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lundi 30 mars 2015

Au hasard — sous-titrage

Je traînais sur archive.org, juste pour voir si j'arrive à trouver des trucs par là sans utiliser le mot sérendipité (qui fait un peu cuistre, à force d'être expliqué à longueur dans les médias mainstream qui font tout le contraire).
Et j'ai trouvé un film avec Johnny Cash (le type que soudainement tout le monde avait prétendu connaître depuis les années 1960 quand le biopic est sorti, tu m'étonnes, après avoir lu le dossier de presse…), si ça vous amuse, c'est une série B sans prétentions, juste avec Johnny Cash dedans. J'ai créé l'article sur Wikipédia ici, avec pas grand'chose dedans, quelqu'un a importé le film sur Commons (visiblement le copyright n'a pas été renouvelé, donc c'est dans le domaine public aux États-Unis), et j'ai exaspéré toute la cabale à sous-titrer le bidule (en anglais, il faut bien commencer quelque-part, à l'heure où j'écris, il faudrait relire cette retranscription — il y a deux ou trois répliques un peu étranges —, et faire une traduction en français, si puis quelqu'un veut bien allumer la cafetière, ça sera parfait).

Parti sur ma lancée sous-titreuse, j'ai sous-titré (en français, cette fois, car je parle couramment cette langue) une porte de métro enregistrée par Litlok.
Juste parce que c'est possible. Elle est pas belle la vie ?

À l'époque où on a commencé à parler de vidéos sur Commons, il y a eu une vague de grandes idées, comme faire de Commons un site de montage vidéo collaboratif (ça a abouti à une page d'aide oubliée sur comment faire un diaporama de photos de chats, ne me demandez pas comment on en est arrivés là) ou sous-titrer des vidéos dans toutes les langues (ça, c'est très bien, ça rend les vidéos cherchables en texte, du point de vue accessibilité aussi on m'a dit que c'est cool), les gens de universal subtitle, qui avaient un combo logiciel + site 2.0 (user-generated-content/réseau social) de sous-titrage — internet est un bidule formidable — ont pondu une vague page d'aide sur leur solution, avec tutoriels vidéo (depuis leur projet a changé de nom, les tutoriels sont devenus complètement obsolètes, la page n'a jamais été mise à jour).

J'avais commencé à sous-titrer Johnny Cash là bas, leur bidule est assez pratique, un peu slick dans l'esthétique, mais pas trop, le problème c'est que ça ne marche pas avec des vidéos foirées. Parce que oui, ça, ça existe toujours aussi.
Donc, en toute logique, j'ai essayé de faire ça en local (le système où le fichier est stocké pas trop loin de l'écran, ça me rassure, allez savoir pourquoi…) avec SubtitleWorkshop, qui est beaucoup moins slick, qui a des raccourcis claviers dont je n'ai pas compris la logique, mais qui fait le boulot (et qui a un article vide sur Wikipédia en français) — pas avec les fichiers corrompus, cela dit. En passant, j'ai vu que ce logiciel est prévu pour traduire les sous-titres (il affiche les textes en VO d'un côté et la traduction de fait en regard).

Avec les fichiers audio comme la porte de métro, ça a fait planter Subtitle Workshop.
Donc j'ai fait ça dans un éditeur de texte, j'imagine que vous en avez tous un ou deux, c'est pas super pratique, mais pour une dizaine de sous-titres, ça se gère plutôt bien (je n'essaierais pas comme ça pour un long-métrage d'un millier de sous-titres).
Tant que l'en suis là, il faut quand même que je dise que sous-titrer des fichiers son, ça se fait pour les bidules genre karaoké (ceux où il n'y a pas une vidéo risible en fond d'écran), et il existe des logiciels qui font ça, et que je n'ai pas eu le courage d'essayer, vu que le temps que j'aurais mis à retrouver le bidule sur internet, l'installer l'essayer, je l'ai mis à faire le sous-titrage.

