samedi 28 janvier 2012

Other

Other (autre). 1. Catégorie indécise et vague dans laquelle on range ce qu'on n'a pas réussi à classer selon des critères raisonnables. La taille de other est inversement proportionnelle à l'efficacité de la méthode de rangement. Si la taille de other dépasse la moitié de l'échantillon, on a un problème ; si elle dépasse les deux tiers, il faut changer de méthode ou d'échantillon. En pratique, c'est dans other qu'on fera les trouvailles les plus surprenantes (comme par exemple un tigre en peluche avec un sombrero sur la plage de Cancun), c'est pourquoi il est contre-productif de vouloir éradiquer other : une fois que le prévisible est rangé dans sa case, l'intéressant va dans other. 2. Vaste foutoir où l'on relègue l'indescriptible, l'incompréhensible, l'inadmissible. Other fonctionne comme un vide-ordure, en espérant que le concierge videra le bac à déchets. Il est à noter que la mode est au tri des déchets, ce qui montre l'absurdité de cette position, qui dénote un caractère angoissé et une volonté de contrôle de l'Univers tendant vers la psychose. 3. Voir ailleurs, puisque la Vérité y est.

Stuffed tiger wearing a sombrero
« Tigre en peluche avec un sombrero sur la plage de Cancun », classé other.

lundi 23 janvier 2012

« Cette image ne peut être utilisée sur Wikipédia ou Wikimédia Commons »

Je suis retombé1 sur une photo que j'avais mise sur Commons il y a un certain temps, et je me suis demandé comme ça qui l'utilisait dans le monde2. Google est mon ami, donc je drag'n'drop la photo de Commons dans images.google3, et ça me renvoie la liste plus ou moins exhaustive des articles de Wikipédia qui utilisent la photo. Et une page sur Structurae.
Mairie du 10e arrondissement de Paris
Photo que j'avais mise sur Commons il y a un certain temps.

Donc je clique sur l'image, le fichier a été copié sur leurs servers, avec une page de description (qui ressemble pas mal à une infobox de Commons, à l'habillage près) et qui reprend le nécessaire (description rapide, le pseudo de l'auteur et un lien vers la licence). Très bien, bravo.

Du coup, puisque je suis là, je me dis que l'ai fait d'autres photos que j'ai placées sous la même licence et qui peuvent servir à illustrer structurae4. La porte Saint-Denis, par exemple5.
Porte Saint-Denis 01
La porte Saint-Denis, donc.
Là, visiblement, ils n'ont pas repris ma photo, ils ont une petite quinzaine de photos « maison ». Les pages de description donnent le nom des photographes, mais selon la « note légale » ce n'est pas sous licence libre :
Cette image peut être utilisée gratuitement pour des usages personnels, académiques ou pour la recherche. Dans tous les cas le ou la photographe et Structurae doivent être mentionnés.
Pour la publication (imprimée, en-ligne ou autre méthode) et/ou l'exploitation commerciale de cette image, par exemple sur un site Internet non-personnel, il faut obtenir la permission du détenteur du copyright et/ou du photographe. Si vous obtenez la permission d'utilisation sur une page Internet vous devez aussi inclure un lien vers Structurae, soit vers cette page-ci, la page de données ou un lien général.
Veuillez contacter Structurae pour obtenir plus d'informations.
Soit. La ligne suivante est carrément explicite et sans détour6 :
Cette image ne peut être utilisée sur Wikipédia ou Wikimédia Commons sans la permission de l'auteur de l'image!

D'où la question suivante : qui sont ces photographes qui versent leurs photos sur structurae pour que structurae puisse monnayer leur droits de reproduction au détail et en gros7 ?
Visiblement c'est n'importe qui qui aura suivi le lien « Aidez Structurae et envoyez-nous vos images! »8 en bas des pages.

Donc, pour résumer… Structurae utilise des photos de Commons en respectant les licences et monnaye les photos qui lui sont directement envoyées.
Personne ne sait si les photographes sont rémunérés dans l'histoire (cela dit, vu que les tarifs ne sont pas indiqués, c'est sans espoir). Quand je prends des photos et que je veux les partager, c'est pour qu'elles servent à tout le monde, pas juste à faire gagner de l'argent à Structurae, c'est pourquoi je les publie sous licence libre sur Commons.

