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mardi 25 novembre 2014

Plomberie

L'autre soir, je ferme le robinet de l'évier, quand ça fait un grand PSCHHHHHHHHHHHHHHHHT comme ça. Sans prévenir. J'avais pas la cocotte minute sur le feu, c'était pas ça, mais c'était quand même bruyant. Et puis j'ai eu le pied mouillé. Même carrément mouillé. Disons trempé. Je suis aventureux, mais faut pas pousser mémère dans les orties, j'ai coupé l'eau, et j'ai épongé.
Puis j'ai démonté le placard, vu que c'est le flexible qui fuyait comme un taré. Bon. Pas d'eau ce soir-là.
Le lendemain j'ai commencé à rassembler mes outils, naturellement dans ce genre de cas-là, on n'a jamais ce dont on a besoin, ça a été toute une histoire pour tout rassembler. J'ai découvert qu'il existe des clés à pipe qui marchent mieux que d'autres, et que d'ailleurs on ne les appelle pas pareil, et que en plus, on n'avait pas de photos sur Wikipédia.
Ah oui, mais du coup, c'était le week-end. Pas de bol, Wikimédia France est fermé le week-end, et conséquemment le mini-studio photo est inaccessible. Donc il a fallu attendre lundi.
Donc j'ai attendu lundi pour faire visiter Wikimédia France à mes bouts de tuyau, mes clés à pipe.
La relève de la tuyauterie percée.

Clés à pipe, prenant la pause comme un boyzband.

Clé à tube de marque.
 Bref, tout ça, c'est sur Commons, amusez-vous bien avec et soyez sages pendant que je redécouvre ce luxe qu'est l'eau courante sur l'évier.

jeudi 15 août 2013

Une petite retouche photo en passant.

Aujourd'hui, une note rapide, pour se délasser de la musique de cow-boys de la dernière fois.


Aujourd'hui (bon, ok, j'ai commencé hier), je remplis comme un œuf les trucs (je trouve pas le mot, et je ne vois pas l'intérêt de chercher) des tableaux de Delacroix (il est mort il y a 150 ans et 2 jours, bon anniversaire !) sur Wikidata.
C'est amusant, ça se fait ligne par ligne, on peut écouter la radio en même temps, il faudrait sans doute que j'en parle plus en détail (de Wikidata), mais j'ai la flemme. Aujourd'hui, c'est férié et je m'amuse.

Bref.

La première étape, c'est de chercher toutes les entrées qui parlent des tableaux de Delacroix.
Je passe par les catégories (celle-là, et les interwikis, on fait des trouvailles dans les versions non francophones de Wikipedia), puis le les tague comme tableau de Delacroix.
Quand j'estime avoir trouvé tout ce qui est trouvable, je repasse et je remplis avec des tas de trucs passionnants (c'est comme ça que j'ai remarqué qu'il y a des coussins dans les Femmes d'Alger et la Mort de Sardanapale, ou qu'il y a des cadavres à la Bataille de Nancy)

Justement, à propos de la Bataille de Nancy, l'article était illustré par cette photo :
La Bataille de Nancy de Delacroix, photo: Baronnet
C'est super, on a une photo où on peut voir de quoi il s'agit. C'est un peu la photo sortie directement de l'appareil photo (dans un livre, ça ferait carrément cheap), mais ça peut s'arranger.
En cinq minutes, et en suivant plus ou moins mes propres tutoriels (d'abord celui-ci pour la distortion, puis celui-là pour les niveaux), j'obtiens ça :
On peut critiquer autant qu'on veut, c'est peut-être pas la photo du siècle, c'est un peu cotonneux, on n'a pas trop de détails, on ne peut pas l'imprimer dans le format d'origine (tu parles, le tableau fait 3,50 m de large…), etc.
Mais :
  • on a une photo, on voit de quoi on parle,
  • elle fait propre en vignette,
… bref, on n'est pas plus amateurs qu'un bouquin avec des illustrations in texte.

Tout ça pour dire : faites des photos de trucs, retouchez vos photos, c'est pas si compliqué et il y a une vraie plus-value.

Pour mémoire, les tutoriels que j'avais fait il y a quelque temps sont toujours valables, et ils sont ici.

jeudi 11 juillet 2013

Pigeon

Dans un certain milieu, je me suis fait une réputation de faire des photos de pigeons crevés. Ça m'est certes arrivé à l'occasion, mais la réputation est très surfaite (bref, c'est pas la peine de m'envoyer une photo à chaque fois que vous croisez un pigeon baignant dans ses viscères ; certes, j'aime bien qu'on pense à moi mais il y a une limite à tout).
Juste pour le plaisir des yeux, un pigeon crevé, pendu par les pieds.
Et puis il y a des gens qui sont encore plus frappés que moi, niveau pigeon.
Tiens, par exemple, sur Commons il y a quelqu'un qui s'appelle PigeonIP. Vraisemblablement, c'est pas un pigeon sous IP (quoique, allez savoir, avec toute la technologie, il a peut-être un port USB derrière la tête… je ne sais pas, on ne s'est jamais parlé), mais il fait un superbe boulot de catégorisation des photos de pigeons (comment aviez-vous deviné ?).

Personnellement, j'aime bien faire des photos d'un peu n'importe quoi (des agrafeuses, des portes, des cafetières…) et pourquoi pas des trucs dont je sais qu'il y a matière à en parler. Soyons réalistes, en général je garde ça pour les soirées arrosées, ça fait des sujets de conversation étranges entre gens qui ne peuvent pas aligner deux phrases (en fait, j'aimerais bien me rencontrer, pour savoir si c'est vraiment si rigolo que ça, des gens qui se fâchent sur la cuisson des briques avec les yeux qui se croisent). Et de temps en temps, quand j'ai assez de photos, j'écris un article sur mes sujets à la noix.
Par exemple, j'ai fait un truc sur les fissuromètres en revenant de Chartres. On avait fait une virée à quelques uns, on était entrés en meute dans le truc, et tout le monde a levé le nez et fait une photo de tous les vitraux (ça fait au moins une demi-douzaine de photos pour chaque vitrail). Comme j'avais un torticolis, j'ai regardé le mur : tout lézardé, du coup, j'ai pris ça en photo. Au retour, j'ai trouvé mes photos assez moches, donc j'ai écrit un article pour les mettre quelque part.

