mercredi 29 septembre 2010
mardi 28 septembre 2010
Réserve d'idées d'articles indispensables
C'est connu depuis un moment, il y a des films sur YouTube. Quand je dis ça, je ne pense pas aux reprises de Pomp and Circumstance à la pompe à vélo (si, si, ça existe, pauvre Elgar), ou aux aventures de iPad : va jouer dans le mixer. Enfin, si, j'y pense, mais c'est pas de ça que je voulais parler.
Donc il y a des films, et pas que les réductions en 5 secondes façon Jivaro (Pulp Fiction, The Big Lebowski, GoldenEye, Reservoir Dogs, etc.), mais des films entiers.
D'aucuns prétendent d'ailleurs que ce sont des navets. Peut-être. En attendant, ça fait une flopée de films dont on peut faire un article sur Wikipédia pour pas un rond.
Et l'offre est diverse, avec ça. On peut trouver (absolument en vrac) :
Bref, si vous avez une soirée à perdre, vous pouvez toujours mater un navet sur YouTube et écrire affectueusement un résumé pour Wikipédia (neutre et fidèle au film, tant qu'à faire).
Donc il y a des films, et pas que les réductions en 5 secondes façon Jivaro (Pulp Fiction, The Big Lebowski, GoldenEye, Reservoir Dogs, etc.), mais des films entiers.
D'aucuns prétendent d'ailleurs que ce sont des navets. Peut-être. En attendant, ça fait une flopée de films dont on peut faire un article sur Wikipédia pour pas un rond.
Et l'offre est diverse, avec ça. On peut trouver (absolument en vrac) :
- des films-culte comme la Nuit des morts-vivants (They're comming to get you, Barbara),
- des fan films tout à fait présentables comme Born of Hope,
- des curiosités comme le premier film avec Sandra Bullock (il devrait y avoir un droit à l'oubli),
- des films de guerre italiens incompréhensibles comme Tête de pont pour huit incapables,
- ou des trucs (parce qu'on ne peut vraiment pas appeler ça autrement) écrits par un scénariste sous antidépresseurs joués par des acteurs démissionnaires et pas dirigés comme Fantasy Mission Force (et dire que je me suis usé le bout des doigts à résumer ça, alors que le titre est le meilleur pitch qu'on pisse en faire : des mots sans rapport mais qu'on a mis ensemble pour dire qu'on avait fait quelque chose), un sommet du septième art (au vestiaire, Citizen Kane et Jacques Demy).
Bref, si vous avez une soirée à perdre, vous pouvez toujours mater un navet sur YouTube et écrire affectueusement un résumé pour Wikipédia (neutre et fidèle au film, tant qu'à faire).
samedi 11 septembre 2010
En instance de « dé-suppression », repassez dans 70 ans…
On a rapidement parlé de ça à l'atelier WikiPhoto, et je sais que ça titille pas mal de monde sur Commons et sur les projets qui en dépendent : en France (et dans quelques autres pays), on n'a pas le droit de publier sans l'accord des ayant-droits de photos d'œuvres avant le 1er janvier suivant le 70e anniversaire du décès de leur auteur. L'œuvre n'est pas dans le domaine public → c'est pas libre.
Il y a des pays où on a le droit, avec le principe de liberté de panorama (lire à ce sujet le billet de Jastrow), mais pas partout. En particulier pas en France, pas en Belgique, pas en Italie, etc. : tout un tas de pays (en rouge sur la carte ci-contre, cliquez dessus pour avoir la légende), dont les œuvres de gens morts avant 1939 ne sont pas publiables simplement.
Ça doit être pour la protection des auteurs qu'on passe leurs œuvres sous silence dans les pays rouges, et pour l'édification des foules que celles des pays verts sont sur Wikipédia. Une sorte de compromis ridicule.
Sur Commons, la politique, en matière de licences, c'est : « que du libre ». Donc, à moins de faire des démarches auprès de gens qui n'en ont pas grand'chose à faire (au mieux), en pratique on supprime.
Et après, une fois passés les 70 ans ?
Et bien en farfouillant un peu sur Commons, je suis tombé sur la réserve de post-it (à l'heure où j'écris, ça va jusqu'en 2072).
À connaître quand on demande des suppression de photos parce que « le cadavre n'est pas assez mort ».
Ça doit être pour la protection des auteurs qu'on passe leurs œuvres sous silence dans les pays rouges, et pour l'édification des foules que celles des pays verts sont sur Wikipédia. Une sorte de compromis ridicule.
Sur Commons, la politique, en matière de licences, c'est : « que du libre ». Donc, à moins de faire des démarches auprès de gens qui n'en ont pas grand'chose à faire (au mieux), en pratique on supprime.
Et après, une fois passés les 70 ans ?
Oui, oui… je laisse un post-it sur le frigo pour faire penser à mes petits enfants de restaurer tout ça à la date prévue, pas de problème (en espérant qu'on ne change pas de frigo d'ici-là).Tu penses…
Et bien en farfouillant un peu sur Commons, je suis tombé sur la réserve de post-it (à l'heure où j'écris, ça va jusqu'en 2072).
