delacroix.
Je passe par les catégories (celle-là, et les interwikis, on fait des trouvailles dans les versions non francophones de Wikipedia), puis le les tague comme tableau de Delacroix.
Quand j'estime avoir trouvé tout ce qui est trouvable, je repasse et je remplis avec des tas de trucs passionnants (c'est comme ça que j'ai remarqué qu'il y a des coussins dans les Femmes d'Alger et la Mort de Sardanapale, ou qu'il y a des cadavres à la Bataille de Nancy)

Justement, à propos de la Bataille de Nancy, l'article était illustré par cette photo :
La Bataille de Nancy de Delacroix, photo: Baronnet
C'est super, on a une photo où on peut voir de quoi il s'agit. C'est un peu la photo sortie directement de l'appareil photo (dans un livre, ça ferait carrément cheap), mais ça peut s'arranger.
En cinq minutes, et en suivant plus ou moins mes propres tutoriels (d'abord celui-ci pour la distortion, puis celui-là pour les niveaux), j'obtiens ça :
On peut critiquer autant qu'on veut, c'est peut-être pas la photo du siècle, c'est un peu cotonneux, on n'a pas trop de détails, on ne peut pas l'imprimer dans le format d'origine (tu parles, le tableau fait 3,50 m de large…), etc.
Mais :
  • on a une photo, on voit de quoi on parle,
  • elle fait propre en vignette,
… bref, on n'est pas plus amateurs qu'un bouquin avec des illustrations in texte.

Tout ça pour dire : faites des photos de trucs, retouchez vos photos, c'est pas si compliqué et il y a une vraie plus-value.

Pour mémoire, les tutoriels que j'avais fait il y a quelque temps sont toujours valables, et ils sont ici.

mercredi 7 août 2013

Musique !

On rigole, on envoie des liens rouges à en se disant que quelqu'un aura le courage…
En fait, quand on pense à un truc, ça ne passionne pas souvent les autres. Et si on ne le fait pas, personne ne le fera1

Mais commençons par le commencement.
J'étais tombé sur la catégorie des bluegrass old timers sur Commons, et je me suis poilé pendant un moment à écouter du yodle, du fiddle, des polyphonies approximatives et de la guitare hawaïenne (on a les trips qu'on peut, certes), quand soudain (le côté soudain de la chose est tout relatif) je me suis arrêté sur Old MacDonald…
Je vous laisse écouter.
Outre l'aspect animalier, fort sympathique au demeurant, c'est le fait qu'il y avait un article sur la chanson sur Wikipedia en anglais. Donc, j'ai envoyé le lien à @Ideedarticles et je suis passé à autre chose.
Et quelques jours plus tard, je suis repassé par là, et ça m'a pris. J'ai donc traduit à la grosse l'article2.
Il y a la partition sur une image (en pdf ?_?) en 150 pixels de large, autant dire que ça peut à la limite servir d'alibi pour dire qu'on sait qu'il y a une musique à la chanson, mais guère plus.
C'est à ce moment précis que je me suis souvenu de ce vieux serpent de mer dont tout le monde s'est désintéressé au fil des années, l'extension score, qui avait fini par aboutir (mais c'était tellement merdique que tout le monde a mis son mouchoir dessus et a fait comme si ça n'existait pas3). Mais bon, maintenant on l'a, ça bugue comme un canard, ça marche quand ça a le temps, mais on l'a. Ça tourne avec une version du logiciel qui date de 3 ans, ça ne reconnaît pas la moitié du format, mais on l'a.
Arrêtez de vous plaindre.
Et ça permet de coder dans les articles des partitions (en dur, comme des sagouins) qui peuvent faire du bruit. Pour l'aspect farce, je dis pas, mais ça peut servir à ceux qui ont autre chose à faire que d'apprendre le solfège pour se faire une idée de la musique. Ça peut servir.

À ce moment de l'histoire, il faut que je vous explique que j'ai quatre tordus qui me racontent des trucs hilarants par-dessus l'épaule tandis que j'essaye de finir ce présent billet, et que c'est pas facile du tout d'avoir un minimum de suite dans les idées pour aller jusqu'au bout. En plus, ils me tannent pour que je fasse des notes de bas de page 4 !

J'ai donc essayé, étant bien entendu que j'ai tout au fond de moi l'âme d'un warrior qui s'ignore, tout près d'un intestin grêle, de coder en dur de la musique dans la fenêtre d'édition. J'ai essayé. Ça n'a pas trop marché.
D'abord, la notice de l'extension, où naïvement je m'attendais à trouver un début de doc, parle confusément de deux langages de codage dont quelqu'un qui s'y connaît (voir une note en bas de page, je sais plus laquelle) m'a dit que l'un d'eux est déprécié (même si c'est le plus récemment implémenté).
Ouh la la… C'est, à l'image de la doc, pas clair du tout.
Pour faire simple. L'extension s'appelait à l'origine LilyPond, du nom de LilyPond (allez lire, je vais pas répéter ce que je n'ai pas lu), puis il a fallu relire et corriger l'extension, et ça a saoulé tout le monde. C'est tombé aux oubliettes jusqu'à ce qu'une bonne âme reprenne le truc et ajoute le support pour la notation ABC (c'est elle qui est désuète5), du coup on a renommé l'extension en score (comme partition en anglais), et puis l'extension a été relue (je ne sais pas comment) et elle est sortie.

