vendredi 31 juillet 2009

Question de longueur

Vous allez me dire que je cherche la petite bête.

Hier soir, je suis tombé sur Discussion:Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu/Bon article, non pas que je suive particulièrement les bons articles potentiels, mais surtout qu'un titre pareil, ça ne passe pas inaperçu sur les RC.

Ce titre est trop long pour moi, je n'essaierai pas de le lire : je risque de mourir de soif avant la fin du mot. Donc, je regarde l'article (c'est vrai, un titre aussi long, ça intrigue) en repensant à un devoir de sociologie quoi qui ne m'inspirait pas du tout, et pour lequel j'avais passé un temps considérable à trouver un prénom très long pour parler du type que j'avais interviewé, histoire de gonfler ma copie (ce qui, j'en étais déjà conscient, n'améliore pas les notes). Je n'avais pas pensé à faire des digressions, ça sera pour une autre vie...

Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu

C'est une colline en Nouvelle-Zélande. Dont le principal intérêt est d'être répertorié par le livre Guinness des records (le monde est petit !) pour être le nom de lieu dans un système alphabétique latin le plus long au monde avec 85 lettres (je passe les variantes orthographiques — car il y en a plusieurs — parce que je ne cèderai ni à la facilité ni à la tentation du remplissage), devant un autre toponyme de 163 lettres. Ce qui prouve définitivement que le livre des records mérite d'être qualifié de « livre de référence ».

Heureusement pour moi (et pour vous), « le nom de la colline est souvent raccourci en Taumata afin de faciliter la conversation », ça m'évitera d'employer « Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu ».

Sinon, visiblement, ne ne suis pas le seul à avoir été fasciné par ce mot. Il n'y a qu'à jeter un coup d'œil à la page de discussion, où on apprend que le titre de l'article sert de maître-étalon pour les écrans d'ordinateur. Je ne résiste pas à donner la vidéo absolument pas admissible sur Wikipédia d'une chanson inspirée par le titre (pour le plaisir de l'entendre prononcer).


Après avoir constaté avec satisfaction qu'on peut présenter un article qui ne prend pas trois jours à lire au label « bon article » sans être grotesque — ou pas, quand on voit les sempiternels jugements au poids —, j'ai fait un tour sur la catégorie où j'étais sûr de m'amuser un peu : « mot long », qui, paradoxalement, a un titre court.

Et là, c'est le drame :

Je ne vois pas qui peut raisonnablement envisager de mettre tout ça dans la largeur d'un écran d'ordinateur avec le menu de gauche. Quand bien même on y arriverait, il faudrait des jumelles pour lire sur les côtés. Je sais bien qu'on ne fait pas des logiciels pour traiter les cas particuliers, mais là, ça serait bien que le logiciel ne s'acharne pas à afficher les articles de la catégorie sur trois colonnes, ça serait plus pratique pour s'y retrouver (plus ergonomique, en un mot).

C'était la suggestion inutile du vendredi.

Un peu de typographie

Puisque j'aime bien les petites phrases plus ou moins absurdes, j'ai fait un petit tour dans les archives de la rubrique « Le saviez-vous ? » qui apparait sur la page d'accueil de Wikipédia. C'est un chef d'œuvre du coq-à-l'âne, une sorte de Wikipédia en miniature pour fainéants qui n'aiment pas lire des articles trop longs.

Pour moi, c'est une sorte de madeleine de Proust. Je retombe dans ma période Guinness book des records (il parait que c'est un livre de référence). À l'époque, je passais mon temps libre au CDI à apprendre par cœur le record du type qui a éternué le plus fort ou de celui qui a mangé le plus de spaghetti, et je rentrais tout fier de mes grandes découvertes à la maison pour en faire profiter la famille désespérée par mes lectures. De cette époque, j'ai gardé le goût de l'anecdote inutile en soi, mais qui permet d'impressionnants succès en société quand on arrive à les ressortir à un rythme suffisamment fourni. Bref, de quoi ruiner une conversation avec une histoire de cure-dent ou une histoire de catch. J'aime bien.

