J'ai eu envie de dessiner un bonhomme. Ça peut arriver à tout le monde, d'avoir envie de dessiner un bonhomme. Et j'ai réalisé que je n'avais jamais étudié l'anatomie. Donc, logiquement, j'ai regardé dans ma bibliothèque. Il y a des années, j'avais acheté un reprint du Traité d'anatomie artistique de Paul Richer, qui m'avait fait rigoler, avec ses dessins d'hercules de foire à moustaches en guidon de vélo (la mode des moustaches en guidons de vélo a un peu passé, certes, mais l'anatomie n'a pas franchement changé depuis 1890, et puis j'avais le choix entre ça et comment dessiner les superhéros ou comment dessiner les mangas), j'avais montré le type avec ses biscotos et sa moustache à tous mes potes, et on avait bien rigolé, puis j'ai mis le bouquin dans l'étagère. Donc, là, je suis allé chercher le bouquin, j'ai enlevé la poussière, et je l'ai feuilleté, pour voir ce qu'il y avait dedans… du texte, des tartines de texte, des montagnes de texte, et à la fin, les dessins du moustachu. Et j'ai réalisé que je ne lirai jamais tout ce texte.
Donc je me suis assis et j'ai réfléchi.
Et soudain, j'ai su : le seul moyen (que je connaisse) de lire tous les mots de cette chiée de texte, c'est de mettre le bouquin sur Wikisource. C'est certes complètement ridicule, peut-être aussi une mauvaise raison, mais ça ne fait de mal à personne, le bouquin sera disponible pour qui voudra après et je pourrai dire que je l'ai lu (pas forcément tout compris, mais tout lu).
Donc j'ai cherché un scan du livre, j'ai remarquablement échoué à en faire un djvu, j'ai fait faire le boulot par quelqu'un qui sait faire (c'est assez efficace comme méthode, quand on y réfléchit), et j'ai commencé à corriger l'OCR en partant du début…
Je mets ici des points de suspension parce que ça prend du temps.
Première constatation, ce n'est pas vraiment un texte palpitant. C'est rempli de phrases à rallonges, avec des tas de virgules, de points-virgules, de mots plus ou moins aléatoirement en italique, il y a même des tirets cadratins. Et il n'y a pas forcément de verbe dans les phrases. Du coup, je me suis retrouvé à relire des paragraphes 5 ou 6 fois avant de comprendre ce que l'auteur avait voulu dire.
Seconde constatation, l'OCR n'a jamais entendu parler d'italique. Du coup, il faut un peu d'imagination pour retrouver que « le6’ arclbrln&x inférieures de ctuocL’rose lelHore » veut en fait dire : « fibres arciformes inférieures de l’aponévrose fémorale » en italique.
Toujours est-il que je suis arrivé au bout du bouquin, à faire le gros de la mise en forme, et à remplacer les trucs bizarres par des mots qui existent.
J'étais content, je me disais que j'avais fini le boulot, et j'ai essayé de lire le début. C'est là que j'ai réalisé que les mots qui existent ne sont pas forcément les bons, et que malgré toute la peine que je m'étais donné, il restait plein de trucs à corriger.
Le seul problème, c'est que je ne voyais pas les coquilles.
À ce niveau-là, il faut changer de support, pour lire le truc avec des yeux neufs et repérer les erreurs, c'est là qu'il faudrait imprimer et corriger sur papier. Sérieusement, j'ai déjà le bouquin, j'ai fait tout ça pour ne pas le lire sur papier, ce n'est pas pour l'imprimer avec des fautes (d'autant que ça commence à faire un paquet de pages à imprimer).
Et je me suis souvenu que j'avais un chose de synthèse vocale installé quelque part sur mon ordinateur, et que ça serait peut-être une bonne idée de faire une relecture à la synthèse vocale, avec l'OCR dans l'oreille et les yeux sur le scan.
L'avantage de la synthèse vocale, c'est que ça lit impitoyablement le texte, aussi bizarre soit-il, et qu'on repère assez bien un mot à la place d'un autre. Ça fait aussi une espèce d'intonation et ça fait des pauses pour les virgules, on peut même corriger la ponctuation.