Donc, au début, je ne savais pas qu'il y avait une différence entre les deux (entre LilyPond et ABC, s'entend), j'ai essayé comme j'ai pu, ça n'a pas marché. Puis on m'a conseillé l'éditeur de trucs en LilyPond qui s'appelle Frescobaldi, qui n'est (pour l'avoir essayé) pas pratique du tout : il faut commencer par installer à la main LilyPond (sinon ça marche pas), puis on écrit dans un notepad, et il faut cliquer pour rafraîchir l'aperçu6, mais on a un truc qui joue la partition en midi7.
Et puis bon, j'ai ça, je fais avec. Je suis un warrior.

Naturellement le fichier bien organisé que ça fait n'est pas lu par l'extension score, du coup j'ai créé cette catégorie passionnante des trucs qui marchent pas même si on vous a dit qu'ils marchent, si on veut que ça marche en vrai, il faut aller à la hache dans le code LilyPond, virer tout un tas de trucs qui ne marchent pas du tout, et puis il reste ce qu'il reste (vous n'aurez pas la grille harmonique qui joue des accords en même temps que la mélodie, vous n'aurez pas d'indication de tempo, pas d'accompagnement, etc.8).

Arrivés à ce point, quand on sait ce qu'on sait, qu'on est qui on est et qu'on entend un piano synthétique, on se dit qu'il faut en mettre partout. On a quand même quelques articles (même si on pourrait en avoir tellement plus) sur des vieilles chansons. Donc fier de ma méthode qui marche à moitié pour faire marcher cette extension qui ne marche pas, j'ai continué avec Auprès de ma blonde, puis À la claire fontaine, et Chevaliers de la table ronde9.
On doit pouvoir faire les chansons révolutionnaires, genre la Marseillaise (on a déjà le texte de tous les couplets dans plus ou moins toutes les versions officielles, pourquoi pas une version de la musique aussi ? Ou le Chant du Départ (que je préfère nettement à la précédente), dont les paroles ont été écrites par Marie-Joseph Chénier (le frère du poète geignard et décapité), dont Gallica a une version de 1794 (mon regard se tourne irrésistiblement vers wikisource… où la situation est encore pire que sur Wikipédia : en pratique, l'édition des partition est impossible, même si l'extension est installée), etc.

Bref, si ça vous inspire, faites-vous plaisir.

Il y a une doc complète (pour ce que j'ai pu en juger) et en français sur le site de LilyPond, malheureusement dès que j'ai commencé à parler de ça sur twitter, le site est tombé en rade avec un joli message « Site currently down due to high traffic » (je veux bien croire que tout le monde s'intéresse à ce que j'ai à dire, mais je ne savais pas que j'avais l'envergure d'un tombeur de sites internet… la malchance sans doute).
Sinon, il y a un wikibook qui s'appelle Introduction à LilyPond, qui répond à pas mal de questions, sans être aussi exhaustif.

Notes10
  1. Sauf si on l'attache à une chaise jusqu'à 18 heures et qu'on le fait pointer.
  2. C'est tombé dans les 3 jours où je me mettais à l'éditeur visuel, donc je me suis amusé à faire ça à l'éditeur visuel, question de mode.
  3. Même les développeurs, c'est dire !
  4. Ils sont fous, ces tordus.
  5. D'après ce qu'on m'a dit. Je ne vais pas faire semblant : il y a deux jours, j'ignorais encore que tout ça existait. Je fais de mon mieux, mais si vous voulez des infos waterproof, allez voir ailleurs.
  6. Ça ne vous rappelle rien ?
  7. Le son est atroce, mais bon, c'est un peu comme les choses de synthèse vocale.
  8. Ça ne doit pas être dans le scope des devs de l'extension, ou un truc du genre.
  9. Quand même.
  10. Il faut ce qu'il faut.

jeudi 11 juillet 2013

Pigeon

Dans un certain milieu, je me suis fait une réputation de faire des photos de pigeons crevés. Ça m'est certes arrivé à l'occasion, mais la réputation est très surfaite (bref, c'est pas la peine de m'envoyer une photo à chaque fois que vous croisez un pigeon baignant dans ses viscères ; certes, j'aime bien qu'on pense à moi mais il y a une limite à tout).
Juste pour le plaisir des yeux, un pigeon crevé, pendu par les pieds.
Et puis il y a des gens qui sont encore plus frappés que moi, niveau pigeon.
Tiens, par exemple, sur Commons il y a quelqu'un qui s'appelle PigeonIP. Vraisemblablement, c'est pas un pigeon sous IP (quoique, allez savoir, avec toute la technologie, il a peut-être un port USB derrière la tête… je ne sais pas, on ne s'est jamais parlé), mais il fait un superbe boulot de catégorisation des photos de pigeons (comment aviez-vous deviné ?).