Demain, le même billet qu'aujourd'hui, mais sans sous-titre et avec de la bande dessinée dedans.

mercredi 7 août 2013

Musique !

On rigole, on envoie des liens rouges à en se disant que quelqu'un aura le courage…
En fait, quand on pense à un truc, ça ne passionne pas souvent les autres. Et si on ne le fait pas, personne ne le fera1

Mais commençons par le commencement.
J'étais tombé sur la catégorie des bluegrass old timers sur Commons, et je me suis poilé pendant un moment à écouter du yodle, du fiddle, des polyphonies approximatives et de la guitare hawaïenne (on a les trips qu'on peut, certes), quand soudain (le côté soudain de la chose est tout relatif) je me suis arrêté sur Old MacDonald…
Je vous laisse écouter.
Outre l'aspect animalier, fort sympathique au demeurant, c'est le fait qu'il y avait un article sur la chanson sur Wikipedia en anglais. Donc, j'ai envoyé le lien à @Ideedarticles et je suis passé à autre chose.
Et quelques jours plus tard, je suis repassé par là, et ça m'a pris. J'ai donc traduit à la grosse l'article2.
Il y a la partition sur une image (en pdf ?_?) en 150 pixels de large, autant dire que ça peut à la limite servir d'alibi pour dire qu'on sait qu'il y a une musique à la chanson, mais guère plus.
C'est à ce moment précis que je me suis souvenu de ce vieux serpent de mer dont tout le monde s'est désintéressé au fil des années, l'extension score, qui avait fini par aboutir (mais c'était tellement merdique que tout le monde a mis son mouchoir dessus et a fait comme si ça n'existait pas3). Mais bon, maintenant on l'a, ça bugue comme un canard, ça marche quand ça a le temps, mais on l'a. Ça tourne avec une version du logiciel qui date de 3 ans, ça ne reconnaît pas la moitié du format, mais on l'a.
Arrêtez de vous plaindre.
Et ça permet de coder dans les articles des partitions (en dur, comme des sagouins) qui peuvent faire du bruit. Pour l'aspect farce, je dis pas, mais ça peut servir à ceux qui ont autre chose à faire que d'apprendre le solfège pour se faire une idée de la musique. Ça peut servir.

À ce moment de l'histoire, il faut que je vous explique que j'ai quatre tordus qui me racontent des trucs hilarants par-dessus l'épaule tandis que j'essaye de finir ce présent billet, et que c'est pas facile du tout d'avoir un minimum de suite dans les idées pour aller jusqu'au bout. En plus, ils me tannent pour que je fasse des notes de bas de page 4 !

J'ai donc essayé, étant bien entendu que j'ai tout au fond de moi l'âme d'un warrior qui s'ignore, tout près d'un intestin grêle, de coder en dur de la musique dans la fenêtre d'édition. J'ai essayé. Ça n'a pas trop marché.
D'abord, la notice de l'extension, où naïvement je m'attendais à trouver un début de doc, parle confusément de deux langages de codage dont quelqu'un qui s'y connaît (voir une note en bas de page, je sais plus laquelle) m'a dit que l'un d'eux est déprécié (même si c'est le plus récemment implémenté).
Ouh la la… C'est, à l'image de la doc, pas clair du tout.
Pour faire simple. L'extension s'appelait à l'origine LilyPond, du nom de LilyPond (allez lire, je vais pas répéter ce que je n'ai pas lu), puis il a fallu relire et corriger l'extension, et ça a saoulé tout le monde. C'est tombé aux oubliettes jusqu'à ce qu'une bonne âme reprenne le truc et ajoute le support pour la notation ABC (c'est elle qui est désuète5), du coup on a renommé l'extension en score (comme partition en anglais), et puis l'extension a été relue (je ne sais pas comment) et elle est sortie.