Ça ne voit pas les fautes d'orthographe, bien sûr, mais on a tous un correcteur orthographique pour ça.
Je sais bien que je n'ai pas inventé l'eau tiède, mais je n'ai pensé à relire à la synthèse vocale que récemment, et en en parlant autour de moi, j'ai réalisé que tout le monde n'y a pas forcément pensé. Donc voila, amusez-vous bien à faire parler vos ordinateurs avec leur voix insupportable pour relire vos textes.
D'un point de vue pratique, il y a des tas de logiciels de synthèse vocale, des gratuits, des payants, des bons, des moins bons, des vieux et des nouveaux et que sais-je encore… Ça se trouve en cherchant un peu avec un moteur de recherche.
La chose importante à savoir, c'est que l'informatique étant anglophone d'une manière générale, les trucs savent lire l'anglais. Pour leur faire lire du français, il faut leur mettre une voix en français (je ne refais pas mes recherches, mais si je me souviens bien, il en existe, mais le choix est plus restreint).
Et tant que j'en suis à parler de ça, si vous voulez écouter vos articles de Wikipédia, il existe Pediaphon qui fait ça en anglais, allemand, français, espagnol et polonais.
Et je vous laisse, il me reste encore 250 pages à écouter.
vendredi 1 février 2013
lundi 28 janvier 2013
Commonist, tu feras ce que je veux.
C'est pas très amusant, quand on importe des photos en masse sur Commons de mettre tous les bandeaux qui vont bien sans trop se fatiguer sur toutes les pages de descriptions.
Personnellement, j'utilise commonist, qui a ça pour lui qu'on peut décrire les photos en deux parties : une première partie à gauche qui va se retrouver dans toutes les photos importées (pratique quand on importe une série) et une seconde partie à droite qui est spécifique à chaque photo (pratique si on veut détailler les choses).
Ça sera plus simple avec une photo :
Et ça marche pareil avec les catégories : à gauche les catégories pour l'ensemble du lot et à droite les catégories spécifiques à chaque photo.
Ça marche bien, c'est cool.
Ça marche bien, jusqu'au jour où on veut ajouter un bandeau, le genre de bandeau qu'il faut mettre quand on utilise le matériel de (au hasard) Wikimédia France. Parce que pour ça, il n'y a pas de case prévue.
On peut toujours le mettre en vrac un peu n'importe où, c'est sûr, ça se retrouvera quelque part sur la page de description.
Pour que ça ne fasse pas trop moche, on peut le mettre dans la case "coordonnées", à droite, ça se retrouvera proprement en-dessous du modèle {{Information}}. Mais quand on importe beaucoup de fichiers d'un coup, il y a le risque de rater une case. Après, il faut tout vérifier, c'est pas rigolo, ça prend du temps…
Ce soir, j'ai pris un coup de sang là-dessus, et je suis allé voir sous le capot ce que je voyais.
Il s'avère qu'il y a quelques fichiers texte dont le bricolage est à ma portée — quelqu'un m'a dit un jour que n'importe qui pouvait ajouter des fonctions aux logiciels libres, c'est faux : seuls les types qui savent faire peuvent le faire, c'est-à-dire pas moi (et c'est le truc qui m'intéresse, sinon j'en suis réduit à attendre qu'un type qui sait faire, et qui veuille bien faire, et qui ait le temps de faire… donc rien ne se passe).
D'abord, il faut avoir installé commonist (lire le fucking manuel), sinon ça marche pas.
Ensuite, ça se passe dans le dossier etc, il y a un fichier nommé image_wikimedia_commons.bpp qui contient en gros (et si j'ai bien compris) le modèle de la page de description, avec les champs qui viennent du formulaire (avec un pâté compliqué au niveau des coordonnées).