Pour en revenir au pigeons, hier je me suis souvenu que j'avais déjà fait des photos ridicules de machins anti-pigeons, que PigeonIP avait catégorisées (j'adore ce pseudo). Coup de bol, derrière la catégorie de Commons, il y avait un article sur Wikipedia en anglais, en allemand et en hébreu. Coup de bol pour moi, je lis vaguement l'anglais. Je me suis donc inspiré de leur article (pourquoi réinventer l'eau tiède ?) pour en écrire un en français.
Tout en l'écrivant, je cherchais sur Commons des photos pour l'illustrer (ça, c'est la version littéraire de la chose, en pratique je cherchais sur les photos des trucs malins à dire). Et je suis tombé sur trois photos de la même statue, prises sur une période de 6 ans par trois photographes différents, et qui mises ensemble, illustrent à peu près toute l'histoire :
  • Thbz, janvier 2006, la statue vêtue de fientes : Ouhouhou ! C'est saaaaale !
  • Harmonia Amanda, mars 2007, la même statues, avec un pigeon sur la tête : ah mais oui mais c'est bien sûr, ça venait de là…
  • Jebulon, juillet 2012, la statue toute propre, avec un filet et des piques : C'est comme ça qu'il faut faire (les piques, c'est cool, mais c'est pas partout adapté, par contre avec la bonne combinaison, c'est bien).
En sauvegardant l'article, J'ai eu ce sentiment d'être sur un sujet fabuleux où on fait des photos sans avoir idée de à quoi elles peuvent servir, et où parfois (il faut savoir comment chercher) on trouve des éléments tout à fait adaptés pour un article imprévu.

Bon, avec tout ça, j'ai perdu un sujet de conversation, moi…

Si vous vous demandez dans quels cas les piques ne sont pas adaptées, voilà :
Les poils pubiens anti-pigeons
… à éviter.
Pigeon […] tu es vraiment le plus agile.

lundi 28 janvier 2013

Commonist, tu feras ce que je veux.

C'est pas très amusant, quand on importe des photos en masse sur Commons de mettre tous les bandeaux qui vont bien sans trop se fatiguer sur toutes les pages de descriptions.
Personnellement, j'utilise commonist, qui a ça pour lui qu'on peut décrire les photos en deux parties : une première partie à gauche qui va se retrouver dans toutes les photos importées (pratique quand on importe une série) et une seconde partie à droite qui est spécifique à chaque photo (pratique si on veut détailler les choses).
Ça sera plus simple avec une photo :
Et ça marche pareil avec les catégories : à gauche les catégories pour l'ensemble du lot et à droite les catégories spécifiques à chaque photo.
Ça marche bien, c'est cool.

Ça marche bien, jusqu'au jour où on veut ajouter un bandeau, le genre de bandeau qu'il faut mettre quand on utilise le matériel de (au hasard) Wikimédia France. Parce que pour ça, il n'y a pas de case prévue.
On peut toujours le mettre en vrac un peu n'importe où, c'est sûr, ça se retrouvera quelque part sur la page de description.
Pour que ça ne fasse pas trop moche, on peut le mettre dans la case "coordonnées", à droite, ça se retrouvera proprement en-dessous du modèle {{Information}}. Mais quand on importe beaucoup de fichiers d'un coup, il y a le risque de rater une case. Après, il faut tout vérifier, c'est pas rigolo, ça prend du temps…

Ce soir, j'ai pris un coup de sang là-dessus, et je suis allé voir sous le capot ce que je voyais.
Il s'avère qu'il y a quelques fichiers texte dont le bricolage est à ma portée — quelqu'un m'a dit un jour que n'importe qui pouvait ajouter des fonctions aux logiciels libres, c'est faux : seuls les types qui savent faire peuvent le faire, c'est-à-dire pas moi (et c'est le truc qui m'intéresse, sinon j'en suis réduit à attendre qu'un type qui sait faire, et qui veuille bien faire, et qui ait le temps de faire… donc rien ne se passe).
D'abord, il faut avoir installé commonist (lire le fucking manuel), sinon ça marche pas.
Ensuite, ça se passe dans le dossier etc, il y a un fichier nommé image_wikimedia_commons.bpp qui contient en gros (et si j'ai bien compris) le modèle de la page de description, avec les champs qui viennent du formulaire (avec un pâté compliqué au niveau des coordonnées).
Le truc, c'est d'utiliser le champs "permission" qui ne sert à rien (si j'ai bien compris, on peut y mettre en version incompréhensible et avec des fautes d'orthographes ce qu'on met de façon tout aussi incompréhensible mais normalisée dans le bandeau de licence, ou bien on peut mettre le bandeau de licence directement dedans, bref, c'est pas très clair) et de le sortir du modèle :
Donc je commence par remplacer |Permission=$(common.permission) par |Permission= et puis je colle $(common.permission) sauvagement et sans pitié tout seul sur une ligne juste avant l'en-tête de chapitre du bandeau de licence. Si vous n'avez pas compris la manœuvre je mets le fichier en entier ici, copiez-collez comme des sagouins, faites-vous plaisir, baffrez-vous :
#
#// encoding: UTF-8
#// in: common:Common, upload:Upload
#
== {{int:filedesc}} ==
# if (!upload.description.startsWith("{{Information")) {
{{Information
|Description=$(common.description)
$(upload.description)
|Source=$(common.source)
|Date=$(upload.date.equals("") ? common.date : upload.date)
|Author=$(common.author)
|Permission=
|other_versions=
}}
# } else {
$(upload.description)   
#}
# if (upload.latitude != null && upload.longitude != null) {
{{Location dec|$(upload.latitude)|$(upload.longitude)|}}
# }
# else if (!upload.coordinates.equals("")) {
$(upload.coordinates)
# }
$(common.permission)
== {{int:license-header}} ==
$(common.licenseTemplate)
$(common.categories)
$(upload.categories)
Voila.
On pourrait aussi mettre la licence directement dans le {{Information}}, mais ça serait de la gourmandise.

Avec ça, il faut mettre le bandeau dans la case permission, et ça le colle sur toutes les images.

Peut-être qu'un jour je comprendrai comment ajouter des champs à cette putain d'interface proprement, mais pas aujourd'hui. Mais maintenant, grâce à mes dons de tripatouiller les trucs à moitié, vous vous retrouvez avec un logiciel qui est traduit dans 54 langues (sans blagues) mais dont l'interface ne correspond plus à ce qu'il fait.


PS. Commonist est paraît-il sous GNU GPL (j'arrive jamais à savoir… ça veut dire qu'il faut que je recopie la licence à la plume Sergent-Major et à l'encre violette sur feuilles volantes perforées et quadrillé avec une marge de 4 carreaux sans sauter de ligne et agrafées par trois, ou bien ça suffit en le disant ?)

mardi 20 novembre 2012

Cafetières et agrafeuses

Cet été, j'ai emprunté le mini-studio photo de Wikimédia France, je l'ai emporté à la campagne, en me disant : c'est cool, la campagne, il y a plein de trucs et de machins qui ne sont pas forcément d'une utilité flagrante, mais qu'on garde quand même parce que c'est nos trucs et nos machins, ça tombe bien, je vais prendre ça en photo.

Le seul problème, c'est la quantité de trucs et de machins : j'ai passé une semaine avec le studio, j'ai pioché dans la cuisine et dans le tiroir à crayons, j'ai vidé tous les jours la batterie de l'appareil au point qu'il s'éteignait de fatigue, je suis revenu avec des centaines de photos de trucs, je me suis assis devant l'ordinateur et j'ai commencé à trier/traiter mes photos, à les charger sur Commons.

