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lundi 30 mars 2015

Au hasard — sous-titrage

Je traînais sur archive.org, juste pour voir si j'arrive à trouver des trucs par là sans utiliser le mot sérendipité (qui fait un peu cuistre, à force d'être expliqué à longueur dans les médias mainstream qui font tout le contraire).
Et j'ai trouvé un film avec Johnny Cash (le type que soudainement tout le monde avait prétendu connaître depuis les années 1960 quand le biopic est sorti, tu m'étonnes, après avoir lu le dossier de presse…), si ça vous amuse, c'est une série B sans prétentions, juste avec Johnny Cash dedans. J'ai créé l'article sur Wikipédia ici, avec pas grand'chose dedans, quelqu'un a importé le film sur Commons (visiblement le copyright n'a pas été renouvelé, donc c'est dans le domaine public aux États-Unis), et j'ai exaspéré toute la cabale à sous-titrer le bidule (en anglais, il faut bien commencer quelque-part, à l'heure où j'écris, il faudrait relire cette retranscription — il y a deux ou trois répliques un peu étranges —, et faire une traduction en français, si puis quelqu'un veut bien allumer la cafetière, ça sera parfait).

Parti sur ma lancée sous-titreuse, j'ai sous-titré (en français, cette fois, car je parle couramment cette langue) une porte de métro enregistrée par Litlok.
Juste parce que c'est possible. Elle est pas belle la vie ?

À l'époque où on a commencé à parler de vidéos sur Commons, il y a eu une vague de grandes idées, comme faire de Commons un site de montage vidéo collaboratif (ça a abouti à une page d'aide oubliée sur comment faire un diaporama de photos de chats, ne me demandez pas comment on en est arrivés là) ou sous-titrer des vidéos dans toutes les langues (ça, c'est très bien, ça rend les vidéos cherchables en texte, du point de vue accessibilité aussi on m'a dit que c'est cool), les gens de universal subtitle, qui avaient un combo logiciel + site 2.0 (user-generated-content/réseau social) de sous-titrage — internet est un bidule formidable — ont pondu une vague page d'aide sur leur solution, avec tutoriels vidéo (depuis leur projet a changé de nom, les tutoriels sont devenus complètement obsolètes, la page n'a jamais été mise à jour).

J'avais commencé à sous-titrer Johnny Cash là bas, leur bidule est assez pratique, un peu slick dans l'esthétique, mais pas trop, le problème c'est que ça ne marche pas avec des vidéos foirées. Parce que oui, ça, ça existe toujours aussi.
Donc, en toute logique, j'ai essayé de faire ça en local (le système où le fichier est stocké pas trop loin de l'écran, ça me rassure, allez savoir pourquoi…) avec SubtitleWorkshop, qui est beaucoup moins slick, qui a des raccourcis claviers dont je n'ai pas compris la logique, mais qui fait le boulot (et qui a un article vide sur Wikipédia en français) — pas avec les fichiers corrompus, cela dit. En passant, j'ai vu que ce logiciel est prévu pour traduire les sous-titres (il affiche les textes en VO d'un côté et la traduction de fait en regard).

Avec les fichiers audio comme la porte de métro, ça a fait planter Subtitle Workshop.
Donc j'ai fait ça dans un éditeur de texte, j'imagine que vous en avez tous un ou deux, c'est pas super pratique, mais pour une dizaine de sous-titres, ça se gère plutôt bien (je n'essaierais pas comme ça pour un long-métrage d'un millier de sous-titres).
Tant que l'en suis là, il faut quand même que je dise que sous-titrer des fichiers son, ça se fait pour les bidules genre karaoké (ceux où il n'y a pas une vidéo risible en fond d'écran), et il existe des logiciels qui font ça, et que je n'ai pas eu le courage d'essayer, vu que le temps que j'aurais mis à retrouver le bidule sur internet, l'installer l'essayer, je l'ai mis à faire le sous-titrage.