Personnellement, j'aime bien faire des photos d'un peu n'importe quoi (des agrafeuses, des portes, des cafetières…) et pourquoi pas des trucs dont je sais qu'il y a matière à en parler. Soyons réalistes, en général je garde ça pour les soirées arrosées, ça fait des sujets de conversation étranges entre gens qui ne peuvent pas aligner deux phrases (en fait, j'aimerais bien me rencontrer, pour savoir si c'est vraiment si rigolo que ça, des gens qui se fâchent sur la cuisson des briques avec les yeux qui se croisent). Et de temps en temps, quand j'ai assez de photos, j'écris un article sur mes sujets à la noix.
Par exemple, j'ai fait un truc sur les fissuromètres en revenant de Chartres. On avait fait une virée à quelques uns, on était entrés en meute dans le truc, et tout le monde a levé le nez et fait une photo de tous les vitraux (ça fait au moins une demi-douzaine de photos pour chaque vitrail). Comme j'avais un torticolis, j'ai regardé le mur : tout lézardé, du coup, j'ai pris ça en photo. Au retour, j'ai trouvé mes photos assez moches, donc j'ai écrit un article pour les mettre quelque part.

Pour en revenir au pigeons, hier je me suis souvenu que j'avais déjà fait des photos ridicules de machins anti-pigeons, que PigeonIP avait catégorisées (j'adore ce pseudo). Coup de bol, derrière la catégorie de Commons, il y avait un article sur Wikipedia en anglais, en allemand et en hébreu. Coup de bol pour moi, je lis vaguement l'anglais. Je me suis donc inspiré de leur article (pourquoi réinventer l'eau tiède ?) pour en écrire un en français.
Tout en l'écrivant, je cherchais sur Commons des photos pour l'illustrer (ça, c'est la version littéraire de la chose, en pratique je cherchais sur les photos des trucs malins à dire). Et je suis tombé sur trois photos de la même statue, prises sur une période de 6 ans par trois photographes différents, et qui mises ensemble, illustrent à peu près toute l'histoire :
  • Thbz, janvier 2006, la statue vêtue de fientes : Ouhouhou ! C'est saaaaale !
  • Harmonia Amanda, mars 2007, la même statues, avec un pigeon sur la tête : ah mais oui mais c'est bien sûr, ça venait de là…
  • Jebulon, juillet 2012, la statue toute propre, avec un filet et des piques : C'est comme ça qu'il faut faire (les piques, c'est cool, mais c'est pas partout adapté, par contre avec la bonne combinaison, c'est bien).
En sauvegardant l'article, J'ai eu ce sentiment d'être sur un sujet fabuleux où on fait des photos sans avoir idée de à quoi elles peuvent servir, et où parfois (il faut savoir comment chercher) on trouve des éléments tout à fait adaptés pour un article imprévu.

Bon, avec tout ça, j'ai perdu un sujet de conversation, moi…

Si vous vous demandez dans quels cas les piques ne sont pas adaptées, voilà :
Les poils pubiens anti-pigeons
… à éviter.
Pigeon […] tu es vraiment le plus agile.

mercredi 6 mars 2013

Physique amusante

Des fois, on sait des trucs depuis des années, on ne sait pas bien ce qu'on pourrait en faire, mais on ne les oublie pas.
Et quand je parle de trucs, je pense aux trucs du genre faire la différence entre un œuf frais et un œuf dur (en admettant qu'on ait intentionnellement rangé les premiers au milieu des seconds et qu'on soit prévenus de la blague, ce qui, tous comptes faits, est assez peu probable si on y réfléchit un tout petit peu). Depuis que je suis gamin, je sais faire ça et je n'en ai jamais eu besoin, à tel point que j'avais oublié que je le savais.

Toujours est-il que j'étais tombé sur la rotation de l'œuf dur sur Wikipédia il y a quelques temps (je ne sais plus qui a mis le lien sur twitter), et que ça m'a fait remonter mes vieux souvenirs de mettre un œuf frais au milieu des œufs durs… Mais plutôt que de gaspiller le plateau d'œufs de mes potes, je me suis dit que je pouvais essayer (toutes choses étant égales par ailleurs) de faire de mon savoir incongru un usage tant soit peu productif.
Donc j'ai attrapé mon appareil photo (qui n'a pas de petit nom, mais qui sait faire des vidéos), j'ai acheté un plateau d'œuf, j'ai monopolisé le mini-studio photo de Wikimédia France, et entre deux photos de cintre à falzar fabriqué au Bangladesh, j'ai fait cuire un œuf dur.
Puisque j'en parle, voila.
Et puis, quand il a bien refroidi, je l'ai mis dans le studio, avec la ferme intention de faire un truc cool à moindre effort.

Et c'est là que tout est parti en sucette.

Figurez-vous qu'un œuf, c'est suprêmement crétin : ça ne tient pas en place, ça sort tout le temps du champs, ça se cogne dès que ça peut, et ça ne veut pas tourner comme il faut.
Je sais, j'ai essayé.
J'étais parti en me disant que je temps de tout sortir, de tout préparer, de filmer et de ranger, ça serait plié en un quart d'heure grand maximum… et bien j'ai passé plus d'une heure à regarder un œuf de faire la malle de toutes les façons possibles et inimaginables.
C'est têtu, un œuf.
Mais j'ai la tête plus dure encore. Et je me suis arrêté quand l'œuf s'est suicidé dans un coin du studio, en se fracassant la coquille.
Finalement, j'ai réussi à tirer de ma centaine d'essais à peu près ce que j'en attendais.

