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mardi 25 novembre 2014

Plomberie

L'autre soir, je ferme le robinet de l'évier, quand ça fait un grand PSCHHHHHHHHHHHHHHHHT comme ça. Sans prévenir. J'avais pas la cocotte minute sur le feu, c'était pas ça, mais c'était quand même bruyant. Et puis j'ai eu le pied mouillé. Même carrément mouillé. Disons trempé. Je suis aventureux, mais faut pas pousser mémère dans les orties, j'ai coupé l'eau, et j'ai épongé.
Puis j'ai démonté le placard, vu que c'est le flexible qui fuyait comme un taré. Bon. Pas d'eau ce soir-là.
Le lendemain j'ai commencé à rassembler mes outils, naturellement dans ce genre de cas-là, on n'a jamais ce dont on a besoin, ça a été toute une histoire pour tout rassembler. J'ai découvert qu'il existe des clés à pipe qui marchent mieux que d'autres, et que d'ailleurs on ne les appelle pas pareil, et que en plus, on n'avait pas de photos sur Wikipédia.
Ah oui, mais du coup, c'était le week-end. Pas de bol, Wikimédia France est fermé le week-end, et conséquemment le mini-studio photo est inaccessible. Donc il a fallu attendre lundi.
Donc j'ai attendu lundi pour faire visiter Wikimédia France à mes bouts de tuyau, mes clés à pipe.
La relève de la tuyauterie percée.

Clés à pipe, prenant la pause comme un boyzband.

Clé à tube de marque.
 Bref, tout ça, c'est sur Commons, amusez-vous bien avec et soyez sages pendant que je redécouvre ce luxe qu'est l'eau courante sur l'évier.

jeudi 15 août 2013

Une petite retouche photo en passant.

Aujourd'hui, une note rapide, pour se délasser de la musique de cow-boys de la dernière fois.


Aujourd'hui (bon, ok, j'ai commencé hier), je remplis comme un œuf les trucs (je trouve pas le mot, et je ne vois pas l'intérêt de chercher) des tableaux de Delacroix (il est mort il y a 150 ans et 2 jours, bon anniversaire !) sur Wikidata.
C'est amusant, ça se fait ligne par ligne, on peut écouter la radio en même temps, il faudrait sans doute que j'en parle plus en détail (de Wikidata), mais j'ai la flemme. Aujourd'hui, c'est férié et je m'amuse.

Bref.

La première étape, c'est de chercher toutes les entrées qui parlent des tableaux de Delacroix.
Je passe par les catégories (celle-là, et les interwikis, on fait des trouvailles dans les versions non francophones de Wikipedia), puis le les tague comme tableau de Delacroix.
Quand j'estime avoir trouvé tout ce qui est trouvable, je repasse et je remplis avec des tas de trucs passionnants (c'est comme ça que j'ai remarqué qu'il y a des coussins dans les Femmes d'Alger et la Mort de Sardanapale, ou qu'il y a des cadavres à la Bataille de Nancy)

Justement, à propos de la Bataille de Nancy, l'article était illustré par cette photo :
La Bataille de Nancy de Delacroix, photo: Baronnet
C'est super, on a une photo où on peut voir de quoi il s'agit. C'est un peu la photo sortie directement de l'appareil photo (dans un livre, ça ferait carrément cheap), mais ça peut s'arranger.
En cinq minutes, et en suivant plus ou moins mes propres tutoriels (d'abord celui-ci pour la distortion, puis celui-là pour les niveaux), j'obtiens ça :
On peut critiquer autant qu'on veut, c'est peut-être pas la photo du siècle, c'est un peu cotonneux, on n'a pas trop de détails, on ne peut pas l'imprimer dans le format d'origine (tu parles, le tableau fait 3,50 m de large…), etc.
Mais :
  • on a une photo, on voit de quoi on parle,
  • elle fait propre en vignette,
… bref, on n'est pas plus amateurs qu'un bouquin avec des illustrations in texte.

Tout ça pour dire : faites des photos de trucs, retouchez vos photos, c'est pas si compliqué et il y a une vraie plus-value.

Pour mémoire, les tutoriels que j'avais fait il y a quelque temps sont toujours valables, et ils sont ici.

jeudi 11 juillet 2013

Pigeon

Dans un certain milieu, je me suis fait une réputation de faire des photos de pigeons crevés. Ça m'est certes arrivé à l'occasion, mais la réputation est très surfaite (bref, c'est pas la peine de m'envoyer une photo à chaque fois que vous croisez un pigeon baignant dans ses viscères ; certes, j'aime bien qu'on pense à moi mais il y a une limite à tout).
Juste pour le plaisir des yeux, un pigeon crevé, pendu par les pieds.
Et puis il y a des gens qui sont encore plus frappés que moi, niveau pigeon.
Tiens, par exemple, sur Commons il y a quelqu'un qui s'appelle PigeonIP. Vraisemblablement, c'est pas un pigeon sous IP (quoique, allez savoir, avec toute la technologie, il a peut-être un port USB derrière la tête… je ne sais pas, on ne s'est jamais parlé), mais il fait un superbe boulot de catégorisation des photos de pigeons (comment aviez-vous deviné ?).

Personnellement, j'aime bien faire des photos d'un peu n'importe quoi (des agrafeuses, des portes, des cafetières…) et pourquoi pas des trucs dont je sais qu'il y a matière à en parler. Soyons réalistes, en général je garde ça pour les soirées arrosées, ça fait des sujets de conversation étranges entre gens qui ne peuvent pas aligner deux phrases (en fait, j'aimerais bien me rencontrer, pour savoir si c'est vraiment si rigolo que ça, des gens qui se fâchent sur la cuisson des briques avec les yeux qui se croisent). Et de temps en temps, quand j'ai assez de photos, j'écris un article sur mes sujets à la noix.
Par exemple, j'ai fait un truc sur les fissuromètres en revenant de Chartres. On avait fait une virée à quelques uns, on était entrés en meute dans le truc, et tout le monde a levé le nez et fait une photo de tous les vitraux (ça fait au moins une demi-douzaine de photos pour chaque vitrail). Comme j'avais un torticolis, j'ai regardé le mur : tout lézardé, du coup, j'ai pris ça en photo. Au retour, j'ai trouvé mes photos assez moches, donc j'ai écrit un article pour les mettre quelque part.

Pour en revenir au pigeons, hier je me suis souvenu que j'avais déjà fait des photos ridicules de machins anti-pigeons, que PigeonIP avait catégorisées (j'adore ce pseudo). Coup de bol, derrière la catégorie de Commons, il y avait un article sur Wikipedia en anglais, en allemand et en hébreu. Coup de bol pour moi, je lis vaguement l'anglais. Je me suis donc inspiré de leur article (pourquoi réinventer l'eau tiède ?) pour en écrire un en français.
Tout en l'écrivant, je cherchais sur Commons des photos pour l'illustrer (ça, c'est la version littéraire de la chose, en pratique je cherchais sur les photos des trucs malins à dire). Et je suis tombé sur trois photos de la même statue, prises sur une période de 6 ans par trois photographes différents, et qui mises ensemble, illustrent à peu près toute l'histoire :
  • Thbz, janvier 2006, la statue vêtue de fientes : Ouhouhou ! C'est saaaaale !
  • Harmonia Amanda, mars 2007, la même statues, avec un pigeon sur la tête : ah mais oui mais c'est bien sûr, ça venait de là…
  • Jebulon, juillet 2012, la statue toute propre, avec un filet et des piques : C'est comme ça qu'il faut faire (les piques, c'est cool, mais c'est pas partout adapté, par contre avec la bonne combinaison, c'est bien).
En sauvegardant l'article, J'ai eu ce sentiment d'être sur un sujet fabuleux où on fait des photos sans avoir idée de à quoi elles peuvent servir, et où parfois (il faut savoir comment chercher) on trouve des éléments tout à fait adaptés pour un article imprévu.