Et c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas tiré d'affaire.

Sérieusement. J'ai passé de début août à début novembre (quatre mois, quand même) à faire le fond blanc du studio blanc sur les photos, à virer des poussières, à recadrer, etc. Quatre mois sur des photos de cafetières et d'agrafeuses. C'est pas le le sujet m'insupporte plus qu'autre chose, mais il ne faut pas exagérer non plus : je commence à en avoir ma claque. Je m'étais dit que je finissais la série avant de passer au traitement des photos que j'ai prises ensuite (parce que j'avais des cafetières jusque dans mon lit, mais je continuais à prendre des photos à tour de bras, inconscient que j'étais), dans l'ordre chronologique (qui est un fétichisme comme un autre).

Du coup, j'en avais tellement marre des photos de cafetières, que j'ai jeté les deux dernières séries de photos que j'avais prises, deux cafetières SEB, une série D 9 dL et une série Z 6 dL (et si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous n'avez qu'à écrire un article dessus dans Wikipédia, on a bien un article par modèle de voiture), on verra si l'an prochain je refais une expédition pour la suite des trucs et des machins.

Donc, débarrassé de mes cafetière, j'ai commencé par charger des champignons verts sur fond blanc à peine cueillis (pris sous la lampe de la cuisine, sur une feuille de papier-machine).

Et j'ai attaqué la fête de Ganesh (qui charge gentiment à l'heure où j'écris).

Je me suis aperçu que j'ai fait une fixation sur les gens qui prenaient des photos : j'ai plusieurs centaines de photos de mecs cachés derrière leur appareil photo dans les positions les plus invraisemblables.

Après, il y a une demi-journée au Père-Lachaise qui remonte à septembre, avec de grands panoramiques, des photos de numéros de concession et d'anges aux ailes cassées.

Ah, pour ceux qui n'ont pas vu passé l'info, Pyb et moi entretenons Au Père-Lachaise, un tumblr avec les photos de Commons.

mardi 9 octobre 2012

Auto-hypnose

J'ai tenté une expérience d'auto-hypnose. Il faut regarder sa calculette dans les yeux sans loucher jusqu'à ce qu'on soit léger-léger et que son rhume soit guéri.
Le truc difficile, c'est que la calculette a beaucoup plus d'yeux que moi.
Bref, ça n'a pas marché pour le rhume, mais j'ai réussi ça :
C'est cool, hein ?
Sans les mains !

De quoi je voulais parler, déjà ?

Ah oui. Donc, j'ai rangé ça bien à plat dans le tiroir des calculettes, sur Commons. Le tiroir s'appelle calculator, parce qu'en fait il y a des mecs qui ont essayé de croiser une calculatrice avec Terminator. Ça n'a pas fait un zébrule en chaussettes, ni un zébrâne des montagnes, ça a juste fait des histoires quand ils ont essayé de le mettre dans un tiroir. Du sang sur les murs. Mais c'est une autre histoire.

Et là, je me suis rendu compte qu'on avait quelques captures d'écran de KCalc et pas d'articles sur fr. Donc j'ai rempli une jolie infobox avec un logo et une capture d'écran et trois généralités. Bref, une calculette, quoi.

J'ai regardé mon article, et j'ai dit que cela était bien.

Et puis je me suis dit qu'en fait, la même ébauche pouvait marcher pour la calculette de Windows. Comme ça, avec la seule force de mon cerveau surdéveloppé. Donc j'ai copié-collé (pour ne pas me faire prendre, j'ai ajouté des fautes d'orthographe et retiré les images, comme quand j'étais à l'école).
Ça fait une ébauche un peu maigre, tout bien réfléchi (faire plus, ça serait faire de la promotion du truc).

En fait, le logiciel libre, c'est plus illustré. Faudrait juste un kamikaze de linux pour faire des captures d'écran de toutes les versions de KCalc dans toutes les langues.

Ça a vraiment trop d'yeux, une calculette.

jeudi 4 octobre 2012

La fin de l'été

On c'est que c'est la fin de l'été quand les hirondelles s'en vont et qu'on attrape un rhume.

Du coup, j'ai pris une vanne thermostatique en photo (winter is coming).
Et je suis allé faire un tour sur les statistiques de consultation de la vanne thermostatique.
Source.
L'article est plus lu depuis la 3e semaine de septembre… la fin de l'été.

lundi 13 août 2012

Jeter des photos

L'autre jour, je suis sorti faire des photos. Au départ : carte vide, batterie pleine.

En fin de journée, je suis rentré avec 445 photos dans l'appareil.
Ça commence à faire un paquet, mais j'ai fait pire : il m'est arrivé de revenir avec 700 photos.
Je prends pas mal de photos, d'une part pour prendre pas mal de photos, et d'autre part parce que je shoote en mode rafale, et que très souvent je double (voire triple) mes photos, des fois que la première soit bougée, la seconde ne le sera peut-être pas. Donc clic-clic-clic… Ça fait du chiffre, ça fait du boulot au moment de trier, mais ça fait des photos aussi.

En revenant, j'enlève mes chaussures pour laisser respirer mes pieds (j'ouvre la fenêtre aussi, sinon c'est moi qui ne respire plus) et je mets le photos dans l'ordinateur.
Et je fais le premier tri. Je regarde les photos une par une à pleine définition, et je jette tout ce qui est bougé ou pas net. Sans me laisser attendrir par le sujet ou par le souvenir de l'émotion que j'avais en prenant la photo.
Ça ramène le lot à 330 photos.

À partir de là, je reprends du début en faisant mes petits réglages (recadrage, bricolage de couleurs, perspective, etc.) si nécessaire. J'essaye de faire du travail propre, mais si le sujet est dégueulasse, il est comme ça, c'est pas ma faute, c'est pas à moi de réparer (si un type a trouvé intéressant de faire passer une moche ligne électrique au milieu de mon beau paysage bucolique, ben voila, c'est comme ça : s'il ne voulait pas que ça se voie, il n'avait qu'à pas la mettre là).
Père-Lachaise - Division 36 - Lavalette 05
Si t'as un caca sur ja joue, tu le gardes. T'avais qu'à te laver avant.
Avec un peu de pratique, ça se fait assez bien.
Si l'appareil était trop mal réglé (pour l'exposition, en particulier), je jette. Ce n'est pas la peine de garder une photo avec une grosse tache blanche au milieu du sujet.
En même temps, comme j'ai le nez sur les photos, c'est le bon moment pour ne garder qu'une photo par rafale. Comment choisir une photo parmi cinq identiques ? Là, on peut passer du temps à se poser des questions idiotes (du genre qui n'a pas de réponse) : "Mais si je jette la meilleure photo ?" Angoisse.
Il faut juste faire gaffe à choisir la photo la mieux cadrée (l'appareil bouge, pendant la rafale), et celle qui n'a pas le truc idiot au fond qui va détourner l'attention (le groupe de touristes en ciré jaune siglé par leur tour opérateur, avec le guide et son panneau au bout du bras).
Finalement, sur les 445 photos du départ, il en reste un peu moins de 177.