Donc, au début, je ne savais pas qu'il y avait une différence entre les deux (entre LilyPond et ABC, s'entend), j'ai essayé comme j'ai pu, ça n'a pas marché. Puis on m'a conseillé l'éditeur de trucs en LilyPond qui s'appelle Frescobaldi, qui n'est (pour l'avoir essayé) pas pratique du tout : il faut commencer par installer à la main LilyPond (sinon ça marche pas), puis on écrit dans un notepad, et il faut cliquer pour rafraîchir l'aperçu6, mais on a un truc qui joue la partition en midi7.
Et puis bon, j'ai ça, je fais avec. Je suis un warrior.

Naturellement le fichier bien organisé que ça fait n'est pas lu par l'extension score, du coup j'ai créé cette catégorie passionnante des trucs qui marchent pas même si on vous a dit qu'ils marchent, si on veut que ça marche en vrai, il faut aller à la hache dans le code LilyPond, virer tout un tas de trucs qui ne marchent pas du tout, et puis il reste ce qu'il reste (vous n'aurez pas la grille harmonique qui joue des accords en même temps que la mélodie, vous n'aurez pas d'indication de tempo, pas d'accompagnement, etc.8).

Arrivés à ce point, quand on sait ce qu'on sait, qu'on est qui on est et qu'on entend un piano synthétique, on se dit qu'il faut en mettre partout. On a quand même quelques articles (même si on pourrait en avoir tellement plus) sur des vieilles chansons. Donc fier de ma méthode qui marche à moitié pour faire marcher cette extension qui ne marche pas, j'ai continué avec Auprès de ma blonde, puis À la claire fontaine, et Chevaliers de la table ronde9.
On doit pouvoir faire les chansons révolutionnaires, genre la Marseillaise (on a déjà le texte de tous les couplets dans plus ou moins toutes les versions officielles, pourquoi pas une version de la musique aussi ? Ou le Chant du Départ (que je préfère nettement à la précédente), dont les paroles ont été écrites par Marie-Joseph Chénier (le frère du poète geignard et décapité), dont Gallica a une version de 1794 (mon regard se tourne irrésistiblement vers wikisource… où la situation est encore pire que sur Wikipédia : en pratique, l'édition des partition est impossible, même si l'extension est installée), etc.

Bref, si ça vous inspire, faites-vous plaisir.

Il y a une doc complète (pour ce que j'ai pu en juger) et en français sur le site de LilyPond, malheureusement dès que j'ai commencé à parler de ça sur twitter, le site est tombé en rade avec un joli message « Site currently down due to high traffic » (je veux bien croire que tout le monde s'intéresse à ce que j'ai à dire, mais je ne savais pas que j'avais l'envergure d'un tombeur de sites internet… la malchance sans doute).
Sinon, il y a un wikibook qui s'appelle Introduction à LilyPond, qui répond à pas mal de questions, sans être aussi exhaustif.

Notes10
  1. Sauf si on l'attache à une chaise jusqu'à 18 heures et qu'on le fait pointer.
  2. C'est tombé dans les 3 jours où je me mettais à l'éditeur visuel, donc je me suis amusé à faire ça à l'éditeur visuel, question de mode.
  3. Même les développeurs, c'est dire !
  4. Ils sont fous, ces tordus.
  5. D'après ce qu'on m'a dit. Je ne vais pas faire semblant : il y a deux jours, j'ignorais encore que tout ça existait. Je fais de mon mieux, mais si vous voulez des infos waterproof, allez voir ailleurs.
  6. Ça ne vous rappelle rien ?
  7. Le son est atroce, mais bon, c'est un peu comme les choses de synthèse vocale.
  8. Ça ne doit pas être dans le scope des devs de l'extension, ou un truc du genre.
  9. Quand même.
  10. Il faut ce qu'il faut.

samedi 7 mai 2011

Mise en boîte

Maintenant qu'on a une photo représentative du parterre de Latone (pour ceux qui ont raté le début, c'est ici), voyons à quoi ça ressemble quand on essaye de s'en servir. J'ai dit que c'était une image pour infobox. Voici l'{{infobox Espace vert}} du parterre de Latone.