Bon, avec tout ça, j'ai perdu un sujet de conversation, moi…

Si vous vous demandez dans quels cas les piques ne sont pas adaptées, voilà :
Les poils pubiens anti-pigeons
… à éviter.
Pigeon […] tu es vraiment le plus agile.

mardi 20 novembre 2012

Cafetières et agrafeuses

Cet été, j'ai emprunté le mini-studio photo de Wikimédia France, je l'ai emporté à la campagne, en me disant : c'est cool, la campagne, il y a plein de trucs et de machins qui ne sont pas forcément d'une utilité flagrante, mais qu'on garde quand même parce que c'est nos trucs et nos machins, ça tombe bien, je vais prendre ça en photo.

Le seul problème, c'est la quantité de trucs et de machins : j'ai passé une semaine avec le studio, j'ai pioché dans la cuisine et dans le tiroir à crayons, j'ai vidé tous les jours la batterie de l'appareil au point qu'il s'éteignait de fatigue, je suis revenu avec des centaines de photos de trucs, je me suis assis devant l'ordinateur et j'ai commencé à trier/traiter mes photos, à les charger sur Commons.

Et c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas tiré d'affaire.

Sérieusement. J'ai passé de début août à début novembre (quatre mois, quand même) à faire le fond blanc du studio blanc sur les photos, à virer des poussières, à recadrer, etc. Quatre mois sur des photos de cafetières et d'agrafeuses. C'est pas le le sujet m'insupporte plus qu'autre chose, mais il ne faut pas exagérer non plus : je commence à en avoir ma claque. Je m'étais dit que je finissais la série avant de passer au traitement des photos que j'ai prises ensuite (parce que j'avais des cafetières jusque dans mon lit, mais je continuais à prendre des photos à tour de bras, inconscient que j'étais), dans l'ordre chronologique (qui est un fétichisme comme un autre).

Du coup, j'en avais tellement marre des photos de cafetières, que j'ai jeté les deux dernières séries de photos que j'avais prises, deux cafetières SEB, une série D 9 dL et une série Z 6 dL (et si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous n'avez qu'à écrire un article dessus dans Wikipédia, on a bien un article par modèle de voiture), on verra si l'an prochain je refais une expédition pour la suite des trucs et des machins.

Donc, débarrassé de mes cafetière, j'ai commencé par charger des champignons verts sur fond blanc à peine cueillis (pris sous la lampe de la cuisine, sur une feuille de papier-machine).

Et j'ai attaqué la fête de Ganesh (qui charge gentiment à l'heure où j'écris).

Je me suis aperçu que j'ai fait une fixation sur les gens qui prenaient des photos : j'ai plusieurs centaines de photos de mecs cachés derrière leur appareil photo dans les positions les plus invraisemblables.

Après, il y a une demi-journée au Père-Lachaise qui remonte à septembre, avec de grands panoramiques, des photos de numéros de concession et d'anges aux ailes cassées.

Ah, pour ceux qui n'ont pas vu passé l'info, Pyb et moi entretenons Au Père-Lachaise, un tumblr avec les photos de Commons.

vendredi 16 mars 2012

La photo qui bouge toute seule.

En retombant sur IWDRM (tumblr dont j'ai renoncé à comprendre le titre, mais sur lequel je tombe tout à fait par hasard avec la précision d'un métronome tous les trois mois), [là, on va dire que j'ai une chute à ma phrase, vous allez être gentils. C'est d'autant plus con que ça partait bien, mais pour la seconde moitié, je sèche complètement. Tant pis.]

Bref, toujours est-il [parce qu'on ne va pas se laisser démonter par un raté au démarrage comme ça] que ça s'appelle (selon des gens mieux informés que moi) cinemagraph en anglais et en italique dans le texte. Un truc prétendument inventé pour vendre des robes très chères, toujours selon les gens informés. Personnellement, j'ai comme le sentiment que la technique a juste été re-pompée, bien re-packagée et déposée, mais je ne suis pas tellement bien informé, c'est juste un sentiment. C'est donc un GIF animé bien fichu avec un ™.
Mais avec un peut de travail, ça peut être poétique, amusant ou carrément flippant.

Côté Wikipédia, il y avait un article en roumain. Donc j'ai traduit l'article anglais en français. Sans ouvrir la version en castillan. [Je ne cherche même plus de logique, je fais juste du link-dropping, comme ça, vous avez un aperçu des interwikis. Faites comme si ça vous intéressait.]

Le truc cool, c'est qu'il y a une catégorie sur Commons, avec cinq fichiers dedans, d'intérêt variable.

Le plus fort, c'est que MediaWiki n'est toujours pas fichu de redimensionner un GIF et de l'animer. C'est vraiment bravo, après plus de 10 ans, voila.

Tout ça pour dire qu'il doit y avoir moyen de moyenner pour trouver une utilité à ce truc-là, et d'illustrer des articles avec ce genre de chose. [Vague impression d'essayer en vain de ré-inventer l'eau tiède.]
Donc bref, vous avez un appareil photo qui filme un peu (ou un téléphone), expérimentez, amusez-vous, faites-vous plaisir. Le modèle en papier est voué à la faillite, essayez de passer à autre chose. [Du coup, je suis affligé en lisant [[photographie numérique]] de constater que la seule finalité du truc pour les rédacteurs, c'est l'impression papier. Mais c'est une autre histoire. Ou pas.]

lundi 23 janvier 2012

« Cette image ne peut être utilisée sur Wikipédia ou Wikimédia Commons »

Je suis retombé1 sur une photo que j'avais mise sur Commons il y a un certain temps, et je me suis demandé comme ça qui l'utilisait dans le monde2. Google est mon ami, donc je drag'n'drop la photo de Commons dans images.google3, et ça me renvoie la liste plus ou moins exhaustive des articles de Wikipédia qui utilisent la photo. Et une page sur Structurae.
Mairie du 10e arrondissement de Paris
Photo que j'avais mise sur Commons il y a un certain temps.

Donc je clique sur l'image, le fichier a été copié sur leurs servers, avec une page de description (qui ressemble pas mal à une infobox de Commons, à l'habillage près) et qui reprend le nécessaire (description rapide, le pseudo de l'auteur et un lien vers la licence). Très bien, bravo.

