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samedi 28 juillet 2012

Le Mini-Studio : récit d'aventures

Puisque Jastrow le demande, que j'ai essayé d'esquiver et que j'ai échoué, voici un compte-rendu. Pas envie de me prendre des baffes, moi.

Bon, Wikimédia France a acheté un mini-studio photo (BIG ready-to-go). Ça a duré à peu près un an, mais comme ce n'est pas moi qui m'en suis occupé, ça ne sera pas dans mon compte rendu. Toujours est-il que le studio en question est arrivé dans les locaux de WMFR il y a quelques jours.
Ce sera donc un compte rendu de mini-studio photo. Accrochez vos ceintures : premières impressions.

Donc, je suis allé l'emprunter, pour l'essayer. Alors déjà, il pleuvait. Bon, je passe les détails qui n'intéressent que moi et mon parapluie.
Ça se présente sous la forme d'une « valisette » (dimensions : 76 × 62 × 14 cm). Je n'ai pas pensé à peser le machin, mais ça se porte. Et il y a une poignée.
C'est déjà de la bonne valisette, ça, patron.
C'est en toile synthétique noire, ça ferme avec une fermeture éclair et il n'y a pas de mode d'emploi.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 01
Ouvert, ça ressemble à ça.
Quand c'est pas fermé, ça s'ouvre (le petit côté fait charnière), la valise devient le fond du studio (c'est à dire le truc de couleur unie sans angles) noir ou blanc (il y a une feuille de plastique de chaque couleur).

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 02
Le montage des côtés est simple.
Pour tenir ça ouvert, il y a les côtés, qui sont des plaques rigides en plastique (un côté noir, un côté blanc) qu'on pose sur les bords de la valise et qui ne vont pas tomber sur les côtés parce que la fermeture éclair les retient. Et il y a trois panneaux de façade qu'on assemble dans les côtés à tenon et mortaise (il y a même des goupilles pour fixer le tout) dans l'ordre qui nous arrange.

Le principe du studio étant qu'on ferme tout pour éliminer les lumières ambiantes qu'on ne contrôle pas (d'où le truc de la boite noire) et qu'à l'intérieur on a sa lumière bien constante et qui se réfléchit sur tous les côtés (pas d'ombres tranchées). La première fois que j'ai vu le studio en question, c'était au au truc des expositions de la porte de Versailles, où l'éclairage est dégoûtant, et la démonstration était assez convaincante : à chaque panneau qu'on ajoutait à la façade, la couleur de l'objet changeait à l'intérieur du studio.
Mini-studio photo Big Ready-To-Go 04
Trou au niveau du sol :
pour faire des vues de face.
Studio éteint.
Donc, on met son bidule dans la valoche dépliée, plus ou moins au milieu, on ferme la façade, et comme il y a un trou dans un des trois panneaux de façade, il faut le placer judicieusement (les trois panneaux sont interchangeables), par exemple entre le bidule et l'appareil photo, et on prend la photo.
En pratique, on peut placer le trou (et l'appareil, donc) relativement au niveau du sol du studio pour les prises de vues de face, ou on peut le mettre plus haut pour faire des vues de haut.

Mini-studio photo Big Ready-To-Go 05
Studio allumé,
avec un seul panneau de façade.
Je ne sais pas si ça va vous passionner, mais pour avoir essayé, on peut passer le bras par le trou de la façade. Ah, aussi, si la façade est gênante, on peut ne pas la mettre pour prendre la photo (il n'y a pas de police de la façade qui vient vous arrêter et vous mettre en prison, au moins pas dans les 24 h), le seul truc, c'est que la lumière est moins contrôlée et que la température dépend plus de la lumière ambiante.

C'est éclairé par deux tubes fluo de 16 W qui visiblement ne rentrent pas dans les températures de lumière connues par mon appareil photo (attention la balance des blancs), ou alors je m'y prends comme un pied. Il y a deux tubes de rechange.
Ah oui, tant que j'en suis à parler électricité… donc il y a une prise secteur avec une terre, le câble n'est pas très long : selon comment on se débrouille un peu plus ou un peu moins de 2 m (le fil court à l'intérieur de la valise enfermé dans un truc à scratch entre les lampes et la charnière). Et il y a un interrupteur (une poire sur le câble).

Naturellement, j'ai pas trop l'habitude du studio, et il faut un peu ré-apprendre à faire ses réglages.

J'ai fait quelques essais (quand je dis essais, j'ai dû prendre 25 photos en tout avec le studio, je n'ai pas eu le temps de faire trois essais pour arriver à mes fins, d'habitude je parle des choses que je sais faire, là c'est l'aventure) :
Blue external USB hard drive 02
Disque dur externe vu de haut.
  • un disque dur externe neuf qui ne marche pas : il ne marche pas mieux après la photo ;
  • un appareil photo : les fabricants ont la drôle d'idée de faire ça noir du coup, j'ai été pris d'angoisses sur le fond blanc bien brûlé (bien sûr), du coup j'ai sous-ex et j'ai raté ma série (faudrait sérieusement que j'arrête les idées de génie intempestives dans ce genre-là) ;
  • un verre d'eau : bon, ça, c'est le fiasco total. C'est gris, on ne voit rien, il y a les lampes qui se reflètent dans le verre (par conte il y a un bout de feuille plastique blanc en rab et des machins pour la fixer qui doivent pouvoir servir à mettre entre les lampes et le sujet et diffuser la lumière, mais mon exploration ne s'est pas encore étendue jusque là), on voit des tas de poussières (nettoyez vos capteurs !).
Il va falloir travailler encore un peu avant d'avoir un verre d'eau…

Franchement (sauf à aller inventer de faire des photos d'objets invisibles) c'est simple à utiliser (on ouvre et c'est prêt, on ne passe pas 3 heures à monter le truc comme les étagères en kit), et on peut passer du temps sur sa photo bien placer les choses dans le studio, faire ses réglages, caler son trépied si on en utilise un, etc.

mardi 6 mars 2012

Autopsie d'un garde-boue

Pour une fois que je ne voulais pas pousser sur la bouteille, il m'est arrivé un truc pas commun en rentrant de refaire le monde très sobrement.