Le truc, c'est d'utiliser le champs "permission" qui ne sert à rien (si j'ai bien compris, on peut y mettre en version incompréhensible et avec des fautes d'orthographes ce qu'on met de façon tout aussi incompréhensible mais normalisée dans le bandeau de licence, ou bien on peut mettre le bandeau de licence directement dedans, bref, c'est pas très clair) et de le sortir du modèle :
Donc je commence par remplacer |Permission=$(common.permission) par |Permission= et puis je colle $(common.permission) sauvagement et sans pitié tout seul sur une ligne juste avant l'en-tête de chapitre du bandeau de licence. Si vous n'avez pas compris la manœuvre je mets le fichier en entier ici, copiez-collez comme des sagouins, faites-vous plaisir, baffrez-vous :
On pourrait aussi mettre la licence directement dans le {{Information}}, mais ça serait de la gourmandise.
Avec ça, il faut mettre le bandeau dans la case permission, et ça le colle sur toutes les images.
Peut-être qu'un jour je comprendrai comment ajouter des champs à cette putain d'interface proprement, mais pas aujourd'hui. Mais maintenant, grâce à mes dons de tripatouiller les trucs à moitié, vous vous retrouvez avec un logiciel qui est traduit dans 54 langues (sans blagues) mais dont l'interface ne correspond plus à ce qu'il fait.
PS. Commonist est paraît-il sous GNU GPL (j'arrive jamais à savoir… ça veut dire qu'il faut que je recopie la licence à la plume Sergent-Major et à l'encre violette sur feuilles volantes perforées et quadrillé avec une marge de 4 carreaux sans sauter de ligne et agrafées par trois, ou bien ça suffit en le disant ?)
Personnellement, j'utilise commonist, qui a ça pour lui qu'on peut décrire les photos en deux parties : une première partie à gauche qui va se retrouver dans toutes les photos importées (pratique quand on importe une série) et une seconde partie à droite qui est spécifique à chaque photo (pratique si on veut détailler les choses).
Ça sera plus simple avec une photo :
Et ça marche pareil avec les catégories : à gauche les catégories pour l'ensemble du lot et à droite les catégories spécifiques à chaque photo.
Ça marche bien, c'est cool.
Ça marche bien, jusqu'au jour où on veut ajouter un bandeau, le genre de bandeau qu'il faut mettre quand on utilise le matériel de (au hasard) Wikimédia France. Parce que pour ça, il n'y a pas de case prévue.
On peut toujours le mettre en vrac un peu n'importe où, c'est sûr, ça se retrouvera quelque part sur la page de description.
Pour que ça ne fasse pas trop moche, on peut le mettre dans la case "coordonnées", à droite, ça se retrouvera proprement en-dessous du modèle {{Information}}. Mais quand on importe beaucoup de fichiers d'un coup, il y a le risque de rater une case. Après, il faut tout vérifier, c'est pas rigolo, ça prend du temps…
Ce soir, j'ai pris un coup de sang là-dessus, et je suis allé voir sous le capot ce que je voyais.
Il s'avère qu'il y a quelques fichiers texte dont le bricolage est à ma portée — quelqu'un m'a dit un jour que n'importe qui pouvait ajouter des fonctions aux logiciels libres, c'est faux : seuls les types qui savent faire peuvent le faire, c'est-à-dire pas moi (et c'est le truc qui m'intéresse, sinon j'en suis réduit à attendre qu'un type qui sait faire, et qui veuille bien faire, et qui ait le temps de faire… donc rien ne se passe).
D'abord, il faut avoir installé commonist (lire le fucking manuel), sinon ça marche pas.
Ensuite, ça se passe dans le dossier etc, il y a un fichier nommé image_wikimedia_commons.bpp qui contient en gros (et si j'ai bien compris) le modèle de la page de description, avec les champs qui viennent du formulaire (avec un pâté compliqué au niveau des coordonnées).