Reste à nommer les photos (en fonction de ce qu'il y a dessus), en faisant gaffe à l'orthographe. Ça fait toujours idiot, une faute d'orthographe dans le titre (ailleurs aussi, mais bon…). Un bon titre, c'est les deux tiers du boulot de description/catégorisation de fait. Essayer de s'en tenir aux choses utiles, et virer le reste (qui s'intéresse au numéro qu'a donné l'appareil à ma photo ?).
Et puis l'import sur Commons. J'utilise The Commonist, qui permet de tout faire en une fois (ou du moins par lots conséquents), avec une description/catégorisation de base par lot de photos et on peut ajouter spécifiquement un bout de description et catégorisation par photo. J'ai entendu dire que quelqu'un essayait de refaire ça avec Up! que je n'ai pas essayé (vu que l'autre fonctionne très bien pour ce que j'en fais).

Père-Lachaise - Division 27 - Théodore Joseph Napoléon Jacques 23
Juste pour le plaisir de vous faire loucher,
j'ai refait le coup de la stéréoscopie.
Tout ça pour dire qu'il ne faut pas avoir peur de jeter des photos si elles sont ratées, si elles font doublon, etc.

samedi 28 juillet 2012

Le Mini-Studio : récit d'aventures

Puisque Jastrow le demande, que j'ai essayé d'esquiver et que j'ai échoué, voici un compte-rendu. Pas envie de me prendre des baffes, moi.

Bon, Wikimédia France a acheté un mini-studio photo (BIG ready-to-go). Ça a duré à peu près un an, mais comme ce n'est pas moi qui m'en suis occupé, ça ne sera pas dans mon compte rendu. Toujours est-il que le studio en question est arrivé dans les locaux de WMFR il y a quelques jours.
Ce sera donc un compte rendu de mini-studio photo. Accrochez vos ceintures : premières impressions.

Donc, je suis allé l'emprunter, pour l'essayer. Alors déjà, il pleuvait. Bon, je passe les détails qui n'intéressent que moi et mon parapluie.
Ça se présente sous la forme d'une « valisette » (dimensions : 76 × 62 × 14 cm). Je n'ai pas pensé à peser le machin, mais ça se porte. Et il y a une poignée.
C'est déjà de la bonne valisette, ça, patron.
C'est en toile synthétique noire, ça ferme avec une fermeture éclair et il n'y a pas de mode d'emploi.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 01
Ouvert, ça ressemble à ça.
Quand c'est pas fermé, ça s'ouvre (le petit côté fait charnière), la valise devient le fond du studio (c'est à dire le truc de couleur unie sans angles) noir ou blanc (il y a une feuille de plastique de chaque couleur).

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 02
Le montage des côtés est simple.
Pour tenir ça ouvert, il y a les côtés, qui sont des plaques rigides en plastique (un côté noir, un côté blanc) qu'on pose sur les bords de la valise et qui ne vont pas tomber sur les côtés parce que la fermeture éclair les retient. Et il y a trois panneaux de façade qu'on assemble dans les côtés à tenon et mortaise (il y a même des goupilles pour fixer le tout) dans l'ordre qui nous arrange.

Le principe du studio étant qu'on ferme tout pour éliminer les lumières ambiantes qu'on ne contrôle pas (d'où le truc de la boite noire) et qu'à l'intérieur on a sa lumière bien constante et qui se réfléchit sur tous les côtés (pas d'ombres tranchées). La première fois que j'ai vu le studio en question, c'était au au truc des expositions de la porte de Versailles, où l'éclairage est dégoûtant, et la démonstration était assez convaincante : à chaque panneau qu'on ajoutait à la façade, la couleur de l'objet changeait à l'intérieur du studio.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 04
Trou au niveau du sol :
pour faire des vues de face.
Studio éteint.
Donc, on met son bidule dans la valoche dépliée, plus ou moins au milieu, on ferme la façade, et comme il y a un trou dans un des trois panneaux de façade, il faut le placer judicieusement (les trois panneaux sont interchangeables), par exemple entre le bidule et l'appareil photo, et on prend la photo.
En pratique, on peut placer le trou (et l'appareil, donc) relativement au niveau du sol du studio pour les prises de vues de face, ou on peut le mettre plus haut pour faire des vues de haut.

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 05
Studio allumé,
avec un seul panneau de façade.
Je ne sais pas si ça va vous passionner, mais pour avoir essayé, on peut passer le bras par le trou de la façade. Ah, aussi, si la façade est gênante, on peut ne pas la mettre pour prendre la photo (il n'y a pas de police de la façade qui vient vous arrêter et vous mettre en prison, au moins pas dans les 24 h), le seul truc, c'est que la lumière est moins contrôlée et que la température dépend plus de la lumière ambiante.

C'est éclairé par deux tubes fluo de 16 W qui visiblement ne rentrent pas dans les températures de lumière connues par mon appareil photo (attention la balance des blancs), ou alors je m'y prends comme un pied. Il y a deux tubes de rechange.
Ah oui, tant que j'en suis à parler électricité… donc il y a une prise secteur avec une terre, le câble n'est pas très long : selon comment on se débrouille un peu plus ou un peu moins de 2 m (le fil court à l'intérieur de la valise enfermé dans un truc à scratch entre les lampes et la charnière). Et il y a un interrupteur (une poire sur le câble).

Naturellement, j'ai pas trop l'habitude du studio, et il faut un peu ré-apprendre à faire ses réglages.

J'ai fait quelques essais (quand je dis essais, j'ai dû prendre 25 photos en tout avec le studio, je n'ai pas eu le temps de faire trois essais pour arriver à mes fins, d'habitude je parle des choses que je sais faire, là c'est l'aventure) :
Blue external USB hard drive 02
Disque dur externe vu de haut.
  • un disque dur externe neuf qui ne marche pas : il ne marche pas mieux après la photo ;
  • un appareil photo : les fabricants ont la drôle d'idée de faire ça noir du coup, j'ai été pris d'angoisses sur le fond blanc bien brûlé (bien sûr), du coup j'ai sous-ex et j'ai raté ma série (faudrait sérieusement que j'arrête les idées de génie intempestives dans ce genre-là) ;
  • un verre d'eau : bon, ça, c'est le fiasco total. C'est gris, on ne voit rien, il y a les lampes qui se reflètent dans le verre (par conte il y a un bout de feuille plastique blanc en rab et des machins pour la fixer qui doivent pouvoir servir à mettre entre les lampes et le sujet et diffuser la lumière, mais mon exploration ne s'est pas encore étendue jusque là), on voit des tas de poussières (nettoyez vos capteurs !).
Il va falloir travailler encore un peu avant d'avoir un verre d'eau…

Franchement (sauf à aller inventer de faire des photos d'objets invisibles) c'est simple à utiliser (on ouvre et c'est prêt, on ne passe pas 3 heures à monter le truc comme les étagères en kit), et on peut passer du temps sur sa photo bien placer les choses dans le studio, faire ses réglages, caler son trépied si on en utilise un, etc.

lundi 23 avril 2012

Réglages des couleurs

Ça fait quelques mois que je repoussais ce billet de la série je bricole mes photos en espérant que ça va les améliorer. Peut-être par flemme.