À connaître quand on demande des suppression de photos parce que « le cadavre n'est pas assez mort ».
mercredi 1 septembre 2010
Petites biographies utiles
Je suis tombé sur la section du Bistro sur le maître verrier dont on ne savait pas s'il est assez mort pour pouvoir uploader les photos de ses vitraux sur Commons, et qui a abouti à la création d'un article sur WP et d'un modèle sur Commons
Faire la recherche, pour savoir si l'auteur est décédé il y a plus de 70 ans, c'est théoriquement (ça veut dire que tout le monde ne le fait pas, voir plus bas) nécessaire avant de charger une photo de son œuvre sur Commons. Il est d'autant plus important de le consigner quelque part que la recherche n'est pas évidente, ça simplifie d'autant le travail de ceux qui vérifient les histoires de validité des licences annoncées sur Commons — on a une encyclopédie pour ça — et de l'afficher sur la page de description de la photo — d'où le modèle Creator.
Ça veut dire, en pratique, que la maintenance du projet d'à côté demande qu'on aie sous la main quelques données, et qu'on peut se retrouver à écrire la biographie de gens dont on ne sait pas a priori si ils ont vraiment fait quelque chose de vraiment notable.
Vu autrement, si Commons a créé pour servir les autres projets, les autres projets (en l'occurrence Wikipédia) sert Commons.
Il m'arrive de temps en temps de créer un article dans Wikipédia pour supprimer des photos sur Commons. Et, suprême raffinement de vice, je viens de créer celui-là, juste pour le plaisir de virer une demi-catégories de mes propres photos.
Une chose, encore, à propos des vitraux. Le maître verrierexécute réalise (c'est moi qui exécute) les vitraux, il arrive qu'il en fasse la conception, mais pas toujours. Les verrières des XIXe et XXe siècles sont généralement signées et datées (en bas), il faut bien regarder des deux côtés pour voir toutes les signatures.
Faire la recherche, pour savoir si l'auteur est décédé il y a plus de 70 ans, c'est théoriquement (ça veut dire que tout le monde ne le fait pas, voir plus bas) nécessaire avant de charger une photo de son œuvre sur Commons. Il est d'autant plus important de le consigner quelque part que la recherche n'est pas évidente, ça simplifie d'autant le travail de ceux qui vérifient les histoires de validité des licences annoncées sur Commons — on a une encyclopédie pour ça — et de l'afficher sur la page de description de la photo — d'où le modèle Creator.
Ça veut dire, en pratique, que la maintenance du projet d'à côté demande qu'on aie sous la main quelques données, et qu'on peut se retrouver à écrire la biographie de gens dont on ne sait pas a priori si ils ont vraiment fait quelque chose de vraiment notable.
Vu autrement, si Commons a créé pour servir les autres projets, les autres projets (en l'occurrence Wikipédia) sert Commons.
Il m'arrive de temps en temps de créer un article dans Wikipédia pour supprimer des photos sur Commons. Et, suprême raffinement de vice, je viens de créer celui-là, juste pour le plaisir de virer une demi-catégories de mes propres photos.
Une chose, encore, à propos des vitraux. Le maître verrier
mardi 31 août 2010
Résumé
En faisant des travaux de recherche, je suis tombé sur cet essai de définition du résumé nanard. Et je me suis dit que j'en avais repéré quelques uns sur Wikipédia.
Exemple :
Un autre :
Encore un fois, ni un copyvio, ni un spoiler… mais pas un résumé non plus.
Il faudrait vraiment réécrire les conventions de style ?
Ou pas.
Exemple :
[...] mais celui se suicide en sautant d'un immeuble au cours du combat. Ils décident alors de fouiller dans l'ordinateur, et découvre que la cible de la logive nucléaire est Los Angeles. Terrifiés, ils envoient les coordonnées à l'armée qui détruit l'ogive.Là, au moins, on est sûrs, c'est pas du copyvio. Le type qui a écrit ça était visiblement rempli d'adrénaline (tu penses, 24 épisodes à ce rythme-là !), il manque des mots, un verbe sur deux est conjugué, c'est absolument incompréhensible. Pour autant, ce n'est pas dénué d'une certaine poésie absurde. C'est peut-être l'alternative à l'affreux modèle spoiler : le résumé imbitable.
En rentrant, Tony retrouve avec joie Michelle, tandis que Jack doit affronter Audrey. Celle-ci parlait avec quelqu'un de la mort de son mari. Il alla la voir, elle raccrocha et le rejoignis, et elle lui annonça qu'elle voulait couper les ponts, car elle ne pouvait pas supporter de vivre comme ça. Pendant ce temps, le président est comblé par les compliments que tout le monde lui fait pour la réussite de la crise, puis il reçoit un appel des Chinois, qui réclament Jack, en leur montrant que l'agent qu'ils avaient capturé a tout avoué. Walt propose de tuer Jack pour qu'il n'avoue rien, mais tout le monde désapprouve. [...]