Premier constat, c'est tout le contraire de l'information hiérarchisée, c'est du Eh ! vous avez vu ? on sait mettre un point sur une carte !
Il faudrait remettre les choses dans l'ordre, les nommer correctement, etc. (franchement, une carte de France pour localiser un bout de jardin avec une fontaine, je ne mettrais pas ça en avant, surtout quand on pourrait avoir un plan du jardin — mais il faut s'en occuper).

Perfectible, donc.

Mais on y travaille.

Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est la photo qui prend des heures à faire, dans laquelle on met tout ce qu'on a de tripe et de bonne volonté, celle qu'on affiche en tout petit en haut à droite, avec un joli cadre couleur feu vert. Bref, la photo qu'on ne voit pas tellement elle est affichée petit.

Je vous remets donc la photo à sa taille d'affichage.

Honnêtement, je vois qu'il y a du ciel en haut et des gens devant. Pour le reste, je suis un peu dubitatif.

L'idée du jour est de se servir des outils qu'on a pour afficher ça en grand, joliment et confortablement.
J'ai ajouté la ligne suivante à la légende :
Agrandir • avec Flash • sans Flash
Les liens envoient sur un outil du toolserver qui permet de voir ce qu'il y a sur l'image en zoomant dessus, en la parcourant à la souris.

J'ai mis ça uniquement sur l'{{infobox Espace vert}}, en attendant de voir les réactions (ça va faire deux jours, et personne ne m'a attaqué avec un démonte-pneu : ou bien tout le monde est content, ou bien personne n'a vu — ce qui revient fondamentalement au même), mais c'est vraiment rien à mettre en place.

On pourrait imaginer améliorer la chose, comme on l'a fait pour les cartes OSM il y a quelques mois (voir là), en affichant le gadget dans un popup qui ne perd pas l'article.

mardi 15 février 2011

Quelques trucs pratiques

Un truc qui fait que le wiktionary (en anglais) a plus de pages que le wiktionnaire (en français), ce n'est pas tant qu'il y a un robot qui conjugue les verbes tchèques (enfin, peut-être), c'est qu'il y a une foultitude de bidules qui aident l'édition.

Traduction 1

J'avais parlé il y a quelques mois (ça commence à faire une paye) du truc qui permet d'ajouter une traduction (ou plusieurs) dans la langue qu'on veut (voire même dans plusieurs langues), sans même savoir qu'il y a un bouton modifier en haut de la page. Ce bidule est assez logique : dans le paragraphe dévolu aux traductions, il y a deux champs de saisie qui attendent qu'on mette quelque chose dedans, on tape le code ISO 639 de la langue (ça fait peur quand on le dit comme ça, mais pour le français, c'est simplement fr) qu'on connaît dans le premier champ, puis on tape la traduction dans l'autre, en fonction de la langue on a le choix entre les genres et les nombres. On prévisualise avec le bouton Preview translation. À partir de là, on peut ajouter une autre traduction, ou bien on peut sauver en cliquant sur le bouton Save qui est apparu en haut à gauche de la fenêtre.

Il n'y a pas de surprise, on n'a pas à se poser de questions, on ajoute juste la traduction directement avec les traductions. Logique.

Traduction 2

J'ai remarqué celui-ci plus récemment.
Admettons que je traîne sur wiktionary parce que le mot anglais que je cherche n'existe pas encore sur la version francophone. Puisque je parle l'anglais comme une vache espagnole, je n'aime pas deviner les définitions, et comme j'ai une tendinite, je ne vais pas sortir mon dico papier… par contre, je assez enclin à partager la connaissance (surtout celle des autres).

Prenons un exemple biaisé (le principe des exemples n'est pas de vérifier les conditions de départ, mais d'illustrer la démonstration in fine) : fire.

Il y a une petite dizaine de définitions, avec plein de mots en anglais. Ça me fatigue déjà. [bâillement, étirage de bras]
Heureusement, il y a déjà un paragraphe traduction, avec plus ou moins une boîte déroulable (ou enroulable, ça dépend comment c'est selon) par sens. Et comme j'ai bien choisi mon exemple, il y a des tripotées de traductions dans des langues dont je n'ai jamais entendu parler (et qui par conséquent ne vont pas me servir à grand'chose) ; l'idée est donc de n'afficher que ce qui m'intéresse (en l’occurrence, parce qu'il y a occurrence, le français).