Le truc, c'est d'utiliser le champs "permission" qui ne sert à rien (si j'ai bien compris, on peut y mettre en version incompréhensible et avec des fautes d'orthographes ce qu'on met de façon tout aussi incompréhensible mais normalisée dans le bandeau de licence, ou bien on peut mettre le bandeau de licence directement dedans, bref, c'est pas très clair) et de le sortir du modèle :
Donc je commence par remplacer |Permission=$(common.permission) par |Permission= et puis je colle $(common.permission) sauvagement et sans pitié tout seul sur une ligne juste avant l'en-tête de chapitre du bandeau de licence. Si vous n'avez pas compris la manœuvre je mets le fichier en entier ici, copiez-collez comme des sagouins, faites-vous plaisir, baffrez-vous :
#Voila.
#// encoding: UTF-8
#// in: common:Common, upload:Upload
#
== {{int:filedesc}} ==
# if (!upload.description.startsWith("{{Information")) {
{{Information
|Description=$(common.description)
$(upload.description)
|Source=$(common.source)
|Date=$(upload.date.equals("") ? common.date : upload.date)
|Author=$(common.author)
|Permission=
|other_versions=
}}
# } else {
$(upload.description)
#}
# if (upload.latitude != null && upload.longitude != null) {
{{Location dec|$(upload.latitude)|$(upload.longitude)|}}
# }
# else if (!upload.coordinates.equals("")) {
$(upload.coordinates)
# }
$(common.permission)
== {{int:license-header}} ==
$(common.licenseTemplate)
$(common.categories)
$(upload.categories)
On pourrait aussi mettre la licence directement dans le {{Information}}, mais ça serait de la gourmandise.
Avec ça, il faut mettre le bandeau dans la case permission, et ça le colle sur toutes les images.
Peut-être qu'un jour je comprendrai comment ajouter des champs à cette putain d'interface proprement, mais pas aujourd'hui. Mais maintenant, grâce à mes dons de tripatouiller les trucs à moitié, vous vous retrouvez avec un logiciel qui est traduit dans 54 langues (sans blagues) mais dont l'interface ne correspond plus à ce qu'il fait.
PS. Commonist est paraît-il sous GNU GPL (j'arrive jamais à savoir… ça veut dire qu'il faut que je recopie la licence à la plume Sergent-Major et à l'encre violette sur feuilles volantes perforées et quadrillé avec une marge de 4 carreaux sans sauter de ligne et agrafées par trois, ou bien ça suffit en le disant ?)
mardi 20 novembre 2012
Cafetières et agrafeuses
Cet été, j'ai emprunté le mini-studio photo de Wikimédia France, je l'ai emporté à la campagne, en me disant : c'est cool, la campagne, il y a plein de trucs et de machins qui ne sont pas forcément d'une utilité flagrante, mais qu'on garde quand même parce que c'est nos trucs et nos machins, ça tombe bien, je vais prendre ça en photo.
Le seul problème, c'est la quantité de trucs et de machins : j'ai passé une semaine avec le studio, j'ai pioché dans la cuisine et dans le tiroir à crayons, j'ai vidé tous les jours la batterie de l'appareil au point qu'il s'éteignait de fatigue, je suis revenu avec des centaines de photos de trucs, je me suis assis devant l'ordinateur et j'ai commencé à trier/traiter mes photos, à les charger sur Commons.
Et c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas tiré d'affaire.
Sérieusement. J'ai passé de début août à début novembre (quatre mois, quand même) à faire le fond blanc du studio blanc sur les photos, à virer des poussières, à recadrer, etc. Quatre mois sur des photos de cafetières et d'agrafeuses. C'est pas le le sujet m'insupporte plus qu'autre chose, mais il ne faut pas exagérer non plus : je commence à en avoir ma claque. Je m'étais dit que je finissais la série avant de passer au traitement des photos que j'ai prises ensuite (parce que j'avais des cafetières jusque dans mon lit, mais je continuais à prendre des photos à tour de bras, inconscient que j'étais), dans l'ordre chronologique (qui est un fétichisme comme un autre).
Du coup, j'en avais tellement marre des photos de cafetières, que j'ai jeté les deux dernières séries de photos que j'avais prises, deux cafetières SEB, une série D 9 dL et une série Z 6 dL (et si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous n'avez qu'à écrire un article dessus dans Wikipédia, on a bien un article par modèle de voiture), on verra si l'an prochain je refais une expédition pour la suite des trucs et des machins.