Et voila le travail !

Edit : On me fait remarquer qu'à la fin de l'histoire on ne sait toujours pas quel œuf il faut manger. J'ai donc fait une version avec la légende directement dans la vidéo (c'est en français, j'hésite à faire d'autres versions linguistiques par peur de la faute de traduction, donc si vous voulez une version en tamoul, donnez-moi le texte à copier-coller).

Et voila le travail ! (bis)

lundi 28 janvier 2013

Commonist, tu feras ce que je veux.

C'est pas très amusant, quand on importe des photos en masse sur Commons de mettre tous les bandeaux qui vont bien sans trop se fatiguer sur toutes les pages de descriptions.
Personnellement, j'utilise commonist, qui a ça pour lui qu'on peut décrire les photos en deux parties : une première partie à gauche qui va se retrouver dans toutes les photos importées (pratique quand on importe une série) et une seconde partie à droite qui est spécifique à chaque photo (pratique si on veut détailler les choses).
Ça sera plus simple avec une photo :
Et ça marche pareil avec les catégories : à gauche les catégories pour l'ensemble du lot et à droite les catégories spécifiques à chaque photo.
Ça marche bien, c'est cool.

Ça marche bien, jusqu'au jour où on veut ajouter un bandeau, le genre de bandeau qu'il faut mettre quand on utilise le matériel de (au hasard) Wikimédia France. Parce que pour ça, il n'y a pas de case prévue.
On peut toujours le mettre en vrac un peu n'importe où, c'est sûr, ça se retrouvera quelque part sur la page de description.
Pour que ça ne fasse pas trop moche, on peut le mettre dans la case "coordonnées", à droite, ça se retrouvera proprement en-dessous du modèle {{Information}}. Mais quand on importe beaucoup de fichiers d'un coup, il y a le risque de rater une case. Après, il faut tout vérifier, c'est pas rigolo, ça prend du temps…

Ce soir, j'ai pris un coup de sang là-dessus, et je suis allé voir sous le capot ce que je voyais.
Il s'avère qu'il y a quelques fichiers texte dont le bricolage est à ma portée — quelqu'un m'a dit un jour que n'importe qui pouvait ajouter des fonctions aux logiciels libres, c'est faux : seuls les types qui savent faire peuvent le faire, c'est-à-dire pas moi (et c'est le truc qui m'intéresse, sinon j'en suis réduit à attendre qu'un type qui sait faire, et qui veuille bien faire, et qui ait le temps de faire… donc rien ne se passe).
D'abord, il faut avoir installé commonist (lire le fucking manuel), sinon ça marche pas.
Ensuite, ça se passe dans le dossier etc, il y a un fichier nommé image_wikimedia_commons.bpp qui contient en gros (et si j'ai bien compris) le modèle de la page de description, avec les champs qui viennent du formulaire (avec un pâté compliqué au niveau des coordonnées).
Le truc, c'est d'utiliser le champs "permission" qui ne sert à rien (si j'ai bien compris, on peut y mettre en version incompréhensible et avec des fautes d'orthographes ce qu'on met de façon tout aussi incompréhensible mais normalisée dans le bandeau de licence, ou bien on peut mettre le bandeau de licence directement dedans, bref, c'est pas très clair) et de le sortir du modèle :
Donc je commence par remplacer |Permission=$(common.permission) par |Permission= et puis je colle $(common.permission) sauvagement et sans pitié tout seul sur une ligne juste avant l'en-tête de chapitre du bandeau de licence. Si vous n'avez pas compris la manœuvre je mets le fichier en entier ici, copiez-collez comme des sagouins, faites-vous plaisir, baffrez-vous :
#
#// encoding: UTF-8
#// in: common:Common, upload:Upload
#
== {{int:filedesc}} ==
# if (!upload.description.startsWith("{{Information")) {
{{Information
|Description=$(common.description)
$(upload.description)
|Source=$(common.source)
|Date=$(upload.date.equals("") ? common.date : upload.date)
|Author=$(common.author)
|Permission=
|other_versions=
}}
# } else {
$(upload.description)   
#}
# if (upload.latitude != null && upload.longitude != null) {
{{Location dec|$(upload.latitude)|$(upload.longitude)|}}
# }
# else if (!upload.coordinates.equals("")) {
$(upload.coordinates)
# }
$(common.permission)
== {{int:license-header}} ==
$(common.licenseTemplate)
$(common.categories)
$(upload.categories)
Voila.
On pourrait aussi mettre la licence directement dans le {{Information}}, mais ça serait de la gourmandise.

Avec ça, il faut mettre le bandeau dans la case permission, et ça le colle sur toutes les images.

Peut-être qu'un jour je comprendrai comment ajouter des champs à cette putain d'interface proprement, mais pas aujourd'hui. Mais maintenant, grâce à mes dons de tripatouiller les trucs à moitié, vous vous retrouvez avec un logiciel qui est traduit dans 54 langues (sans blagues) mais dont l'interface ne correspond plus à ce qu'il fait.