Il y a, dans chaque boîte, un petit lien (en haut au milieu) qui dit Select targeted languages (sélection de targettes en gage). Cliquez là-dessus.
Ça change les puces devant chaque nom de langue en une petite étoile blanche. Trouvez la langue qui vous intéresse (français s'écrit French en anglais), cliquez sur l'étoile associée, qui devient bleue.
Le Select targeted languages est devenu entre temps Save preferences (enregistrer les préférences), cliquez dessus.

Maintenant, vous pouvez fermer les boîtes déroulantes (il y a un truc à cliquer dans la colonne de gauche), la traduction en français est affichée dans l'en-tête de la boîte.

On peut changer de préférences quand on veut, on peut même choisir plusieurs langues, ça s'affiche à la suite.

On n'a plus besoin de lire le tatar de Crimée pour trouver une traduction anglais-français.

Flexions

Il ne s'agit pas de gymnastique suédoise, désolé.
C'est un gadget bien pratique (WiktAccFormCreation.js) dont la doc est ici et qui sert à créer rapidement (deux clics) les flexions (par exemple le pluriel d'un substantif).

En pratique, quand le chose est activé et qu'on arrive sur la page (bien sûr, je cherche et je ne trouve pas, et si je trouve, le premier qui va essayer va tout fiche en l'air pour les suivants, donc pas d'exemples), disons d'un nom commun dont le pluriel (comprendre son entrée dans wiktionary) n'a pas été créé, mais qui utilise le modèle idoine qui affiche le pluriel (ça commence à faire pas mal de conditions…)
Le lien rouge vers le pluriel est vert (ça fait bizarre, pourtant c'est comme ça). Et quand on clique dessus, ça ouvre la page du pluriel en mode édition (&action=edit&redlink=1) avec tout ce qu'il faut dedans. Il n'y a qu'à sauver.

J'ai vu ça sur en.wiktionary.org et sur simple.wiktionary.org

Le javascript dépend des modèles qui donnent les flexions (appelés les modèles avec accélération), ce qui veut dire que c'est un authentique vrai bazar véritable à mettre en place.
Mais ça va toujours plus vite que de taper à la main le modèle {{nouveau-pluriel}} (qui n'est pas si mal) avec tous ses petits paramètres recopiés à la main avec abnégation, faire une faute de frappe, recommencer, etc.

dimanche 15 août 2010

En VOST

Elephants Dream est un court métrage de propagande pour les logiciels libres.

Cela dit, les logiciels libres sont partout. Richard Stallman, celui-là même qui protège sa vie privée avec du papier d'aluminium, soutient que la recette du bœuf mironton de ma grand-mère est un logiciel libre (voir plus bas pour les preuves, parce que j'ai des preuves).

Bref, Elephants Dream est un film, de propagande libriste (donc), et qui parle anglais…

Ah oui. Qui parle anglais, ça, c'est le gros désavantage du cinéma parlant sur le muet : il faut le traduire, voire même le sous-titrer.

L'avantage du sous-titre sur le doublage, c'est qu'il suffit de prendre en otage un prof d'anglais pour la traduction, le reste se fait avec un ordinateur en tapant avec un doigt (il faut peut-être tirer les cheveux du prof d'anglais pour s'en assurer la collaboration), comme c'est expliqué ici. Pour doubler, en plus du prof d'anglais, il aurait fallu un micro, des acteurs, un ingénieur du son et des chaises pour assoir tout le monde. Trop de cheveux à tirer.