Demain, le même billet qu'aujourd'hui, mais sans sous-titre et avec de la bande dessinée dedans.

mercredi 6 mars 2013

Physique amusante

Des fois, on sait des trucs depuis des années, on ne sait pas bien ce qu'on pourrait en faire, mais on ne les oublie pas.
Et quand je parle de trucs, je pense aux trucs du genre faire la différence entre un œuf frais et un œuf dur (en admettant qu'on ait intentionnellement rangé les premiers au milieu des seconds et qu'on soit prévenus de la blague, ce qui, tous comptes faits, est assez peu probable si on y réfléchit un tout petit peu). Depuis que je suis gamin, je sais faire ça et je n'en ai jamais eu besoin, à tel point que j'avais oublié que je le savais.

Toujours est-il que j'étais tombé sur la rotation de l'œuf dur sur Wikipédia il y a quelques temps (je ne sais plus qui a mis le lien sur twitter), et que ça m'a fait remonter mes vieux souvenirs de mettre un œuf frais au milieu des œufs durs… Mais plutôt que de gaspiller le plateau d'œufs de mes potes, je me suis dit que je pouvais essayer (toutes choses étant égales par ailleurs) de faire de mon savoir incongru un usage tant soit peu productif.
Donc j'ai attrapé mon appareil photo (qui n'a pas de petit nom, mais qui sait faire des vidéos), j'ai acheté un plateau d'œuf, j'ai monopolisé le mini-studio photo de Wikimédia France, et entre deux photos de cintre à falzar fabriqué au Bangladesh, j'ai fait cuire un œuf dur.
Puisque j'en parle, voila.
Et puis, quand il a bien refroidi, je l'ai mis dans le studio, avec la ferme intention de faire un truc cool à moindre effort.

Et c'est là que tout est parti en sucette.

Figurez-vous qu'un œuf, c'est suprêmement crétin : ça ne tient pas en place, ça sort tout le temps du champs, ça se cogne dès que ça peut, et ça ne veut pas tourner comme il faut.
Je sais, j'ai essayé.
J'étais parti en me disant que je temps de tout sortir, de tout préparer, de filmer et de ranger, ça serait plié en un quart d'heure grand maximum… et bien j'ai passé plus d'une heure à regarder un œuf de faire la malle de toutes les façons possibles et inimaginables.
C'est têtu, un œuf.
Mais j'ai la tête plus dure encore. Et je me suis arrêté quand l'œuf s'est suicidé dans un coin du studio, en se fracassant la coquille.
Finalement, j'ai réussi à tirer de ma centaine d'essais à peu près ce que j'en attendais.

Et voila le travail !

Edit : On me fait remarquer qu'à la fin de l'histoire on ne sait toujours pas quel œuf il faut manger. J'ai donc fait une version avec la légende directement dans la vidéo (c'est en français, j'hésite à faire d'autres versions linguistiques par peur de la faute de traduction, donc si vous voulez une version en tamoul, donnez-moi le texte à copier-coller).

Et voila le travail ! (bis)

dimanche 29 juillet 2012

Test, test, test…

J'essaye d'afficher ici une vidéo de Commons :

Et quelle vidéo…

Ben oui, il y a aussi des vidéos sur Commons. Et on peut montrer des tas de trucs en vidéo (bien sûr, c'est déjà toute une histoire pour faire une photo, mais alors la vidéo…)

C'est un court-métrage (15 minutes) de propagande de la Federal Civil Defense Administration (dont Wikipedia a pratiquement oublié l'existence) de 1955, qui commence par un cours d'arithmétique et qui se poursuit par un des essais nucléaires américains de l'Operation Teapot dans le désert du Nevada (là où Indiana Jones a dû se cacher dans un frigidaire™).

Visiblement, les américains testaient tout un tas de trucs : la qualité de leurs maisons (mobilier compris), de leurs poteaux électriques, la résistance de leurs boîtes de conserves et celle de leurs mannequins de grands magasins, de leurs vêtements synthétiques (le plastique, c'est fantastique), etc. Vous noterez au passage que les deux speakers se partagent les tâches de façon très significative : monsieur fait la construction et la technique et madame adôôôre à la mode).
Pour les mannequins, franchement, je ne vois pas trop l'intérêt.
Pour les boîtes de conserves, par contre, ils ont fait les choses comme il faut : ils ont convoqué la presse à les manger après irradiation. Au passage, bravo aux rédacteurs de l'article en français sur les boites de conserves, les anglophones ont demandé sa traduction).