PS. Commonist est paraît-il sous GNU GPL (j'arrive jamais à savoir… ça veut dire qu'il faut que je recopie la licence à la plume Sergent-Major et à l'encre violette sur feuilles volantes perforées et quadrillé avec une marge de 4 carreaux sans sauter de ligne et agrafées par trois, ou bien ça suffit en le disant ?)

mardi 20 novembre 2012

Cafetières et agrafeuses

Cet été, j'ai emprunté le mini-studio photo de Wikimédia France, je l'ai emporté à la campagne, en me disant : c'est cool, la campagne, il y a plein de trucs et de machins qui ne sont pas forcément d'une utilité flagrante, mais qu'on garde quand même parce que c'est nos trucs et nos machins, ça tombe bien, je vais prendre ça en photo.

Le seul problème, c'est la quantité de trucs et de machins : j'ai passé une semaine avec le studio, j'ai pioché dans la cuisine et dans le tiroir à crayons, j'ai vidé tous les jours la batterie de l'appareil au point qu'il s'éteignait de fatigue, je suis revenu avec des centaines de photos de trucs, je me suis assis devant l'ordinateur et j'ai commencé à trier/traiter mes photos, à les charger sur Commons.

Et c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas tiré d'affaire.

Sérieusement. J'ai passé de début août à début novembre (quatre mois, quand même) à faire le fond blanc du studio blanc sur les photos, à virer des poussières, à recadrer, etc. Quatre mois sur des photos de cafetières et d'agrafeuses. C'est pas le le sujet m'insupporte plus qu'autre chose, mais il ne faut pas exagérer non plus : je commence à en avoir ma claque. Je m'étais dit que je finissais la série avant de passer au traitement des photos que j'ai prises ensuite (parce que j'avais des cafetières jusque dans mon lit, mais je continuais à prendre des photos à tour de bras, inconscient que j'étais), dans l'ordre chronologique (qui est un fétichisme comme un autre).

Du coup, j'en avais tellement marre des photos de cafetières, que j'ai jeté les deux dernières séries de photos que j'avais prises, deux cafetières SEB, une série D 9 dL et une série Z 6 dL (et si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous n'avez qu'à écrire un article dessus dans Wikipédia, on a bien un article par modèle de voiture), on verra si l'an prochain je refais une expédition pour la suite des trucs et des machins.

Donc, débarrassé de mes cafetière, j'ai commencé par charger des champignons verts sur fond blanc à peine cueillis (pris sous la lampe de la cuisine, sur une feuille de papier-machine).

Et j'ai attaqué la fête de Ganesh (qui charge gentiment à l'heure où j'écris).

Je me suis aperçu que j'ai fait une fixation sur les gens qui prenaient des photos : j'ai plusieurs centaines de photos de mecs cachés derrière leur appareil photo dans les positions les plus invraisemblables.

Après, il y a une demi-journée au Père-Lachaise qui remonte à septembre, avec de grands panoramiques, des photos de numéros de concession et d'anges aux ailes cassées.

Ah, pour ceux qui n'ont pas vu passé l'info, Pyb et moi entretenons Au Père-Lachaise, un tumblr avec les photos de Commons.

mardi 9 octobre 2012

Auto-hypnose

J'ai tenté une expérience d'auto-hypnose. Il faut regarder sa calculette dans les yeux sans loucher jusqu'à ce qu'on soit léger-léger et que son rhume soit guéri.
Le truc difficile, c'est que la calculette a beaucoup plus d'yeux que moi.
Bref, ça n'a pas marché pour le rhume, mais j'ai réussi ça :
C'est cool, hein ?
Sans les mains !

De quoi je voulais parler, déjà ?

Ah oui. Donc, j'ai rangé ça bien à plat dans le tiroir des calculettes, sur Commons. Le tiroir s'appelle calculator, parce qu'en fait il y a des mecs qui ont essayé de croiser une calculatrice avec Terminator. Ça n'a pas fait un zébrule en chaussettes, ni un zébrâne des montagnes, ça a juste fait des histoires quand ils ont essayé de le mettre dans un tiroir. Du sang sur les murs. Mais c'est une autre histoire.

Et là, je me suis rendu compte qu'on avait quelques captures d'écran de KCalc et pas d'articles sur fr. Donc j'ai rempli une jolie infobox avec un logo et une capture d'écran et trois généralités. Bref, une calculette, quoi.

J'ai regardé mon article, et j'ai dit que cela était bien.

Et puis je me suis dit qu'en fait, la même ébauche pouvait marcher pour la calculette de Windows. Comme ça, avec la seule force de mon cerveau surdéveloppé. Donc j'ai copié-collé (pour ne pas me faire prendre, j'ai ajouté des fautes d'orthographe et retiré les images, comme quand j'étais à l'école).
Ça fait une ébauche un peu maigre, tout bien réfléchi (faire plus, ça serait faire de la promotion du truc).

En fait, le logiciel libre, c'est plus illustré. Faudrait juste un kamikaze de linux pour faire des captures d'écran de toutes les versions de KCalc dans toutes les langues.

Ça a vraiment trop d'yeux, une calculette.

jeudi 4 octobre 2012

La fin de l'été

On c'est que c'est la fin de l'été quand les hirondelles s'en vont et qu'on attrape un rhume.