Du coup, puisque je suis là, je me dis que l'ai fait d'autres photos que j'ai placées sous la même licence et qui peuvent servir à illustrer structurae4. La porte Saint-Denis, par exemple5.
Porte Saint-Denis 01
La porte Saint-Denis, donc.
Là, visiblement, ils n'ont pas repris ma photo, ils ont une petite quinzaine de photos « maison ». Les pages de description donnent le nom des photographes, mais selon la « note légale » ce n'est pas sous licence libre :
Cette image peut être utilisée gratuitement pour des usages personnels, académiques ou pour la recherche. Dans tous les cas le ou la photographe et Structurae doivent être mentionnés.
Pour la publication (imprimée, en-ligne ou autre méthode) et/ou l'exploitation commerciale de cette image, par exemple sur un site Internet non-personnel, il faut obtenir la permission du détenteur du copyright et/ou du photographe. Si vous obtenez la permission d'utilisation sur une page Internet vous devez aussi inclure un lien vers Structurae, soit vers cette page-ci, la page de données ou un lien général.
Veuillez contacter Structurae pour obtenir plus d'informations.
Soit. La ligne suivante est carrément explicite et sans détour6 :
Cette image ne peut être utilisée sur Wikipédia ou Wikimédia Commons sans la permission de l'auteur de l'image!

D'où la question suivante : qui sont ces photographes qui versent leurs photos sur structurae pour que structurae puisse monnayer leur droits de reproduction au détail et en gros7 ?
Visiblement c'est n'importe qui qui aura suivi le lien « Aidez Structurae et envoyez-nous vos images! »8 en bas des pages.

Donc, pour résumer… Structurae utilise des photos de Commons en respectant les licences et monnaye les photos qui lui sont directement envoyées.
Personne ne sait si les photographes sont rémunérés dans l'histoire (cela dit, vu que les tarifs ne sont pas indiqués, c'est sans espoir). Quand je prends des photos et que je veux les partager, c'est pour qu'elles servent à tout le monde, pas juste à faire gagner de l'argent à Structurae, c'est pourquoi je les publie sous licence libre sur Commons.

Au passage, je note que structurae vend des espaces publicitaires.
Juste pour leur faire la nique, Wikimedia devrait y mettre les bannières de foundraising, l'an prochain.

Notes
1 Sans me faire mal.
2 Par simple curiosité.
3 En fait non, il y a un gadget firefox qui fait le boulot tout seul et qui sait aussi chercher à des endroits où on ne trouve rien, genre sur Baidu.
4 Ça peut servir à ça, ce n'est pas une obligation non plus. Ils font ce qu'ils veulent sur leur site, je m'en fiche. Tant qu'ils respectent la licence c'est bon pour moi.
5 J'ai fait une photo dont je suis content, ils ont une entrée… allons voir.
6 Et pour la peine, même si j'aime pas le gras (ça fait grossir), je laisse la typo d'origine.
7 Comme le laisse entendre la page liée.
8 Oui, on aime bien le point d'exclamation, sur Structurae. Ça fait enjoué, dynamique, souriant et commercial, sans doute !
  Une dernière note, sans numéro : pour illustrer ce billet, je n'utilise que des photos sous licence libre, stockées sur Commons (et que accessoirement, j'ai prises avec mes petites mains potelées aux doigts boudinés). J'ai bien compris qu'il ne faut pas utiliser le contenu de Structurae. Jamais.

jeudi 28 juillet 2011

L'intérieur des tubes fluorescents

Et tant que je suis dans les photos de souterrains, j'ai fini ce panoramique de la rue Watt (celle-là même de la chanson de Vian).

Paris, Rue Watt

En bref, j'avais pris ça en fourchette (cherchez pas, il n'y a que sur wikipédia que le bracketing s'appelle comme ça) en me disant que vu qu'il fallait faire quelque chose pour voir en même temps le ciel et le sol (on ne voit pas beaucoup de ciel, d'accord).

Donc j'avais 3 jeux de 73 photos (si je persévère dans le 360×180°, il va falloir que j'investisse dans l'optique). Ça m'a pris une nuit à caler les photos du premier (le plus clair, c'est plus facile de voir ce qu'on fait quand on ne bricole pas des photos irrémédiable­ment toutes noires) dans hugin. Pour les deux autres, ça prend 20 secondes : le temps de copier-coller.

J'en suis donc à une nuit et 20 secondes.

Vient le moment critique, le moment du calcul. Aucune idée du temps que ça a pris, j'ai lancé le truc, je suis parti vivre ma vie, et quand je me suis réveillé le lendemain, l'ordi­nateur était en veille. Coup de pied au cul, le machin est reparti, je suis retourné vivre ma vie, et quand je suis revenu, c'était fini. Bien.
À la louche, un jour et demi.

Comme on ne vit pas dans un monde parfait, ça avait bugé un peu, il y avait des artefacts étranges sur tous mes fichiers. Mettons une demi-journée tout mouillé pour calculer des rustines et pour les coller.

Là, on en est à 2 jours, 1 nuit et 20 secondes.

Restaient deux choses à faire : virer le pied et fusionner les 3 images. Du gâteau.

Virer le pied, ça se fait bien (voir deux billets en arrière, là), un gros quart d'heure de 25 minutes.

Fusionner les trois images, c'est un peu plus rigolo. Je comptais faire ça avec Luminance HDR (ex-Qtpfsgui, ils ont pris un nom à peu près compréhensible et prononçable quelque part en juillet 2010, avec la sortie de la version 2), le logiciel poilu de HDR (que je n'ai jamais réussi à maîtriser). Ça, c'était l'intention de départ.
Il a jamais voulu ouvrir la première image que j'ai essayé de mettre dedans.
J'ai ressorti hugin, qui sait aussi faire, et qui a planté. Avant de commencer.
Forfaitairement, une heure pour réaliser que je perdais mon temps.

No HDR today…

Donc j'ai dû faire ça « à la main », avec mes petits doigts gourds et boudinés aux ongles noirs. Avec GIMP. La méthode consiste à ouvrir les trois photos ensemble et à leu assigner un masque qui ne laisse visible que les parties de la photo qu'on veut bien.
J'ouvre donc ma photo claire, j'« ouvre en tant que calque » l'image moyenne, je lui assigne comme masque une « copie du calque en niveaux de gris », qui ne va laisser passer que les hautes lumières.
Dans la théorie c'est simple. Dans la pratique, quand on fait ça avec des très grosses images, ça devient très distrayant. Rien que pour charger les photos, mettre le masque et afficher le tout, une heure. Dans ces cas-là, je m'impatiente, je m'énerve, je dis que c'est bien et j'enregistre.
Donc j'étais énervé. Mais il me restait à coller dans ma photo la troisième couche, celle qui est toute noire, avec juste le nuage et l'intérieur des tubes fluo­rescents.

Quand on fait un panorama, il faut voir l'intérieur des tubes fluo­rescents, sinon on n'a rien compris à la vie.

Bref, encore une heure, autant dire que j'ai fini complètement hystérique (mais assez content que l'ordi­nateur n'explose pas au moment d'enre­gistrer, j'en ai déjà un qui a brûlé, c'est moyen­nement drôle).

2 jours, 1 nuit 3 heures, 25 minutes et 20 secondes.

Et il a fallu uploader le truc sur Commons. J'ai vaguement rempli la description (en faisant l'impasse sur la crise de nerfs), et j'ai laissé se démerder… 3 heures à peu près (ou bien ma connexion ou bien les servers étaient dans la panade, peut-être les deux).

Résultat des courses : 2 jours, 1 nuit 6 heures, 25 minutes et 20 secondes.