On a dit que John Wayne en serait mort des retombées radioactives de ces essais, attrapées sur le tournage du Couquérant l'année suivante (il y en a aussi qui ont dit qu'il avait des dents en plastique). C'est franchement rigolo que le spokesman de House Committee on Un-American Activities meure d'une bombe américaine : c'était bien la peine de luter contre les anti-américains, tiens !

D'un autre côté, si vous êtes versés dans le survivalisme, vous avez toutes les infos pour faire votre petit abri domestique.

Conclusion de mon test : on peut embed une vidéo de Commons sur blogger. Ça a l'air de marcher correctement (sauf si vous regardez ça sur un agrégateur type planet qui a l'air complètement dépassé par la technologie).

vendredi 16 mars 2012

La photo qui bouge toute seule.

En retombant sur IWDRM (tumblr dont j'ai renoncé à comprendre le titre, mais sur lequel je tombe tout à fait par hasard avec la précision d'un métronome tous les trois mois), [là, on va dire que j'ai une chute à ma phrase, vous allez être gentils. C'est d'autant plus con que ça partait bien, mais pour la seconde moitié, je sèche complètement. Tant pis.]

Bref, toujours est-il [parce qu'on ne va pas se laisser démonter par un raté au démarrage comme ça] que ça s'appelle (selon des gens mieux informés que moi) cinemagraph en anglais et en italique dans le texte. Un truc prétendument inventé pour vendre des robes très chères, toujours selon les gens informés. Personnellement, j'ai comme le sentiment que la technique a juste été re-pompée, bien re-packagée et déposée, mais je ne suis pas tellement bien informé, c'est juste un sentiment. C'est donc un GIF animé bien fichu avec un ™.
Mais avec un peut de travail, ça peut être poétique, amusant ou carrément flippant.

Côté Wikipédia, il y avait un article en roumain. Donc j'ai traduit l'article anglais en français. Sans ouvrir la version en castillan. [Je ne cherche même plus de logique, je fais juste du link-dropping, comme ça, vous avez un aperçu des interwikis. Faites comme si ça vous intéressait.]

Le truc cool, c'est qu'il y a une catégorie sur Commons, avec cinq fichiers dedans, d'intérêt variable.

Le plus fort, c'est que MediaWiki n'est toujours pas fichu de redimensionner un GIF et de l'animer. C'est vraiment bravo, après plus de 10 ans, voila.

Tout ça pour dire qu'il doit y avoir moyen de moyenner pour trouver une utilité à ce truc-là, et d'illustrer des articles avec ce genre de chose. [Vague impression d'essayer en vain de ré-inventer l'eau tiède.]
Donc bref, vous avez un appareil photo qui filme un peu (ou un téléphone), expérimentez, amusez-vous, faites-vous plaisir. Le modèle en papier est voué à la faillite, essayez de passer à autre chose. [Du coup, je suis affligé en lisant [[photographie numérique]] de constater que la seule finalité du truc pour les rédacteurs, c'est l'impression papier. Mais c'est une autre histoire. Ou pas.]

mardi 6 mars 2012

Autopsie d'un garde-boue

Pour une fois que je ne voulais pas pousser sur la bouteille, il m'est arrivé un truc pas commun en rentrant de refaire le monde très sobrement.

Il était pas loin de 2 heures du mat', Paris, place de la République, moi sur mon vieux vélo qui rentre me coucher.
Je dis mon vieux vélo, parce qu'il commence à avoir bien vécu. Il roule toujours, c'est ce que je lui demande (c'était pour ça que je l'avais acheté), mais il commence à avoir du kilométrage. Comme toutes les vieilles carnes, il faut le connaître pour en faire à peu près ce qu'on en veut, et ne pas lui demander ce qu'il ne peut plus faire. Un vieux vélo, quoi. Je l'avais acheté il y a quelques années, une entrée de prix dans un magasin de sport pour citadins, qui vend aussi des chaussettes et des maillots de bain, juste ce qu'il me faut pour me déplacer sans avoir à attendre le métro.