Donc aujourd'hui, je trouve :
Le point-virgule a plusieurs usages dans la grammaire française ; il sert notamment de séparateur intermédiaire entre deux phrases indépendantes, mais dont les significations sont liées.
et
Comme tout symbole, h, représentant les heures, s’écrit précédé et suivi d’une espace insécable (exemples : 13 h 17, 2 h 05).


Là, clairement, ces phrases ont été lancées comme des bouteilles à la mer par quelqu'un qui en avait assez de corriger la typographie des articles, un WikiGnome en colère.

Comme quoi on peut faire passer des messages importants dans une rubrique dérisoire.

mercredi 29 juillet 2009

22 edits

  1. L'article a été créé le 27 décembre 2005 à 20:13 par un contributeur anonyme : deux phrases, 212 caractères.
  2. Repéré par un contributeur enregistré au bout d'une heure et demi, il reçoit un bandeau d'ébauche, l'orthographe est corrigée, 4 liens internes.
  3. Dans la minute qui suit, le même contributeur se rend compte qu'il a un lien rouge et corrige la typographie dudit lien.
  4. Trois ou quatre mois après, l'article est catégorisé.
  5. Le 9 juin 2006, il est renommé.
  6. Et le 29 août.
  7. Le 27 octobre 2007 à 09:16, il est augmenté d'une catégorie.
  8. Le même jour, à 21:22, le bandeau d'ébauche est précisé.
  9. Un mois plus tard, l'article est placé dans une catégorie plus précise.
  10. Le lendemain, il est lié aux articles sur le même sujet des Wikipédias en anglais, espagnol, italien, néerlandais, polonais, russe et finnois.
  11. Le 22 décembre 2007 à 12:55, les liens interwikis sont mis dans l'ordre alphabétique des codes de langue (norme ISO 639-1) par un robot.
  12. Le 1er février 2008 à 23:54, le lien vers l'article italien est modifié, suite à un renommage sur Wikipédia en italien, par un robot.
  13. Le 12 février 2008 à 23:24, un robot change la syntaxe du bandeau d'ébauche.
  14. Le 24 février 2008 à 04:01, le lien vers l'article italien est modifié, suite à un renommage sur Wikipédia en italien, par un robot.
  15. Mi-mars, un robot ajoute un lien vers l'article de Wikipédia en hongrois.
  16. Le 26 septembre 2008, un robot ajoute un lien vers l'article de Wikipédia en biélorusse.
  17. Le 8 décembre 2008 à 21:28, un humain ajoute une image avec un système semi-automatique.
  18. À 23:55, un autre humain corrige le code du précédent.
  19. Six mois plus tard, un robot modifie le lien vers l'article en finnois.
  20. Début juillet 2009, un robot modifie le lien vers l'article en espagnol.
  21. Fin juillet, un humain ajoute des dates et lieux de naissance et de mort.
  22. Et une catégorie.

Peu importe l'article, en fait. Il a des milliers de petite frères. Sur 22 modifications, aucune n'a apporté de contenu significatif — pas même la première. Il a été écrit pour plus d'un tiers par des robots. L'article est passé à 1111 caractères, mais son contenu n'a pas évolué : on sait qu'on n'en sait rien, et on ne sait que ça.

mardi 28 juillet 2009

Un contributeur préhistorique de Wikipédia

Hier, alors que j'étais tranquillement en train de mettre la main à la définition de chemise de nuit sur le wiktionnaire, j'ai été réveillé par le bandeau orange, celui qui me hante à tel point que je le vois partout, même sur l'écran du stridibuteur de billets à la banque, celui qui est équipé contre les pigeons, c'est dire...

Tiens, pour la peine, je le remets ici.
Vous avez de nouveaux messages (diff ?).
Juste pour l'adrénaline...

Encore un vandale mécontent qui me poursuit avec des doléances à n'en plus finir ? Que nenni ! On me souhaitait la bienvenue. C'est gentil :
Bonjour. Pour moi « Coyau » évoque avant tout un contributeur préhistorique de Wikipédia, au visage creusé par les rides de sa lourde et ingrate tâche, s'appuyant mécaniquement sur son bâton de berger en ronchonnant contre tous ces jeunots qui ont dévoyé l'esprit ludique de Wikimedia, « quand c'était le bon temps ».