Il était pas loin de 2 heures du mat', Paris, place de la République, moi sur mon vieux vélo qui rentre me coucher.
Je dis mon vieux vélo, parce qu'il commence à avoir bien vécu. Il roule toujours, c'est ce que je lui demande (c'était pour ça que je l'avais acheté), mais il commence à avoir du kilométrage. Comme toutes les vieilles carnes, il faut le connaître pour en faire à peu près ce qu'on en veut, et ne pas lui demander ce qu'il ne peut plus faire. Un vieux vélo, quoi. Je l'avais acheté il y a quelques années, une entrée de prix dans un magasin de sport pour citadins, qui vend aussi des chaussettes et des maillots de bain, juste ce qu'il me faut pour me déplacer sans avoir à attendre le métro.

Il y a quelques mois, les garde-boue ont commencé à vivre leur vie.
En rouge, les attaches du garde-boue.
À l'origine, il y avait deux boulons : un derrière le pédalier et un sous le hauban, pas loin de l'attache du frein (pour ceux qui ne connaissent pas l'anatomie d'un vélo, voir ce schéma), et à l'arrière, il y a un truc en fil de fer qui revient de part et d'autre de la roue jusqu'au moyeu.
Il y a quelques mois, le plastique du garde-boue autour du boulon du hauban s'est déchiré. Du coup, ça faisait un bruit de fou furieux dès que je passais sur des pavés. Je trouvais ça cool, j'économisais sur la sonnette.
Et là, le plastique autour du second boulon s'est déchiré à son tour. Du coup, le garde-boue a commencé à frotter sur le pneu, il a été entraîné, et il est passé sous la roue en tordant les fils de fer. Et il est resté là.

Constat en passant : le garde-boue adhère nettement moins que le pneu. C'est peut-être pour ça qu'on ne roule pas sur les garde-boue.

À ce moment-là, j'étais engagé de la place de la République entre 15 et 20 km/h, plus ou moins devant le magasin où j'avais acheté le vélo, soit dit en passant, et je commençais à freiner pour m'arrêter au feu. Je sais, c'est bête de s'arrêter au feu à un carrefour dont toutes les incidentes sont fermées pour cause de travaux, à 2 heures du matin, quand il n'y a pas de piétons, mais c'est comme ça, je m'arrête aux feux.
Donc, je freine tout doucement. Mais le garde-boue arrière est passé sous la roue à ce moment-là. Donc la roue arrière n'a rien voulu savoir de mon freinage, elle a continué à la même vitesse, et elle m'a doublé par la droite. Un bon début de tête-à-queue. Et en même temps, le vélo s'est couché sur la chaussée, tout gentiment, sans à-coups.
Je me suis retrouvé assis sur les fesses, à glisser très dignement sur une distance assez impressionnante, en regardant mon vélo qui s'éloignait en tourbillonnant et les voitures qui arrivaient. Le feu précédent était passé au vert.
Quand je me suis arrêté de glisser, je me suis relevé, j'ai mis mon vélo sous mon bras, et je suis allé sur le trottoir. Et les voitures sont passées au loin.

Bilan : moi, rien, pas même un trou au fond de la culotte, juste une bonne histoire à raconter. Par contre, je pense que ce garde-boue est irrémédiablement perdu pour la cause, il va falloir que je trouve un moyen de le démonter, parce qu'il est bien coincé.

Désolé pour ceux qui auraient aimé voir la cascade en ogg theora sur Commons, j'étais sur le moment assez préoccupé à ce que je faisais, même si c'était complètement absurde et que j'en avais conscience. On pourrait lancer un chose du genre CommonsoGag, certes. Ou je peux penser à faire cascadeur dans les grosses productions américaines. Pourquoi pas.
La prochaine fois que je reste sobre, envoyez-moi quelqu'un avec une caméra, on verra ce qu'on peut faire.

mercredi 9 novembre 2011

Message de service

Quelqu'un qui s'y connait m'a dit un jour que le blog n'était pas la meilleure plateforme pour publier des tutoriels.
C'est sans doute vrai, mais d'une part chercher la plateforme idoine ne me fait pas me relever la nuit, et d'autre part j'ai ce blog où je publie ce que j'ai à dire au moment où ça me prend. Et puis, je vois ça plus comme une occasion de raconter une histoire (on peut raconter sa vie en partant d'une photo qu'on n'a pas prise, non ?) que pour donner un cours magistral (même si ça peut y ressembler en fin de compte).

Donc puisque ça me convient personnellement, je pense que je vais continuer comme ça, à semer ma zone ici (avec des billets sur la retouche photo ici quand j'ai l'inspiration, entrecoupés par des billets qui n'ont rien à voir). C'est chez moi après tout.