Il y a quelques mois, les garde-boue ont commencé à vivre leur vie.
En rouge, les attaches du garde-boue.
À l'origine, il y avait deux boulons : un derrière le pédalier et un sous le hauban, pas loin de l'attache du frein (pour ceux qui ne connaissent pas l'anatomie d'un vélo, voir ce schéma), et à l'arrière, il y a un truc en fil de fer qui revient de part et d'autre de la roue jusqu'au moyeu.
Il y a quelques mois, le plastique du garde-boue autour du boulon du hauban s'est déchiré. Du coup, ça faisait un bruit de fou furieux dès que je passais sur des pavés. Je trouvais ça cool, j'économisais sur la sonnette.
Et là, le plastique autour du second boulon s'est déchiré à son tour. Du coup, le garde-boue a commencé à frotter sur le pneu, il a été entraîné, et il est passé sous la roue en tordant les fils de fer. Et il est resté là.

Constat en passant : le garde-boue adhère nettement moins que le pneu. C'est peut-être pour ça qu'on ne roule pas sur les garde-boue.

À ce moment-là, j'étais engagé de la place de la République entre 15 et 20 km/h, plus ou moins devant le magasin où j'avais acheté le vélo, soit dit en passant, et je commençais à freiner pour m'arrêter au feu. Je sais, c'est bête de s'arrêter au feu à un carrefour dont toutes les incidentes sont fermées pour cause de travaux, à 2 heures du matin, quand il n'y a pas de piétons, mais c'est comme ça, je m'arrête aux feux.
Donc, je freine tout doucement. Mais le garde-boue arrière est passé sous la roue à ce moment-là. Donc la roue arrière n'a rien voulu savoir de mon freinage, elle a continué à la même vitesse, et elle m'a doublé par la droite. Un bon début de tête-à-queue. Et en même temps, le vélo s'est couché sur la chaussée, tout gentiment, sans à-coups.
Je me suis retrouvé assis sur les fesses, à glisser très dignement sur une distance assez impressionnante, en regardant mon vélo qui s'éloignait en tourbillonnant et les voitures qui arrivaient. Le feu précédent était passé au vert.
Quand je me suis arrêté de glisser, je me suis relevé, j'ai mis mon vélo sous mon bras, et je suis allé sur le trottoir. Et les voitures sont passées au loin.

Bilan : moi, rien, pas même un trou au fond de la culotte, juste une bonne histoire à raconter. Par contre, je pense que ce garde-boue est irrémédiablement perdu pour la cause, il va falloir que je trouve un moyen de le démonter, parce qu'il est bien coincé.

Désolé pour ceux qui auraient aimé voir la cascade en ogg theora sur Commons, j'étais sur le moment assez préoccupé à ce que je faisais, même si c'était complètement absurde et que j'en avais conscience. On pourrait lancer un chose du genre CommonsoGag, certes. Ou je peux penser à faire cascadeur dans les grosses productions américaines. Pourquoi pas.
La prochaine fois que je reste sobre, envoyez-moi quelqu'un avec une caméra, on verra ce qu'on peut faire.

mercredi 5 octobre 2011

Trois films

C'est la révolution sur Wikipédia en italien (si ça vous intéresse, lisez le résumé chez Alexander Doria), donc je vais parler d'autre chose.


Le chapter suédois de Wikimedia a produit trois courts-métrages pour le salon du livre de Göteborg pour inciter trois groupes à participer à la rédaction de Wikipedia.

Une bande son devrait être ajoutée, la version muette en très haute définition actuellement sur youtube (sous licence cc-by) a été projetée pendant le salon.

Sources : Wikipedia Signpost, Three Wikipedia films.

Les bibliothécaires


Quand vous vérifiez une information pour quelqu'un, ajoutez-la aussi à Wikipédia.
La prochaine fois, c'est vous qui gagnerez du temps.
Bien sûr, les bibliothécaires cherchent toujours des informations à la 5e ligne de la page 47 d'un livre de photos de roulements à billes.
Ou de la recherche en bibliothèque.

Les enseignants


Wikipédia est un bon moyen de d'apprendre d'où vient l'information et comment citer ses sources.
Pour ne plus vous désespérer à chaque fois que vos élèves recopient Wikipédia, expliquez-leur comment contribuer. Le raisonnement à double détente est particulièrement vicieux, parce qu'effectivement, quand on a mis les mains sous le capot, on comprend pourquoi la recopie c'est mal.