Au passage, je note que structurae vend des espaces publicitaires.
Juste pour leur faire la nique, Wikimedia devrait y mettre les bannières de foundraising, l'an prochain.

Notes
1 Sans me faire mal.
2 Par simple curiosité.
3 En fait non, il y a un gadget firefox qui fait le boulot tout seul et qui sait aussi chercher à des endroits où on ne trouve rien, genre sur Baidu.
4 Ça peut servir à ça, ce n'est pas une obligation non plus. Ils font ce qu'ils veulent sur leur site, je m'en fiche. Tant qu'ils respectent la licence c'est bon pour moi.
5 J'ai fait une photo dont je suis content, ils ont une entrée… allons voir.
6 Et pour la peine, même si j'aime pas le gras (ça fait grossir), je laisse la typo d'origine.
7 Comme le laisse entendre la page liée.
8 Oui, on aime bien le point d'exclamation, sur Structurae. Ça fait enjoué, dynamique, souriant et commercial, sans doute !
  Une dernière note, sans numéro : pour illustrer ce billet, je n'utilise que des photos sous licence libre, stockées sur Commons (et que accessoirement, j'ai prises avec mes petites mains potelées aux doigts boudinés). J'ai bien compris qu'il ne faut pas utiliser le contenu de Structurae. Jamais.

Mise au point

J'allais oublier. Pas de vœux ici cette année, parce que :
  • les Samoa ont fait le tour du monde pour se retrouver à la même place ;
  • la France a perdu son tripleuha (elle avait qu'à ranger sa chambre) ;
  • Steve Jobs et MegaUpload sont plus ou moins morts ;
  • Le film de Sassam Hussein va bientôt sortir
  • etc.
Comment souhaiter une bonne année dans ces conditions ?

dimanche 22 janvier 2012

#WTF

Je survole des articles de Wikipédia (dont le sujet ne me fait pas forcément relever la nuit). Mais il arrive que j'aie l'œil accroché par une phrase plus ou moins absurde, dont je ne doute pas un seul instant qu'elle fait (ou faisait, sur le moment) sens pour celui qui l'a écrite.
Compilation.

André Sas Orchassal
André Sas Orchassal est cousin au 14e degré avec le généalogiste Pierre-Valéry Archassal.
Albert Kammerer
D'origine alsacienne et strasbourgeoise, d'une famille protestante, il épouse Élisabeth Hosemann en 1908 dont il aura trois enfants.
André Tubeuf
À quoi s'ajoutent d'innombrables conférences (dont sept à Salzbourg dans le cadre du Festival) et autant d'émissions radiophoniques.
Tour de poitrine
Faites vérifier vos mesures régulièrement chaque année, lors de changement de poids, allaitement, un premier soutien-gorge d'une adolescente, changement de modèle; par un(e) corsetier(ère) ou un(e) couturier(ère). Ce service est gratuit au Québec.
Claudia Schiffer
Son père est mort le mardi 24 juillet 2007 d'une crise cardiaque au golf de Bitche (Moselle).
Miss Ming
Miss Ming est née un 3 novembre 1990 et n'est pas autiste mais simplement différente.
Christophe Dechavanne
Christophe Dechavanne est daltonien, et il a une sœur.
 KoЯn
 Dans leur jeunesse, Fieldy était d'ailleurs assez méchant avec Jonathan : « Il me piquait mes T-shirts » a déclaré plus tard Davis.
Chimère (génétique)
[… ] les analyses effectuées sur un de ses fils montraient qu'elle ne pouvait être sa mère.
Cadran solaire à fibres optiques
…un monolithe de bronze
Chronologie de Paris
C'est le grand retour du tramway à Paris, après une absence de près de 70 ans.
Aquarium du palais de la Porte Dorée
Des nautiles, sorte de mollusque céphalopode, étaient conservés dans un bac réfrigéré à 16 °C. Ils étaient avec la limule les représentants stars de cette partie.
YouPorn
[…] le site aurait été conçu et réalisé à l'origine par un Allemand.
 Je n'ai pas corrigé, je trouve plus drôle comme ça.