Cela dit, je me rends bien compte que tout le monde n'habite pas dans ma tête et n'a pas forcément envie/besoin de corriger des perspectives ou de régler des niveaux quand ça me prend d'expliquer comment.
Et que d'autre part, quand l'envie de faire vous prend, vous pouvez avoir du mal à retrouver le billet qui vous intéresse dans le label retouche photo (flux RSS) où j'essaye de ranger tout ça.

 Donc, je mets en place une sorte d'index des billets dont vous trouverez le lien en haut de la « colonne latérale »  sous ma cocotte en papier, avec un titre que j'espère vous comprendrez : Retouche photo.

Et puisque je vous aime bien, je vous offre un cri Wilhelm (article, page de description) pour la route.

mardi 1 novembre 2011

Dial 9-1-1!

DIAL 9-1-1!
Dans combien de films américain a-t-on vu cette scène ?
Ce qui n'est pas dans les films, c'est la suite du coup de téléphone, parce que ça peut prendre une tournure assez cocasse si 9-1-1 est passé sur liste rouge, comme sur cet enregistrement (page de description) sur Commons.

jeudi 25 août 2011

Retouche photo I

J'étais le week-end dernier en Suisse, pour assister à la conf' GLAM organisée par WikimediaCH et (surtout peut-être) pour prendre l'apéro près du lac.

Au cours de la conférence, Erdrokan a exprimé ses angoisses de publier ses photos face à des « cadors de la photo », dans le cadre de « commandes » d'organismes partenaires des associations Wikimedia (il a repris son argumentaire sur le choix du cahos).
Qu'est-ce que tu veux faire face aux cadors de la photo ?
Après avoir passé pas mal de temps à faire de la catégorisation sur Wikimedia Commons, je me suis rendu compte que pas mal de photos sorties directement de l'appareil ne demanderaient pas un travail considérable pour avoir vraiment de la gueule et « faire sérieux ».

Une première note, déjà, c'est pas parce que j'ai le dernier reflex très cher que je fais de meilleures photos que toi, petit scarabée, qui n'as qu'un compact pourri. Bien sûr, dans certains cas particuliers il faut du matériel spécifique, mais le plus souvent on n'a pas besoin de se ruiner en matériel (voir ici), d'autant qu'une petite retouche avec des logiciels pas forcément ruineux peut récupérer pas mal de défauts du matériel.

Je vais donc essayer de montrer comment se faire passer pour un cador à moindre frais.
Prenons donc une photo (au hasard une photo d'Erdrokan) prise avec un compact.
Mairie de Souprosse dans le département des Landes, par User:Erdrokan (Travail personnel) [GFDL (www.gnu.org/copyleft/fdl.html) ou CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0 (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons.
Redresser la perspective.
Première chose, je redresse la perspective avec hugin (on peut faire ça aussi avec GIMP, mais il y a le risque de perdre le rapport hauteur/largeur). Si vous cherchez à faire ça, le tutoriel (assez vieux et en anglais) est ici.

Ça prend 3 minutes.


Comme le bas du bâtiment est près du bord, je recadre un peu large (je garde des « trous » sur les bords, de façon à pouvoir « laisser respirer » le bâtiment et à ne pas me retrouver coincé par le recadrage automatique).

Recadrer.
Là, j'allume GIMP et je commence par recadrer pour enlever les trous.

30 secondes (en comptant le temps de lancement).

C'est à ça que ressemblera la photo retouchée.
Je vois encore deux petits réglages à faire (mais soyons honnêtes, c'est de la coquetterie) :
  • le soleil est un peu fort, ce qui fait que les ombres sont très marquées, on peut aussi les adoucir.
  • quand on le regarde à pleine résolution, le ciel est grenu (lire ce billet chez Jastrow, si vous ne savez pas d'où ça vient), il va falloir enlever ce bruit,
Histogramme
Pour les ombres, voyons l'histogramme des valeurs (c'est un graphique qui donne en abscisse les 256 valeurs du noir (à gauche) au blanc (à droite) et en ordonnée la quantité de pixels.
Déjà, on voit que le photo est plutôt bien exposée : ni sur-exposée (l'histogramme s'envolerait sur la droite) ni sous-exposée (il y aurait une grosse masse à gauche et quasi-rien à droite).

Le truc que je voudrais changer, c'est juste le dernier petit pic à gauche, qui est trop marqué et un peu loin du bord (un peu trop grisouille).
Je fais ça avec les courbes (documentation).
Réglage de la courbe des valeurs.

Ça prend 30 secondes, le temps de faire trois essais.

Pour l'instant, on en est là, au niveau de la photo (je mets en regard l'histogramme, parce que c'est avec ça qu'on contrôle en allant la qualité des retouches, voyez au passage qu'on a un pâté discontinu dans le sombre, ça fait ressortir le bruit) :
Après réglage de la courbe des valeurs.

Arrivé là, on se désespère en se disant qu'on a ajouté du bruit au bruit, qu'on ne s'entend plus et que ça ne ressemble à rien.
Il y a du bruit dans le ciel (échelle : 100 %)

Mais il existe des plugins pour GIMP qui permet de réduire le bruit (ça n'est pas inclus dans la distribution de base). Personnellement, j'utilise wavelet denoise (pour l'installer, il faut placer le fichier au bon endroit dans l'arborescence, avec les autres plugins), qui permet de traiter indépendamment le bruit de luminance (en argentique, on appelait ça le grain, et il vaut mieux le garder que d'avoir une photo floue) et le bruit de chrominance (jamais très agréable à regarder).

Une minute.

Après débruitage.
On note que les discontinuités à gauche de l'histogramme ont disparu.