Toujours est-il que j'ai trouvé deux photos qui devraient me permettre de faire le tour de la question de la couleur, d'un point de vue pratique.
Et pour l'occasion, je vais sortir l'artillerie lourde : le cercle chromatique, qui permet de visualiser les choses. Comme d'habitude, il est tout à fait possible de faire la même chose avec des logiciels très chers, je travaille avec du gratuit et libre : GIMP).

Première photo, la photo trop rouge

On m'a un soufflé que la série de photos était trop rouge.

J'entoure sur le cercle chromatique la teinte principale de la photo, la flèche montre la teinte qu'elle devrait avoir. Le but du jeu va être de décaler les couleurs.
Pour ça, il existe une fonction dans GIMP, qui s'appelle teinte-saturation (et l'aide en ligne est ici) et qui permet entre autres de modifier la teinte (ce qu'on veut faire ici). Ça se trouve dans le menu Couleurs.

On veut ajuster l'ensemble de la photo, vu que dans l'ensemble, elle est trop rouge, donc on ne sélectionne pas de couleur dans le graphique en haut, on reste avec Maître, qui ajuste toutes les couleurs, et on tripote le curseur qui s'appelle Teinte.
Faites vos essais, je trouve qu'avec 10, ça fait pas trop mal.
avant/après
Pour une photo trop « chaude », il faut aller à droite et pour une photo trop « froide », il faut aller à gauche.
Si vous ne comprenez pas cette phrase, relisez Johannes Itten — dont les cours sur la couleur au Bauhaus sont publiés sous le titre Art de la couleur —, le chaud, c'est tout ce qui est dans la moitié du rouge-orangé, et le froid, c'est ce qui est de l'autre côté, dans la moitié du bleu-vert.

Seconde photo, la photo où on sait pas trop ce qu'avait l'appareil dans la tête

Il faut dire que j'ai longtemps regardé cette photo en me demandant comment un appareil photo pouvait être autant déréglé, et comment on pouvait l'améliorer. Jusqu'au moment où je me suis fait botter le train pour écrire ce billet.
J'ai commencé par essayer la méthode ci-dessus (parce que des fois, je saute des étapes — des fois ça marche, mais visiblement pas toujours). Si on n'a pas envie de faire un chose de science-fiction sous acide, ça ne marche pas. Retour au cercle chromatique.
Ici, le monument est bleu, alors qu'il devrait être dans les tons crème (entre le jaune et le orange pâle), et les arbres sont vaguement verts (peut-être un peu trop bleus). Donc il ne s'agit plus de décaler les teintes, mais de rééquilibrer les choses entre les couleurs complémentaires (celles qui sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique).
La fonction de GIMP qui sait faire ça s'appelle balance des couleurs (aide ici), elle est accessible par le même menu Couleurs, parce que le monde est bien fait.

Je n'ai jamais bien compris le pourquoi des intervalles à ajuster, donc je laisse le réglage d'usine demi-teintes, ça doit être un truc très subtil. Et on joue avec la tirette jaune-bleu.
jaune-bleu

Là, on se rend compte que c'est trop vert, donc on ajoute du magenta.
magenta-vert

Et puis comme ça reste un peu froid, on remet un peu de rouge.
rouge-cyan
Et on a une photo qu'on peut sans doute améliorer, mais qui choque nettement moins l'œil.
La tombe de Cherubini,
qui n'aurait pas l'air d'avoir passé des années épinglée au soleil.

mercredi 4 avril 2012

{{LargeImage}}

Aujourd'hui, un robot est passé sur Commons par la photo de mon vélo pour mettre un avertissement rose.
Photo de mon vélo.

L'avertissement rose dit :
Certains navigateurs peuvent avoir des difficultés à afficher cette image à sa résolution complète : elle possède un nombre de pixels singulièrement élevé et peut ne pas se charger correctement ou faire planter votre navigateur.

C'est sans doute la faute à mon vélo : s'il m'a déjà planté, il peut planter votre navigateur (je suis aussi un très bon navigateur, personnellement, et même sans GPS — j'ai des témoins). Faites gaffe. Rigolez pas avec ça.

En même temps, ça pourrait être pire.

Avertissement rouge :
Si votre navigateur n'a pas encore planté, c'est que votre connexion merde grave. Allez prendre un café et passez à autre chose, votre ordinateur a fait un infarctus du myocarde en comptant des pixels.
Avertissement écarlate :
Votre navigateur est complètement débordé, vous allez retrouver des morceaux de jpeg sur votre bureau. D'ailleurs votre carte graphique vient de griller. C'est une chance que vous ayez un lecteur d'écran et des haut-parleur
Avertissement noir :
Vous regardez une image tellement massive qu'un trou noir devrait se former au centre de votre écran. Dans cinq seconde le monde va être aspiré dedans. Arrêtez de jouer au con, ré-activez le javascript, que je débranche votre ordinateur à distance avant qu'il ne soit trop tard : je ne veux pas mourir.

vendredi 16 mars 2012

La photo qui bouge toute seule.

En retombant sur IWDRM (tumblr dont j'ai renoncé à comprendre le titre, mais sur lequel je tombe tout à fait par hasard avec la précision d'un métronome tous les trois mois), [là, on va dire que j'ai une chute à ma phrase, vous allez être gentils. C'est d'autant plus con que ça partait bien, mais pour la seconde moitié, je sèche complètement. Tant pis.]

Bref, toujours est-il [parce qu'on ne va pas se laisser démonter par un raté au démarrage comme ça] que ça s'appelle (selon des gens mieux informés que moi) cinemagraph en anglais et en italique dans le texte. Un truc prétendument inventé pour vendre des robes très chères, toujours selon les gens informés. Personnellement, j'ai comme le sentiment que la technique a juste été re-pompée, bien re-packagée et déposée, mais je ne suis pas tellement bien informé, c'est juste un sentiment. C'est donc un GIF animé bien fichu avec un ™.
Mais avec un peut de travail, ça peut être poétique, amusant ou carrément flippant.

Côté Wikipédia, il y avait un article en roumain. Donc j'ai traduit l'article anglais en français. Sans ouvrir la version en castillan. [Je ne cherche même plus de logique, je fais juste du link-dropping, comme ça, vous avez un aperçu des interwikis. Faites comme si ça vous intéressait.]