Ironie à part, ce serait bien que nous puissions te compter comme contributeur du Wiktionnaire. Vraiment bien. --Szyx (d) 27 juillet 2009 à 19:00 (UTC)

C'est drôle comme on peut se sentir précédé par son passé...

dimanche 26 juillet 2009

De Wikipédia

J'ai lu avec attention le dernier billet de Pymouss sur le parallèle entre le dictionnaire de Trévoux et Wikipédia. J'ai commencé à y répondre, car il y a des choses à en dire (et visiblement je ne suis pas seul à le penser). Mais à force de taper dans le formulaire minuscule, j'ai perdu le fil. Impossible de répondre à ça par un SMS. Je préfère prendre la place et le temps de poser calmement les bribes de réflexion que ça m'inspire.

La différence entre les intentions affichées et le discours soutenu m'a déjà plusieurs fois frappé de par le passé. Étrangement, ça se relève bien dans les ouvrages qui datent un peu, et c'est plus difficile à détecter dans les ouvrages plus récents.

Je ne sais pas si on peut vraiment parler de mauvaise foi, même ça peut y ressembler (je veux être optimiste). J'ai vu plus un manque de recul par rapport à quelque chose qui pourrait se décrire comme « l'air du temps », l'idéologie dans laquelle on baigne sans s'en rendre compte, sans même l'identifier, parce qu'on nous la sert insidieusement depuis avant qu'on sache parler. C'est la norme, « le point de vue neutre » du moment pour reprendre cette phraséologie de TP de chimie, ou « l'honnêteté », celle de l'honnête homme, pour parler avec des termes qui existent.

Bien sûr, dès qu'on y plonge avec un regard de Gulliver, cette idéologie s'affronte à la notre – tout aussi inconsciente, d'ailleurs, mais qui s'est décalée au fil du temps – et le hiatus saute aux yeux. Et on a beau avoir la culture qui permet de contextualiser (ça veut dire ajouter un contexte, expliquer de l'extérieur), on ne peut pas être en empathie avec l'auteur (se mettre à sa place, comprendre de l'intérieur) par le simple fait que le temps a passé, que le monde a changé, qu'on n'a plus la même éducation. On ne voit pas par ses yeux, on ne lit pas ce qu'il a écrit parce que aussi grande que soit notre connaissance du passé, il est justement passé et par tant, il n'est plus accessible que de l'extérieur.

De plus, la valeur de l'écrit a complètement changé depuis peu. Je ne vais pas commencer par les inventions de l'écriture, de l'imprimerie et de l'informatique qui ont changé le rapport à la mémoire et à ses média. Si on considère que le livre est un moyen de communication, c'est donc un message qui va d'un émetteur à un récepteur. On a vu l'émetteur – homme de son temps – plus haut. Mais le récepteur, celui pour qui le livre est écrit, qui est-il ?
On peut considérer dans un premier temps que c'est son contemporain, celui qui a la même culture, les mêmes prérequis, qui comprend le même implicite. Il ne détecte donc pas le parti-pris ou le biais dû à « l'air du temps » – celui qui nous saute aux yeux à x années d'écart, mais qui est introduit de bonne foi par l'auteur – parce qu'il est en empathie et qu'il n'a pas à contextualiser. Si on se demande qui a accès au livre, mettons jusqu'à la généralisation du livre de poche, et donc qui est susceptible de recevoir le message, on restreint considérablement la cible : on a affaire à un lettré, à quelqu'un qui se tient au courant de ce qui se dit et de ce qui se pense, des controverses de son temps, et qui a ou bien accès à une bibliothèque, ou bien les moyens d'avoir la sienne propre.
Si l'on considère maintenant que le livre est écrit pour consigner les choses, pour sa valeur de document, c'est un témoignage. Et on revient à se demander qui l'a écrit et dans quel contexte. Et malgré les efforts (affichés) pour rester objectif, ce n'en est pas moins un homme à un moment donné dans une culture. Le livre aura donc les mêmes biais aussi involontaires que son auteur.