Arrivé à ce niveau-là, on peut s'arrêter et mettre ça sur Wikimedia Commons.
Résultat
Je ne dis pas qu'on a fait la photo du siècle, mais
  • il n'y a pas de raison que les verticales ne le soient pas (sauf à vouloir faire une contre-plongée de malade, mais pour dire quoi ?), pour les horizontales c'est moins grave, mais tant qu'on y est, ça ne coûte rien ;
  • même si les réglages (histogramme et débruitage) ont perdu des données, ils ont rendu l'image plus agréable à l'œil, et c'est encore à l'œil qu'on juge une photo.
C'est le genre de traitements que je fais subir à mes photos avant de les partager sur Commons (parce que je ne vois pas l'intérêt d'avoir un objectif à décentrement qui corrige la perspective à la prise de vue et qui nécessite un trépied et un quart d'heure de réglages, quand je fais ça en 3 minutes et sans me faire mal au dos).

Si je fais les comptes,ça prend 5 minutes de post-traitement (avec un peu d'entraînement, mais l'entraînement vient en essayant).

Si ça vous intéresse, je peux continuer à faire des retouches ici, pour montrer à quel point c'est facile de devenir un cador.

mardi 2 août 2011

3615MAVIE

Je me suis souvenu qu'il m'est arrivé de dessiner, dans ce blog.
Il y a longtemps.



Mais j'ai un peu perdu l'habitude. Je faisais ça sur un coin de feuille avec le premier stylo qui le tombait tous la main, je scannais ça à la va-vite et je mettais parfois un peu de gris pour faire joli.

Et puis mon scanner a mouru. du coup, c'était moins facile et j'ai perdu l'habitude.

Récemment, j'ai trouvé MyPaint et je me demandais comment l'essayer.
Bref, j'ai remplacé le papier et le stylo à encre par la tablette graphique.
Premier constat, j'ai quand même moins l'habitude, il va me falloir de la pratique.

Second constat, tout à fait indépendant, tout le monde met maintenant une légende sous les images, sur les blogs. J'ai trouvé ça vexant et j'ai passé la soirée à chercher dans l'aide de blogger, une sorte de Capharnaüm indescriptible où on ne trouve rien  (nettement pire que l'aide de Wikipédia, ce qui n'est pas peu dire), il a même fallu que j'aille ennuyer Pyb sur IRC pour savoir dans quel onglet de quelle page de paramètres il fallait cocher une case avec un texte sibyllin.
Du vrai travail.

Maintenant, je sais mettre une légende là.

Après, il a fallu que je me souvienne si je dessinais ou non des oreilles, puis je suis allé chercher du café : j'en avais plus.

Edit Vu le nombre consirédable de fautes de français et d'orthographe que j'ai faites dans ce texte, puis corrigées à l'arrache après publication, je me demande vraiment si je dois continuer à écrire…

samedi 18 décembre 2010

Justin Bridou, et le foundraising de Wikimedia Foundation

Je n'avais pas l'intention d'en parler, parce que dans le fond, très loin, ça ne me passionne pas. Mais puisque c'est voila, alors voila (hein).

Ordoncques, je rentrais des 40 ans d'un copain sur le coup des plus de métro et quart (ou à peu près), et je m'aperçois en rentrant dans mes pénates (j'ai des pantoufles avec des poils roses très seyants tout autour des ripatons) que je dois impérativement aller faire une modification sur le wiktionnaire en malayâlam (que je n'invente pas pour l'occasion) tout de suite maintenant, sinon un dinosaure va me manger.

Quand je suis frappé par le bandeau de foundraising, en haut de la page. Ça se remarque comme un coup de pied au cul : ce n'est plus saint Jimbo le prude qui me réclame des sous en essayent de vendre des Rolex de troisième main, c'est une brune avec des cerises sur l'oreille et un t-shirt vert kaki avec des taches jaune caca d'oie et marron :
Grâce au travail de Lila et de milliers de bénévoles,
Wikipédia est toujours là quand vous en avez besoin.
Aujourd'hui, c'est Wikipédia qui a besoin de vous.
Faites un don.
Il semblerait (enfin, c'est ce qu'on m'a dit) que ladite Lila, avec ses cerises sur l'oreille aurait un compte quelque part sur Wikipedia, qu'elle aurait en tout et pour tout (tous projets confondus) fait 48 edits depuis juin 2008.
Pour sa défense, il faut quand même noter qu'elle est moins barbue que Jimbo.

Tout ça pour dire, monsieur Fernand, que le pastis perd chaque jour de l'adhérent.

Et aussi qu'on est passé à la phase Justin Bridou du foundraising : la phase où on s'invente une mascotte pour faire croire qu'il y a des gens derrière cette machine de guerre qui a réussi à évincer Quid, et Encarta (moi, je serais un ancien de ces deux boîtes, je me ferais du souci : ça voudrait dire que j'ai perdu mon boulot à cause de dilettantes qui font une édition toutes les trois semaines). Il ne s'agit à l'évidence pas d'un Giovanni Panzani, fondateur ressorti du placard où on l'avait caché et ré-italianisé pour concurrencer le sus-nommé Justin sur le marché du spot publicitaire alimentaire.

Donc le Justin Bridou de la Wikimedia Foundation s'appelle Lila.

Ils ont déjà eu le bon goût de ne pas mettre en avant la Wikipe-tan (quoiqu'on aurait un peu rigolé : WP représenté par une mascotte lolicon).