Les retraités


Partagez ce que vous connaissez, Wikipédia est lue par des centaines de milliers de personnes tous les jours .... et vos petits-enfants en font partie !
La bonne raison pour les retraités de fréquenter Wikipédia, c'est qu'ils n'ont pas assez de petits-enfants à ennuyer le dimanche après midi, tout occupés qu'ils sont à lire des livres en papier et à jouer à des jeux électroniques.

dimanche 15 août 2010

En VOST

Elephants Dream est un court métrage de propagande pour les logiciels libres.

Cela dit, les logiciels libres sont partout. Richard Stallman, celui-là même qui protège sa vie privée avec du papier d'aluminium, soutient que la recette du bœuf mironton de ma grand-mère est un logiciel libre (voir plus bas pour les preuves, parce que j'ai des preuves).

Bref, Elephants Dream est un film, de propagande libriste (donc), et qui parle anglais…

Ah oui. Qui parle anglais, ça, c'est le gros désavantage du cinéma parlant sur le muet : il faut le traduire, voire même le sous-titrer.

L'avantage du sous-titre sur le doublage, c'est qu'il suffit de prendre en otage un prof d'anglais pour la traduction, le reste se fait avec un ordinateur en tapant avec un doigt (il faut peut-être tirer les cheveux du prof d'anglais pour s'en assurer la collaboration), comme c'est expliqué ici. Pour doubler, en plus du prof d'anglais, il aurait fallu un micro, des acteurs, un ingénieur du son et des chaises pour assoir tout le monde. Trop de cheveux à tirer.

Bon. Maintenant, on va tout dérégler. Juste pour le plaisir de vous voir vous arracher les cheveux (parce que bon, moi, ça m'amuse moyennement de vous tirer les cheveux, donc si vous voulez bien le faire à ma place, ça sera parfait).
Déjà, il faut un compte sur Wikimedia Commons (si vous en avez déjà un, pas la peine d'en créer un nouveau). Ensuite, il faut aller tripatouiller les préférences : cogner dans l'onglet « gadget » (en haut à droite), puis cocher la case « Add mwEmbed support for video […] », aller tout en bas de la page et enregistrer les préférences.
Si je me souviens bien des essais que j'avais fait il y a quelques mois maintenant, plus rien ne marche (on ne peut pas uploader de fichier). Mais c'est pas ça le but de la manœuvre.

Le but de la manœuvre (parce qu'il y en avait un), c'est que sur Commons, on sait lire les sous-titres externes !

À quoi ça sert ?

À rien. C'est cool, et c'est la condition suffisante à l'existence du machin (qui est, comme par hasard, classé en gadget).

Revenons à nos histoires de films de propagande avec des libristes, le couteau entre les dents, prêts à bondir.
Le flim est sur Commons (quand je disais, des libristes…), ici. Et comme c'est un film en anglais, on n'y comprend rien. Mais, miracle de la technologie, on sait lire les sous-titres. Donc, comme on a le gadget, il n'y a qu'à essayer la version sous-titrée en français.
21
00:03:03,625 --> 00:03:05,125
Ce n’est pas un jeu.

22
00:03:06,167 --> 00:03:08,750
Tu… Nous pourrions facilement mourir ici.

Bien.

Si vous trouvez une faute de frappe dans le sous-titre, il y a le bouton modifier.

Notes diverses (ou trucs que je n'ai pas trouvé à mettre au-dessus, mais que je voulais dire quand même)
1/ J'avais essayé ce gadget il y a quelques mois, et ça empêchait de téléverser des fichiers (je n'ai pas retenté, le javascript a peut-être été corrigé depuis)
2/ Le gadget est toujours en développement, si j'ai bien compris ce que j'ai vu, il sera possible (mais quand ?) de bricoler (corrections, traduction) les sous-titres depuis l'interface de visualisation sans passer par le bouton modifier (mais en cliquant 5 ou 6 fois dans les menus du lecteur).
3/ Si je me souviens bien, la possibilité de lire les sous-titre depuis Commons est un des trucs qui sont sortis de la réunion des développeurs organisée en novembre 2009 par Wikimedia France et la Wikimedia Foundation à Paris (lire ça).
4/ Pour les histoires de Richard Stallman dont je parlais au début, c'est ici (et là avec les sous-titres anglais, il n'y a pas encore de traduction de cette grande contribution en français).