J'ai bien conscience d'être optimiste en partant du principe que les auteurs sont honnêtes, mais le but de mon argumentation n'est pas de distribuer des bons points à tel ou tel, mais plutôt de réfléchir sur Wikipédia de l'intérieur. Et je vois deux questions que nous devrions nous poser : qui sommes-nous ? et à qui nous adressons-nous ?

Nous sommes n'importe qui et tout le monde, alphabétisé (sachant à peu près écrire, mais pas toujours brillamment), avec un accès à internet (c'est de plus en plus répandu, même si on peut rêver un accès plus large) et prêt à passer du temps gratuitement à rassembler des éléments pour constituer une encyclopédie. Présenté comme ça, bien sûr, ça fait très ouvert. Je n'ai pas l'impression qu'on fasse rentrer tellement de monde dans cette définition. Et je n'ai pas l'impression non plus que « la communauté » des rédacteurs soit tellement accueillante envers l'autre – pris au sens de celui qui n'a pas la même conception de ce que doit être Wikipédia, voir à ce sujet les constantes jérémiades sur l'inanité des articles sur les Pokémons, sur les actrices pornographiques, les sujets d'actualité, etc. et les débats sur leur admissibilité. Voilà pour l'auteur.
Quid de son contexte ? Difficile à dire, c'est la vie de tous les jours. On n'a pas de point de comparaison.
Nos intentions sont – reprenons les principes fondateurs, ça ne fait pas de mal de se les remettre en tête :
1. Wikipédia est une encyclopédie
« Wikipédia est une encyclopédie qui incorpore des éléments d’encyclopédie généraliste, d’encyclopédie spécialisée et d’almanach. » Un mot a disparu dans la traduction en français : gazetteer, qui nous rapproche de la base de donnée. C'est une encyclopédie, certes, mais c'est plus. Donc ce n'est pas une encyclopédie. En fait, le seul mot qui définisse vraiment Wikipédia, c'est justement « Wikipédia », vu qu'il s'agit d'un objet inspiré de d'autres sans en être aucun. L’« interdiction du travail original » permet d'éviter la confusion avec une revue à comité de lecture ou une tribune d'opinion. Wikipédia se définit par la négative, personne ne sait vraiment ce que c'est, ce qui ne l'empêche pas d'exister.
2. Neutralité de point de vue
« Wikipédia recherche la neutralité de point de vue ». Dit autrement, Wikipédia ne prend pas parti et présente tous les points de vue. En pratique, il faut citer « sources faisant autorité dans leurs domaines respectifs. »
3. Licence
Licence libre.
4. Savoir-vivre
« Aimez-vous les uns sur les autres », comme disait Jean-Charles.
5. Anarchie
« Wikipédia n’a pas d’autres règles fixes que les cinq principes fondateurs ».

Si on résume : Wikipédia une encyclopédie/base de données plus ou moins indéterminée qui ne prend pas parti, écrite par des Bisounours qui se font des bisous dans le désordre.

La cible n'est pas définie, ce qui participe de l'originalité de l'objet. Cependant on peut essayer de dérouler les principes évoqués ci-dessus pour essayer de voir à qui s'adresse et/ou à qui ne s'adresse pas Wikipédia.
Comme il n'y a pas de règles fixes, ni de ligne éditoriale positive, les rédacteurs écrivent sur les sujets qui les intéressent. Ils écrivent ce qu'ils voudraient lire. Cependant, comme le « travail original » est proscrit, la valeur de document de Wikipédia n'existe pas (les textes doivent être étayés pas une documentation externe), Wikipédia ne s'adresse pas aux générations futures, mais aux rédacteurs et à leurs contemporains.
Jimbo défend l'idée que Wikipédia serait une encyclopédie destinée à ceux qui n'ont pas accès aux encyclopédies, le tout sur des images d'enfants du tiers monde, ergo la licence libre. D'autres voient ça comme un jeu vidéo pour les rédacteurs. Pour ma part, je ne sais pas combien de rédacteurs pensent aux enfants du tiers monde qui n'ont pas de matériel informatique, mais je sais qu'il m'est arrivé de prendre des notes dans des livres et de les mettre sur Wikipédia pour ne plus avoir besoin du bouquin, mais la composante ludique ne m'a pas échappé. Je vois ça comme un immense bloc-notes commun très sophistiqué.