Et tant qu'on parle de ça, donnez des sous.

mardi 14 décembre 2010

vendredi 12 février 2010

Non.


J'ai en vie de dire non à tout un tas de choses.

Parce que oui, il y a des trucs qui m'énervent.



Mais je ne vous dirai pas quoi.

mercredi 10 février 2010

Changement d'image

Il y a quelques mois, je me faisais plutôt cette image des blogueurs (du moins ce ceux de la blogosphère péri-wikipédique) :

Mais finalement ça va finir par tourner à ça :

Pourquoi pas, après tout. Plus on est de fous plus on rigole. Et puis je vois assez bien les wikirencontres où tout le monde viendrait avec un carton à dessin.

samedi 6 février 2010

Poulp Fiction



Quand Gilliatt, entrant pour la seconde fois dans cette cave à la poursuite du crabe, avait aperçu la crevasse où il avait pensé que le crabe se réfugiait, la pieuvre était dans ce trou, au guet. Se figure-t-on cette attente ? Pas un oiseau n’oserait couver, pas un œuf n’oserait éclore, pas une fleur n’oserait s’ouvrir, pas un sein n’oserait allaiter, pas un cœur n’oserait aimer, pas un esprit n’oserait s’envoler, si l’on songeait aux sinistres patiences embusquées dans l’abîme. Gilliatt avait enfoncé son bras dans le trou ; la pieuvre l’avait happé. Elle le tenait. Il était la mouche de cette araignée. Gilliatt était dans l’eau jusqu’à la ceinture, les pieds crispés sur la rondeur des galets glissants, le bras droit étreint et assujetti par les enroulements plats des courroies de la pieuvre, et le torse disparaissant presque sous les replis et les croisements de ce bandage horrible. Des huit bras de la pieuvre, trois adhéraient à la roche, cinq adhéraient à Gilliatt. De cette façon, cramponnée d’un côté au granit, de l’autre à l’homme, elle enchaînait Gilliatt au rocher. Gilliatt avait sur lui deux cent cinquante suçoirs. Complication d’angoisse et de dégoût. être serré dans un poing démesuré dont les doigts élastiques, longs de près d’un mètre, sont intérieurement pleins de pustules vivantes qui vous fouillent la chair. Nous l’avons dit, on ne s’arrache pas à la pieuvre. Si on l’essaie, on est plus sûrement lié. Elle ne fait que se resserrer davantage. Son effort croît en raison du vôtre. Plus de secousse produit plus de constriction.

Gilliatt n’avait qu’une ressource, son couteau. Il n’avait de libre que la main gauche, mais on sait qu’il en usait puissamment. On aurait pu dire de lui qu’il avait deux mains droites. Son couteau, ouvert, était dans cette main. On ne coupe pas les antennes de la pieuvre ; c’est un cuir impossible à trancher, il glisse sous la lame ; d’ailleurs la superposition est telle qu’une entaille à ces lanières entamerait votre chair. Le poulpe est formidable ; pourtant il y a une manière de s’en servir. Les pêcheurs de Serk la connaissent ; qui les a vus exécuter en mer de certains mouvements brusques, le sait. Les marsouins la connaissent aussi ; ils ont une façon de mordre la sèche qui lui coupe la tête. De là tous ces calmars, toutes ces sèches et tous ces poulpes sans tête qu’on rencontre au large. Le poulpe, en effet, n’est vulnérable qu’à la tête. Gilliatt ne l’ignorait point. Il n’avait jamais vu de pieuvre de cette dimension. Du premier coup, il se trouvait pris par la grande espèce. Un autre se fût troublé. Pour la pieuvre comme pour le taureau il y a un moment qu’il faut saisir ; c’est l’instant où le taureau baisse le cou, c’est l’instant où la pieuvre avance la tête ; instant rapide. Qui manque ce joint est perdu. Tout ce que nous venons de dire n’avait duré que quelques minutes. Gilliatt pourtant sentait croître la succion des deux cent cinquante ventouses. La pieuvre est traître. Elle tâche de stupéfier d’abord sa proie. Elle saisit, puis attend le plus qu’elle peut. Gilliatt tenait son couteau. Les succions augmentaient. Il regardait la pieuvre, qui le regardait. Tout à coup la bête détacha du rocher sa sixième antenne, et, la lançant sur Gilliatt, tâcha de lui saisir le bras gauche. En même temps elle avança vivement la tête. Une seconde de plus, sa bouche anus s’appliquait sur la poitrine de Gilliatt. Gilliatt, saigné au flanc, et les deux bras garrottés, était mort. Mais Gilliatt veillait. Guetté, il guettait. Il évita l’antenne, et, au moment où la bête allait mordre sa poitrine, son poing armé s’abattit sur la bête. Il y eut deux convulsions en sens inverse, celle de la pieuvre et celle de Gilliatt. Ce fut comme la lutte de deux éclairs. Gilliatt plongea la pointe de son couteau dans la viscosité plate, et, d’un mouvement giratoire pareil à la torsion d’un coup de fouet, faisant un cercle autour des deux yeux, il arracha la tête comme on arrache une dent.