Donc, débarrassé de mes cafetière, j'ai commencé par charger des champignons verts sur fond blanc à peine cueillis (pris sous la lampe de la cuisine, sur une feuille de papier-machine).
Et j'ai attaqué la fête de Ganesh (qui charge gentiment à l'heure où j'écris).
Je me suis aperçu que j'ai fait une fixation sur les gens qui prenaient des photos : j'ai plusieurs centaines de photos de mecs cachés derrière leur appareil photo dans les positions les plus invraisemblables.
Après, il y a une demi-journée au Père-Lachaise qui remonte à septembre, avec de grands panoramiques, des photos de numéros de concession et d'anges aux ailes cassées.
Ah, pour ceux qui n'ont pas vu passé l'info, Pyb et moi entretenons Au Père-Lachaise, un tumblr avec les photos de Commons.
Le seul problème, c'est la quantité de trucs et de machins : j'ai passé une semaine avec le studio, j'ai pioché dans la cuisine et dans le tiroir à crayons, j'ai vidé tous les jours la batterie de l'appareil au point qu'il s'éteignait de fatigue, je suis revenu avec des centaines de photos de trucs, je me suis assis devant l'ordinateur et j'ai commencé à trier/traiter mes photos, à les charger sur Commons.
Et c'est là que je me suis rendu compte que je n'étais pas tiré d'affaire.
Sérieusement. J'ai passé de début août à début novembre (quatre mois, quand même) à faire le fond blanc du studio blanc sur les photos, à virer des poussières, à recadrer, etc. Quatre mois sur des photos de cafetières et d'agrafeuses. C'est pas le le sujet m'insupporte plus qu'autre chose, mais il ne faut pas exagérer non plus : je commence à en avoir ma claque. Je m'étais dit que je finissais la série avant de passer au traitement des photos que j'ai prises ensuite (parce que j'avais des cafetières jusque dans mon lit, mais je continuais à prendre des photos à tour de bras, inconscient que j'étais), dans l'ordre chronologique (qui est un fétichisme comme un autre).
Du coup, j'en avais tellement marre des photos de cafetières, que j'ai jeté les deux dernières séries de photos que j'avais prises, deux cafetières SEB, une série D 9 dL et une série Z 6 dL (et si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous n'avez qu'à écrire un article dessus dans Wikipédia, on a bien un article par modèle de voiture), on verra si l'an prochain je refais une expédition pour la suite des trucs et des machins.
Donc, débarrassé de mes cafetière, j'ai commencé par charger des champignons verts sur fond blanc à peine cueillis (pris sous la lampe de la cuisine, sur une feuille de papier-machine).
Et j'ai attaqué la fête de Ganesh (qui charge gentiment à l'heure où j'écris).
Je me suis aperçu que j'ai fait une fixation sur les gens qui prenaient des photos : j'ai plusieurs centaines de photos de mecs cachés derrière leur appareil photo dans les positions les plus invraisemblables.
Après, il y a une demi-journée au Père-Lachaise qui remonte à septembre, avec de grands panoramiques, des photos de numéros de concession et d'anges aux ailes cassées.
Ah, pour ceux qui n'ont pas vu passé l'info, Pyb et moi entretenons Au Père-Lachaise, un tumblr avec les photos de Commons.
mardi 9 octobre 2012
Auto-hypnose
J'ai tenté une expérience d'auto-hypnose. Il faut regarder sa calculette dans les yeux sans loucher jusqu'à ce qu'on soit léger-léger et que son rhume soit guéri.
Le truc difficile, c'est que la calculette a beaucoup plus d'yeux que moi.
Bref, ça n'a pas marché pour le rhume, mais j'ai réussi ça :
C'est cool, hein ?
Sans les mains !
De quoi je voulais parler, déjà ?