Bon. Maintenant, on va tout dérégler. Juste pour le plaisir de vous voir vous arracher les cheveux (parce que bon, moi, ça m'amuse moyennement de vous tirer les cheveux, donc si vous voulez bien le faire à ma place, ça sera parfait).
Déjà, il faut un compte sur Wikimedia Commons (si vous en avez déjà un, pas la peine d'en créer un nouveau). Ensuite, il faut aller tripatouiller les préférences : cogner dans l'onglet « gadget » (en haut à droite), puis cocher la case « Add mwEmbed support for video […] », aller tout en bas de la page et enregistrer les préférences.
Si je me souviens bien des essais que j'avais fait il y a quelques mois maintenant, plus rien ne marche (on ne peut pas uploader de fichier). Mais c'est pas ça le but de la manœuvre.

Le but de la manœuvre (parce qu'il y en avait un), c'est que sur Commons, on sait lire les sous-titres externes !

À quoi ça sert ?

À rien. C'est cool, et c'est la condition suffisante à l'existence du machin (qui est, comme par hasard, classé en gadget).

Revenons à nos histoires de films de propagande avec des libristes, le couteau entre les dents, prêts à bondir.
Le flim est sur Commons (quand je disais, des libristes…), ici. Et comme c'est un film en anglais, on n'y comprend rien. Mais, miracle de la technologie, on sait lire les sous-titres. Donc, comme on a le gadget, il n'y a qu'à essayer la version sous-titrée en français.
21
00:03:03,625 --> 00:03:05,125
Ce n’est pas un jeu.

22
00:03:06,167 --> 00:03:08,750
Tu… Nous pourrions facilement mourir ici.

Bien.

Si vous trouvez une faute de frappe dans le sous-titre, il y a le bouton modifier.

Notes diverses (ou trucs que je n'ai pas trouvé à mettre au-dessus, mais que je voulais dire quand même)
1/ J'avais essayé ce gadget il y a quelques mois, et ça empêchait de téléverser des fichiers (je n'ai pas retenté, le javascript a peut-être été corrigé depuis)
2/ Le gadget est toujours en développement, si j'ai bien compris ce que j'ai vu, il sera possible (mais quand ?) de bricoler (corrections, traduction) les sous-titres depuis l'interface de visualisation sans passer par le bouton modifier (mais en cliquant 5 ou 6 fois dans les menus du lecteur).
3/ Si je me souviens bien, la possibilité de lire les sous-titre depuis Commons est un des trucs qui sont sortis de la réunion des développeurs organisée en novembre 2009 par Wikimedia France et la Wikimedia Foundation à Paris (lire ça).
4/ Pour les histoires de Richard Stallman dont je parlais au début, c'est ici (et là avec les sous-titres anglais, il n'y a pas encore de traduction de cette grande contribution en français).

jeudi 13 mai 2010

Use the Force, Luke!

Une polémique en chasse un autre. On en a à peine fini avec les histoires de statut de fondateur que sort l'histoire du logo au détour du changement d'interface.

Donc on rejoue la bataille de l'Étoile de la mort, avec quelques changements mineurs dans le scénario.

Souvenez-vous : dans le premier épisode IV, Luke avait réduit en pièces la première Étoile noire (un petit joujou de 120 km de diamètre) depuis son X-wing, du coup, l'Empereur (on comprend que ça l'ait énervé) en avait fait une autre de 160 km pour le troisième épisode VI.

Sur Wikipédia, après le premier âge (dit aussi période champêtre), où le logo était vert avec un petit oiseau, on est passé au second âge (dit aussi période casse-tête), avec le logo en forme de puzzle sphérique pas fini. Et c'est là que les choses se sont compliquées. Bien sûr, comme c'est un casse-tête, on a commencé à faire comme si on n'en avait pas (de tête), et on a commencé à faire des fautes d'orthographe (pas possible d'aligner 16 caractères sur une sphère sans se planter et sans laisser de pièce vide). Après quelques années, on s'est rendu à l'évidence : 16 c'est trop.
Donc on essaye avec 18 pièces visibles, et comme c'est la crise du logement on a mis un caractère dans chaque pièce, même celles qui sont insalubres (ou disons du côté du logo qui ne voit jamais le soleil). En fait c'est simple, on a juste viré le klingon, si vous n'avez pas suivi le calcul, cherchez pas, moi non plus. Pour les klingonphones et les hiéroglyphographes, sachez qu'il est plus qu'improbable que vous ayez un jour une Wikipedia dans ces langues1.