Ce fut fini. Toute la bête tomba. Cela ressembla à un linge qui se détache. La pompe aspirante détruite, le vide se défit. Les quatre cents ventouses lâchèrent à la fois le rocher et l’homme. Ce haillon coula au fond de l’eau. Gilliatt, haletant du combat, put apercevoir à ses pieds sur les galets deux tas gélatineux informes, la tête d’un côté, le reste de l’autre. Nous disons le reste, car on ne pourrait dire le corps. Gilliatt toutefois, craignant quelque reprise convulsive de l’agonie, recula hors de la portée des tentacules. Mais la bête était bien morte. Gilliatt referma son couteau.
Victor Hugo, Les Travailleurs de la Mer, part. II, livre 4, 1866.

mercredi 23 décembre 2009

Uchronie wikipédienne

Imaginons qu'Alan Turing ait oublié de se réveiller...

Saint Jimbo se réveille un matin dans sa baignoire avec une idée géniale qui lui fait crier des trucs en grec ancien. Il renverse la moitié de la flotte, qui était froide de toutes façons. Pour célébrer ça, il va faire son footing tout nu en criant :
Imaginez un monde dans lequel chacun puisse avoir partout sur la planète libre accès à la somme de toutes les connaissances humaines. C'est ce que nous sommes allons faire.
Là dessus, il envoie des pigeons voyageurs à ses amis.

Après quelques échanges de pigeons voyageurs, tout le monde est d'accord pour commencer par un sujet fondamental : la pomme.

Papier-pedia va naître !

Première version :
La '''pomme''' est un [[fruit]].
Il roule le papier autour de la patte du pigeon et fait passer au suivant.
Au bout de 25 versions, on en est là :
Cliquez pour lire les mots.
Il n'y a plus qu'à ronéotyper, et on peut commencer à diffuser. C'est génial, ce principe d'encyclopédie collaborative, non ?

Note :
Les 26 premières versions de l'article mythique [[Pomme]] sont ici avec leurs vrais auteurs.

mardi 3 novembre 2009

Un club sado-maso où il n'y aurait que des masochistes

Ça revient périodiquement sur le tapis : Wikipédia francophone manque d'administrateurs actifs : il y a trop d'évaporation.

Hier, grand appel à candidatures. Aujourd'hui retour d'expérience de Szyx, ex-admin sur le Wiktionnaire francophone, et pas franchement convaincu de l'intérêt du statut. Et puis tout le monde se met à écrire des pavés de texte sans lire les pavés des autres (on se bat à coups de pavés comme d'autres se battent à coups de poissons pas frais, on fait avec ce qu'on a sous la main).

Bref, la routine.

J'ai quand même relevé cette remarque qui sort de l'ordinaire des chamaillerie :
[…] J'ai parfois l'impression que cette encyclopédie est un club sado-maso où il n'y aurait que des masochistes ... Daigaz (d) 3 novembre 2009 à 07:12 (CET)


Heureusement qu'il reste quelques administrateurs pour martyriser cette masse de masochistes.

jeudi 15 octobre 2009

Retour...

Le « wikibreak » fonctionne un peu comme une piqûre de rappel. On se souvient qu'il n'y a pas que Wikipédia dans la vie, qu'on a aussi des obligations plus ou moins alimentaires et très certainement chronophages, qu'internet ne va pas sans le dire, que même le téléphone ne passe pas partout… Que « de quoi sont les pieds ? » « les pieds sont l'objet du plus grand soin. » (ce sont aussi de très bons supports d'ampoules), que « qu'est-ce qui joue plus faux qu'une flûte ? » « deux flûtes. », etc.1 J'aime pas les piqûres.

Par contre, il y a des constantes. Il y a toujours des trolls de plus ou moins haut vol pour se prendre au sérieux et poser des questions qui montrent qu'ils n'écoutent pas ce qu'on vient de leur dire. Il y a les gens à qui il faut passer la moitié de son temps à expliquer ce qu'on fait, pourquoi, comment au lieu de faire. Et il y a la satisfaction de constater qu'en fin de compte, tous ces gens qui n'en ont rien à faire2 ont à peu près compris ce qu'on leur a dit3.

Je n'annonce pas mes wikibreaks. Ça évite les psychodrames du genre4 :
Tu fais ch.er, tu vas pas nous claquer dans les doigts comme ça ! -- machin (d)
J'ai pas mieux à rajouter. -- truc (d)
Pareil. Amitiés. -- chose (d)
Prend du recul si tu en as besoin. Reviens vite. À bientôt. -- bidule (d)
Merci pour le boulot déjà fait ici et porte toi bien quoique tu fasses ! À très vite ;) -- machinchose (d)
En espérant que ce ne soit qu'un coup de tête, bonne pause :) Cdlt, truc-bidule (d)
ad lib.
Et les effusions (de camomille) au retour.

Tout ça pour dire, monsieur Fernand, que le pastis perd chaque jour de l'adhérent5.

Quand on s'est mis des cloques aux trotignolles et la goutte au tarin, quand on a à peine roupillé ce qu'il faut pour tenir sur ses quilles, et qu'on rentre dans sa cambuse, on commence par écraser. Puis on expédie les affaires courantes (frigo vide, vaisselle sale, etc.) Enfin, on regarde l'ordinateur…
Et là, on sent un truc bizarre : on est partagé entre le plaisir de voir que c'est bien organisé6 et par l'angoisse de tous les machins qu'il va falloir lire avant de pouvoir faire quoi que ce soit.

On commence par les blogs… vous écrivez trop !
Puis le bulletin des administrateurs (pour savoir dans quel sens crier pour hurler avec les loups7). C'est assez déprimant, je dois admettre. À croire qu'il n'y a que des problèmes.
Et puis la page de discussion. Là, vous êtes vachards. Venir me poser des questions compliquées auxquelles il faudrait que je réponde sérieusement…

Conclusion, la prochaine fois que je pars en wikibreak sans prévenir, vous serez assez sympa d'arrêter de vivre. J'ai du mal à reprendre le fil, moi !