Du coup, j'ai pris une vanne thermostatique en photo (winter is coming).
Et je suis allé faire un tour sur les statistiques de consultation de la vanne thermostatique.
Source.
L'article est plus lu depuis la 3e semaine de septembre… la fin de l'été.

lundi 13 août 2012

Jeter des photos

L'autre jour, je suis sorti faire des photos. Au départ : carte vide, batterie pleine.

En fin de journée, je suis rentré avec 445 photos dans l'appareil.
Ça commence à faire un paquet, mais j'ai fait pire : il m'est arrivé de revenir avec 700 photos.
Je prends pas mal de photos, d'une part pour prendre pas mal de photos, et d'autre part parce que je shoote en mode rafale, et que très souvent je double (voire triple) mes photos, des fois que la première soit bougée, la seconde ne le sera peut-être pas. Donc clic-clic-clic… Ça fait du chiffre, ça fait du boulot au moment de trier, mais ça fait des photos aussi.

En revenant, j'enlève mes chaussures pour laisser respirer mes pieds (j'ouvre la fenêtre aussi, sinon c'est moi qui ne respire plus) et je mets le photos dans l'ordinateur.
Et je fais le premier tri. Je regarde les photos une par une à pleine définition, et je jette tout ce qui est bougé ou pas net. Sans me laisser attendrir par le sujet ou par le souvenir de l'émotion que j'avais en prenant la photo.
Ça ramène le lot à 330 photos.

À partir de là, je reprends du début en faisant mes petits réglages (recadrage, bricolage de couleurs, perspective, etc.) si nécessaire. J'essaye de faire du travail propre, mais si le sujet est dégueulasse, il est comme ça, c'est pas ma faute, c'est pas à moi de réparer (si un type a trouvé intéressant de faire passer une moche ligne électrique au milieu de mon beau paysage bucolique, ben voila, c'est comme ça : s'il ne voulait pas que ça se voie, il n'avait qu'à pas la mettre là).
Père-Lachaise - Division 36 - Lavalette 05
Si t'as un caca sur ja joue, tu le gardes. T'avais qu'à te laver avant.
Avec un peu de pratique, ça se fait assez bien.
Si l'appareil était trop mal réglé (pour l'exposition, en particulier), je jette. Ce n'est pas la peine de garder une photo avec une grosse tache blanche au milieu du sujet.
En même temps, comme j'ai le nez sur les photos, c'est le bon moment pour ne garder qu'une photo par rafale. Comment choisir une photo parmi cinq identiques ? Là, on peut passer du temps à se poser des questions idiotes (du genre qui n'a pas de réponse) : "Mais si je jette la meilleure photo ?" Angoisse.
Il faut juste faire gaffe à choisir la photo la mieux cadrée (l'appareil bouge, pendant la rafale), et celle qui n'a pas le truc idiot au fond qui va détourner l'attention (le groupe de touristes en ciré jaune siglé par leur tour opérateur, avec le guide et son panneau au bout du bras).
Finalement, sur les 445 photos du départ, il en reste un peu moins de 177.

Reste à nommer les photos (en fonction de ce qu'il y a dessus), en faisant gaffe à l'orthographe. Ça fait toujours idiot, une faute d'orthographe dans le titre (ailleurs aussi, mais bon…). Un bon titre, c'est les deux tiers du boulot de description/catégorisation de fait. Essayer de s'en tenir aux choses utiles, et virer le reste (qui s'intéresse au numéro qu'a donné l'appareil à ma photo ?).
Et puis l'import sur Commons. J'utilise The Commonist, qui permet de tout faire en une fois (ou du moins par lots conséquents), avec une description/catégorisation de base par lot de photos et on peut ajouter spécifiquement un bout de description et catégorisation par photo. J'ai entendu dire que quelqu'un essayait de refaire ça avec Up! que je n'ai pas essayé (vu que l'autre fonctionne très bien pour ce que j'en fais).

Père-Lachaise - Division 27 - Théodore Joseph Napoléon Jacques 23
Juste pour le plaisir de vous faire loucher,
j'ai refait le coup de la stéréoscopie.
Tout ça pour dire qu'il ne faut pas avoir peur de jeter des photos si elles sont ratées, si elles font doublon, etc.

dimanche 29 juillet 2012

Test, test, test…

J'essaye d'afficher ici une vidéo de Commons :

Et quelle vidéo…

Ben oui, il y a aussi des vidéos sur Commons. Et on peut montrer des tas de trucs en vidéo (bien sûr, c'est déjà toute une histoire pour faire une photo, mais alors la vidéo…)

C'est un court-métrage (15 minutes) de propagande de la Federal Civil Defense Administration (dont Wikipedia a pratiquement oublié l'existence) de 1955, qui commence par un cours d'arithmétique et qui se poursuit par un des essais nucléaires américains de l'Operation Teapot dans le désert du Nevada (là où Indiana Jones a dû se cacher dans un frigidaire™).

Visiblement, les américains testaient tout un tas de trucs : la qualité de leurs maisons (mobilier compris), de leurs poteaux électriques, la résistance de leurs boîtes de conserves et celle de leurs mannequins de grands magasins, de leurs vêtements synthétiques (le plastique, c'est fantastique), etc. Vous noterez au passage que les deux speakers se partagent les tâches de façon très significative : monsieur fait la construction et la technique et madame adôôôre à la mode).
Pour les mannequins, franchement, je ne vois pas trop l'intérêt.
Pour les boîtes de conserves, par contre, ils ont fait les choses comme il faut : ils ont convoqué la presse à les manger après irradiation. Au passage, bravo aux rédacteurs de l'article en français sur les boites de conserves, les anglophones ont demandé sa traduction).