À part ça, j'ai rêvé que le bistrot à côté de chez moi contribuait à Wikipédia pendant les courses (il fait PMU aussi), pendant que sa femme regardait les clients avec les dents. Sur le coup, ça n'avait pas l'air aussi barré qu'en l'écrivant, mais ça m'a quand même fichu la frousse. Je me suis donc réveillé en sueur, j'ai attrapé mon cartable et je suis allé à l'école, où je me suis rendu compte qu'il y avait un problème quand la maîtresse essayait de faire des calculs sur un tableau triable et que Poulpy lui disait d'utiliser un tableur.
Et je me suis réveillé…

Je cherche toujours dans quel article  je pourrais ajouter ça.

dimanche 4 décembre 2011

Quelques plugins pour Gimp

Amis bricoleurs de photos qui ne voulez pas payer Lightroom, Photoshop, DxO et consorts, voici quelques plugins que j'utilise à l'occasion dans Gimp, ou que j'ai envie de tester.

Avant
Shadow and Highlights, qui permet de déboucher une photo sousex ou de dé-griller les surex (dans la mesure où il reste des données). Ça étale les deux extrémités de l'histogramme, et ça permet d'adoucir un tirage (pour ceux qui ont mis les pieds dans un labo photo).
Après
Ça demande des valeurs sans donner d'aperçu, il faut entrer n'importe quoi (ou laisser tel quel), ensuite ça calcule tout seul, et ça pond deux calques dont on règle l'opacité pour ajuster l'effet.
Bien sûr, ça ne fait pas de miracles dans les hautes lumières et ça fait ressortir le bruit des sombres, mais ça permet d'améliorer certaines choses dans certains cas.
À essayer, et à avoir dans sa trousse à outils.


Pour le bruit, justement, j'utilise Wavelet denoise, qui permet de choisir précisément les paramètres du débruitage de chrominance par canal et de luminance (jeter un œil aux illustrations de [[bruit numérique]]), autrement dit, de garder ou non le grain et de virer les machins colorés dégoûtants sans tout flouter indistinctement.
On m'a dit que ça ne marche pas sous mac.


J'aime bien utiliser mes photos en fond d'écran, toujours est-il que cette photo me plaît bien (il y avait un clochard qui m'a poursuivi en m'appelant « chef » pendant une demi-journée, ça a une valeur sentimentale que vous n'êtes pas forcés de partager).
Sur Commons, dans les catégories Green objects et Green background.
Mais mon appareil photo n'a pas les mêmes proportions que mon écran. Et je ne veux pas de bandes noires sur le côté de mes fonds d'écran. Et si je recadre la photo pour l'écran, j'ai le choix entre couper la tête et couper les genoux (or j'aime j'aime j'aime j'aime ses genoux), j'ai pas envie de copier des branches se sapin pour remplir les bords, et étirer la fille verte en largeur n'est pas une option.
Bref, pour ça il y a Liquid Rescale (voir le site pour les tutoriels), qui permet de changer les proportions d'une image sans toucher le sujet, c'est à dire que le fond est déformé là où ça ne se voit pas trop.
La même, redimensionnée joliment pour mon fond d'écran.
Pas vraiment le genre de fonction que j'utilise pour les photos que je mets sur Commons, mais très bien pour ajuster mon fond d'écran. Ça demande un peu de pratique.


Un autre truc visiblement pratique, que je viens de découvrir sans avoir eu le temps de tester (et qui a juste un an), c'est GimpLensfun (voir le site, en anglais).
Comme Lightroom ou DxO, ça s'appuie sur le couple boîtier/objectif et les données EXIF pour corriger la distorsion, l'aberration chromatique et le vignettage des photos. Ça marche pour les compacts et pour les reflex. Visiblement il est possible de calibrer sois-même le machin pour son matériel, s'il n'est pas déjà dans la liste, ceci-dit ça a l'air compliqué et ça utilise hugin (héhéhé).
C'est le genre de corrections qui améliorent la qualité des photos, et qui devraient (dans un monde parfait et selon moi) être faites directement dans l'appareil photo et dont on ne devrait pas entendre parler.