Notes
1. Je sais, ça doit être assez hermétique à la lecture, mais à défaut d'être un résumé, on dira que c'est une évocation assez satisfaisante de mon wikibreak. De mon point de vue.
2. Soyons réalistes, c'est à peu près tout le monde (sauf moi). Ma maman, qui est polie, dit que ça l'intéresse.
3. L'équivalent de ça sur Wikipédia, c'est quand on va voir le compteur de visite des articles et qu'il y a 8 visites quotidiennes (en moyenne) sur un article de 2 lignes créé trois ans auparavant. Sur Commons, c'est quand on voit qu'une photo de mairie (dans une commune de moins de 50 habitants) est utilisée sur un obscur article de Wikipedia en moldo-valaque. Sur Wiktionnaire, c'est quand on voit qu'un bot est passé pour ajouter un lien interwiki à l'article qu'on a créé et qu'on réalise que l'article qui est au bout de l'interwiki a été entièrement écrit par un robot (un autre robot). Sur Wikiquote, c'est quand l'article qu'on a créé a enfin été vandalisé (preuve que quelqu'un est tombé dessus). Etc.
4. Ci-après, de vrais messages après un claquement de porte.
5. Ou pas. J'ai casé ma petite citation des Tontons flingueurs, que d'après google je suis le seul à connaître — sûrement un paradigme de l'aspect subjectif du Crowning Moment of Awesome. Ceci est donc un bon billet, il ne reste plus qu'à trouver un truc intéressant à dire.
6. Voir ce précédent billet pour la méthode de rangement.
7. Qui pisse contre le vent mouille sa chemise.

mardi 1 septembre 2009

Ces sports qu'on nous cache

Si certains sports n'existent que par les média qui vivent dessus (je pense au catch, au football ou aux enterrements en mondovision, mais il y en a des quantités), d'autres n'existent que par l'engagement des sportifs qui les pratiquent. Ces dernier sont souvent moins commentés et moins documentés, ils se retrouvent avec des articles misérables dans Wikipédia – on me signale dans l'oreillette que l'intégralité des joueurs de ligue 2 de Kalmoukie ont maintenant leur biographie sur Wikipédia en turkmène, et que les clubs de division d'honneur du Liechtenstein sont maintenant sur Wikipédia en luxembourgeois, avec la liste exhaustive des entraîneurs1 ; les traductions devraient commencer dès que les critères d'admissibilité auront été revus.

Je vais maintenant dresser une liste de sports méconnus, avec les développements qu'on verra peut-être un jour sur Wikipédia2.

Cracher de bigorneau


L'article existe depuis longtemps déjà sur Wikipédia, à connaître impérativement si l'on veut marquer des points en société. Entamer une discussion sur la différence des résultats des compétitions hommes et femmes – voire sur la nationalité des champions –, de préférence avec des gens qui n'ont pas lu l'article.

Lancer de bouse


Qu'est-ce qu'un comice agricole sans l'élection de miss boudin blanc3 et sans son épreuve de lancer de bouse ? Disserter sur la consistance de la bouse, s'interroger sur la préparation de la bouse : séchage naturel ou bouse au ciment prompt ? Se demander pensivement en quoi consiste l'entraînement des candidats.

Élection de miss T-shirt mouillé Camping des Flots-Bleus


À comparer avec l'élection de miss boudin blanc ci-devant citée. Se demander, en regardant les photos, à quoi ressemble le vainqueur du lancé de bouse – sujet intarissable, surtout à l'heure de l'apéritif.

Course en sac


Les titulaires du BAFA forcent nos chères têtes blondes à pratiquer ce sport, mais quid des pratiques professionnelles de ce sport cabalistique ?
Les révélations de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas seraient nécessaires d'une part à la rédaction d'une série de reportages sur Wikinews, puis à la rédaction d'un Wikibook qui donnerait toute la méthode4, et d'illustrations d'une qualité irréprochable.

Trou du cul


Se passe de commentaires, toutes les règles – même les variantes locales les moins documentées – sont dans l'article. Un article de référence en matière de sport négligé par la presse spécialisée. Se demander, en particulier en présence d'autres wikipédistes le rôle éditorial des robots dans un cas semblable.

Course en déambulateur


Ne reculant devant aucun sacrifice5, votre serviteur s'est fendu d'un véritable reportage6 sur le terrain7 :

La fête annuelle de l'EHPAD la Brise-Marine était prévue depuis un an. Les préparatifs n'ont commencé que récemment, nous a confié notre contact à la direction. Au départ de la course en déambulateur étaient alignés quatre candidats : M. Alfred, vétéran de l'épreuve puisqu'il en était pour la septième fois sur la ligne de départ ; M. Jojo, le cadet de la compétition avec 65 ans ; M. Gaston, standardiste en retraite ayant subi un quintuple pontage coronarien au moi de mars ; et M. Marcel, le régional de l'étape, puisqu'il est né dans le bâtiment, qui servait de maternité avant d'être transformé en EHPAD. Le parcours a été considérablement allongé, nous a expliqué notre contact, puisqu'un tour de pelouse a été ajouté au parcours de l'an dernier.