Ah oui. Donc, j'ai rangé ça bien à plat dans le tiroir des calculettes, sur Commons. Le tiroir s'appelle calculator, parce qu'en fait il y a des mecs qui ont essayé de croiser une calculatrice avec Terminator. Ça n'a pas fait un zébrule en chaussettes, ni un zébrâne des montagnes, ça a juste fait des histoires quand ils ont essayé de le mettre dans un tiroir. Du sang sur les murs. Mais c'est une autre histoire.
Et là, je me suis rendu compte qu'on avait quelques captures d'écran de KCalc et pas d'articles sur fr. Donc j'ai rempli une jolie infobox avec un logo et une capture d'écran et trois généralités. Bref, une calculette, quoi.
J'ai regardé mon article, et j'ai dit que cela était bien.
Et puis je me suis dit qu'en fait, la même ébauche pouvait marcher pour la calculette de Windows. Comme ça, avec la seule force de mon cerveau surdéveloppé. Donc j'ai copié-collé (pour ne pas me faire prendre, j'ai ajouté des fautes d'orthographe et retiré les images, comme quand j'étais à l'école).
Ça fait une ébauche un peu maigre, tout bien réfléchi (faire plus, ça serait faire de la promotion du truc).
En fait, le logiciel libre, c'est plus illustré. Faudrait juste un kamikaze de linux pour faire des captures d'écran de toutes les versions de KCalc dans toutes les langues.
Ça a vraiment trop d'yeux, une calculette.
Le truc difficile, c'est que la calculette a beaucoup plus d'yeux que moi.
Bref, ça n'a pas marché pour le rhume, mais j'ai réussi ça :
C'est cool, hein ?
Sans les mains !
De quoi je voulais parler, déjà ?
Ah oui. Donc, j'ai rangé ça bien à plat dans le tiroir des calculettes, sur Commons. Le tiroir s'appelle calculator, parce qu'en fait il y a des mecs qui ont essayé de croiser une calculatrice avec Terminator. Ça n'a pas fait un zébrule en chaussettes, ni un zébrâne des montagnes, ça a juste fait des histoires quand ils ont essayé de le mettre dans un tiroir. Du sang sur les murs. Mais c'est une autre histoire.
Et là, je me suis rendu compte qu'on avait quelques captures d'écran de KCalc et pas d'articles sur fr. Donc j'ai rempli une jolie infobox avec un logo et une capture d'écran et trois généralités. Bref, une calculette, quoi.
J'ai regardé mon article, et j'ai dit que cela était bien.
Et puis je me suis dit qu'en fait, la même ébauche pouvait marcher pour la calculette de Windows. Comme ça, avec la seule force de mon cerveau surdéveloppé. Donc j'ai copié-collé (pour ne pas me faire prendre, j'ai ajouté des fautes d'orthographe et retiré les images, comme quand j'étais à l'école).
Ça fait une ébauche un peu maigre, tout bien réfléchi (faire plus, ça serait faire de la promotion du truc).
En fait, le logiciel libre, c'est plus illustré. Faudrait juste un kamikaze de linux pour faire des captures d'écran de toutes les versions de KCalc dans toutes les langues.
Ça a vraiment trop d'yeux, une calculette.
jeudi 4 octobre 2012
La fin de l'été
On c'est que c'est la fin de l'été quand les hirondelles s'en vont et qu'on attrape un rhume.
Du coup, j'ai pris une vanne thermostatique en photo (winter is coming).
Et je suis allé faire un tour sur les statistiques de consultation de la vanne thermostatique.
L'article est plus lu depuis la 3e semaine de septembre… la fin de l'été.
Du coup, j'ai pris une vanne thermostatique en photo (winter is coming).
Et je suis allé faire un tour sur les statistiques de consultation de la vanne thermostatique.
![]() |
| Source. |
jeudi 6 septembre 2012
Wild Bill Hickok et les monuments historiques
Je regardais les statistiques de consultation de quelques ébauches d'articles que j'ai créées.