De cette sombre histoire, je tire un enseignement positif et un constat désolé : je sais encore faire un addition, mais qu'est-ce que je peux perdre comme temps…

Si vous voulez regarder le pano­ramique de plus près (si toolserver veut bien marcher) :
  • ici le machin pour zoomer comme un taré, sur lequel on voir que je fais mal mes réglages, et que j'ai un bruit de fou furieux,
  • là le bidule pour partir en toupie (panoramaviewer).

mercredi 8 juin 2011

Des lilliputiens en perruque poudrée dans un vivarium

J'ai pris des biscuits en photo, après avoir piqué un fou-rire devant. Ça peut arriver à tout le monde devant des lilliputiens en perruque poudrée et aux doigts potelés enfermés dans un vivarium. C'est un peu comme se retrouver devant les vitrines de Noël : on n'en croit pas ses yeux, on se dit que c'est trop mimi et qu'il nous faut tout ça, et puis on se demande ce qu'on va bien pouvoir en faire. Ça rend joyeux. Et puis on mange un chocolat.

J'ai cherché biscuit sur Wikipédia. Pas fameux. Une seule ligne qui dit :
Un biscuit est une porcelaine sans glaçure, cuite au demi-grand feu. Sa surface a l'apparence du marbre. Les premières exécutions en biscuit ont été faites à la Manufacture de Sèvres.

Donc j'ai ouvert mon petit Larousse, pour voir.

Et bien pour voir, j'ai vu !

Je n'ai vu que ça, d'ailleurs : la photo, c'est le biscuit que j'ai pris en photo. Moi qui m'apprêtais à mettre ça sur Commons avec un titre genre « biscuit », j'ai découvert que ces trucs-là ont un titre et un auteur, bref, la génération spontanée des biscuits est un mythe.

Voici donc La Nourrice de Louis Boizot.
Château de Versailles, petit appartement de la reine (2e étage), salle à manger, La Nourrice, Louis Boizot 01
Du coup, je n'ai pas lu le texte, tellement j'étais surpris.

lundi 6 juin 2011

Stéréoscopie, GIMP, Hugin… How-to

La stéréoscopie me travaille depuis un certain temps, je crois que j'en ai déjà un peu parlé ici (1, 2, 3). Entendons-nous bien, j'ai tout à fait conscience de l'aspect gadget de la chose (a fortiori pour les borgnes), mais ça ne m'empêche pas de trouver ça amusant (la stéréoscopie, pas les borgnes).

Jusqu'à présent, quand je faisais ça, je faisais le montage avec GIMP (ça marche aussi avec photoshop), de la façon la plus simple possible :
  • ouvrir la première photo,
  • ouvrir la seconde en tant que calque (fichier > ouvrir en tant que calque),
  • déplacer la photo du dessus vers la droite ou vers la gauche,
  • mettre les deux photos dans le canevas [les bords du fichier] (image > ajuster le canevas aux calques),
  • recadrer, s'il y a besoin,
  • caler verticalement les deux images, s'il y a lieu,
  • enregistrer.
Ça marche bien, et c'est simple. Il suffit d'avoir deux photos du même objet prises depuis des emplacements légèrement décalés, mais à même altitude (on a globalement les yeux à même altitude). Selon le sujet (ça varie si on parle d'une mouche ou d'une montagne) la distance entre les prises de vue est de quelques centimètres à quelques mètres.

Je viens de découvrir que hugin peut aider à caler précisément les photos, pour que les sujets soient à la même hauteur, et qu'ils aient le même aplomb.
J'utilise la dernière version (2011.0.0), qui est sortie il y a quelques jours, mais ça doit marcher avec les versions précédentes.
Et tant qu'on en est aux avertissements divers, j'ai utilisé deux miennes photos qui commencent à dater un peu, mais qui ont l'avantage d'être sur Wikimedia Commons (ici et là), vous pouvez donc faire la manœuvre avec moi si ça vous amuse.

Voila comment ça se passe :
On lance hugin, ça affiche cet assistant :

Pour charger les images, cliquer sur Charger les images…
En général, ça se passe bien, toutefois il se peut qu'hugin se pose des questions existentielles sur le « champ de vision » et la nature de l'objectif s'il ne trouve pas ce qu'il aime dans les métadonnées EXIF, auquel cas il faut juste lui dire de lâcher l'affaire, ce n'est pas vital pour ce qu'on a à faire là (cliquez abandonner).

Ensuite, il faut calculer les point de correspondance entre les deux images, de façon à savoir quoi et comment aligner. Rendez-vous dans l'onglet Images.

Là, il faut appuyer sur Créer des points de contrôle (tous les champs, réglages, choix, etc. restent avec leurs réglages d'usine). Ça calcule un peu (selon les performances de votre machine), en affichant un rapport d'activité incompréhensible. Laisser faire.
Si ça a marché, ça envoie un message de félicitations :

Dites que vous êtes contents en cliquant OK.

Maintenant, il faut bricoler les images. On va dans l'onglet Optimisation.

Et on choisit, dans la liste de choix de Optimisation rapide la ligne qui dit Optimiser les positions et la translation. Cliquer sur Optimiser.

Il est temps de regarder ce qu'on a fait. Rendez-vous dans la fenêtre d'aperçu rapide. On y accède en cliquant sur l'icône (dans la barre d'outils, entre la barre de menus et les onglets) qui ressemble à une colline verdoyante, et qui a « GL » écrit dessus.
Là, je me rends compte que les réglages par défaut ne me conviennent pas, il faut tout changer. Déjà, la photo qui était rectangulaire au départ est carrément trapézoïdale sur le point d'éclore, et puis elle n'est pas au milieu (ça m'énerve).
Direction d'onglet Projection.

Là, je change la projection pour rectilinéaire (c'est la façon de dire des infographistes pouet-pouet et ignares pour la projection conique sur un plan telle qu'on la connaît depuis Brunelleschi en 1415 et qu'on appelle perspective conique, rien de neuf sous le soleil).
Si vous êtes intéressés par les projections cartographiques, vous pouvez potasser vos manuels de géographie du collège et cette catégorie sur Wikipédia.

Si votre merveilleuse photo est devenue un point microscopique dans la fenêtre, cliquez sur Remplir, ça vire le vide qui ne sert à rien.
Si vous voulez vous débarrasser de la grille arc-en-ciel qui est par-dessus votre photo, décochez le Grid en haut du panneau de gauche qui s'appelle Overview (c'est tout nouveau, et ce n'est visiblement pas encore traduit en français).
Tant qu'on en est là, pour gagner de la place, virez le panneau de gauche qui ne fait que prendre de la place en tapant sur Show/Hide (si vous en avez besoin par la suite, vous savez où c'est : c'est accessible depuis tous les onglets de la fenêtre d'aperçu rapide).

Maintenant, il faudrait gérer le point de fuite, de manière à ce que les verticales le soient, que l'horizon soit horizontal, etc.
Ça se passe dans l'onglet Déplacer/Glisser.

Là, on déplace les photos à la souris :
  • clic gauche + drag = translation libre,
  • [Maj] + clic gauche + drag = translation horizontale ou verticale,
  • clic droit + drag = rotation.
Et on remplit en cliquant sur Remplir (même chose que plus haut). Ci-dessus un réglage acceptable.
Pour cette étape, on sera content d'avoir un grand écran (pour voir ce qu'on fait), en effet, il est impossible de zoomer dans l'aperçu.