Le truc cool, c'est qu'il y a une catégorie sur Commons, avec cinq fichiers dedans, d'intérêt variable.

Le plus fort, c'est que MediaWiki n'est toujours pas fichu de redimensionner un GIF et de l'animer. C'est vraiment bravo, après plus de 10 ans, voila.

Tout ça pour dire qu'il doit y avoir moyen de moyenner pour trouver une utilité à ce truc-là, et d'illustrer des articles avec ce genre de chose. [Vague impression d'essayer en vain de ré-inventer l'eau tiède.]
Donc bref, vous avez un appareil photo qui filme un peu (ou un téléphone), expérimentez, amusez-vous, faites-vous plaisir. Le modèle en papier est voué à la faillite, essayez de passer à autre chose. [Du coup, je suis affligé en lisant [[photographie numérique]] de constater que la seule finalité du truc pour les rédacteurs, c'est l'impression papier. Mais c'est une autre histoire. Ou pas.]

jeudi 16 février 2012

Things

Dans le genre Other (comprendre : constat d'échec d'un mode de classement), mais qui cette fois me fait plus dubiter que sourire, voici la catégorie que je ne comprends pas du jour (en fait, il y en a plusieurs).

Depuis une éternité, il y a des catégories publicitaires sur Commons, où sont regroupées les photos par modèle d'appareil photo (ici, la catégorie mère). Ce sont des catégories cachées, elles sont remplies volontairement par les photographes (je n'ai vu personne repasser sur les photos des autres pour ajouter ce genre de catégories, mais je n'ai pas regardé très fort non plus), donc l'honneur est sauf (flickr fait ça automatiquement à partir des données EXIF et publie des statistiques).
Comme pour toutes les publicités, l'argument est qu'on peut s'informer sur les capacités du matériel avant de l'acquérir. Pourquoi pas, à près tout.
Comme pour toutes les catégories qu'on remplit, il y a de plus en plus de fichiers dedans. Du coup, au bout d'un moment, quelqu'un se dit qu'il faut faire quelque chose, et il passe à l'action : il se met à sous-catégoriser. Sur le fond, pourquoi pas. Reste à voir sur quels critères…
En ce qui concerne mon appareil photo, on a maintenant le choix entre (par ordre alphabétique) :
  • Art,
  • Buildings (dont Bridges, parce qu'il y a des sous-catégories aux sous-catégories),
  • Food,
  • Nature,
  • Peoples,
  • Things,
  • Transport (dont Bridges et Streets).
Sérieusement…

Donc on est en train de remonter une arborescence de catégories cachées parallèle à toute l'arborescence de catégories visibles, parce qu'on a une catégorie cachée avec 10 000 fichiers dedans.

Si on veut à toute force sous-catégoriser ce genre de foutoir, pourquoi ne pas faire des catégories qui suivraient l'argument de l'information ? Pourquoi ne pas trier en fonction des réglages, au hasard la sensibilité ISO, qui ont une influence notable sur la qualité de la photo (bruit), histoire d'avoir des critères tangibles de jugement du matériel ? Évidemment, ça demande un peu plus de travail que de passer un coup de cat-a-lot (gadget pas mal du tout, soit dit en passant), il faudrait monter un script qui sait lire les EXIFs… ou ouvrir toutes les pages à la main.

Donc voila. Pour tuer une catégorie, on la sous-catégorise en Things et le reste. Pourquoi ne pas carrément la supprimer, tant qu'on y est ?

Edits. 14:00 Visiblement tout le monde n'est pas d'accord avec la sous-catégorisation : Bridges et Food viennent d'être vidées. Si ça continue comme ça, j'en ai encore pour un moment à ne pas pouvoir me servir de ma liste de suivi...

14:05 La vidange ascendante se poursuit par robot, ce qui me rassure sur ma liste de suivi.

14:55 Streets, Transports et Things sont vides.

15:05 Il semble que la victoire totale de l'ordre sur le chaos organisé soit maintenant inéluctable, puisque Things est vide. Ça m'a pris 10 minutes pour réaliser ça.

samedi 28 janvier 2012

Other

Other (autre). 1. Catégorie indécise et vague dans laquelle on range ce qu'on n'a pas réussi à classer selon des critères raisonnables. La taille de other est inversement proportionnelle à l'efficacité de la méthode de rangement. Si la taille de other dépasse la moitié de l'échantillon, on a un problème ; si elle dépasse les deux tiers, il faut changer de méthode ou d'échantillon. En pratique, c'est dans other qu'on fera les trouvailles les plus surprenantes (comme par exemple un tigre en peluche avec un sombrero sur la plage de Cancun), c'est pourquoi il est contre-productif de vouloir éradiquer other : une fois que le prévisible est rangé dans sa case, l'intéressant va dans other. 2. Vaste foutoir où l'on relègue l'indescriptible, l'incompréhensible, l'inadmissible. Other fonctionne comme un vide-ordure, en espérant que le concierge videra le bac à déchets. Il est à noter que la mode est au tri des déchets, ce qui montre l'absurdité de cette position, qui dénote un caractère angoissé et une volonté de contrôle de l'Univers tendant vers la psychose. 3. Voir ailleurs, puisque la Vérité y est.

Stuffed tiger wearing a sombrero
« Tigre en peluche avec un sombrero sur la plage de Cancun », classé other.

lundi 23 janvier 2012

« Cette image ne peut être utilisée sur Wikipédia ou Wikimédia Commons »

Je suis retombé1 sur une photo que j'avais mise sur Commons il y a un certain temps, et je me suis demandé comme ça qui l'utilisait dans le monde2. Google est mon ami, donc je drag'n'drop la photo de Commons dans images.google3, et ça me renvoie la liste plus ou moins exhaustive des articles de Wikipédia qui utilisent la photo. Et une page sur Structurae.
Mairie du 10e arrondissement de Paris
Photo que j'avais mise sur Commons il y a un certain temps.

Donc je clique sur l'image, le fichier a été copié sur leurs servers, avec une page de description (qui ressemble pas mal à une infobox de Commons, à l'habillage près) et qui reprend le nécessaire (description rapide, le pseudo de l'auteur et un lien vers la licence). Très bien, bravo.