Sur les 90 derniers jours :
Sur les 90 derniers jours :
- Wild Bill Hickok Memorial — un buste des années 1930, qui n'a certainement pas révolutionné l'histoire de l'art, sur un carré de pelouse perdu dans l'Illinois : 110
- Hôtel de ville de Rambervillers — un monument historique des Vosges, qui date de la Renaissance, et qui a visiblement survécu à quelques guerres assez destructives (surtout dans le coin) : 76
- Salle du Sacre — une salle du château de Versailles (monument historique), par où passent tous les visiteurs, avec des tableaux de peintres qui sont dans tous les bouquins d'histoire de l'art : 545
- s'acharner à décrire le monument historique en bas de chez soi, pour distrayant que ça puisse être, n'intéresse pas vraiment les foules ;
- le bidule à la gloire de l'Empereur des Français (avec majuscules), le mec qui a réussi à se faire détester par l'Europe entière (sans parler des colonies), par Jacques-Louis David (pas le coiffeur, l'autre : le « Premier peintre ») ne fait que cinq fois plus de visites que le truc à la mémoire du mec qui faisait du cheval pour le Pony Express, comme dans Lucky Luke.
lundi 13 août 2012
Jeter des photos
L'autre jour, je suis sorti faire des photos. Au départ : carte vide, batterie pleine.
En fin de journée, je suis rentré avec 445 photos dans l'appareil.
Ça commence à faire un paquet, mais j'ai fait pire : il m'est arrivé de revenir avec 700 photos.
Je prends pas mal de photos, d'une part pour prendre pas mal de photos, et d'autre part parce que je shoote en mode rafale, et que très souvent je double (voire triple) mes photos, des fois que la première soit bougée, la seconde ne le sera peut-être pas. Donc clic-clic-clic… Ça fait du chiffre, ça fait du boulot au moment de trier, mais ça fait des photos aussi.
En revenant, j'enlève mes chaussures pour laisser respirer mes pieds (j'ouvre la fenêtre aussi, sinon c'est moi qui ne respire plus) et je mets le photos dans l'ordinateur.
Et je fais le premier tri. Je regarde les photos une par une à pleine définition, et je jette tout ce qui est bougé ou pas net. Sans me laisser attendrir par le sujet ou par le souvenir de l'émotion que j'avais en prenant la photo.
Ça ramène le lot à 330 photos.
À partir de là, je reprends du début en faisant mes petits réglages (recadrage, bricolage de couleurs, perspective, etc.) si nécessaire. J'essaye de faire du travail propre, mais si le sujet est dégueulasse, il est comme ça, c'est pas ma faute, c'est pas à moi de réparer (si un type a trouvé intéressant de faire passer une moche ligne électrique au milieu de mon beau paysage bucolique, ben voila, c'est comme ça : s'il ne voulait pas que ça se voie, il n'avait qu'à pas la mettre là).
Avec un peu de pratique, ça se fait assez bien.
Si l'appareil était trop mal réglé (pour l'exposition, en particulier), je jette. Ce n'est pas la peine de garder une photo avec une grosse tache blanche au milieu du sujet.
En même temps, comme j'ai le nez sur les photos, c'est le bon moment pour ne garder qu'une photo par rafale. Comment choisir une photo parmi cinq identiques ? Là, on peut passer du temps à se poser des questions idiotes (du genre qui n'a pas de réponse) : "Mais si je jette la meilleure photo ?" Angoisse.
Il faut juste faire gaffe à choisir la photo la mieux cadrée (l'appareil bouge, pendant la rafale), et celle qui n'a pas le truc idiot au fond qui va détourner l'attention (le groupe de touristes en ciré jaune siglé par leur tour opérateur, avec le guide et son panneau au bout du bras).
Finalement, sur les 445 photos du départ, il en reste un peu moins de 177.
Reste à nommer les photos (en fonction de ce qu'il y a dessus), en faisant gaffe à l'orthographe. Ça fait toujours idiot, une faute d'orthographe dans le titre (ailleurs aussi, mais bon…). Un bon titre, c'est les deux tiers du boulot de description/catégorisation de fait. Essayer de s'en tenir aux choses utiles, et virer le reste (qui s'intéresse au numéro qu'a donné l'appareil à ma photo ?).