Il faut maintenant virer les bords noirs.
Là, on a besoin (si tant est qu'on fasse un truc vital) de savoir jusqu'où vont les photos, pour pouvoir virer tout le vide sur chacune des images. Donc j'ai fait un atroce gif animé (je sais, il faut pas) pour montrer comment en passant la souris sur les numéros dans la palette intitulée « Images affichées », ça encadre en rouge qui se voit de loin la photo (et bien sûr, je n'arrive pas à afficher l'animation, donc si vous voulez voir de quoi il retourne, cliquez sur l'image ci-dessous).

Et si on clique sur le numéro, ça éteint ou allume l'image. Et ça marche dans tous les onglets de la fenêtre d'aperçu rapide.

Pour recadrer, on passe dans l'onglet Recadrer, et on n'affiche que la plus petite des images…

Et on tape sur Recadrage automatique. Normalement c'est bien, on peut toujours le faire à la souris sur la photo (essayez).
S'il n'y a pas clairement une photo plus petite que l'autre, il faut vérifier pour chaque photo qu'il n'y a pas de vide dans le recadrage.

Quand on a fini, on ferme la fenêtre.

Et on passe dans l'onglet Assemblage de la fenêtre principale.

Et il y a plein de trucs à régler :
  • cliquer sur calculer la taille optimale, ça calcule la taille optimale des images de sortie (ça dépend de la taille des photos qu'on utilise), si on veut régler ça au clavier, n'utiliser que la champs largeur, qui calcule le champs hauteur (le contraire ne marche pas),
  • décocher les sorties de panorama,
  • cocher panorama à faible dynamique,
Et appuyer sur un des deux boutons en bas, celui de gauche ouvre une nouvelle fenêtre avec une pile de traitement par lots après avoir enregistré le projet hugin (pratique si on veut voir en grand ce que ça donne pour pouvoir le retravailler), celui de droite sort directement les images.

Puisque j'en suis là, dernière capture d'écran, pour info :

La fenêtre des traitements par lots.

Et ça fait quoi, tout ça ?

Ça fait deux TIFF de même taille, qu'il faut assembler avec la méthode expliquée tout en haut de ce billet.
Après quoi, ça ressemble à ça :

… Ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
Avec ces photos, le détour par hugin n'est pas nécessaire, ça marche très bien sans : il y a des cas où l'utilité est plus flagrante, mais comme je trouve ça fun, les tutoriels, j'en fais des bien superfétatoires.

samedi 7 mai 2011

Mise en boîte

Maintenant qu'on a une photo représentative du parterre de Latone (pour ceux qui ont raté le début, c'est ici), voyons à quoi ça ressemble quand on essaye de s'en servir. J'ai dit que c'était une image pour infobox. Voici l'{{infobox Espace vert}} du parterre de Latone.

Premier constat, c'est tout le contraire de l'information hiérarchisée, c'est du Eh ! vous avez vu ? on sait mettre un point sur une carte !
Il faudrait remettre les choses dans l'ordre, les nommer correctement, etc. (franchement, une carte de France pour localiser un bout de jardin avec une fontaine, je ne mettrais pas ça en avant, surtout quand on pourrait avoir un plan du jardin — mais il faut s'en occuper).

Perfectible, donc.

Mais on y travaille.

Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est la photo qui prend des heures à faire, dans laquelle on met tout ce qu'on a de tripe et de bonne volonté, celle qu'on affiche en tout petit en haut à droite, avec un joli cadre couleur feu vert. Bref, la photo qu'on ne voit pas tellement elle est affichée petit.

Je vous remets donc la photo à sa taille d'affichage.

Honnêtement, je vois qu'il y a du ciel en haut et des gens devant. Pour le reste, je suis un peu dubitatif.

L'idée du jour est de se servir des outils qu'on a pour afficher ça en grand, joliment et confortablement.
J'ai ajouté la ligne suivante à la légende :
Agrandir • avec Flash • sans Flash
Les liens envoient sur un outil du toolserver qui permet de voir ce qu'il y a sur l'image en zoomant dessus, en la parcourant à la souris.

J'ai mis ça uniquement sur l'{{infobox Espace vert}}, en attendant de voir les réactions (ça va faire deux jours, et personne ne m'a attaqué avec un démonte-pneu : ou bien tout le monde est content, ou bien personne n'a vu — ce qui revient fondamentalement au même), mais c'est vraiment rien à mettre en place.

On pourrait imaginer améliorer la chose, comme on l'a fait pour les cartes OSM il y a quelques mois (voir là), en affichant le gadget dans un popup qui ne perd pas l'article.

mardi 3 mai 2011

Panorama

Le 19 avril, je suis allé faire faire une promenade de santé à mon appareil photo du côté de Versailles. C'était parti pour être un photo-shoot rapide de 4 ou 5 trucs, mais en une demi-journée c'est devenu un voyage de groupe avec un programme chargé. J'avais bien fait d'investir dans une carte mémoire qui tient un peu plus de 12 photos. Ou pas (ça prend du temps en post-traitement).

Toujours est-il que voila, bon. Matinée dans le château, et après-midi dans le jardin. Retour sur les rotules.

Sur place, j'ai essayé de faire en fonction des capacités de mon matériel : pour les photos d'intérieur, mon boîtier commence à faire son âge (il faut faire du yoga pour arriver à faire une photo nette, et encore, ça ne marche pas à tous les coups), par contre pour l'extérieur heureusement que j'avais pensé aux lunettes de soleil (c'est quand même important d'y voir quand on prend une photo, c'est bête mais j'étais bien content).
Du coup, je me suis dit, plein d'entrain, puisque c'est le début de l'après-midi, tu vas faire une photo utile : mets l'ensemble du parterre de Latone dans ta photo. C'est bien de faire une photo générale, histoire de montrer dans l'article de Wikipédia de quoi on parle (la photo spéciale infobox), et puis de faire des photos de détail des autres trucs qui accrochent l'œil où dont on sait qu'on va pouvoir dire quelque chose.
Je me suis donc mis bien dans l'axe, là où tout le monde prenait sa photo-souvenir, j'ai pris mon appareil, j'ai regardé dedans :

Premier constat, la photo ne touche pas les bords du parterre.
Second constat, il y a plus de touristes que de ce que je voulais mettre dans la photo. Et ça ne sert à rien de s'énerver : ils n'en ont rien à fiche, que je prenne des photos pour Wikimedia Commons, rien ! Et ça ne sert à rien de leur demander de se pousser, ils ne comprennent rien à ce que je dis. Pour finir d'être réaliste, ça ne sert à rien d'attendre non plus : quand celui-ci s'en va, il en arrive une demi-douzaine d'autres. Ça se promène par grappes, ça ne décolle pas tant que tout le monde n'est pas sur la photo…
Il faut ruser.

Pour les côtés, je prends une photo à droite, une à gauche en pivotant sur moi-même (en théorie il y a un point qui ne doit pas bouger quelque part dans l'objectif si on veut que ça se recolle nickel, le mieux est de faire ça avec un pied et une rotule spéciale qui tourne au bon endroit, mais il faut savoir faire avec les moyens du bord). Il y a des touristes, sur les côtés. Tant pis, il y a des touristes dans le parc, c'est aussi une réalité de la chose : c'est ouvert au public (il n'y a pas que Louis XIV à Versailles).