Du coup, puisque je suis là, je me dis que l'ai fait d'autres photos que j'ai placées sous la même licence et qui peuvent servir à illustrer structurae4. La porte Saint-Denis, par exemple5.
Porte Saint-Denis 01
La porte Saint-Denis, donc.
Là, visiblement, ils n'ont pas repris ma photo, ils ont une petite quinzaine de photos « maison ». Les pages de description donnent le nom des photographes, mais selon la « note légale » ce n'est pas sous licence libre :
Cette image peut être utilisée gratuitement pour des usages personnels, académiques ou pour la recherche. Dans tous les cas le ou la photographe et Structurae doivent être mentionnés.
Pour la publication (imprimée, en-ligne ou autre méthode) et/ou l'exploitation commerciale de cette image, par exemple sur un site Internet non-personnel, il faut obtenir la permission du détenteur du copyright et/ou du photographe. Si vous obtenez la permission d'utilisation sur une page Internet vous devez aussi inclure un lien vers Structurae, soit vers cette page-ci, la page de données ou un lien général.
Veuillez contacter Structurae pour obtenir plus d'informations.
Soit. La ligne suivante est carrément explicite et sans détour6 :
Cette image ne peut être utilisée sur Wikipédia ou Wikimédia Commons sans la permission de l'auteur de l'image!

D'où la question suivante : qui sont ces photographes qui versent leurs photos sur structurae pour que structurae puisse monnayer leur droits de reproduction au détail et en gros7 ?
Visiblement c'est n'importe qui qui aura suivi le lien « Aidez Structurae et envoyez-nous vos images! »8 en bas des pages.

Donc, pour résumer… Structurae utilise des photos de Commons en respectant les licences et monnaye les photos qui lui sont directement envoyées.
Personne ne sait si les photographes sont rémunérés dans l'histoire (cela dit, vu que les tarifs ne sont pas indiqués, c'est sans espoir). Quand je prends des photos et que je veux les partager, c'est pour qu'elles servent à tout le monde, pas juste à faire gagner de l'argent à Structurae, c'est pourquoi je les publie sous licence libre sur Commons.

Au passage, je note que structurae vend des espaces publicitaires.
Juste pour leur faire la nique, Wikimedia devrait y mettre les bannières de foundraising, l'an prochain.

Notes
1 Sans me faire mal.
2 Par simple curiosité.
3 En fait non, il y a un gadget firefox qui fait le boulot tout seul et qui sait aussi chercher à des endroits où on ne trouve rien, genre sur Baidu.
4 Ça peut servir à ça, ce n'est pas une obligation non plus. Ils font ce qu'ils veulent sur leur site, je m'en fiche. Tant qu'ils respectent la licence c'est bon pour moi.
5 J'ai fait une photo dont je suis content, ils ont une entrée… allons voir.
6 Et pour la peine, même si j'aime pas le gras (ça fait grossir), je laisse la typo d'origine.
7 Comme le laisse entendre la page liée.
8 Oui, on aime bien le point d'exclamation, sur Structurae. Ça fait enjoué, dynamique, souriant et commercial, sans doute !
  Une dernière note, sans numéro : pour illustrer ce billet, je n'utilise que des photos sous licence libre, stockées sur Commons (et que accessoirement, j'ai prises avec mes petites mains potelées aux doigts boudinés). J'ai bien compris qu'il ne faut pas utiliser le contenu de Structurae. Jamais.

dimanche 4 décembre 2011

Quelques plugins pour Gimp

Amis bricoleurs de photos qui ne voulez pas payer Lightroom, Photoshop, DxO et consorts, voici quelques plugins que j'utilise à l'occasion dans Gimp, ou que j'ai envie de tester.

Avant
Shadow and Highlights, qui permet de déboucher une photo sousex ou de dé-griller les surex (dans la mesure où il reste des données). Ça étale les deux extrémités de l'histogramme, et ça permet d'adoucir un tirage (pour ceux qui ont mis les pieds dans un labo photo).
Après
Ça demande des valeurs sans donner d'aperçu, il faut entrer n'importe quoi (ou laisser tel quel), ensuite ça calcule tout seul, et ça pond deux calques dont on règle l'opacité pour ajuster l'effet.
Bien sûr, ça ne fait pas de miracles dans les hautes lumières et ça fait ressortir le bruit des sombres, mais ça permet d'améliorer certaines choses dans certains cas.
À essayer, et à avoir dans sa trousse à outils.

—

Pour le bruit, justement, j'utilise Wavelet denoise, qui permet de choisir précisément les paramètres du débruitage de chrominance par canal et de luminance (jeter un œil aux illustrations de [[bruit numérique]]), autrement dit, de garder ou non le grain et de virer les machins colorés dégoûtants sans tout flouter indistinctement.
On m'a dit que ça ne marche pas sous mac.

—

J'aime bien utiliser mes photos en fond d'écran, toujours est-il que cette photo me plaît bien (il y avait un clochard qui m'a poursuivi en m'appelant « chef » pendant une demi-journée, ça a une valeur sentimentale que vous n'êtes pas forcés de partager).
Sur Commons, dans les catégories Green objects et Green background.
Mais mon appareil photo n'a pas les mêmes proportions que mon écran. Et je ne veux pas de bandes noires sur le côté de mes fonds d'écran. Et si je recadre la photo pour l'écran, j'ai le choix entre couper la tête et couper les genoux (or j'aime j'aime j'aime j'aime ses genoux), j'ai pas envie de copier des branches se sapin pour remplir les bords, et étirer la fille verte en largeur n'est pas une option.
Bref, pour ça il y a Liquid Rescale (voir le site pour les tutoriels), qui permet de changer les proportions d'une image sans toucher le sujet, c'est à dire que le fond est déformé là où ça ne se voit pas trop.
La même, redimensionnée joliment pour mon fond d'écran.
Pas vraiment le genre de fonction que j'utilise pour les photos que je mets sur Commons, mais très bien pour ajuster mon fond d'écran. Ça demande un peu de pratique.

—

Un autre truc visiblement pratique, que je viens de découvrir sans avoir eu le temps de tester (et qui a juste un an), c'est GimpLensfun (voir le site, en anglais).
Comme Lightroom ou DxO, ça s'appuie sur le couple boîtier/objectif et les données EXIF pour corriger la distorsion, l'aberration chromatique et le vignettage des photos. Ça marche pour les compacts et pour les reflex. Visiblement il est possible de calibrer sois-même le machin pour son matériel, s'il n'est pas déjà dans la liste, ceci-dit ça a l'air compliqué et ça utilise hugin (héhéhé).
C'est le genre de corrections qui améliorent la qualité des photos, et qui devraient (dans un monde parfait et selon moi) être faites directement dans l'appareil photo et dont on ne devrait pas entendre parler.

—

Si au contraire, on cherche à empirer des photos ratées (ça peut toujours être un moyen de les rattraper), il faut chercher du côté de Lomo Script with Old Style Colors, pour faire des fausses lomographies (c'est de la photo avec un toy-appareil-photo à pellicule qui ne peut prendre que des photos ratées, mais il y en a à qui ça plaît).
À utiliser de préférence avec un reflex neuf, gros, cher et un objectif de même, histoire de faire de la photo bien ratée, bien moche et bien chère. Size matters, comme disait l'autre.
Pas testé, mais ça a l'air d'être joliment atroce.

lundi 24 octobre 2011

Les Trois Mousquetaires

Est-ce la pleine lune ou la sortie d'un film en 3D ? Toujours est-il que je me suis retrouvé dans la catégorie des adaptations des Trois Mousquetaires.