C'est en fait un objet mal défini et surtout centré sur lui-même (deux principes sur cinq sont adressés directement aux rédacteurs), où la diversité des contributeurs permet d'espérer que chacun y trouvera son bonheur. Wikipédia tient plus de l'auberge espagnole que de l'encyclopédie : on y trouve ce qu'on y a mis.

Quant à savoir si les objectifs se retrouvent dans le produit final, c'est difficile à dire. D'abord à cause du mode de rédaction, et ensuite parce qu'il faudrait avoir une vue d'ensemble d'un contenu en perpétuelle évolution.

Pour être tout à fait honnête, Wikipédia et son contenus se définissent assez bien par les avertissements généraux : « WIKIPÉDIA NE GARANTIT PAS LE CONTENU MIS EN LIGNE ».

Wikipédia est inconnaissable.

vendredi 24 juillet 2009

De la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas

Où sont révélées les vraies activités de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas, mais qui tire les ficelles dans l'ombre et qui trouve que c'est un boulot carrément crevant pour ses petits bras potelés.

Tout a commencé un soir d'août 2008, sur IRC. Nous parlions de quelque chose, mais je ne sais plus de quoi. DarkoNeko travaillait à l'édification des foules wikipédistes en outsider (disons qu'il dormait près de la fenêtre, à la fois matois et goguenard), quand il est arrivé tout content avec quelques dessins. On sentait qu'il avait travaillé le sujet à fond, qu'il était prêt. Donc plus d'hésitations, il importe téléverse trois fichiers coup sur coup : hop, hop, hop !

Réaction unanime de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas1 : moment de stupeur, plus personne ne bouge, on se regarde du coin de l'œil2, on se jauge, on s'épie. Quand on s'est épié assez, on congratule l'auteur pour sa contribution significative et intéressante. Puis vient le moment tellement attendu de l'hymne de la cabale, tous en chœur d'une voix mâle, le Piston3.

Là-dessus, je retrouve mon crayon, et en vertu de l'article 1 du règlement secret de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas, « [...] libre que chacun peut améliorer. », j'importe je téléverse ça. Et puis on s'organise pour la divulgation à toute pompe (faut pas déconner, on fait pas tout le tralala, c'est pour mettre les profanes au jus) et à deux temps4 : c'est un mélange moitié urbi et orbi moitié réchauffé.

Et on passe à autre chose. La cabale poursuit son grand œuvre, tranquilou-bilou, sans se casser la binette. Car c'est la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas.

Et là, je tombe un peu tard sur les geekscottes de Nojhan. Je fronce un sourcil, et me dis en moi-même : « ça me dit quelque chose... » Car j'ai l'esprit d'à propos et je suis observateur.

C'est drôle, le libre. Les idées tournent, chacun a son interprétation, ça fait plaisir de voir ce qu'en font les autres.

Notes
1. Article 42 du règlement secret de la cabale, la vraie, celle qui n'existe pas : « La cabale sera monolithe ou la cabale ne sera pas. »
2.Ça se travaille un peu, ce genre de mouvement, parce que le champs de vision sur IRC n'est pas très large. Et puis avec la cagoule, on ne voit rien du tout.
3. Celui qui fait avancer la machine.
4. Et c'est à cette occasion que je me rends compte que moteur à explosion est catégorisé en moteur à explosion, propulsion des aéronefs, composant de motocyclette mais pas en moteur de voiture.

Catch à la grècque

Trouvé dans « Le saviez-vous ? » d'il y a quelques temps, sur la page d'accueil de Wikipédia (une vraie mine d'or) :
Platon et Pythagore participèrent aux Jeux olympiques antiques, respectivement au pancrace et au pugilat.

Je me demande si on parlera des catcheurs WWE pour leur contribution à la civilisation dans une quinzaine de siècles, et si on se souviendra des capacités physiques de nos penseurs télévisuels...