Le type devant moi, avec ses lunettes sur le front, lui, là, j'en veux pas sur ma photo. La fille à côté qui fait des sourires pendant 15 minutes au type qui prend la photo de l'autre côté, non plus. C'est pas eux que je suis venu prendre en photo, c'est juste le truc qui est derrière eux et leur père, il est pas vitrier.
Je prends l'air de mauvaise humeur, genre qu'il faut pas mettre en colère (je ne sais pas si mon jeu de sourcil très étudié passe la rampe des lunettes noires), j'attends qu'ils bougent un tout petit peu, je reprends une photo. Et je recommence plusieurs fois.

Puis je vais faire des photos d'autre chose un peu plus loin.

Rentré à la maison, je regarde mes photos de touristes. Atroces. Je sors Hugin en me disant qu'il y a moyen de moyenner.
Je mets la série de photos dedans, je lance le bidule automatique.

Il y a du bon et du moins bon : le bon, c'est que ça raccorde à peu près (je mets un petit aperçu, vous ne pouvez pas voir où ça cloche) ; le moins bon, c'est qu'il y a toujours mes fichus touristes. Ils sont restés là.

Il va falloir les masquer un par un (avec leurs ombres), photo par photo, en espérant qu'il y aura une photo avec un peu de fond pour ne pas faire de trous. Heureusement pour moi, Hugin sait faire. Malheureusement pour moi, je m'embarque dans des trucs trop compliqués, je plante la machine à moitié, je m'énerve, je repars de zéro…
Je voulais juste virer les gens devant, et peut-être ceux qui sont derrière la statue (histoire qu'on voie la statue et pas un bariolage de t-shirts de toutes les couleurs avec un bout de statue).

Qui a dit qu'il n'y avait pas de fantômes à Versailles ?

Finalement, j'arrive à ça :

On n'y est pas encore, il y a des trous, quelques faux-raccords, j'ai abandonné l'idée de virer les gens derrière la statue avec cette méthode parce que ça fait un trou à la place de la statue et c'est pas ce que je veux (cliquez sur la photo pour voir plus de détails).

Je récupère les photos déformées (celles avec les fantômes), je les recale à la main sur le fond dans GIMP, je découpe les côtés de la statue sans touristes. C'est un peu fastidieux mais je vois ce que je fais.
Pour les trous, je clone un peu, en m'efforçant que ça ne saute pas aux yeux, pareil pour les faux-raccords.
Je recarde un chouïa pour que ce soit bien symétrique et j'améliore un peu les niveaux pour donner un peu de peps à la photo.

Il ne reste plus qu'à charger ça sur Commons.
Parc de Versailles, parterre de Latone, vue générale

Une journée de travail.

Pour la peine, je l'ai faite labialiser image de valeur, parce que c'est ce qu'on a actuellement de plus représentatif du parterre de Latone dans son ensemble (et que ça flatte mon ego).
Puis j'ai collé ma photo un peu au hasard sur Wikipedia en polonais et en vietnamien, parce que je ne comprends pas ces langues et que s'ils ne sont pas contents ils peuvent m'enguirlander tant qu'ils veulent (d'un autre côté, ils peuvent aussi être contents, ça peut arriver).

jeudi 10 mars 2011

Plein les yeux pour pas un leu

Pour décrire un bout de montagne quelque part en Transylvanie du côté de Făgăraş, certains n'hésitent carrément pas.

Le machin qui tourne, là, à gauche, c'est un GIF animé. Il paraît que le GIF, c'est le Mal, toujours est-il que ça marche, et que ça montre bien ce que ça veut montrer (le relief du bout de montagne).

Au bout d'un moment, ça flanque un peu mal au crâne, certes.

Autre chose, donc :

Slpitscreen !

Et j'ai comme l'impression qu'il faut voir ça avec des lunettes de toutes les couleurs pour bien en profiter (j'ai eu des lunettes comme ça dans les années… ou là là, ça fait une éternité ! mais je les ai perdues depuis).

Cela dit, je profite pleinement de l'effet film de sous-marin, navigation au radar, beep… J'attends que le Красным октябрём fasse surface, parce que j'ai sacrément envie d'un autographe de Sean Connery beep… Comment, je m'égare ?

Pour les amateurs de tables d'orientation, il y a aussi ça :

Là, évidemment, il faut aller voir le fichier de plus près pour bien profiter des jolies couleurs (5000 × 500 pixels de bonheur intense sous acide, ça fait des provisions pour l'hiver).

Tout ça, fait avec application à partir des données SRTM de la NASA.

Pas le courage de lire la vie passionnante et colorée du pic Suru, ni de vous faire un commentaire pertinent sur l'importance des données ouvertes, tout ça, je plane complètement beep…
beep…

beep…

beep… beep…

beep… beep…

vendredi 25 février 2011

Le Retour de la 3e dimension

En fouillant sur mon disque dur, j'ai retrouvé une petite douzaine de photos d'une petite église des bords de Loire.

Le genre d'église oubliée de tous, perdue dans la brume, attachée à un cyprès et classée monument historique. La Belle au bois dormant, version église.

En regardant mes photos, je me suis rendu compte que je pouvais essayer le coup de la stéréoscopie.



J'avais déjà parlé de ça il y a quelques mois, et ce qui marche avec les montagnes n'a pas de raison de ne pas marcher avec les monuments historiques.

C'est donc (à ma connaissance) la première vue stéréoscopique de monument historique sur Commons.

Au plaisir de vous voir loucher, donc…

Edit : évidemment il y en avait déjà (j'en reparlerai demain), mais comment voulez-vous que je les trouve si elles ne sont pas catégorisées a minima.

vendredi 14 janvier 2011

Image de synthèse 101

Des fois, on part d'une idée généreuse, mais on sait déjà en la disant qu'on va droit dans le mur.

Je m'étais dit comme ça, et j'ai eu la mauvaise idée de le dire à quelques autres autour d'un verre, qu'on devrait pouvoir faire des animations en image de synthèse pour expliquer le fonctionnement de quelques machines simples (j'avais pensé quelques calculatrices mécaniques, en me disant que c'est moins compliqué qu'une locomotive à vapeur) afin d'illustrer les articles de Wikipédia. Idée généreuse.

Quand j'ai dit ça, tout le monde a été très content, et on a commandé la seconde tournée.

Seulement, voila. Pour faire ça, il faut commencer par modéliser la machine, puis lui mettre des jolies couleurs, puis faire un story-board (histoire que la vidéo soit compréhensible), puis faire l'animation, puis le rendu (avec toutes les lumières qui vont bien, etc.) puis monter le bazar (éventuellement avec de la musique, pour faire sérieux), et pourquoi pas ajouter des sous-titres pour que tout le monde puisse comprendre dans toutes les langues… et mettre ça sur Wikimedia Commons.

Et c'est là que ça part en sucette. Je ne maîtrise qu'un truc dans tout ça : mettre le produit fini sur Commons. Et le reste, ben ça représente le savoir-faire de 5 ou 6 professions. Cool.

Du coup, je me replonge dans Lao Tseu (ou était-ce Pif Gadget ?) : « Un long voyage commence toujours par un premier pas » et je vais faire un tour sur le site de Blender.
C'est bien fait : ils ont un logiciel (qui a l'avantage d'être gratuit, vive le Libre), des tutoriaux et une boutique de goodies (t-shirts, stickers, etc.)