Et puis l'import sur Commons. J'utilise The Commonist, qui permet de tout faire en une fois (ou du moins par lots conséquents), avec une description/catégorisation de base par lot de photos et on peut ajouter spécifiquement un bout de description et catégorisation par photo. J'ai entendu dire que quelqu'un essayait de refaire ça avec Up! que je n'ai pas essayé (vu que l'autre fonctionne très bien pour ce que j'en fais).
Tout ça pour dire qu'il ne faut pas avoir peur de jeter des photos si elles sont ratées, si elles font doublon, etc.
En fin de journée, je suis rentré avec 445 photos dans l'appareil.
Ça commence à faire un paquet, mais j'ai fait pire : il m'est arrivé de revenir avec 700 photos.
Je prends pas mal de photos, d'une part pour prendre pas mal de photos, et d'autre part parce que je shoote en mode rafale, et que très souvent je double (voire triple) mes photos, des fois que la première soit bougée, la seconde ne le sera peut-être pas. Donc clic-clic-clic… Ça fait du chiffre, ça fait du boulot au moment de trier, mais ça fait des photos aussi.
En revenant, j'enlève mes chaussures pour laisser respirer mes pieds (j'ouvre la fenêtre aussi, sinon c'est moi qui ne respire plus) et je mets le photos dans l'ordinateur.
Et je fais le premier tri. Je regarde les photos une par une à pleine définition, et je jette tout ce qui est bougé ou pas net. Sans me laisser attendrir par le sujet ou par le souvenir de l'émotion que j'avais en prenant la photo.
Ça ramène le lot à 330 photos.
À partir de là, je reprends du début en faisant mes petits réglages (recadrage, bricolage de couleurs, perspective, etc.) si nécessaire. J'essaye de faire du travail propre, mais si le sujet est dégueulasse, il est comme ça, c'est pas ma faute, c'est pas à moi de réparer (si un type a trouvé intéressant de faire passer une moche ligne électrique au milieu de mon beau paysage bucolique, ben voila, c'est comme ça : s'il ne voulait pas que ça se voie, il n'avait qu'à pas la mettre là).
| Si t'as un caca sur ja joue, tu le gardes. T'avais qu'à te laver avant. |
Si l'appareil était trop mal réglé (pour l'exposition, en particulier), je jette. Ce n'est pas la peine de garder une photo avec une grosse tache blanche au milieu du sujet.
En même temps, comme j'ai le nez sur les photos, c'est le bon moment pour ne garder qu'une photo par rafale. Comment choisir une photo parmi cinq identiques ? Là, on peut passer du temps à se poser des questions idiotes (du genre qui n'a pas de réponse) : "Mais si je jette la meilleure photo ?" Angoisse.
Il faut juste faire gaffe à choisir la photo la mieux cadrée (l'appareil bouge, pendant la rafale), et celle qui n'a pas le truc idiot au fond qui va détourner l'attention (le groupe de touristes en ciré jaune siglé par leur tour opérateur, avec le guide et son panneau au bout du bras).
Finalement, sur les 445 photos du départ, il en reste un peu moins de 177.
Reste à nommer les photos (en fonction de ce qu'il y a dessus), en faisant gaffe à l'orthographe. Ça fait toujours idiot, une faute d'orthographe dans le titre (ailleurs aussi, mais bon…). Un bon titre, c'est les deux tiers du boulot de description/catégorisation de fait. Essayer de s'en tenir aux choses utiles, et virer le reste (qui s'intéresse au numéro qu'a donné l'appareil à ma photo ?).
Et puis l'import sur Commons. J'utilise The Commonist, qui permet de tout faire en une fois (ou du moins par lots conséquents), avec une description/catégorisation de base par lot de photos et on peut ajouter spécifiquement un bout de description et catégorisation par photo. J'ai entendu dire que quelqu'un essayait de refaire ça avec Up! que je n'ai pas essayé (vu que l'autre fonctionne très bien pour ce que j'en fais).
| Juste pour le plaisir de vous faire loucher,
j'ai refait le coup de la stéréoscopie. |
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