Bref, la nouvelle étoile-de-la-mort-qui-tue est plus petite que la précédente2, et elle est garantie sans fautes d'orthographe3.

Quelques centaines d'extra-terrestres bleu-vert ont donné leur vie pour nous ramener le document suivant, faisons en sorte qu'ils ne soient pas morts pour rien (de toutes façons ils vivaient en esclavage dans un champ d'astéroïdes, et s'ils n'étaient pas morts de ça, ils auraient été mangés par un ver des sables).

Plan de la toute dernière Étoile de la mort4

Transparent.png Transparent.png Transparent.png

Transparent.png Transparent.png Transparent.png
Transparent.png Transparent.png Transparent.png Transparent.png Վ.svg Transparent.png Transparent.png Transparent.png Transparent.png Transparent.png
Transparent.png Transparent.png Transparent.png Telugu va + (i).svg Khmer vo+i.svg Transparent.png Katakana u and small i serif 1.svg ው.svg Transparent.png Transparent.png
Javanese wa + i.svg Gujarati va + i.svg Gothic winja.svg Hoeffler É.svg Bengali rhoshsho u.svg Greek uc Omega.svg Wikipedia's W.svg و.svg Gurmukhi vava + sihari.svg Cyrillic Я.svg
Cyrillic В.svg Lontara w + i.svg Oriya letter wa + i.svg Burmese v + i.svg वि.svg 維 GungSeo.svg Cyrillic И.svg Hangul wi serif.svg used in Nahuatl wikipedia Laotian w + i.svg
Syriac waw.svg Glagolitic vede.svg Malayalam va + short i.svg Inuktitut u.svg Georgian ვ.svg Kannada va + (i).svg Hebrew vav.svg Thai wo waen.svg Tāna vaavu + vowel i.svg Cyrillic У.svg
Tagalog wi Hoeffler U.svg Mongolian wa.svg Limbu wi Cherokee wi.svg Tibetan wa + (i).svg Tamil va + (i).svg Sinhala va + i.svg Hoeffler Ä.svg Classical 典.svg

Tai Le wa Hoeffler V.svg Cyrillic Д.svg

Greek pi.svg Arabic yodh aleph.svg Hoeffler İ.svg

Les X-wings prendront la tranchée équatoriale par équipes de trois et devront mettre un missile dans la cheminée de ventilation près du « Я » sur le côté obscur du logo.
Pendant ce temps-là, on enverra les champions de puzzle en équipe faire diversion du côté où il manque des pièces.

Des questions ?
Exécution !

Notes

  1. ↑Je ne sais pas si ils on pensé à l'épithète « inutile » quand ils on pondu ça, mais ça y ressemble quand même un peu. (source).

  2. ↑ Même dans la téléphonie, on est revenu de la miniaturisation (ah ! l'époque glorieuse où il fallait un cure-dents pour composer un numéro de téléphone, et où le cure-dents faisait un trou dans la poche par lequel tombait le téléphone…) Chez Wikimedia, on est visionnaire ou on n'est pas.

  3. ↑ C'est garanti jusqu'à tant qu'on en trouve.

  4. ↑ Les cases vides, c'est là que vous pouvez devez imaginer les hiéroglyphes en klingon. Les cases blanches avec des trucs dedans sont celles que vous voyez sur le logo, le reste ne sert à rien (c'est pour ça que je le copie ici). Et vous n'avez besoin d'installer aucune police de caractères pour tout voir.
    source, licence cc-by-sa 3.0


Edit : Si vous lisez ça depuis un agrégateur de flux, vous pouvez manquer la mise en forme du tableau, avec les cases vides, les cases grisées, etc. Ça se lit mieux chez moi.