J'en connaissais quelques uns, et des pas piqués des hannetons, comme The Three Musqueteers avec Douglas Fairbanks, que je me suis promis de regarder en entier sur Internet Archive (un jour, si j'ai le moral et deux heures devant moi), L'Étroit Mousquetaire, qu'on pouvait voir jusqu'il y a quelques temps sur internet, visiblement les ayant-droits ont fait le ménage), le film de 1993, avec Kiefer Sutherland (à ce propos, ne lisez pas ce précédent billet) assez imprévu dans le rôle d'Athos, ou La Fille de d'Artagnan de Bertrand Tavernier, et avec plein d'acteurs que ça me fait toujours plaisir de voir.

Bref, j'étais au courant que Dumas avait inspiré des trucs étranges.
On m'a chaudement recommandé au passage L'Homme au masque de fer comme un summum du pire, il faudra que j'y jette un coup d'œil (pour le plaisir).
Et… je suis tombé en arrêt sur ce titre : Barbie et les Trois Mousquetaires.

[Je mets un blanc ici pour vous laisser apprécier ma découverte.]

Après un petit tour sur google, il y a la bande annonce sur YouTube (vous me pardonnerez de ne pas coller ça ici, j'ai un vieux reste de dignité).

Barbie est donc la fille de d'Artagnan (et comme il n'y a pas de poupée d'Artagnan chez Mattel, il n'est pas dans le film, c'est plus simple), elle fiche un bazar monstre dans la grange en prétendant s'entraîner, parce qu'elle veut être mousquetaire, comme papa. D'ailleurs, comme elle sait à peu près faire la roue (je ne m'étais pas rendu compte que ça pouvait servir à tirer au mousquet, mais je manque sans doute de documentation), elle va à Paris (jusqu'à ce moment, je croyais connaître Paris, mais ça doit être dans une réalité alternative, parce que les maisons ressemblent à celles de Nosferatu le vampire, et au fond il y a une sorte de château Disney assez raté), où elle fait rigoler tout le monde. Donc, elle se retrouve au chômage. Mais ça dure à peu près 15 secondes, parce qu'elle est tout de suite embauchée pour passer la wassingue et la panosse dans le château Disney (c'est une fille, et les filles, ça serpille).

Tout ça, et surtout l'image de synthèse, donne l'impression de voir un remake pas drôle de Shrek, et mal fichu. En plus Barbie ressemble à la princesse Fiona, mais c'est pas un ogre (et c'est bien dommage). À la réflexion, il est assez satisfaisant de voir qu'il s'est trouvé quelqu'un pour financer un film qui a donné du boulot à tous les stagiaires et wannabes de l'image de synthèse, qu'on retrouve quelques années plus tard chez Pixar ou Dreamworks à faire des trucs qui ont de la gueule avec des moyens.

… Je reprends. Donc, Barbie (qui s'appelle Corine) fait le ménage avec Viveca, Aramina et Renée (ne me demandez pas d'où sortent ces noms, je m'interroge encore), qui veulent secrètement être mousquetaires, et qui ont des talents très martiaux (faire de la couture, danser, cherchez pas : le scénariste était pas net). Je passe des épisodes, parce que bon, un quart d'heure de plumeau, bon, donc il y a un complot pour tuer le prince (qui aimerait mieux faire de l'aérostation que d'être roi, tentative du scénariste du côté du steampunk qui reste à l'état de tentative) pendant le bal masqué (l'histoire pas téléphonée du tout). Donc les quatre soubrettes, qui entre temps ont été virées (encore au chômage), décident de sauver le prince parce qu'elles veulent être mousquetaires (à partir de ce moment là, je pense que le scénariste était vexé qu'on n'ait pas retenu sa proposition steampunk, du coup il a abandonné toute logique). Donc, pour ne pas se faire reconnaître, Barbie et ses copines se déguisent en robes de Barbie rose bonbon, et elles maravent les méchants à coups d'éventail en leur jetant des boucles d'oreilles dans les yeux.
Comme elles ont gagné, le prince devient roi, il les nomme mousquetaires, et au moment où il commence à faire des avances à Barbie, elle lui fiche un vent spectaculaire parce qu'elle a mieux à faire de sa vie que d'aller au bal avec le roi, et que d'ailleurs on la prévient qu'il y a un autre complot.

Je vais prendre un aspirine, et je reviens.

Voila. L'article de Wikipédia raconte bien le film, à peu près tout y est, dans le style approprié (chiant et illisible comme il convient), mais le truc qu'il faut absolument lire, c'est la section Autour du film, qui explique toutes les incohérences historiques du film en oubliant l'essentiel : la princesse Fiona, même déguisée en poupée Barbie n'a jamais été mousquetaire.

Une dernière remarque. Si vous avez des vieilles poupées Barbies (avec les accessoires) qui traînent dans le coffre à jouets, au fond du grenier à la campagne, sous une épaisse couche de poussière, ressortez-les et prenez des photos, la catégorie sur Commons est plutôt pauvre.
Barbie nudism, par Gilberto Santa Rosa (de flickr) [CC-BY-2.0]
Une mention spéciale pour la photo ci-dessus : bien tenté, c'est la plus rigolote du lot.

samedi 8 octobre 2011

Comment dire…

— Chef, Chef !
— Oui ?
— Vous vous savez, le petit panneau qui sert de portillon au bout du quai ?
— Non.
— Le bidule qui empêche les voyageurs de descendre dans le tunnel, dans toutes les stations de métro…
— Hum…
— Ben on en a trouvé un en trop, ce matin.
— Et ?
— On a trouvé où le ranger.
— Où ça ?
— Venez voir… On l'a mis là.
Entrée du métro Porte de Versailles.


Et on l'a mis sur Commons aussi.

samedi 10 septembre 2011

Moment de solitude

J'ai pris des photos, comme il y avait du monde devant moi, j'ai doublé en me disant que j'allais refaire le coup du parterre de Latone. Puis je suis rentré, j'ai sorti la carte de l'appareil, je l'ai mise dans le mange-disque, et j'ai ouvert hugin.

Et là, c'est parti en couille.

Qui c'est qu'a bigné ma façade ?

Franchement, je ne vois ni comment ni pourquoi. Intense moment de solitude.

Un instant, j'ai pensé cabosser un peu mon écran pour voir la photo droite, et éventuellement proposer de cabosser vos écrans aussi pour que vous puissiez la voir bien.

Et puis j'ai adopté une autre méthode.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai d'abord redressé les deux photos indépendamment avec hugin, puis j'ai fait de savants découpages avec GIMP (je ferai peut-être bientôt un billet entier dessus).

Finalement… c'est bon pour Commons.
Plus qu'à compléter l'article sur Wikipédia, avis aux amateurs.

Tout ça pour dire que je n'y arrive pas toujours du premier coup.