Si au contraire, on cherche à empirer des photos ratées (ça peut toujours être un moyen de les rattraper), il faut chercher du côté de Lomo Script with Old Style Colors, pour faire des fausses lomographies (c'est de la photo avec un toy-appareil-photo à pellicule qui ne peut prendre que des photos ratées, mais il y en a à qui ça plaît).
À utiliser de préférence avec un reflex neuf, gros, cher et un objectif de même, histoire de faire de la photo bien ratée, bien moche et bien chère. Size matters, comme disait l'autre.
Pas testé, mais ça a l'air d'être joliment atroce.

lundi 14 novembre 2011

Les dessous de tout, sur tout, en dessous de tout, surtout sens-dessus-dessous

Je suis tombé sur un article de Wikipedia en anglais qui m'a soudain fait comprendre à quel point on nous ment.

Jusque là, je croyais que les Américains avaient fait la guerre en Irak pour occuper leur jeunesse, pour relancer le business des marchands de canons, pour se débarrasser d'un type qui les dérangeaient et accessoirement pour récupérer le pétrole. C'est plus ou moins ce que j'avais compris des explications confuses que j'avais lues d'un œil distrait.

Ben en fait non, pas du tout.

En lisant ça, je me rends compte que c'était bien plus vicieux. Saddam Hussein avait en fait toute l'attention de la CIA et en sous-main des éditeurs de papreback américains qui sentaient le coup fumant depuis qu'il avait commencé à éditer des romans.
La CIA (qui n'a pas vu venir les avions de septembre) a eu le temps de faire une analyse desdits livres et de voir que plusieurs nègres avaient travaillé sur le truc.
Vraisemblablement, donc, ils sont allés pendre le type qui avait juste pris les moyens d'écrire ses bouquins et de les vendre (un peu comme King Jong-il qui fait du cinéma) dans l'idée de récupérer les droits et d'exploiter cette production de qualité (j'ai pas lu, mais franchement pour faire un tel cirque, les Américains devaient être persuadés que ça valait le coup) peinards.

Visiblement le truc a marché. De ce que je comprends, l'éditeur américain détient le copyright de Zabibah and the King sans rien avoir payé à l'auteur. Je n'ai pas les chiffres de vente, mais une adaptation cinématographique est post-production et doit sortir au printemps prochain, avec Ben Kingsley dans le rôle du dictateur (lui qui avait incarné Gandhi), Anna Faris (de Scary Movie) et Megan Fox (la madone des Transformers) en cameo. Et tout ça, bien sûr (un malheur n'arrive jamais seul) réalisé par Sacha Baron Cohen (auteur de Borat).

Ça valait le coup, bravo les mecs.

Enfin, je dis ça, je dis rien. D'ailleurs je dis n'importe quoi.

mercredi 9 novembre 2011

Message de service

Quelqu'un qui s'y connait m'a dit un jour que le blog n'était pas la meilleure plateforme pour publier des tutoriels.
C'est sans doute vrai, mais d'une part chercher la plateforme idoine ne me fait pas me relever la nuit, et d'autre part j'ai ce blog où je publie ce que j'ai à dire au moment où ça me prend. Et puis, je vois ça plus comme une occasion de raconter une histoire (on peut raconter sa vie en partant d'une photo qu'on n'a pas prise, non ?) que pour donner un cours magistral (même si ça peut y ressembler en fin de compte).

Donc puisque ça me convient personnellement, je pense que je vais continuer comme ça, à semer ma zone ici (avec des billets sur la retouche photo ici quand j'ai l'inspiration, entrecoupés par des billets qui n'ont rien à voir). C'est chez moi après tout.

Cela dit, je me rends bien compte que tout le monde n'habite pas dans ma tête et n'a pas forcément envie/besoin de corriger des perspectives ou de régler des niveaux quand ça me prend d'expliquer comment.
Et que d'autre part, quand l'envie de faire vous prend, vous pouvez avoir du mal à retrouver le billet qui vous intéresse dans le label retouche photo (flux RSS) où j'essaye de ranger tout ça.

 Donc, je mets en place une sorte d'index des billets dont vous trouverez le lien en haut de la « colonne latérale »  sous ma cocotte en papier, avec un titre que j'espère vous comprendrez : Retouche photo.

Et puisque je vous aime bien, je vous offre un cri Wilhelm (article, page de description) pour la route.