On a dit que John Wayne en serait mort des retombées radioactives de ces essais, attrapées sur le tournage du Couquérant l'année suivante (il y en a aussi qui ont dit qu'il avait des dents en plastique). C'est franchement rigolo que le spokesman de House Committee on Un-American Activities meure d'une bombe américaine : c'était bien la peine de luter contre les anti-américains, tiens !

D'un autre côté, si vous êtes versés dans le survivalisme, vous avez toutes les infos pour faire votre petit abri domestique.

Conclusion de mon test : on peut embed une vidéo de Commons sur blogger. Ça a l'air de marcher correctement (sauf si vous regardez ça sur un agrégateur type planet qui a l'air complètement dépassé par la technologie).

samedi 28 juillet 2012

Le Mini-Studio : récit d'aventures

Puisque Jastrow le demande, que j'ai essayé d'esquiver et que j'ai échoué, voici un compte-rendu. Pas envie de me prendre des baffes, moi.

Bon, Wikimédia France a acheté un mini-studio photo (BIG ready-to-go). Ça a duré à peu près un an, mais comme ce n'est pas moi qui m'en suis occupé, ça ne sera pas dans mon compte rendu. Toujours est-il que le studio en question est arrivé dans les locaux de WMFR il y a quelques jours.
Ce sera donc un compte rendu de mini-studio photo. Accrochez vos ceintures : premières impressions.

Donc, je suis allé l'emprunter, pour l'essayer. Alors déjà, il pleuvait. Bon, je passe les détails qui n'intéressent que moi et mon parapluie.
Ça se présente sous la forme d'une « valisette » (dimensions : 76 × 62 × 14 cm). Je n'ai pas pensé à peser le machin, mais ça se porte. Et il y a une poignée.
C'est déjà de la bonne valisette, ça, patron.
C'est en toile synthétique noire, ça ferme avec une fermeture éclair et il n'y a pas de mode d'emploi.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 01
Ouvert, ça ressemble à ça.
Quand c'est pas fermé, ça s'ouvre (le petit côté fait charnière), la valise devient le fond du studio (c'est à dire le truc de couleur unie sans angles) noir ou blanc (il y a une feuille de plastique de chaque couleur).

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 02
Le montage des côtés est simple.
Pour tenir ça ouvert, il y a les côtés, qui sont des plaques rigides en plastique (un côté noir, un côté blanc) qu'on pose sur les bords de la valise et qui ne vont pas tomber sur les côtés parce que la fermeture éclair les retient. Et il y a trois panneaux de façade qu'on assemble dans les côtés à tenon et mortaise (il y a même des goupilles pour fixer le tout) dans l'ordre qui nous arrange.

Le principe du studio étant qu'on ferme tout pour éliminer les lumières ambiantes qu'on ne contrôle pas (d'où le truc de la boite noire) et qu'à l'intérieur on a sa lumière bien constante et qui se réfléchit sur tous les côtés (pas d'ombres tranchées). La première fois que j'ai vu le studio en question, c'était au au truc des expositions de la porte de Versailles, où l'éclairage est dégoûtant, et la démonstration était assez convaincante : à chaque panneau qu'on ajoutait à la façade, la couleur de l'objet changeait à l'intérieur du studio.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 04
Trou au niveau du sol :
pour faire des vues de face.
Studio éteint.
Donc, on met son bidule dans la valoche dépliée, plus ou moins au milieu, on ferme la façade, et comme il y a un trou dans un des trois panneaux de façade, il faut le placer judicieusement (les trois panneaux sont interchangeables), par exemple entre le bidule et l'appareil photo, et on prend la photo.
En pratique, on peut placer le trou (et l'appareil, donc) relativement au niveau du sol du studio pour les prises de vues de face, ou on peut le mettre plus haut pour faire des vues de haut.

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 05
Studio allumé,
avec un seul panneau de façade.
Je ne sais pas si ça va vous passionner, mais pour avoir essayé, on peut passer le bras par le trou de la façade. Ah, aussi, si la façade est gênante, on peut ne pas la mettre pour prendre la photo (il n'y a pas de police de la façade qui vient vous arrêter et vous mettre en prison, au moins pas dans les 24 h), le seul truc, c'est que la lumière est moins contrôlée et que la température dépend plus de la lumière ambiante.

C'est éclairé par deux tubes fluo de 16 W qui visiblement ne rentrent pas dans les températures de lumière connues par mon appareil photo (attention la balance des blancs), ou alors je m'y prends comme un pied. Il y a deux tubes de rechange.
Ah oui, tant que j'en suis à parler électricité… donc il y a une prise secteur avec une terre, le câble n'est pas très long : selon comment on se débrouille un peu plus ou un peu moins de 2 m (le fil court à l'intérieur de la valise enfermé dans un truc à scratch entre les lampes et la charnière). Et il y a un interrupteur (une poire sur le câble).

Naturellement, j'ai pas trop l'habitude du studio, et il faut un peu ré-apprendre à faire ses réglages.