Un autre :
Ce ne sont ni des mercenaires, ni des agents secrets. Ils choisissent eux-mêmes leurs missions et n'obéissent à aucun gouvernement. Ils ne le font ni pour l'argent, ni pour la gloire, mais parce qu'ils aident les cas désespérés. Depuis dix ans, Izzy Hands, de la CIA, est sur les traces du chef de ces hommes, Barney Ross. Parce qu'ils ne sont aux ordres de personne, il devient urgent de les empêcher d'agir. Eliminer un général sud-américain n'est pas le genre de job que Barney Ross accepte, mais lorsqu'il découvre les atrocités commises sur des enfants, il ne peut refuser. Avec son équipe d'experts, Ross débarque sur l'île paradisiaque où sévit le tyran. Lorsque l'embuscade se referme sur eux, il comprend que dans son équipe, il y a un traître. Après avoir échappé de justesse à la mort, ils reviennent aux Etats-Unis, où chaque membre de l'équipe est attendu. Il faudra que chacun atteigne les sommets de son art pour en sortir et démasquer celui qui a trahiCelui-là, je le mets en entier tellement il est beau comme l'antique. C'est du résumé écrit sous acide et sans avoir vu le film (et surtout sans aucune documentation, parce que c'est pas difficile de trouver des résumés). Peut-être inspiré par la bande annonce doublée en bulgare ? ou bien le résumé d'un autre film ?
Encore un fois, ni un copyvio, ni un spoiler… mais pas un résumé non plus.
Il faudrait vraiment réécrire les conventions de style ?
Ou pas.
lundi 30 août 2010
On ne se méfie jamais assez.
Pleins de bonne volonté, vous visitez un monument historique, appareil photo autour du cou, pour passer pour un héros auprès du projet dédié. Finalement, c'est les vacances, et c'est le meilleur moyen que vous avez trouvé pour attraper un coup de soleil.
Lancez 1d2.Si c'est pile, ajoutez 3 de chance et 5 d'agilité. Retenez 3, multipliez par 2, commandez des pizzas et allez chercher une calculette, on va en avoir besoin. Si c'est face, vous êtes victime d'une chute et d'un accident, puis vous êtes mordus par un enfant.

Sérieusement, ces pizzas, ça vient ?
Lancez 1d2.
Sérieusement, ces pizzas, ça vient ?
vendredi 27 août 2010
Message perso pour la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas
Et voila, à chaque fois que je vais boire des trucs avec la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas, je me prépare pour avoir des trucs intéressants à dire. Et à chaque fois, quand j'arrive, j'ai tout oublié.
Hier soir, on a bu un verre dans un bar qui n'existe pas, à une adresse qui n'existe pas. C'était très bien.
Et en y allant, j'ai été frappé (comme je le suis depuis les quelques mois que ne pense à regarder ça) par ce truc fondamental avant de l'oublier complètement en arrivant. En fait c'est une sorte de cauchemar : à chaque fois en y allant je me fais la même réflexion, à chaque fois en arrivant j'oublie et à chaque fois en revenant je me dis que j'ai encore oublié d'en parler.
En fait, les casquettes au-dessus des feux rouges, pour éviter que les pigeons ne chient dessus… En fait, non, les pigeons ne font pas ça (j'ai bien observé). Donc, les casquettes au-dessus des feux rouges, que je ne sais pas à quoi ça sert… Et bien donc, jusqu'à ce que je commence à fréquenter les bars qui n'existent pas aux adresses qui n'existent pas, avec la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas, je croyais comme ça que c'était de la tôle.
Ben en fait, c'est du caoutchouc.
Je ne sais pas pourquoi, mais je me demande d'un coup si je n'ai pas eu raison d'oublier ce truc à chaque fois.
Hier soir, on a bu un verre dans un bar qui n'existe pas, à une adresse qui n'existe pas. C'était très bien.
Et en y allant, j'ai été frappé (comme je le suis depuis les quelques mois que ne pense à regarder ça) par ce truc fondamental avant de l'oublier complètement en arrivant. En fait c'est une sorte de cauchemar : à chaque fois en y allant je me fais la même réflexion, à chaque fois en arrivant j'oublie et à chaque fois en revenant je me dis que j'ai encore oublié d'en parler.
En fait, les casquettes au-dessus des feux rouges, pour éviter que les pigeons ne chient dessus… En fait, non, les pigeons ne font pas ça (j'ai bien observé). Donc, les casquettes au-dessus des feux rouges, que je ne sais pas à quoi ça sert… Et bien donc, jusqu'à ce que je commence à fréquenter les bars qui n'existent pas aux adresses qui n'existent pas, avec la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas, je croyais comme ça que c'était de la tôle.
Ben en fait, c'est du caoutchouc.
Je ne sais pas pourquoi, mais je me demande d'un coup si je n'ai pas eu raison d'oublier ce truc à chaque fois.
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