Le départ a été donné à 10 h précises par l'intendant de l'établissement, qui s'est déclaré très ému. Dès le départ, les candidats se sont classé dans l'ordre que le parcours ne devait pas changer. La ligne droite du couloir de l'administration a joué son rôle de mise en jambes, mais arrivé au tournant de l'ascenseur, M. Jojo a été contraint à l'abandon par l'équipe médicale sur ces mots : « bien sûr, un quintuple pontage, ça ne facilite pas... L'an prochain, si la kiné se passe bien, je tenterai le marathon. » Il a rejoint le CHU, la gendarmerie a homologué le record de vitesse de l'ambulance : 270 km/h sur route départementale.

Dans le couloir du deuxième étage, le classement était déjà établi : les candidats étaient par ordre alphabétique que la course ne devait plus changer. Arrivé dans l'escalier de service entre le deuxième et le rez-de-chaussée, le peloton a été rattrapé par une chute à l'arrière : M. Marcel s'est pris les pieds dans les pantoufles, il a entraîné dans sa chute ses compétiteurs. Les candidats ont dû remonter du sous-sol, où ils étaient tombés, afin de poursuivre le parcours prévu dans la salle des visites, M. Gaston a essayé de frapper M. Alfred avec son déambulateur. L'intendant de l'établissement nous a confié qu'il existait une rivalité entre les deux concurrents au sujet de la « customisation du déambulateur », la fédération internationale de course en déambulateur (FICD) n'a semble-t-il pas tranché la question à ce jour.

Après un tour de pelouse dans le parc de l'établissement, les candidats ont franchi la ligne dans l'ordre alphabétique : M. Alfred inoxydable, M. Gaston et M. Marcel. Le jury a rétrogradé M. Gaston en troisième place pour « comportement anti-sportif en salle des visites ». La coupe a été remise au vainqueur par Mme Germaine, 82 ans. La fête annuelle s'est poursuivie dans la bonne humeur.

Notes


1. La liste des masseurs et des ramasseurs de balle (avec drapeaux dans le texte pour les nationalités) ne devrait pas tarder. Un peu de patience : le masochisme des bénévoles qui écrivent ces listes est sans limites.
2. Ou pas.
3. À ce propos, se souvenir impérativement de cette saillie d'Audiard – coutumier des saillies et du meilleur goût français – : « On n'emmène pas de saucisses quand on va à Francfort. » Au sujet de cette citation, se demander à quelle entrée de Wikiquote on aimerait mieux la retrouver.
4. Un peu comme le Wikibook sur le moonwalk.
5. Formule classique du casse-plume qui tire à la ligne, attitude symptomatique de l'encyclopédiste amateur qui aimerait bien avoir un label « article de qualité » sans avoir de références pour étayer ses assertions les plus fantaisistes. Derrière un tel préambule, toute mauvaise foi n'est pas à exclure.
6. Quand je dis « reportage », je pense, après avoir un peu épluché la PQR, pouvoir me tenir au niveau des chiens écrasés, en évitant l'écueil du repompage texto de la dépêche d'agence. Que de l'original, donc, que du vrai, et pas de chiqué.
7. En l'occurrence, le terrain était l'EHPAD la Brise-Marine, juste en face du camping des Flots-Bleus.

vendredi 24 juillet 2009

De la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas

Où sont révélées les vraies activités de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas, mais qui tire les ficelles dans l'ombre et qui trouve que c'est un boulot carrément crevant pour ses petits bras potelés.

Tout a commencé un soir d'août 2008, sur IRC. Nous parlions de quelque chose, mais je ne sais plus de quoi. DarkoNeko travaillait à l'édification des foules wikipédistes en outsider (disons qu'il dormait près de la fenêtre, à la fois matois et goguenard), quand il est arrivé tout content avec quelques dessins. On sentait qu'il avait travaillé le sujet à fond, qu'il était prêt. Donc plus d'hésitations, il importe téléverse trois fichiers coup sur coup : hop, hop, hop !

Réaction unanime de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas1 : moment de stupeur, plus personne ne bouge, on se regarde du coin de l'œil2, on se jauge, on s'épie. Quand on s'est épié assez, on congratule l'auteur pour sa contribution significative et intéressante. Puis vient le moment tellement attendu de l'hymne de la cabale, tous en chœur d'une voix mâle, le Piston3.

Là-dessus, je retrouve mon crayon, et en vertu de l'article 1 du règlement secret de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas, « [...] libre que chacun peut améliorer. », j'importe je téléverse ça. Et puis on s'organise pour la divulgation à toute pompe (faut pas déconner, on fait pas tout le tralala, c'est pour mettre les profanes au jus) et à deux temps4 : c'est un mélange moitié urbi et orbi moitié réchauffé.

Et on passe à autre chose. La cabale poursuit son grand œuvre, tranquilou-bilou, sans se casser la binette. Car c'est la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas.

Et là, je tombe un peu tard sur les geekscottes de Nojhan. Je fronce un sourcil, et me dis en moi-même : « ça me dit quelque chose... » Car j'ai l'esprit d'à propos et je suis observateur.

C'est drôle, le libre. Les idées tournent, chacun a son interprétation, ça fait plaisir de voir ce qu'en font les autres.

Notes
1. Article 42 du règlement secret de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas : « La cabale sera monolithe ou la cabale ne sera pas. »
2.Ça se travaille un peu, ce genre de mouvement, parce que le champs de vision sur IRC n'est pas très large. Et puis avec la cagoule, on ne voit rien du tout.
3. Celui qui fait avancer la machine.
4. Et c'est à cette occasion que je me rends compte que moteur à explosion est catégorisé en moteur à explosion, propulsion des aéronefs, composant de motocyclette mais pas en moteur de voiture.