J'ai fait quelques essais (quand je dis essais, j'ai dû prendre 25 photos en tout avec le studio, je n'ai pas eu le temps de faire trois essais pour arriver à mes fins, d'habitude je parle des choses que je sais faire, là c'est l'aventure) :
Blue external USB hard drive 02
Disque dur externe vu de haut.
  • un disque dur externe neuf qui ne marche pas : il ne marche pas mieux après la photo ;
  • un appareil photo : les fabricants ont la drôle d'idée de faire ça noir du coup, j'ai été pris d'angoisses sur le fond blanc bien brûlé (bien sûr), du coup j'ai sous-ex et j'ai raté ma série (faudrait sérieusement que j'arrête les idées de génie intempestives dans ce genre-là) ;
  • un verre d'eau : bon, ça, c'est le fiasco total. C'est gris, on ne voit rien, il y a les lampes qui se reflètent dans le verre (par conte il y a un bout de feuille plastique blanc en rab et des machins pour la fixer qui doivent pouvoir servir à mettre entre les lampes et le sujet et diffuser la lumière, mais mon exploration ne s'est pas encore étendue jusque là), on voit des tas de poussières (nettoyez vos capteurs !).
Il va falloir travailler encore un peu avant d'avoir un verre d'eau…

Franchement (sauf à aller inventer de faire des photos d'objets invisibles) c'est simple à utiliser (on ouvre et c'est prêt, on ne passe pas 3 heures à monter le truc comme les étagères en kit), et on peut passer du temps sur sa photo bien placer les choses dans le studio, faire ses réglages, caler son trépied si on en utilise un, etc.

lundi 23 avril 2012

Réglages des couleurs

Ça fait quelques mois que je repoussais ce billet de la série je bricole mes photos en espérant que ça va les améliorer. Peut-être par flemme.

Toujours est-il que j'ai trouvé deux photos qui devraient me permettre de faire le tour de la question de la couleur, d'un point de vue pratique.
Et pour l'occasion, je vais sortir l'artillerie lourde : le cercle chromatique, qui permet de visualiser les choses. Comme d'habitude, il est tout à fait possible de faire la même chose avec des logiciels très chers, je travaille avec du gratuit et libre : GIMP).

Première photo, la photo trop rouge

On m'a un soufflé que la série de photos était trop rouge.

J'entoure sur le cercle chromatique la teinte principale de la photo, la flèche montre la teinte qu'elle devrait avoir. Le but du jeu va être de décaler les couleurs.
Pour ça, il existe une fonction dans GIMP, qui s'appelle teinte-saturation (et l'aide en ligne est ici) et qui permet entre autres de modifier la teinte (ce qu'on veut faire ici). Ça se trouve dans le menu Couleurs.

On veut ajuster l'ensemble de la photo, vu que dans l'ensemble, elle est trop rouge, donc on ne sélectionne pas de couleur dans le graphique en haut, on reste avec Maître, qui ajuste toutes les couleurs, et on tripote le curseur qui s'appelle Teinte.
Faites vos essais, je trouve qu'avec 10, ça fait pas trop mal.
avant/après
Pour une photo trop « chaude », il faut aller à droite et pour une photo trop « froide », il faut aller à gauche.
Si vous ne comprenez pas cette phrase, relisez Johannes Itten — dont les cours sur la couleur au Bauhaus sont publiés sous le titre Art de la couleur —, le chaud, c'est tout ce qui est dans la moitié du rouge-orangé, et le froid, c'est ce qui est de l'autre côté, dans la moitié du bleu-vert.

Seconde photo, la photo où on sait pas trop ce qu'avait l'appareil dans la tête

Il faut dire que j'ai longtemps regardé cette photo en me demandant comment un appareil photo pouvait être autant déréglé, et comment on pouvait l'améliorer. Jusqu'au moment où je me suis fait botter le train pour écrire ce billet.
J'ai commencé par essayer la méthode ci-dessus (parce que des fois, je saute des étapes — des fois ça marche, mais visiblement pas toujours). Si on n'a pas envie de faire un chose de science-fiction sous acide, ça ne marche pas. Retour au cercle chromatique.
Ici, le monument est bleu, alors qu'il devrait être dans les tons crème (entre le jaune et le orange pâle), et les arbres sont vaguement verts (peut-être un peu trop bleus). Donc il ne s'agit plus de décaler les teintes, mais de rééquilibrer les choses entre les couleurs complémentaires (celles qui sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique).
La fonction de GIMP qui sait faire ça s'appelle balance des couleurs (aide ici), elle est accessible par le même menu Couleurs, parce que le monde est bien fait.

Je n'ai jamais bien compris le pourquoi des intervalles à ajuster, donc je laisse le réglage d'usine demi-teintes, ça doit être un truc très subtil. Et on joue avec la tirette jaune-bleu.
jaune-bleu

Là, on se rend compte que c'est trop vert, donc on ajoute du magenta.
magenta-vert

Et puis comme ça reste un peu froid, on remet un peu de rouge.
rouge-cyan
Et on a une photo qu'on peut sans doute améliorer, mais qui choque nettement moins l'œil.
La tombe de Cherubini,
qui n'aurait pas l'air d'avoir passé des années épinglée au soleil.