Donc j'installe Blender et je regarde quelques heures de tutorial niveau noob sur l'interface (ça explique principalement comment zoomer).
Je lance le logiciel, et là je réalise que le chemin va être long, très long, avant d'arriver à la calculatrice mécanique la plus simple : avant que j'aie fait quoi que ce soit, il y a déjà plein de boutons partout et des champs avec tout un tas de valeurs mystérieuses. Intimidant.
Fort de mes tutoriaux, j'essaye de zoomer. Malheur ! Je retourne à mes tutoriaux, je ne sais plus très bien si c'est alt-shift-clic gauche, s'il faut taper 1 sur le pavé numérique, ou bien…

Bref, tout ça pour dire que ce qui ressemblait au début à une résolution de nouvel-an est en train de se transformer en objectif à long terme. Je vais commencer par essayer d'apprendre à me servir du logiciel, on reparlera d'animation plus tard, contentez-vous de rêver sur Sintel (sous CC-by), le dernier sorti des projets de la Blender Foundation, c'est ce qu'on peut faire avec Blender (quand on a compris comment zoomer) :

mardi 17 août 2010

Remplir les ébauches

En lisant le dernier billet (brillant) de l'ami Poulpy, sur la rédaction à vide, je me dis qu'avec des illustrations, on peut faire illusion.

Un exemple : l'église Saint-Pierre d'Airvault, que je ne connais pas. Enfin, que je connais wikipédiennement parlant, vu qu'on m'a signalé une discussion, que ça aurait été bien que j'écrive un article sur l'église parce qu'il fallait sauver la liste des abbés.
Paraît-il.
Enfin, c'est ce que j'ai compris, parce que la discussion était trop longue : j'ai pas lu.
Bon, Poulpy s'y est finalement collé (je suis cossard). Pour le remercier d'être allé au charbon, je n'ai même pas lu l'article. Enfin, pas tout de suite.
Bref, quand je suis arrivé dessus, ça ressemblait à ça. Tout à fait la coquille vide avec des flèches « Éditez ici », avec un début de velléité d'historique qui demanderait à être (un peu) étayé.
Le bon point de l'article, c'est qu'il y a un plan et des photos.
Donc, une fois qu'on a mis le plan en texte, on a gagné en accessibilité (d'une part) et on a gagné en sérieux (le sérieux d'un article se mesure au poids, là, on a gagné plus de 2 kilos, et le texte descend en-dessous de la photo — sur mon écran du moins).
Bon, en relisant l'article, on devrait pouvoir expliquer comment une abbatiale s'est retrouvée en paroissiale. De quoi faire un joli paragraphe.

Un autre moyen de faire illusion (mais c'est pas donné à tout le monde), c'est de connaître un tant soit peu le sujet (disons, d'y être allé). Bon, déjà, ça permet de faire soi-même les illustrations (photos, etc.)
Et pour le texte, ben c'est là. Grosso modo, c'est de la description de photo.

Note : en regardant la carte d'état major (genre TOP25), on peut se faire un petit paragraphe sur la localisation sans trop se cassez la binette.

jeudi 22 octobre 2009

Carré blanc sur fond blanc

Et bien non, je ne parlerai pas de Kasimir Malevitch1. Je parlerai plutôt de ce que j'ai tout d'abord pris pour un bug. Ça se passe sur la page d'accueil de Wikipédia, dans la rubrique « Le saviez-vous ? », c'est tout nouveau tout beau :

Pendant la Restauration (1814-1830), le Drapeau de la France était entièrement blanc (drapeau ci-contre), en remplacement du drapeau tricolore révolutionnaire.

Bien sûr, si on lit le texte, on se rend compte que ça ne sert à rien d'attendre que l'image s'affiche, et qu'il n'y a vraiment rien à voir.

Note
1. Bon, d'accord, c'est raté, je viens d'en parler. C'est l'occasion de souligner que la version ce tableau a son article sur Wikipédia en français et en finnois, mais pas en anglais (avis aux polyglottes).

jeudi 27 août 2009

Vers une encyclopédie en relief ?

Je viens de tomber sur cette photo du mont Hood, dans la chaîne des Cascades (je fais le type qui connaît et à qui on ne la fait pas, mais il y a un quart d'heure je ne savais même pas que ça existait) – les articles en anglais sont plus développés. Une montagne de 2 349 m avec des glaciers et des accidents de montagne.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser de prime abord, il n'y a pas eu de problème lors du téléversement de la photo, c'est fait exprès si c'est en double : c'est de la stéréoscopie. En louchant un peu (juste ce qu'il faut), on voit la montagne en relief.

Ça fait très gadget, bien sûr, mais après tout, pourquoi pas. Pourquoi ne pas montrer les montagnes en relief ? Une montagne, c'est bien en relief, non ?
En fait, je trouve ça plutôt malin, comme façon de représenter une montagne. On peut appliquer la méthode à d'autres objets, aussi. D'autant que du point de vue de la méthode (l'autre jour guillom a essayé de me faire peur en me parlant de workflow), c'est assez simple (pour autant qu'on y passe le temps) :

Carnildo (c'est lui qui a pris la photo) a pris un avion (un vol commercial, pas besoin d'affréter un jet privé ou d'avoir une licence de pilote). Un 737, même, pour être précis. Il a pris une série de photos avec un appareil tout à fait courant (un réflex Pentax du commerce), pas un appareil stéréo absolument introuvable et ruineux, ni un bazar avec un pied et un rail pour déplacer son appareil parallèlement à lui-même (le plus souvent, les avions volent assez droit, si on réfléchit bien), ni deux appareils au bout d'une perche déclenchés simultanément. Pourquoi une série de photos plutôt que juste les deux qui suffisent ? Simplement parce qu'il n'était pas sûr de la distance entre les prises de vues (si la distance est trop petite, on ne voit pas le relief, si elle est trop grande, ça raccorde mal). Et puis il a essayé de les apparier (avec Gimp) jusqu'à temps qu'une paire donne l'effet voulu.

Pourquoi je me décarcasse à donner la recette ? D'une part pour le plaisir. D'autre part pour faire l'intéressant. Enfin (et surtout) ça fait un gadget de plus à disposition pour illustrer les articles de Wikipédia, on avait déjà le panoramique et le HDR ; ça fait un de plus.

Le seul truc qui cloche avec cette photo, c'est qu'elle est proposée au label Quality Image sur Commons (pourquoi pas, après tout) depuis le 20 août – c'est là que je l'ai trouvée –, mais qu'elle n'est utilisée dans aucun article sur aucun projet. Encore un machin avec une étiquette qui risque de ne servir à rien.

vendredi 21 août 2009

Google s'intéresse au SVG

Comme on le sait déjà (je dis ça pour avoir l'air de parler à des initiés, mais je vais expliquer un peu), il existe deux types d'image numérique : l'image matricielle et l'image vectorielle (voir Wikipédia pour les explications).

L'image matricielle (à chaque pixel est allouée une couleur) est bien supportée par à peu près toutes les applications dans une foultitude de formats (JPEG, PNG, GIF, etc.) qui ont chacun leurs spécificités (mais ce n'est pas de ça que je veux parler), peut-être parce qu'un écran est matriciel (il est constitué d'une grille de pixels qui s'allument ou s'éteignent, pour la couleur, on utilise la synthèse additive mais le principe est le même). Bref, c'est ce qui sort d'un appareil photo numérique ou d'un scanner.
Du point de vue de l'affichage, si on veut zoomer il faut un fichier plus gros fichier. Sinon on voit apparaître le crénelage (certaines applications le masquent avec un flou). Ci-dessous une image montrant la même photo à différentes résolutions (nombre de pixels).
D'autre part, l'image vectorielle stocke les données sous forme d'objets : un segment de droite aura la forme des coordonnées de ses extrémités et des attributs de mise en forme (couleur, épaisseur, etc.) Ce type d'image peut s'afficher à toutes les échelles sans flou et sans augmentation de la taille du fichier. Si pour une photo, une image matricielle est assez adaptée, pour la cartographie, l'image vectorielle est plus performante (par exemple la carte des résultats d'une élection peut être mise à jour en changeant les attributs de couleur des différentes circonscriptions), le copier-coller d'éléments de dessin est également plus facile que sur une image matricielle. Ci-dessous, la différence entre image matricielle et vectorielle avec différentes tailles.
Il existe différents formats d'image vectorielle, les projets Wikimedia utilisent le SVG.

Le format SVG a l'avantage d'être un format ouvert (sa documentation est librement accessible). Ce qui veut dire que, pour un peu qu'on s'y intéresse, on sait le lire et l'écrire, contrairement à un format propriétaire pour l'utilisation (écriture et/ou lecture) duquel il faut passer par le logiciel du propriétaire.
C'est un format orienté sur le web design, mais il a le désavantage de ne pas être supporté par tous les navigateurs (en particulier IE). D'ailleurs MediaWiki convertit les SVG en PNG (format matriciel) pour l'affichage.
Bien que ce format soit développé depuis 10 ans, l'usage du SVG relève — pour le moment encore — du militantisme.

Et là, j'apprends que Google travaille justement sur le SVG. Ce n'est bien sûr pas la solution à tous les problèmes du monde : il s'agit d'une bibliothèque JavaScript qui fournit le support SVG aux navigateurs web les plus courants (en particulier IE). C'est destiné aux web designers, qui pourront donc répandre le SVG sur le web.

Ce n'est pas une révolution pour les projets Wikimedia, mais le SVG pourrait gagner des parts de marché, ce qui veut dire que (je ne m'emballe pas, bien sûr, mais c'est ça que j'ai derrière la tête) Inkscape va peut-être sortir de la sphère libriste-geek.
Ou pas.

mardi 21 juillet 2009

Illustrer Wikipédia avec Inkscape


Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien.1 Je glandais sur l'Oracle (c'est dire si ça remonte2) quand j'ai voulu faire étalage de ma science triangulaire en citant une curiosité des géométries non euclidiennes. Ça nous aurait entraîné dans des explications compliquées, donc j'ai fait une petit dessin. Et j'ai été encouragé par des wikigraphistes qui passaient par là à continuer et à participer à l'atelier graphique.

Et je me suis mis à tourner autour de l'atelier graphique. Je n'ai jamais été vraiment assidu, mais à l'occasion, je traite une requête. J'ai commencé par des retouches photo. Bien sûr, je connais Photoshop depuis longtemps (je me rappelle encore avec émotion l'époque où il n'y avait pas d'historique3), je pratique à l'occasion quand celui qui me paye a Photoshop. Mais comme ne j'ai pas l'intention de payer la licence, il a fallu apprendre GIMP4.

Puis j'ai essayé Inkscape et j'ai commencé à faire des plans. Le plan n'est plus une langue étrangère pour moi depuis quelques années maintenant. On peut dire que j'en mange à tous les repas. En fait, c'est plus Inkscape qui coince. J'ai l'habitude d'utiliser (professionnellement parlant) un logiciel de dessin technique5, un logiciel où toute la saisie se passe au clavier, où on entre des cotes d'une précision à faire peur (quelque chose comme 11 décimales), où le fin du fin est de virer toutes les icônes et de travailler devant un écran noir en faisant beaucoup de bruit avec le clavier.
Et je me retrouve à me débattre contre Inkscape, où il est impensable de rentrer une cote, où il n'y a pas de ligne de commande, où il y a des icônes énormes. Toutes mes petites habitudes sont des handicaps : impossible de sélectionner toutes les lignes bleues pour les mettre en pointillé (c'est un exemple), il faut aller à la pèche à la souris, impossible de savoir si j'en ai oublié. J'ai un peu l'impression de jouer au Lego Technic de mon adolescence avec des Duplo6.

Je me plains, mais visiblement, je fais illusion7. En plus des félicitations d'usage, on vient me demander des conseils et on m'apporte le boulot directement sur ma page de discussion. Donc je continue à perdre mes cheveux sur ce logiciel qui devrait sortir des SVG qui respectent les spécifications W3C si on croit ce qui est écrit dessus, mais qui oblige à ne pas utiliser le format du logiciel (celui qui est par défaut) et à tripatouiller à la main le code pour faire des fichiers valides8.

Bref, je suis passablement énervé par ce logiciel (en plus il plante) que je subis plus qu'autre chose, vu que c'est la seule solution libre raisonnable pour produire des dessins vectoriels9 pour illustrer Wikipédia.

Tout ça pour dire que le slogan « Draw Freely », j'en suis loin ; je préfère de loin un papier et un crayon.

Pour me désénerver, je vais aller supprimer quelques images sur Commons.

Notes
1. Bon, ça, c'est une citation littéraire.
2. Ça fait un moment que je n'y mets plus les pieds.
3. On ne pouvait annuler que la dernière opération, ce qui poussait à avoir des stratégies assez complexes et gourmandes en termes de ressources pour se donner le droit à l'erreur.
4. Personnellement, je trouve bizarre de promouvoir le libre en utilisant des logiciels crackés, donc en ce qui concerne ma participation wikimedienne, j'utilise des logiciels libres/gratuits dans la mesure du possible. Ça demande d'apprendre des logiciels moins performants, c'est somme toute formateur.
5. Un logiciel qui n'a pas de concurrent libre à ma connaissance, et qui ne sait pas sortir un SVG, donc inutilisable (moralement et techniquement) dans le cadre des projets Wikimedia.
6. Oui, j'ai eu une vie traumatisante avant d'arriver sur les projets Wikimedia.
7. Il y a plus fort que moi, en matière de SVG. Sans doute des gens qui ont compris comment penser devant Inkscape et qui n'essayent pas d'y plaquer un mode de fonctionnement inadapté.
8. À ce propos, il existe un validateur pour vérifier que les SVG sont bien valides selon les spécifications W3C, les "SVG Inkscape" ne passent pas le test, et ils sont plus gros que les fichiers valides.
9. L'intérêt de l'image vectorielle, c'est qu'on peut l'imprimer de la taille qu'on veut sans se retrouver perdu dans un nuage de flou en grand format, avec un fichier dont la taille reste relativement modeste (elle est fonction de la quantité d'information, pas de la taille d'impression comme pour les images matricielles). L'utilité de la chose à l'écran n'est pas évidente, à tel point que MediaWiki les transforme en PNG pour les afficher.